Showing posts with label tolérance. Show all posts
Showing posts with label tolérance. Show all posts

Monday, 10 March 2014

Tolérance (3) / monde (4)


J’avais abandonné l’idée d’écrire ce genre de papier !

Mais dernièrement, l’agitation sur certains sujets m’ont poussée à poursuivre…

La photo qui illustre cet article est, je pense, largement explicite ! Je n’aurais même pas à rajouter quoi que ce soit, mais, merdus, je continue !

Quitte à risquer le bûcher…qui, de toutes les façons, m’attend forcément quelque part depuis le temps !

Meilleure Amie vous dira que je suis un paradoxe ambulant. 

Mon cerveau et mon éducation font que je suis foncièrement pudique et que je ne m’épanche réellement qu’en présence de mes très proches. Que je me brime parfois pour ne pas faire de vague, que je me freine souvent pour ne pas paraître trop « libérale », mais que « cela se voit que tu es un être à part, je te signale ! ».

Je n’ai jamais participé à une manifestation de ma vie (même aux pires heures de la révolte lycéenne ou estudiantine) principalement parce que je suis un tout petit peu ochlophobique (« Alors qu’elle va dans des concerts bondés, des stades et dans des festivals ! » toujours dixit Meilleure Amie).

En sus, je n’aime pas ce côté effet de masse et que j’aime mon côté « en marge de la masse ».

Bref !

Dernièrement, entre les anti-mariages pour tous, les anti-IVG et consorts, je me sens régulièrement agressée…

Alors, je résume :

1. Je soutiens la loi Veil, IGV et j’estime qu’une femme est LIBRE de disposer de son corps, des raisons (bonnes ou mauvaises, ce n’est pas à moi/nous de juger ses décisions) et de sa décision finale d’avorter ; Et que ce n’est jamais de gaîté de cœur qu’une femme le subit !




2. Je suis foncièrement pour le mariage pour tous ; je me fous royalement que mon sachet de riz atterrisse sur deux femmes, deux hommes, un homme/homme ou même deux poissons rouge, tant que les deux personnes en question s’aiment, vraiment.

3. Je n’ai aucun problème avec le fait qu’une fille aime le foot et les petites voitures, qu’un garçon s’amuse à habiller une poupée, et qu’ils échangent leurs fringues ! Chacun doit agir selon ses propres envies et convictions.

4. Je suis une fille et alors ? Cela ne veut pas dire que je doive me conformer à ce que « tout le monde » pense qu’une fille doive faire (mariage/bébés ?). Je suis avant tout un être humain, merci.

5. J’ai un cerveau, qui fonctionne (la plupart du temps, pas trop mal) et j’entends bien ne pas jouer les « idiotes » sous prétexte que je suis aussi une femme.

Je n’ai aucun problème avec mes idées, même si elles choquent certains de mes proches. Le bûcher est principalement amical quelque fois. Je n’aime pas choquer, ni me faire remarquer, et encore moins prétendre à ce que je ne suis pas.

J’ai forgé mes convictions, mes idées, mes idéaux par rapport à tout ce que j’ai vécu, vu, lu, entendu et compris.

Je ne demande pas que les autres partagent mes propos (s’ils le font, bienvenu(s) au club !) mais acceptent que mes dires puissent être différents des leurs, sans me propulser dans les flammes de l’Enfer (sauf si c’est Dante qui m’ouvre la porte) !

Il y a pleins de raisons pour lesquelles nous nous brimons tous les jours par éducation, par politesse, par obligation sociale, mais, au fond de nous, il ne faut jamais oublier de ne pas se contraindre à faire ce que nous ne voulons pas et principalement ceux que les autres veulent "de bien pour nous".

Car, en fin de course (sur le bûcher ?), l’important n’est pas ce que vous aurez gagné, acheté, ou montré par vos prouesses/votre argent/votre statut social/etc. (barrez les mentions inutiles), mais ce que la personne qui vous fera face dans le miroir pensera de votre vie, c’est-à-dire : 

VOUS !



Simone Veil 1974 :

 « Je le dis avec toute ma conviction : l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu'il perde ce caractère d'exception, sans que la société paraisse l'encourager ? Je voudrais tout d'abord vous faire partager une conviction de femme - Je m'excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d'hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes. »



Sunday, 21 April 2013

Tolérance 2 - Monde 4 ...



Il y a des jours où je ne suis pas particulière fière des "signes de ma naissance".... 

Chez nous, on est chrétiens (à grosse tendance catholique), de droite (avec des extensions à gauche version révolutionnaires d'octobre 1917 !) et bohème (travailleurs à costumes trois pièces à tendance artistes maudits, pour les plus téméraires !)....

Alors, quand je vois certaines personnes qui sont censées être de "ma famille" (heureusement dans  la mienne, nous sommes nettement plus ouverts) proférer des propos homophobes, rétrogrades et à la limite de l’indécence intellectuelle, sans compter l'oubli notable du principe de base des mots gravés sur le fronton des mairies françaises (je rappelle les mots ou c’est clair pour tout le monde ?), j’ai honte.

Alors, oui, au risque de me voir insulter, honnie et autres joyeusetés, on peut être, comme moi, catholique, de droite, hétérosexuelle, et être favorable au mariage et à l’adoption pour tous…

Un peu de tolérance dans ce monde déjà largement trop sectaire ces derniers temps serait-ce trop demandé ?








Sunday, 13 January 2013

Amour, pour tous, toujours


Je persiste et signe… Merdus !

En lieu et place de mon « Tolérance 2/Monde 4 » qui arrive bientôt (au vu de quelques évènements qui m’ont passablement remis sur la voie de la rébellion !), j’ai opté pour le poétique « Amour pour tous ».

J’avais déjà évoqué le sujet dans deux précédents articles (ICI et LA) et cela avait chahuté dans la famille, dans le cercle des intimes et dans deux dîners en ville.

Cependant, la nouvelle année ne m’a pas dotée d’une nouvelle ligne directrice et, encore moins, d’une girouette.
Je persiste à clamer que je suis pour le mariage homosexuel (même si, effectivement, je rejoins ceux qui pensent que le terme « Mariage » n’est pas, à proprement dit, le plus judicieux pour faire avancer le débat !) et que je n’ai aucune intention de céder à l’hystérie de « mon camp ».

Oui, j’évoque « mon camp », parce que certains m’ont gentiment rappelé d’où je viens ! Un de mes anciens professeurs de lycée m’a expliqué, lors de nos vœux de bonne année, que j’étais déjà (je le cite, il approuvera !) « Un agneau qui se transforme en louve quand il s’agit de défendre ses idées ». Autant le côté louve me plaît, autant l’agneau n’est pas, à proprement parler, mon animal totem !

A l’entendre, le fait que je sois issue de ma famille chrétienne et pratiquante, de mon milieu, de mon éducation scolaire (écoles privées catholique) et avec mes principes, me porterait tout droit à descendre dans la rue pour hurler (avec la meute ?) les slogans contre le mariage et l’adoption homosexuels. Même si, le précisa-t-il à mon grand bonheur, « Tu n’es pas non plus le style à hurler avec la masse » !

Quant à savoir si mon éducation, ma famille et mes croyances sont de bons arguments pour me rallier à la manifestation du jour en défaveur du mariage gay, je vous le dis tout-de-go : non !

Non, je ne descendrai pas dans la rue aux côtés de « mon camp » parce que j’estime que « mon camp » a tort.
Cela va à l’encontre de mes idées de tolérance, de modernité, de compréhension, d’humanité et surtout, cela dessert largement le principe fondamental auquel je crois : l’Amour.

J’ai déjà expliqué largement que je pense ce que l’on aime une personne, son âme, ses valeurs, son enveloppe et ses idées, pas un genre prédéfini. Alors que vous soyez amoureux d’un homme, d’une femme, ou même de votre poisson rouge (quoique, dans ce cas précis, il va sérieusement falloir revoir votre échelle de valeur…), vous ne choisissez pas en fonction du sexe, mais de l’âme.

On aime une personne pour ce qu’elle est intrinsèquement. Je vous parle d’amour, pas de sexe, ni de désir. On n’est pas sur le même niveau de discussion, je vous le rappelle.

Alors, dans l’évolution moderne, et au fil des siècles, la vie et les esprits ont changé. Certaines croyances et « normalités » ont été bousculées pour faire évoluer les mentalités et l’ordre des choses.

Le monde est en constante évolution et rester sur les principes édités par la morale du Moyen Âge est à la limite du grotesque.

Quant à savoir si un enfant sera plus heureux, mieux équilibré avec un couple traditionnel (femme/homme, je le rappelle… au cas où !) qu’avec deux papas ou deux mamans, cela ne sera pas pire qu’avec une flopée d’ex-beaux-pères/mères, trois demi-frères et sœurs, et les amants de maman (papa restant généralement chez sa maîtresse…) ; Ni pire qu’un enfant qui se partage entre papa et maman en semaine et en weekend, en voyant l’un souffrir plus que l’autre ; Ni pire que s’apercevoir que maman aime toujours papa qui s’est remarié avec la fille de l’institutrice, etc.

L’amour étant ce qu’il est, aucun couple, « traditionnel » ou non, n’est à l’abri d’une sortie de route, d’un déchirement hystérique où les enfants sont les pare feux idéaux car ils sont tout amour pour maman et papa, ou maman et maman, ou papa et papa.

Bref, tout amour envers ceux qui se sont levés la nuit depuis leur naissance, ont mouché, ramassé le vomi, et ont consolé pendant des heures au premier chagrin d’amour quitte à avoir une crampe !

Parce que l’amour ne se mesure pas au genre d’une personne mais aux qualités humaines.


A lire pour une autre vision.

Wednesday, 28 November 2012

A celle qui croit aussi en la liberté d'expression....


« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
( Déclaration universelle des droits de l'homme)




 Je me dois de rendre hommage à une de mes amies (et c'est sûrement pour cette raison que notre amitié existe) qui croit en la liberté d'expression autant que moi...

Merci à toi, Ô Agent de mon coeur... (clin d'oeil photo que pour toi :) !)




Tuesday, 13 November 2012

Tolérance 2 / Monde 3 ..... Ah, l'amour....


Bon pour vous résumer le pourquoi du comment de ce papier, je dois vous expliquer que je me suis encore retrouvée sur le bûcher la semaine dernière. Lors d’une discussion avec quelques amis et certains membres de ma famille, le sujet du mariage homosexuel est arrivé sur la table.

J’ai bien essayé de ne pas mettre mon grain de sel et j’ai longtemps été en mode « silencieux », mais un de nos amis a, aimablement, dit à mon encontre « Et la star de la tolérance, elle en pense quoi ? ».

Ah, merdus ! Voir tous ses regards sur moi m’a fortement déplu. Il m’a semblé que tous attendaient la réplique acerbe de « Miss Tolérance ». J’ai sagement répliqué un « Dois-je vraiment commenter ? ».

Le cousin Edmond a évidemment dit que je ne pouvais pas « approuver une telle atteinte aux droits sacrés du mariage ».

Il a fini par me convaincre de dire haut et fort ce que je pensais réellement afin de mettre un peu de sable dans les beaux rouages de la discussion.

J’ai risqué le bûcher pour une simple phrase : « Oui, je suis pour le mariage homosexuel ».

Tout le monde m’a sommée de m’expliquer « pronto » y compris ma mère qui a, pourtant, presque (oui, le mot mariage ne lui convient pas dans la définition propre) les mêmes opinions que moi sur le sujet.

Alors, soyons clairs, je ne vois pas pourquoi deux personnes qui s’aiment ne pourraient pas être fières de s’afficher, au grand jour, main dans la main, à la sortie de la mairie.

Voilà où mon opinion diffère un peu…. Je soutiens le mariage homosexuel civil, pas religieux (oui, je suis « un minimum » - dixit Tante Dinde- chrétienne quand même… faut pas pousser !). Le terme d’union (alliance civile ?) serait un parfait compromis, non ? Je dis cela, je ne dis rien…

J’ai toujours pensé que l’amour n’avait pas de genre, ni de sexe (j’en vois certains qui se gaussent ! Halte là !).

On ne choisit pas de tomber amoureux. On est amoureux d’une personne, de son âme, de sa personnalité, de ses goûts, de ses valeurs et de son intellect (oui, de son physique, aussi).

L’amour n’a rien à voir avec le sexe d’une personne, sinon, comment expliqueriez-vous que vous aimiez votre enfant, votre meilleur(e) ami(e), votre sœur, votre cousin Edmond (oui, même lui), votre tante Gertrude ou encore le dernier groupe british !

Parce qu’en français, le verbe aimer est autant utilisé par « amour » que par « amitié ».

Le meilleur exemple, j’aime ma meilleure amie, je ne la désire pas. Je l’aime car elle possède des qualités humaines qui font d’elle un être à part. Elle pourrait être moche (ce qu’elle est très loin d’être !), petite (non), grosse (non), mince (oui), turque (sans offense), danoise (sans offense bis) ou grolandaise (sans rapport), cela n’aurait aucune importance ! Elle resterait une personne attachante, intelligente, sensible, drôle et humaine.

J’ai aimé mes ex (oui, que des garçons, je le précise, au cas où). Vraiment. Outre l’aspect physique du premier regard (un autre sujet à développer), je suis tombée amoureuse d’eux avant tout pour leurs qualités humaines et intellectuelles, non pas parce qu’ils étaient uniquement des garçons (si, un peu, je l’avoue !).

Evidemment, c’est facile à dire quand on n’a jamais connu l’opprobre des autres au sujet d’une relation homosexuelle, mais j’estime que l’amour n’a pas de type propre et que l’on ne devrait pas raisonner étroitement.

Alors, oui, voir deux personnes qui s’aiment s’unir devant le maire ne me pose(ra) aucun problème de conscience et je serai la première à jeter un sachet de riz (lavande, bonbons, confettis, Lego®, etc.) sur les marié(e)s.


Une autre réflexion sur cette tolérance : l’amour au singulier est masculin, féminin au pluriel.

Il peut donc y avoir plusieurs façons d’aimer.

Il serait grand temps de laisser les personnes décider librement d’aimer la personne qu’elles veulent sans entraver un peu plus la liberté de chacun à être heureux. 

NB : la photo de mariées est issue d'un shooting de l'équipe ItemLiz-ECK qui présentait quatre mariées avec leurs hommes...  Reproduction strictement interdite sans ACCORD préalable : contact/at/itemliz-eck.com A voir ici !

Friday, 2 November 2012

Tolérance 1 - Monde 3

En tant que résidente marseillaise, vous imaginez bien que l’histoire du « kiss-in » allait me donner l’occasion de reprendre mon bulletin « Tolérance/Monde ».
Honnêtement, je n’ai aucun intérêt à commenter l’opinion d’une ou l’autre des parties. La manifestation était ce qu’elle était, le geste des deux jeunes filles aussi, le photographe présent. Bref, les faits sont là. Qu’elles aient vu ou non le photographe et aient provoqué le « buzz », cela n’est pas la question.
Chacun est libre de ses opinions et a, heureusement, encore le droit de manifester pour les faire entendre.
Comme chacun est libre de ne pas aimer une manifestation que l’on trouve non-fondée.
Dans mon entourage, il se trouve de nombreuses personnes qui ne comprennent pas ma position et qui me reprochent constamment ma « tolérance » envers certains « travers de la société ».
Je fais, à chaque fois, partie de ceux que l’on raille pour avoir une opinion tranchée et singulière.
Je pars du principe que le monde bouge, que la vie évolue, que les mœurs ne peuvent pas être figées et qu’il faut bien essayer de contenter tout le monde.
Je ne réclame pas non plus des provocations stupides qui desservent les causes (nobles ou moins nobles).
Ce baiser entre deux filles devant des manifestants peut paraître déplacé, provoquant ou même idiot, mais il est fondamentalement beau.
Un geste parmi un autre qui peut faire parler les personnes entre elles.
C’est ce qui manque le plus, à mon humble avis, de nos jours : le dialogue.
On ne parle plus, on impose. On n’explique plus, on applique des lois. On ne s’exprime plus, on envoie des emails.
C’est plus simple d’écrire que de dire. Pourtant un mot dit est souvent plus engageant qu’un mot écrit (et là, l’auteur que je suis me souffle « t’es folle ou quoi ?").
Le problème avec les mots est qu’il faut qu’ils soient entendus et, désormais, on est libre sur Internet de parler et dire ce que l’on veut (ou que l’on croit pouvoir dire), mais on ne parle pas à son voisin, à ses parents ou même à une personne à qui on rêve de parler.
On perd petit à petit la liberté d’expression orale pour une expression virtuelle qui est censurée par un conservatisme grandissant.
Tout le monde y perd.
Alors, oui, je trouve ce baiser joli et bien senti pour lutter contre l’intolérance, mais il est aussi intolérant de ne pas laisser les autres s’expliquer sur leurs convictions profondes.
On est libre(s) de penser (ce qui est mon cas) qu’un enfant peut être aussi bien élevé avec deux personnes du même sexe qu’avec un couple conventionnel.
J’ai pourtant été élevé par deux parents dits « normaux » et qui n’ont pas spécialement un esprit très libéral au sujet des droits des homosexuels, mais qui ont toujours laissé le libre arbitre à leurs enfants en matière de pensées et d’opinions.
Alors, oui, aujourd’hui, c’est encore le monde qui a gagné.
Tolérance 1 -  Monde 3

Monday, 29 October 2012

Tolérance 1 - Monde 2


Un gentil lecteur m’a indiqué « se marrer comme une baleine » à chaque fois que je me lançais dans « Tolérance 0 – Monde…. ».

Je ne suis pas sûre que ces papiers aient été écrits pour faire rire, mais au moins, ils sont lus !

Le gentil lecteur m’a complimenté alors sur ma « non-normalité » et mon sens « de résistance à la normalité ». bon, là, je dois avouer que cela m’a autant rassuré qu’intrigué !

Tant mieux, je ne suis pas dans la norme. Personne n’étant parfait, merveilleux, sublime et génial, je me contente d’être hors norme : « Atypique et particulière » comme me l’a précisé récemment un psychologue.

Dans un univers qui tend vers la normalité, à « rester dans le rang », à contrôler le moindre de ces gestes, paroles et actes, je revendique le fait de n’être juste qu’un être humain.

Je n’ai jamais vraiment compris ce besoin de faire « comme tout le monde ». Chaque individu étant unique, j’estime que nous nous devons de rester singuliers et d’agir comme nous le souhaitons et le ressentons.

Ce n’est pas un acte de révolte ni la volonté de contrarier notre voisin, c’est juste d’être en adéquation avec soi-même.
Pourquoi devrions-nous rentrer dans le rang sous prétexte que « cette idée » est la plus raisonnable ? Combien de fois ai-je entendu cette phrase qui m’horripile « Mais tout le monde le fait » ? Eh bien, justement, si tout le monde le fait, je ne suis pas obligée de me conformer à la masse.

La masse peut avoir raison, mais prendre un chemin détourné ne fait pas de moi une brebis galeuse, juste un être différent et rare.

Un des compliments (Oui, là aussi, je me dois préciser que je ne sais pas accepter les compliments, défaut de série familial) que j’aime le plus entendre sur moi est « Elle est unique ».

Oui, je suis unique.

Non seulement, il n’y a pas deux personnes comme moi (« heureusement », comme dirait mon papounet, largement soutenu par ma mère sur le sujet), mais j’estime qu’il faut juste être soi-même pour pouvoir s’aimer et être aimé par les autres.

Quand je rencontre quelqu’un, je ne lui demande jamais d’être en accord avec mes idées, mes sentiments, mes goûts ou même mes révoltes, juste qu’il/elle soit en accord avec les siennes.

Après, bien sûr, si nos goûts et idées sont identiques, cela renforce notre lien, mais ce n’est pas là l’essentiel.

J’aime les personnalités à part ; Quelqu’un qui semble être lisse mais qui ne l’est pas. On se conforme tous, souvent dans notre environnement professionnel, à une normalité et à une certaine neutralité.

Et vous savez quoi ?

On a tort !

J’ai toujours pensé que toutes les aspérités et les capacités d’une personne (et donc d’un groupe de personnalités) ne pouvaient être qu’un plus pour la communauté (et donc l’entreprise).

C’est comme un Think Tank artistique. Tout le monde y va de son expérience, de sa vision du monde, de l’art ou même de sa révolte intérieure. Tout le monde apporte ses forces, ses blessures, son côté blanc et sa noirceur, sa résistance et sa sensibilité et cela crée une unité et une uniformité lumineuses.

Contraindre quelqu’un à n’être que ce que l’on veut qu’il soit ou qu’il doit être pour faire « comme tout le monde » crée une société conservatrice et homogène qui annihile la beauté de la vie et de l’humanité.

Si nous réfléchissons bien, nous sommes des milliards à avoir une vie semblablement différente ; Tous avec un but, une envie et un besoin qui ne sont pas semblables à celui du voisin, mais qui se combinent et s’assemblent avec lui.

L’important est de reconnaître la beauté et la singularité de chacun pour arriver à « normaliser » l’ensemble d’un groupe qui sera plus fort et plus tolérant….

Tolérance 1 – Monde 2

Tous unis, mais tous différents.

Saturday, 18 August 2012

Tolérance 0 / Smala 1


Au risque de me faire haïr (chic alors…), je me dois encore de commenter un fait d’actualité. Mercredi 15 août, en plein déjeuner familial, la discussion a dérapé sur le texte lu dans les églises catholiques en ce jour de l’Assomption.

Chez nous, la majorité est catholique avec deux ou trois orthodoxes et protestants. Bref, nous sommes des chrétiens…. Cela ne prévient, malheureusement, pas des crétins !

Ainsi, la discussion a viré à l’hystérie quand un d’entre nous a mis la messe pendant l’apéritif et nous a gratifiés de sa « sublime vision » de la famille « normale » (le Larousse peut-il rayer ce mot pour l’édition 2013, merci ?!).

Tout le monde a, évidemment, grandement approuvé (surtout pas de vague, on connaît la tendance familiale aux règlements de compte pendant les repas dits « traditionnels » !) sauf deux idiots : le protestant (le pauvre malheureux est un peu sourd… ça peut aider dans cette famille !) et moi (« évidemment » s’est insurgée la Grande Tante). Les Orthodoxes, me direz-vous ? Ils fixaient leurs assiettes.

Evidemment, c’est sur moi que tout le monde a foncé armes à la main. « Tu es trop tolérante sur tout, c’est insupportable ! » m’a-t-on asséné peu aimablement.

D’accord je suis trop compréhensive sur de nombreux sujets, mais je suis profondément attachée à des valeurs sûres qui sont pour moi les bases incontournables : la politesse, l’honnêteté, la loyauté et le respect des lois civiques. Point ! Après, chacun est libre de vivre, d’aimer, de penser comme il l’entend… A une seule et unique condition : qu’il n’empiète pas sur la liberté de penser et d’action de son voisin.

Alors, ma réplique en plein repas « Vous êtes chrétiens et tolérants comme moi je suis la Vierge Marie ! » est assez mal passée (si vous excusez cette formulation familière !), malgré le soutien tout souriant des trois « exogènes ».

Mon procès en Inquisition a été diligemment mené mais j’ai refusé d’abdiquer devant « l’intolérance, le manque d’amour pour son prochain et d’un minimum de chrétienté ». Tout le monde peut avoir ses idées, son application d’un texte sacré, ou sa doctrine religieuse, mais, la tolérance est un minimum vital de nos jours.

L’extrémiste, quel qu’il soit, ne doit pas avoir le dessus sur l’humanité et l’amour. Quel que soit la définition de l’amour.

Alors pourquoi tirer à vue sur les mariages (et adoptions, donc) homosexuels ? Là, je le sens, il faut que je précise que, en effet, je suis bien hétérosexuelle ; Ce que j’ai dû également dire à l’ensemble de ma famille présente… 
« Encore heureux » a lancé peu élégamment ma cousine germaine (dite « la cruche »). Mon protestant et allié a bien tenté un soutien moral et chrétien mais s’est retrouvé à l’orée d’une nouvelle Saint-Barthélemy ; Il a battu en retraite en prétextant qu’il avait « mal entendu ». Après coup, j'ai songé que les absents ont eu bien raison ce jour-là !

« Tout compte fait » a commenté ma cousine « t’es un peu intégriste aussi ! » sous les hourrah de la foule en délire. J’ai même crû qu’ils allaient me mettre au bûcher, ces crétins !

Tout cela, parce que j’ai osé dire à haute voix que l’église ne me dicterait pas ma façon de penser, ma vision sur le monde, mon avis sur l’amour en général et que je refusais de considérer que tout ce qui n’était pas dans les « normes » était « anormal, merdus ! ».

Ma Grande Tante Sophie a hululé à mort pendant dix minutes disant que j’étais « une brebis égarée » et que le Seigneur allait être « contrarié » de ma conduite « hors de propos ». J’ai répondu narquoisement que je « m’arrangerai avec ce dernier quand je le verrai », ce qui n’a pas amélioré ma position.

J’ai eu, indubitablement, droit au cours théologique de la doyenne de la famille qui a assommé l’ensemble de la tablée entre le fromage et le dessert.

Puis, une lumière a jailli dans ces ténèbres. Mon petit cousin, sept ans, m’a regardé et a énoncé à notre tante un touchant « Mais, si Lisa ne peut pas penser autrement que vous, c’est de l’intolérance, alors ? ». 

Diantre ! Le petit avait résumé la situation. Sa mère a défailli de voir son prodige soutenir ouvertement « la princesse rebelle ».

J’ai préféré m’éclipser lors de la discussion animée sur l’éducation de « ce pauvre » petit et j’ai salué mon compagnon de galère (et protestant préféré) qui devait, lui, rester stoïque jusqu’à la fin afin de raccompagner la Grande Tante Sophie !

A l’heure où j’écris, l’Inquisition se poursuit et l’ensemble des troupes prévoit une grande messe familiale d’ici la Toussaint pour éviter (et je cite) que « la Princesse Rebelle souille aussi les textes avec l’allumage de ses citrouilles hérétiques ». 

Chez nous aussi, c’est tolérance zéro !


Le blog d'une ItemLiz Girl

Newsletters !

Les Archives