Saturday, 13 June 2026

L’affranchie de Montmartre de Jean-Paul Delfino - retour de lecture

 


Résumé :

Paris, 1938. Suzanne Valadon l'a promis : elle, qui a menti tout au long de sa vie, va enfin dire la vérité sur son existence chaotique. Elle va raconter, avec ses mots, son enfance misérable dans le Paris de la Belle Époque, sa carrière de modèle, l'illumination par la peinture, la gloire, la déchéance.
Elle va décrire Montmartre, la Butte, la place des Peintres, les bonnes comme les mauvaises rencontres. Elle lèvera aussi le voile sur le mystère autour de la paternité de son fils : Maurice Utrillo. La vérité nue, enfin... à moins que, comme toujours, Suzanne décide de n'en faire qu'à sa tête...




Le contexte : 

Belle Epoque, femme, Montmartre… les années 30.

Voilà, quand on sait ça sur Lisa, on a tout compris de son intérêt sur cet ouvrage !


Mon avis :

S’il ne fallait retentir qu’une citation de Suzanne Valadon, ce serait celle-là – celle qui me parle plus ! : « Mon œuvre ? Elle est finie, mon œuvre, et la seule satisfaction qu’elle me procure est de n’avoir jamais trahi ni abdiqué rien de tout ce à quoi j’ai cru. Vous la verrez peut-être, un jour, si quelqu’un se soucie jamais de me rendre justice. ».

Cette artiste éclectique a eu mille vies, qu’elle a vécues avec détermination et une liberté effrontée. 

Fille d’une lingère illettrée, alcoolique et de père inconnu, la jeune Marie-Clémentine erre, fugue, refuse sa condition. Les deux femmes vivent sur la Butte qui n’était pas encore un lieu à la mode et était très sordide. Marie-Clémentine travaille dès son jeune âge après un passage dans une école durement dirigée par des sœurs. Pourtant, elle sait qu’elle a un destin, quelque chose qui la pousse.

Avant Suzanne, il y a donc Marie-Clémentine, mais aussi Olga, artiste dans un cirque qu’elle intègre avec culot, où elle se blesse et devient Maria, le modèle en vogue pour les peintres de l’époque. La Maria dessine, griffonne, et se lance dans cet art qui lui sied. Repérée et rebaptisée par le fantasque Toulouse-Lautrec, Suzanne fréquente tout ce qui compte sur la Butte… elle peint, dessine les habitants, elle ne conforme à ses envies, sa main, son imagination, sans suivre les codes. Elle ne se focalise pas sur les mensurations, des couleurs. Elle imagine, elle gribouille, met de la couleur, ou un trait souple. Elle vit la peinture et le dessin, la vie, les vies, les gens. 

Mais Suzanne est aussi une femme libre de son corps, collectionne les maris et les amants, donne naissance à un fils (de père inconnu), le futur Maurice Utrillo avec qui elle aura une relation chaotique. 

Avec sa gouaille, sa volonté, son sens de la provocation, et l’envie de faire sa place au milieu de tous ces hommes, elle devient à la fois l’artiste et la muse des Renoir, Toulouse-Lautrec, et l’image de la Belle-Epoque. 

Elle galère aussi, enserrée dans les diktats de l’époque, de ses démons, de l’alcool, le laudanum et des amours éphémères. Pourtant, elle devient la première femme à entrer à la Société Nationale des Beaux-Arts.
Jean-Paul Delfino nous entraîne dans sa vie alors que, justement, quand commence cette biographie romancée, Suzanne se meurt de tout : de plaisirs, d’alcool, de tabac, de peinture, de coups de corps et de cœur. 

Cette artiste était à part, elle n’a jamais transigé sur son art, sur sa vie, qu’elle a menée comme elle le voulait, se brûlant les ailes, parfois, mais avec une opiniâtreté chevillée au corps.

Désormais dans la lumière, elle compte parmi les plus grands artistes de cette Belle-Epoque, qui n’était pas si belle que cela. 

Le roman est agréable, fourmille et donne l’envie d’en voir plus !



Thursday, 11 June 2026

La Playlist du Jeudi.... message à l'Univers !

 


Bonjour,

Je continue à me motiver comme je peux... J'envoie des messages à l'Univers...

y'a quelqu'un à l'écouter ??? 

xx

Lisa 

Sunday, 7 June 2026

Les séries TV vues en mai 2026

 


Bonjour,

Voici ce que j'ai vu en mai... et ce que j'espère voir en juin...

 

Et vous, quels sont vos coups de coeur, de gueule et attentes ??

xx
Lisa 

Thursday, 4 June 2026

La Playlist du jeudi.... on se motive... 30 jours à tenir !

 



Bonjour,

Le mois de juin est mon mois honni... 

Il me fallait des chansons motivantes ou qui indique à juin de me "lâcher les baskets !".

 

xx

Lisa 

 

Wednesday, 3 June 2026

Darwin le dernier chapitre de Michel Moatti - retour de lecture

 


Influencée par Audrey B

Résumé :

À la fin du mois de décembre 1831, le navire d’exploration HMS Beagle quitte Plymouth, au sud de l’Angleterre. Son commandant, Robert FitzRoy, a invité à bord un jeune naturaliste tout juste sorti de l’université de Cambridge, Charles Darwin. Son rôle : lui servir de compagnon de mer, être « un gentleman de bonne conversation », susceptible de lui éviter les mois d’intense solitude du cap Horn, de la Terre de Feu, de la Patagonie et des cinquantièmes hurlants.

Ce voyage va durer cinq années et Charles Darwin tombe rapidement malade. Alternant profonde détresse, crises aiguës et périodes d’accalmie, il entend néanmoins rapporter, au péril de sa vie et de sa raison, une somme considérable d’observations et de travaux qui pourraient révolutionner la science et le monde.




Le contexte : 

Audrey est la pourvoyeuse d’excellentes lectures… Harry McCoy, La marquise des poisons, Vine Street… 

Comment vous expliquer que la demoiselle est aussi jolie que brillante !


Mon avis :

Tout le monde a entendu parler de Charles Darwin… Que ce soit lui ou sa théorie… et là, nous le découvrons avant la reconnaissance…

Le jeune Charles Darwin embarque à Plymouth à bord du SMS Beagle. L’équipage doit remettre à jour des cartes marines grâce à des nouvelles technologies de 1831.

Tout au long du roman, nous suivons, grâce aux journaux de bord de Darwin, la vie à bord, à terre et on découvre les autres personnes embarquées.

N’ayant pas le pied marin, Darwin n’est pas à la fête. En outre, il n’approuve pas les gestes malsains et brutaux que le commandant assène à trois marins fuégiens. Sans compter sur le fait qu’il n’est pas compris par rapport à sa mission. Il faut dire que sa théorie de l’évolution des espèces ne fait pas recette, notamment auprès du révérend à bord qui le prend pour un hérétique (et distille une sorte d’hostilité de l’équipage).

L’atout de ce roman, passionnant, et avec des descriptions diverses et le cheminement de l’esprit de Darwin sur l’évolution de sa théorie, est le point de vue des trois personnages… Darwin, le cartographe et le garçon de cabinet… 

Cela nous donne des dialogues et des débats enflammés (tu m’étonnes !) et même si l’enquête « policière » n’est pas si intéressante que cela (pour moi cela n’apporte rien au roman), le récit de ce voyage est fascinant tant par les défaillances, les dégradations mentales ou physiques et aussi le fait que Darwin est d’une obstination incroyable sur cette théorie qui, après deux siècles, fait toujours polémique dans certains milieux.

J’ai traversé les océans, les mers, fait escale ou eu mal au cœur sur le bateau (je suis sujette à mal de mer !) et j’ai énormément aimé cette traversée, ces détails, ces idées, ces disputes, et même les personnages les plus détestables ajoutent un plaisir de lecture !


 

Monday, 1 June 2026

Mes lectures dans les années 90 - 2nd partie

 


Bonjour,

Je continue la plongée dans les carnets de lecture avec les romans marquants... non classés par ordre de préférence...

 

et les vôtres ?

xx

Lisa 

Sunday, 31 May 2026

Le pain noir de Georges-Emmanuel Clancier - retour de lecture

 


Influencée par Liliane

Résumé :

Dans le Limousin des années 1875, la famille Charron, dont Catherine est la cadette, est chassée de la ferme qu’elle exploitait. Ces honnêtes métayers trouvent refuge au sein des faubourgs de la ville, mais dans la France du XIXe siècle, il y a les maîtres et ceux qui les servent pour une vie de misère.




Le contexte : 

Limousin, saga familiale, roman régional, XIXe siècle… Autant vous dire que Liliane me l’a tellement bien vendu que j’ai ajouté les 4 tomes à la liste… Désormais, je vais « devoir » m’y coller, comme elle m’a signalé ! 


Mon avis :

Ce premier opus nous plonge dans le XIXe siècle, en Limousin… ce tournant de fin de siècle avec la guerre contre les Prussiens et, surtout, la condition misérable des paysans.

George-Emmanuel Clancier a évoqué sa grand-mère pour écrire cette saga familiale. Cette grand-mère qui lui parlait de sa vie, qu’il aimait et qu’il avait peur de perdre un jour, vit à travers les personnages des Charron.

Grâce à une écriture simple (mais pas simpliste), avec un soupçon d’élégance, il s’attache à montrer les détails des vies… les cheveux d’une mère, les habits d’une jeune fille, les peurs des soldats en devenir, les veillées, la force d’un père et les affres des paysans de ce siècle, de cette terre et de la nécessité de survie.

Le Pain Noir (tome 1) est un roman régional, soit, mais surtout un panorama social, familial, politique et sociétal d’une période difficile mais avec d’énormes avancées et espoirs…

Au milieu de tout cela, Clancier pose une certaine voix poétique dans les descriptions, dans les gestes, dans les mots.

On va donc suivre Catherine, une gamine, à travers sa vie difficile, le placement des enfants (nombreux) pour apporter quelques sous pour nourrir les nouveau-nés, le travail, la dureté de la vie, les répétitives tâches quotidiennes et l’influence politique, sociétale ou ecclésiastique. 

Les Charron vont lutter sans espoir, côtoyer la mort, les handicaps de la vie, les difficultés des métiers, les longues heures mais aussi les rencontres qui changent une vie.

Quand ce premier tome finit, la vie est bouleversée chez les Charron et on voit Cathie se faire jeune fille, avec une idée différente de la vie qu’elle aimerait mais qu’elle n’imagine pas voir se réaliser.

Pareillement à Anglade, Michelet, etc., Clancier décrit fort bien un pays, une langue, des vies, des contrées, des traditions, des croyances… et oui, la beauté des paysages aussi.

J’ai hâte de lire la suite !




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