Tuesday, 21 April 2026

Terrasse à Rome de Pascal Quignard - retour de lecture

 


Influencée par Miss Pompom


Résumé :

« Il y a un âge où on ne rencontre plus la vie mais le temps. On cesse de voir la vie vire. On voit le temps qui est en train de dévorer la vie toute crue. Alors le coeur se serre. On se tient à des morceaux de bois pour voir encore un peu le spectacle qui saigne d’un bout à l’autre du monde et pour ne pas y tomber. »


Le contexte : 

Miss Pompom est ma caution littérature/arts… (et un peu beauté, il faut l’avouer) …

Nul doute que ce roman épais comme du papier à cigarette va être marquant !


Mon avis :

Meaume le graveur (personnage fictif, soit, mais diablement vivant) est né en 1617 à Paris. 

Elève de formateurs autant qualifiés, il atterrit à Bruges où il tombe fou amoureux de Nannie, fille du juge électif où il est apprenti. Promise à un autre, ils entament une liaison courte, érotiquement passionnée. Un jour, ils sont découverts en plein ébat par ledit fiancé qui brûle Meaume au visage par de l’eau-forte et le défigure. Nannie, échaudée et très légèrement brûlée à la main, le rejette car il est devenu « hideux ». Il fuit mais elle lui manque énormément. 

Pascal Quignard sait merveilleusement écrire et ce court roman nous plonge dans la fin de la Renaissance où les artisans, artistes et créateurs, fascinés par l’Italie, sont attirés par Rome comme des abeilles sur du miel. Ils voyagent, courent de contrats en mécènes et Meaume est de ceux-là.

Mais lui fuit autrement, pour se cacher, être éconduit, malheureux, meurtri dans sa chair et son cœur.

Il se réfugie dans « les angles », ces endroits où se cachent les amoureux déçus, les monstres et quelques artistes. 

Pascal Guignard évoque, décrit précisément les œuvres de Meaume le graveur, de ses gravures licencieuses aux saintes et semble faire écho à Tous les matins du monde.

Cette terrasse sur Rome est juste touché par cette vie, des arts, le travail, l’amour, la peine, les eaux, les peintures, les gravures, les ombres et les lumières, et on lit avidement l’itinéraire de ce Meaume le Graveur avec de la peine au cœur et le fragment de soi qui reste où il sombre… 

J’ai adoré me perdre dans cette vie sentimentale, affective et les crochets fréquents détours pour saisir sa nuit profonde, celle qui le rend jaloux, triste mais créatif.



Sunday, 19 April 2026

Les morts ne chantent pas (Tome 11 du département V) de Line Holm et Stine Bolther et Jussi Adler Olsen - retour de lecture



Résumé :

Carl Mørck a depuis peu quitté le Département V pour prendre sa retraite que déjà le crime se rappelle à lui. Un enregistrement audio, la voix d'une femme agressée, un silence brutal. Une vieille affaire - un drame conjugal suivi d'un suicide - qui avait pourtant été classée. Or, la bande sonore ne laisse aucun doute : il s'agit d'un meurtre.

À la demande de Carl, le Département V, en piètre état depuis son départ, reprend l'affaire, et lève le voile sur des faits qui se seraient déroulés à la fin des années 1980, dans une prestigieuse école réputée pour son chœur de jeunes garçons.



Le contexte : 

Après le Tome 10 (7m²) et donc l’annonce officielle de la fin du Département V (Q pour le monde entier), je m’étais fait à l’idée de ne plus jamais entendre parler (lire) les aventures de Carl, Rose, et la clique… 

Quand Jussi Adler Olsen, himself, a annoncé que deux journalistes/romancières danoises l’avaient convaincu de les laisser reprendre le Département, et qu’ils écriraient à six mains, j’ai autoventilé !

Là, le Tome 11 est arrivé…. Et je ne pouvais absolument pas ne pas me jeter dessus ! On est d’accord, hein ? 


Mon avis :

Je dois avouer que depuis l’annonce de ce 11e opus, et de la reprise, à six mains, de la saga du Département V, j’étais autant excitée qu’inquiète. Quand on aime une saga littéraire, et que l’auteur emblématique cède une partie de son travail pour continuer une histoire qu’il pensait être finie, on a des doutes.


Dès les premières pages, je n’ai pas eu de doutes sur le fait que Jussi Adler-Olsen tenait les rênes de son département V mais différemment grâce à l’ajout des idées de Line Holm et Stine Bolther.


Dès le début, on sait, on connaît le cheminement de l’enquête à venir… mais on accompagne immédiatement les personnage.


Carl Mørck est à la retraite, profite de sa vie, de sa femme, sa fille et se tient éloigné de tout, sauf d’écrire des romans sur les enquêtes du Département V. En pleine promotion, il est abordé par une femme qui lui révèle avoir enregistré un message datant que quelques années sur un répondeur/ligne d’urgence, désormais fermée depuis le même nombre d’années. 


Malgré ses envies, Carl va voir Assad et Rose qui tiennent encore le Département, de nouveau à la cave, et gèrent, comme ils peuvent, l’arrivée d’une enquêtrice franco-danoise, Helena Henry, mystérieuse en diable.


L’histoire de base est celle d’un homme, supposé suicidé, et sa femme, qu’il a tenté de tuer. L’origine va donc rejaillir dans le présent, comme souvent dans les polars nordiques, et surtout, la base du Département V. 


Le service va enquêter, fouiller le passé de ces personnages pour accéder à un groupe de jeunes enfants qui faisaient partie d’une chorale à la fin des années 80. De nos jour, tous ces enfants sont des adultes avec de grandes responsabilités dans la société danoise. 


Au fil de l’enquête du Département V, le vernis s’écaille et on parle de maltraitance, pression et intimidation. Le groupe soudé autour d’un personnage au fort tempérament, rivalisait entre humiliations, mensonges collectifs et l’impact sur la vie des plus faibles.


Le Tome 11 explore tous les non-dits, les tromperies, l’intérêt de rester souder pour cacher les vérités et, devant les manoeuvres du meurtrier, tout cela se fissure et l’édifice tient de moins en moins bien.


Il est impossible de continuer à expliquer ce qu’il se passe sans en dévoiler trop. 


Les chapitres sont courts, rythmés et tout est efficace. On sent bien l’admiration des deux journalistes/romancières envers le Département, l’humour noir de Jussi Adler-Olsen et la tension habituelle de sa saga.


On comprend bien que le Département V part sur une autre direction, plus moderne, plus « féminine » et toujours avec le côté pourri au Royaume du Danemark. 


J’ai vraiment aimé me replonger dans cet opus, ces allers-retours entre les années 80 et maintenant, ce côté antipathique de ces gens alors qu’on a largement plus d’empathie envers le meurtrier… 


Tout le monde cache quelque chose et le puzzle s’imbrique doucement mais sûrement et même si cela n’a rien de révolutionnaire, l’ambiance est là, l’humour, les rebondissements, les personnages emblématiques et les salopards !


Allez, encore un tour ne sera pas de refus !




Thursday, 16 April 2026

La Playlist du Jeudi.... les B.O avec lesquelles j'écris

 


Bonjour,

Quand je travaille sur un roman, il y a forcément des chansons.. Pas forcément dans la bande-son définitive mais des inspirations...

Ces chansons font parties des 2 dernières B.O "officielles" de romans déjà écrits mais pas encore publiés (bientôt, bientôt).

 

xx

Lisa

Sunday, 12 April 2026

Bélibaste de Henri Gougaud - retour de lecture

 


Influencée par Véronique Montp8475


Résumé :

La riche famille de Guillaume Bélibaste soutient les derniers « Parfaits », propagateurs clandestins de l’hérésie cathare. Un jour d’automne, Guillaume est obligé de tuer un berger qui menaçait de le dénoncer à l’Inquisition. Désormais proscrit, il n’a d’autre choix que de rejoindre, à contrecœur, les errants mystiques. Comment mener cette vie ascétique lorsqu’on n’a pas la foi ?




Le contexte : 

Hérésie ? Cathare ? Inquisition ? 

Quels autres mots pouvaient me faire me précipiter sur la proposition de Véronique Montp8475 ? 

Quand j’ai lu le résumé, j’ai croisé les doigts pour qu’il soit tiré au sort ! C’est chose faite !!


Mon avis :

Ce roman est d’une langueur non monotone et diablement envoûtant !


Nous sommes à Cubières dans l'Aude, en 1305 et Guillaume (Guilhem) Bélibaste doit quitter sa famille, sa femme, son fils et ses amis suite au meurtre qu’il commet sur un homme qu’il pensait être un délateur. 


Forcé de fuir pour protéger sa famille, lui, fils d’un hérétique, il va suivre Philippe d’Alayrac, un Parfait, ce prêtre cathare, loin, afin de ne point être retrouvé.


Il va donc devoir épouser les us et coutumes des Parfaits, êtres abstinents en tout et se conformer à la volonté de cette communauté.


Pourtant quand la chasse aux Parfaits va s’intensifier, Guillaume et son comparse doivent fuir, de nouveau. 


Avant, il a passé ses rites de passage pour être ordonné parfait à Rabastens dans le Tarn.


De là, Henri Gougaud nous conte son histoire, sa vie d’avant, ses errances, ses doutes, ses envies, ses pulsions et cet avenir que l’on sait funeste. 


Avec une plume érudite mais fluide, on arpente avec tranquillité mais avidité le parcours singulier de cet homme qui oscille entre les apparences… il est parfaitement peu conforme aux parfaits… de sa cavalcade en Espagne à son retour en France, de sa dénonciation au fameux Mur (prison) de Carcassonne, à sa mort brûlé vif par le même homme, l’Archevêque de Narbonne (seigneur de Cubière, entre autres). 


Cet homme n’est pas un vrai cathare au sens propre du terme, ni un personnage historique en tant que tel ; néanmoins, il est un personnage suffisamment romanesque, aimable et détestable pour suivre ses pas dans ce roman historique foisonnant. 


Il faut savoir que Guillaume (Guilhem) Bélibaste a existé et il est documenté qu’il est le dernier parfait cathare d’Occitanie, ayant réussi à s’échapper des cachots du Mur de Carcassonne. Un personnage fascinant. Il existe quelques ouvrages (romans ou études) à son sujet.




Thursday, 9 April 2026

La Playlist du Jeudi... retour aux bases...

 



Bonjour,

Cette semaine, retour aux bases... aux vraies bases !

xx

Lisa

Wednesday, 8 April 2026

Ce qui reste de Bernhard Schlink - retour de lecture

 

Résumé :

À soixante-seize ans, Martin apprend qu’il n’a plus que quelques mois devant lui. Il s’attelle alors à mettre sa vie en ordre avant de mourir : il le doit à son épouse, Ulla, et à leur jeune fi ls, David. Mais comment savoir ce qui sera le plus important pour eux, une fois qu’il ne sera plus là ? Et comment profiter ensemble du peu de temps dont ils disposent, tout en préparant celui de l’après ?


Le contexte : 

Bernhard Schlink…

Ai-je besoin de rajouter quelque chose ? Autre que j’aime cet écrivain allemand, son approche, sa façon de revenir sur l’Histoire de son pays sans complaisance et avec une émotion toujours sensible ? 


Mon avis :

Quelle trace laisse-t-on quand on disparaît ? 


Que doit-on transmettre dans les derniers moments d’une vie dont l’échéance est annoncée ?


C’est ce qui arrive à Martin, 76 ans, papa d’un petit garçon et mariée à une jeune femme, Ulla, qui l’a choisi.


Un matin ordinaire, il apprend qu’il a maximum six mois devant lui avant l’irrémédiable et martin choisit d’entamer une réflexion sur le sens de la vie ; non pas de la sienne mais de celle de ce qui va rester de son passage, de sa vie.


Il entraîne alors une réaction en chaine… celle de l’amour, de la transmission, de la passion, de la vie sans une personnage aimée.


Bernhard Schlink qui dédie son livre à feu son traducteur français, produit un roman à la fois plein d’espoir et ténèbres à venir.


Le roman s’articule doucement autour d’un Martin déboussolé… le premier tiers est un peu comme un manège, on tourne en rond, sans savoir quand tout cela va s’arrêter, puis, au deuxième tiers, Martin comprend, assimile, et se recentre sur les autres, ceux qui vont rester.


Pourtant, les doutes l’assaillent… Ulla est-elle fidèle ? Qui est le père d’Ulla ? Comment transmettre à son fils David, l’essentiel sans paraître trop lourd, trop abrupt, trop pathétique ?


Doit-on lever tous les secrets, les non-dits et les vérités avant de sortir de scène ?


Martin, dans le dernier tiers, est sur le déclin et l’émotion arrive en tourbillon. Il a essayé, il a accompli, il est accompli, ou presque.


Bernhard Schlink parle de l’amour, celui de la vie, celui que nous devrions apprécier, humer, célébrer tous les jours, pas, uniquement, quand nous sommes confrontés à la mort ou à l’absence.


Le roman est simple, sans pathos, sans grande tirage sur le sens de, le but de… C’est l’histoire d’un homme ordinaire, qui a vécu, a aimé, s’est pensé éternel et a douté.


J’ai aimé déambuler dans les méandres des questionnements de Martin, de la vie d’Ulla et ses intentions, des réactions émotionnelles et de la réflexion sur la vie qui s’éteint. 


Cela fait cheminer son propre cerveau sur son héritage, son passage sur Terre et la trace que l’on va laisser, volontairement ou pas.


Comme d’habitude, Schlink a une plume forte, légère et sombre à la fois qui va crescendo en perdant, par moment, le lecteur/la lectrice dans sa propre expérience et son impression.




Tuesday, 7 April 2026

Ce que j'ai vu en mars ... aimé ou pas !


Bonjour,

Voici ce que j'ai vu en mars... 

J'ai eu un gros coup de coeur pour la 2e saison de Paradise (toujours hyper bien écrite) et la fan girl que je suis, a été heureuse de retrouver Thomas Shelby (et les mirettes du divin Cillian Murphy).


et vous, qu'avez-vous aimé ou pas ?

xx

Lisa

Le blog d'une ItemLiz Girl

Newsletters !

Les Archives