Influencée par Liliane
Résumé :
La fin de la guerre de Sécession vient d’être signée. Une bande de pillards commandés par Captain Sangre de Cristo et une sorcière sanguinaire surnommée Mother débarquent dans la vallée d’Ozark, en Arkansas. Ils s’installent dans la ferme des McEwen, massacrant les parents et la plus jeune des quatre filles de la famille, avant de poursuivre leur chevauchée meurtrière. Les trois sœurs survivantes n’auront de cesse de traquer cette horde pour se venger…
Le contexte
Liliane m’a dit « Comme vous aimez cette période aux USA, je vous propose ce roman qui est une histoire de vengeance implacable ! ».
Je signe !
Mon avis :
J’avoue, je n’avais jamais lu Pierre Pelot. Liliane (grande admiratrice m’a-t-elle dit) l’aime pour son style d’écriture, ses longues descriptions, ses phrases qui semblent ne pas finir et ses histoires…
Dès les premières pages, je me suis demandée où j’étais mais, happée, j’ai lu, avidement, les 80 premières pages sans m’en rendre compte.
On fait la connaissance d’un journaliste et chroniqueur, Anton Deavers qui arrive à Greeson Lake City dans le Kansas pour rencontrer son homologue du Kansas Chronicle pour écrire sur le Sud… Tout ceci se passe après la Guerre de Sécession et l’ordre n’est pas tout à fait établir. Des bandes de pillards, des déserteurs des deux camps en plein déshérence, ivres de haine, de sang et folie, arpentent les états pour piller les fermes et les villages isolés. Parmi eux, une troupe de pillards sanguinaires menée par un Captain Sangre de Cristo et une mulâtre ancrée dans les traditions et les superstitions de ses îles, qui éventre aussi vite qu’elle hurle et profane les textes sacrés, se réclamant de Lilith !
Quand ce groupe arrive dans la ferme des McEwen, ils massacrent les parents, la plus jeune soeur, laissant Enéa défigurée et sauvagement mutilée, et les jumelles Aïra et Aïleen traumatisées. Dans leur périmètre, d’autres ont subi l’hystérie et la folie meurtrières : des amis, des voisins, etc.
Les trois soeurs décident rapidement, tacitement, de suivre les traces et de se venger. Elles quittent leurs terres, les amis Stark (dont le fils Dylan est le prétendant de Enéa).
Leur détermination est tenace, leur résistance au mal au-delà de l’entendement.
A leur trousse, elles découvrent les ravages faits par ces voleurs. En route, elles sont rejointes par quatre femmes, pour la plupart des prostituées ou tenancière de bordel), puis par un Shérif.
Pierre Pelot insère de temps à autre l’enquête qu’Anton Deavers sur Dylan Stark et découvre quelques moments crépusculaire.
Car, oui, ce roman est noir, sauvage, cruel, ténébreux, plein de vengeance, de rêves brisés, de cauchemars et de sang poisseux.
Il y a des descriptions longues comme le bras, diablement bien troussées, imagées et envoûtantes.
Là est sûrement le point qui pourra rebuter certains/nes lecteurs/trices… l’écriture stylée, pointue, un peu comme si l’auteur s’écoutait écrire, mais que j’ai trouvée absolument ensorcelante. Il y a de l’épopée dans ses mots, ses phrases et ses tournures de paragraphes.
J’ai été happée immédiatement par cette histoire d’une tristesse insondable avant même d’être aussi gluante que le sang et les viscères qui tapissent ce roman.
Quelques détails font qu’un n’est pas un coup de coeur mais qu’il restera dans ma tête pendant longtemps.
Brut, fort, beau, triste, sanglant mais d’une beauté de style renversant.
















