Tuesday, 21 July 2026

L’écho des ruines de Harald Gilbers - retour de lecture

 


Résumé :

Février 1949 : le pont aérien se poursuit, Berlin est divisée et deux polices s’affrontent désormais dans les bureaux comme sur le terrain. Dans ce contexte électrique, le commissaire Oppenheimer, qui a rejoint la police de Berlin-Ouest, est appelé dans une décharge : les corps de plusieurs hommes, froidement exécutés, y ont été ensevelis.
 
Oppenheimer se lance alors sur la piste d’un gang de jeunes voyous qui tente de faire main basse sur la ville. Leur leader cherche à s’imposer comme le nouveau roi du crime, sur le modèle d’Al Capone. Mais quiconque se met en travers de sa route ou de celle de sa bande est condamné…




Le contexte

Depuis Germania, j’adore les aventures/enquêtes du Commissaire Oppenheimer à travers le Berlin en fin de conflit, puis sur le long chemin de sa reconstruction en tant que ville, peuple et nation allemande.

J’attendais avec l’impatience la sortie en poche (oui, car j’ai commencé en poche la saga… je m’y tiens !).


Mon avis :

Cet opus est le 7e et n’est pas le dernier (viendront, j’espère, Tanzpalast en 1950 et Attentat en 1952).


Par contre, il est recentré sur la Kripo, les relations entre les 4 zones alliés/soviétiques, le blocus, Berlin en ruine, Berlin en proie au marché noir, changement monétaire, rivalités entre côté Ouest et Soviétique, et par des gangs qui profitent de la confusion pour braquer, voler, tuer avec de plus en plus de violence.


L’écho des ruines (dont on apprend le pourquoi du comment à mi-chemin) voit Oppenheimer et ses adjoints remonter le fil d’un gang qui sème autant de morts que d’interrogations. Dirigé par un certain jeune homme du nom de Jo, ultra violent, fou des films américains sur les malfrats, ce gang joue sur tous les tableaux : drogue, racket, vol, chantage et prostituées en tous genres. 


Quand trois cadavres sont découverts sous des gravats, la longue traque se met en place, doucement, car on ne trahit pas Jo… sinon, on est susceptible de rallonger la liste des défunts !


Entre double jeu, secrets, trahison et élimination des « balances », le groupe de la Kripo n’est ni au bout de ses surprises, ni sûr de pouvoir arrêter le massacre.


En outre, la situation tendue avec Berlin Est apporte son lot de désagrément et Harald Gilbers par petites touches, décrit ce monde post-Seconde Guerre mondiale à Berlin, une poudrière au milieu des ruines, qui ne demandait qu’à s’enflammer de nouveau… sans compter sur les nostalgiques du IIIe Reich, les antisémites qui refont surface et l’engraissement des alliés (et des soviétiques) sur le dos de Paix.


J’ai beaucoup cet opus qui est une longue lutte cachée entre deux forces en présence… un bon vieux flic contre voyou. 


Oppenheimer revient sur certains démons, décrit une ville, des vies, des morceaux d’Histoire, 


J’aime cette saga car malgré le côté policier historique, il y a un travail de documentation évident, une volonté de montrer le contexte sans édulcorer quoi que ce soit. 


Ces bandes existaient (et pullulaient) dans le Berlin post-guerre et étaient très jeunes… ces gamins n’ayant connu, pour la plupart, que la violence des combats, la Pervitin, l’embrigadement et sans avoir de garde-fous, étaient imprévisibles, bruts, revanchards et aiguillés, parfois, par la lutte entre les alliés et les soviétiques.


L’écho des ruines ne sera peut-être pas au niveau des précédents pour certains lecteurs mais pour moi, l’attrait a été, une nouvelle fois, au rendez-vous pour mon plus grand plaisir !


Vivement les deux prochains opus (sortis en Allemagne en 2024 et 2025) ! 




Thursday, 16 July 2026

Mourir en juin d’Alan Parks - retour de lecture



Influence ? sur la lancée de l’influence d’Audrey B

Résumé :

Une femme vient signaler à la police que son fils a disparu mais on ne trouve aucune trace de l’existence du jeune garçon. L’inspecteur Harry McCoy ne tarde pas à découvrir que la famille est membre d’une secte chrétienne, ce qui jette une tout autre lumière sur cette disparition. Par ailleurs, des vieillards esseulés et marginaux sont victimes d’empoisonnements et parmi ces hommes considérés comme des rebuts de la société se trouve le propre père d’Harry. 





Le contexte

Punaise, cette saga ! Ce Harry McCoy… quel personnage ! Et puis Glagow, l’ambiance glauquement glam des années 70, les à-côtés des personnages, les enquêtes, etc.

Tout est bon et monte crescendo tome après tome !

J’adore !!


Mon avis :

Revoilà Harry… ses amours, ses amis, ses ennemis et un tas d’emmerdes ! 


Cette fois, son adjoint Watty et lui sont affectés à un autre commissariat, celui de Possil, dans un autre quartier de la ville. Ils comblent les manques suite à des restructurations. Evidemment Watty penche plutôt pour une punition suite au comportement de son Inspecteur en chef Harry… ce dernier, lui, sait pourquoi il est là, sous couverture, même si elle est bien mince !


En cette année 1975, dans ce coin, on retrouve des SDF morts à cause d’un alcool frelaté. Cela touche Harry d’autant plus que son paternel fait partie du grand contingent des alcoolo-sans abris. Parallèlement, la femme d’un évangéliste, vient déclarer la disparition de son fils… qui n’existe pas.


Comme si cela ne suffisait pas au bonheur de Harry (ou à son malheur), il passe des squats puants aux soirées huppés au bras de la belle, héritière et célèbre actrice Margo Lindsey, sans oublier son ami d’enfance Cooper qui décide d’éliminer la concurrence avec l’aide de son « meilleur pote » … 


Bref, comment se faire encore plus d’ennemis que prévu ?


Ce sixième opus explore, en sus des intrigues et sous-intrigues qui s’entrelient à chaque roman, le côté sombre, les traumatismes d’enfance et cette filiation qui explique beaucoup sur le comportement de Harry, sa propension à l’autodestruction et se tirer une balle dans le pied dès qu’un bout de bonheur l’atteint. 


De soubresauts en révélation, de morts en corps à corps, Harry nous entraîne à sa suite avec délectation… 

A chaque roman, on se dit que la barre est très haute et Alan Parks arrive à rehausser le niveau à chaque fois. 


Là, la fin de Mourir en Juin nous torture le cerveau et nous laisse pantois et impatient de, et sur la suite !


Chaque personnage suit son chemin, dans un univers riche, cohérent et bien documenté. Les intrigues sont bien construites, plantées dans une ambiance mi- années 70, entre mafia, chômage, starlettes, policiers douteux, amours, amitiés et trahisons. 


Alan Park maîtrise son personnage, sa ville, cette époque et n’épargne personne, principalement son héros, et notre cœur… 


Au milieu de la noirceur ambiante, il y a toujours, toujours, un morceau de ciel bleu… espérant qu’aucun nuage vienne assombrir le mois de juillet (qui est bien mal parti !).




Tuesday, 14 July 2026

Hitler doit mourir de Hans Hellmut Kirst - retour de lecture

 


influencée par : OL et son épouse

Résumé :

Juillet 1944. Alors que l'Allemagne s'enfonce dans la défaite, un groupe d'officiers se prépare à éliminer Hitler et renverser le régime nazi. Le colonel Stauffenberg, héros de guerre mutilé, place une sacoche piégée au cœur du QG du Führer. L'explosion retentit, les communications sont coupées. Alors le doute s'installe. Hitler a-t-il survécu ? Tandis que les loyalistes et la Gestapo traquent les traîtres, les conjurés tentent de mener leur plan à bien.
Mais chacun s'épie, se jauge...



Le contexte : 

OL et son épouse adorée me connaissent depuis plus de 15 ans… et Madame partage avec moi une appétence pour la Seconde Guerre mondiale… elle côté américain, moi allemand… mais nous nous rejoignons sur les romans (outre les pavasses historiques) qui peuvent nous faire discutailler pendant des heures !

Mon avis :

Hans Hellmut Kirst est connu, notamment pour La Nuit des généraux, roman adapté à l’écran. Il est aussi un ancien militaire de la Wehrmacht ayant écrit quelques ouvrages sur l’Allemagne nazie.

« Hitler doit mourir » a été publié en 1965 sous le titre « Aufstand der Soldaten », la révolte des soldats.

Nous sommes en juillet 1944, dans un Berlin en ruine et où les forces alliées et soviétiques grignotent du terrain sur les territoires annexés du Reich. Fritz Wilhelm von Brackwerde (calqué sur un personnage ayant existé que l’auteur remercie à la fin) est un capitaine qui sait comment passer sous les radars, y compris auprès de son frère, fanatique reconnu.

Le roman commence à la période charnière où l’attentat contre Hitler se met en place et s’enclenche par divers dirigeants de l’armée, pour des raisons diverses.

Evidemment, c’est un jeu de chat et de souris avec la Gestapo aux fesses, les éventuels réfractaires ou ceux qui se désistent au dernier moment devant l’ampleur du fait ou la peur des représailles. 

Car au-delà de l’acte en lui-même, de l’implication (et de l’abnégation de Stauffenberg), ce large complot répond aussi à plusieurs questions notamment en ce qui concernent les militaires. Sont-ils vraiment prêts à trahir le serment fait ? à accepter de trahir des camarades ?

Et lorsque la bombe explose, que les communications sont coupées (sans avoir la certitude de la mort ou pas de Hitler), combien vont tergiverser, faire marche arrière, se sacrifier, s’exposer et foncer dans le tas.

Ce roman, bien documenté, s’appuie sur les rapports et les interrogatoires, les mémoires post-Seconde Guerre mondiale, de ceux qui ont comploté, hourdi ou ont exercé des représailles allant de l’exécution à la déportation, en passant par les faux-suicides pour sauver l’honneur du régime (et non pas de la personne). 

Cette opération « Walkyrie » est ultra connue (notamment pour les romans sur le sujet, les films, et autres documentaires), mais ce roman est diaboliquement addictif comme si nous, lecteurs, étions au cœur même du pouvoir et du complot. 

La reconstitution pas à pas réunit tous les protagonistes et fourmille de détails, de personnes, de grades, de descriptions sur le pourquoi du comment, des décors et même des passes d’armes entre les complotistes pour éloigner un curieux, se fondre dans la masse ou en faire « toute une montagne » pour éviter la suspicion.

Quand la bombe éclate, on est au cœur de la machine répressive et lors de la dernière partie, les jugements souvent sommaires montrent le crépuscule du Reich et l’émergence des crimes nazis au grand jour dans la population et les forces étrangères.

Le choix de ces soldats, humiliés par le traité de Versailles, ayant eu l’espoir d’un renouveau sous le Reich, puis affrontant la répression, le système broyant les individus, et la connaissance des crimes sur le front de l’Est, était difficile… Se dresser contre leur pays, le peuple, affronter l’ennemi intérieur, tout en trahissant le principe de la loyauté ancrée dans la Wehrmacht ?

Ce roman prend le lecteur à témoin et lui demande de se positionner.

Qu’auriez-vous sacrifié pour éviter l’anéantissement de votre pays ? réduire le nombre de morts sur les champs de batailles et les camps d’extermination ou concentration ? 

Auriez-vous accepté de collaborer à ce complot ou auriez-vous été loyal à votre serment ?



Thursday, 9 July 2026

Kukum de Michel Jean - retour de lecture

 


Influencée par Nathalie et Christelle 1er live du CLCL

Résumé :

Almanda a 15 ans quand elle tombe amoureuse de Thomas, jeune Innu de l’immense lac Pekuakami. Orpheline québécoise d’origine irlandaise, elle quitte les siens pour le suivre dans cette existence nomade, brisant bientôt les carcans imposés aux femmes autochtones pour apprendre la chasse et la pêche. Ancré dans une nature omniprésente, sublime et très vite menacée, son destin se mêle alors à celui, tragique, d’un peuple ancestral à la liberté entravée.



Le contexte : 

L’influenceuse qu’est Nathalie… Non seulement elle avait bien agrémenté mon tableau Excel pour « Poche en 2026 » mais elle continue à ajouter des titres à mon tableau lors de nos Live du Club de Lecture de la Cambrousse Littéraire.


Mon avis :

Mais quel beau, lumineux et sombre roman à la fois ! 

Michel Jean est un conteur, comme l’est sa lignée. Il retranscrit avec pudeur, amour et nostalgie la vie de son arrière-grand-mère, Almanda. 

Cette dernière a vécu une longue vie dans la communauté Innue et a parcouru neuf décennies entre la fin du XIXe siècle et la fin du XXe au Canada. Elle n’était pas destinée à vivre cette vie de nomade si son regard n’avait pas croisé, à 15 ans, celui de Thomas, jeune chasseur des Premières Nations canadiennes. 

Toute jeune fille, elle choisit Thomas, sa vie à parcourir les forêts, les rivières, à vivre de et dans la nature, avec des us et coutumes qu’elle a appris pendant de longues années.

Le roman est simple mais multiple. C’est la narration d’Almanda de sa vie, de sa filiation irlandaise, de son statut d’orpheline, de jeune épouse, de jeune femme volontaire, qui a épousé ces Nations.

Dans les premières pages, elle décrit la vie ordinaire, quotidienne, saisonnière de la famille de Thomas, de leurs transhumances hivernales et estivales, du respect de la nature, des animaux, et d’accepter ce que la vie, la forêt, la rivière offrent.

Pourtant quand la tournure des évènements advient, le cœur serré, on voit se désagréger cette vie, leur vie, leurs croyances, leurs modes de vie et on sent le dérèglement, la noirceur arrivés. L’homme blanc arrive, détruit non seulement la nature, mais désire imposer sa vision et annihiler les traditions, le savoir-faire, la vie et les étendues sauvages. Que ce soit par la douceur, la loi (absurde) ou la force, Almanda et sa famille ne peuvent que constater la fin d’un temps, d’ancestrales comportements et la force que constituent ces Natives pour la société qui émerge.

Non, on broie, on désunit, on dissèque, on efface, on lisse ce qui n’est pas « moderne ». « Les Sauvages » n’ont qu’à plier, boire, subir des violences gratuites, oublier, et crever !

Ce roman est d’une tristesse lumineusement insondable. On sort à la fois bouleversé et révolté mais émerveillé par tant de beauté, d’abnégation, de croyances et de volonté. 

La photo en fin d’ouvrage vous remue les tripes et le regard défiant, fier de cette petite bonne femme d’Almanda ne vous quitte pas !


 

Tuesday, 7 July 2026

Ce que j'ai vu comme film et séries TV en juin

 


Bonjour,

Voici le bilan ciné/séries TV du mois de juin avant la coupure estivale (je me concentre sur le foot, la F1 et le ventilateur)...

On se revoit début septembre !

 

xx

Lisa

Thursday, 2 July 2026

La Playlist de tous les jeudis de juillet et août... Pause estivale des playlists....

  


Bonjour,

Allez, je vous ai fait quelques playlists pour votre été...

Pause estivale pour Lisa et reprise de la Playlist du Jeudi début septembre...

On commence par les immuables membres de la Smala qui proposent leurs plus belles chansons d'amour

 

La Smala continue avec leurs chansons Karaoké de foliiiiiie 

 

L'auteure présente ses chansons de petits-déjeuners d'enfance... et le fait qu'elle possède encore les 33T de l'époque, fait qu'elle les écoute encore quand elle est en vacances dans sa cambrousse d'amour :

 

Et évidemment la playlist estivale indispensable !!


 

xx

Lisa

Sunday, 28 June 2026

Le pain noir – tome 2 La fabrique du roi de George-Emmanuel Clancier - retour de lecture




Résumé :

Les temps sont durs pour les Charron, famille de métayers dans la France du XIXe siècle. La mère n’est plus. Accablé par le chagrin, le père peine à se relever. C’est à Catherine, du haut de ses treize ans, que revient soudain la charge de toute la maison.
La jeune fille n’est pas seule dans ce combat contre la misère : il y a son frère Francet et ses amis Julie, Amélie et Aurélien ; il y a le père Baptiste, le tourneur qui ouvre devant eux les portes de « La Fabrique du roi » et d’un monde nouveau ; il y a aussi la belle Émilienne, qui se dresse sur la route obscure de l’enfant comme un espoir insensé. C’est le temps de l’adolescence : les rires se mêlent aux pleurs, les jeux aux travaux, l’amour naît de l’amitié…



Le contexte : 

Ayant beaucoup aimé les pérégrinations de Cathie et des Charron, je continue ma lecture… 


Mon avis :

Après la mort de sa mère, Cathie prend en charge sa fratrie et la charge de la maison. Elle est là, immuable mais aussi titillée par les prémices de l’adolescence, des amitiés, des attirances et ses certitudes volent en éclats.

George-Emmanuel Clancier poursuit la saga des Charron, métayers du limousin qui vont devoir migrer vers la ville, s’établit dans les usines, fabriques et autres sites industriels pour survivre.

Nous suivons toujours Cathie du haut de ses treize ans, son frère Francet, et leurs amis Julie, Aurélien et Amélie. Chacun apporte sa pierre à cette fratrie, l’entraide, les espoirs, les désillusions et son lot de peine (par brassée !).

Cathie espère, entrevoit un autre avenir mais dans la fabrique du Roi, de la porcelaine, tout n’est pas aussi beau de le rendu final. Il y a la charge de travail, les heures abrutissantes, la faim, les tâches ménagères, les plus petits à nourrir, à consoler et souvent, on s’oublie. 

Cathie ne devrait connaître que des chansons et faire ses devoirs au lieu de veiller sur la dureté de la vie quotidienne et cette misère qui est tapie dans l’ombre de la famille Charron.

C’est alors qu’elle rencontre Emilienne, la fille de ses patrons, qui l’éblouit et lui fait oublier sa condition de servante. Quand elle accepte d’être embauchée à la fabrique de porcelaine, elle est loin de se douter du labeur, et des peines qui vont arriver, y compris envers son ami d’enfance, le généreux Aurelien qui rêve d’être son fiancé… 

Un soir de bal, lors d’une étreinte furtive avec le frère d’Emilienne va bouleverser la vie de Cathie, ses projets et la vie de son entourage.

Comme depuis le début, G.E. Clancier conte la vie modeste, pénible mais volontaire de cette famille, avec tous les à-côtés sociétaux, industriels, médicaux et politiques à travers la France rurale et citadine du XIXe siècle dans cette région Limousine. 

Avec son écriture agréable, fluide, intense, virevoltante par moments, il nous entraîne dans une valse délicate comme la porcelaine mais tranchante comme un couteau. 

Je continuerai donc le Pain noir d’ici l’automne avec les deux derniers tomes.




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