Thursday, January 17, 2019

[Musique] La Playlist du jeudi.... ooooooops !


Rooooooooooooooooh...

Comment vous dire ?

Quand j'ai évoqué ces titres à la maison, B m'a regardée avec son air "Mais qu'est-ce que j'ai fait au Bon Dieu pour avoir un enfant pareil ?"...

Quoi ? Quoi ? QUOI ??



Helmut Fritz "ça m'énerve !"



Annie Cordy "Tata Yoyo"


Chantal Goya "Voulez-vous danser Grand-mère ?"


Joe Dassin "Les Dalton"



Kazero "Thai Na Na"






Monday, January 14, 2019

[Lecture] Chronique littéraire : "La boîte à outils" de Gérard Besnier... Attention au retour de manivelle !


Livre envoyé gracieusement par les Éditions François Bourin.



Le résumé de l’éditeur :


« Lorsque Nicolas Dédacin Amoraus est renvoyé de l'école, son père le félicite. Le voilà digne d'hériter de la caisse à outils familiale et de parcourir les routes de Normandie pour y faire l'apprentissage de la vie. 

Le hasard lui fait alors rencontrer toutes sortes d'individus originaux auprès desquels il peut laisser libre cours à sa naïveté et à sa maladresse contagieuse. »



Le contexte de lecture : 

Proposé pour une lecture en décembre, j’ai été attirée par le titre et le résumé.

Je ne connaissais pas l’auteur car c’est un premier roman.

Je n’avais aucune idée du contenu de la boîte…





Et, donc, Lisa ?


« La boîte à Outils », de Gérard Besnier, est un roman agréable, avec une histoire à la fois poétique et charmante, un brin d’humour déci-delà ; le cheminement vers une réflexion sur les choix, la destinée et l’impact que certaines rencontres ont sur nous.

L’auteur déroule une histoire, bien huilée, trop presque, parfois. Cela tient sûrement à ma condition d’auteur qui a trouvé ça et là des indices et des moments où, après un coup de bluff, j’ai été déçue.

L’écriture est vive, intense, légère à certains moments, lourdes à d’autres, mais je vais y venir.

Le personnage de Nicolas Décacin Amoraus est décrit comme un être naïf, fragile, un peu innocent et qui, en sus, est maladroit.

Pourtant, il y a eu des détails qui m’ont poussé à me méfier ; insignifiants, au début, puis petit à petit, j’ai commencé à soupirer, agacée. 

La lecture achevée, j’ai persisté à relire certains passages pour savoir si c’était juste une impression de ma part…
 

Attention ! Ne vous méprenez pas ! 


Ce roman est vraiment intéressant et l’auteur possède un bon potentiel, d’ailleurs n’a-t-il pas eu les faveurs d’une maison d’édition !?



Là, où la lectrice que je suis a été énervée, est dû ces apartés à fin de chaque chapitre !

Bon, je suis mal placée pour critiquer car j’ai usé de ce genre (mais pas à chaque chapitre tout de même) dans un roman, pour l’instant distribué sur une plateforme d’écriture (scribay) ; mais là, ces apartés s’adressent à la lectrice (moi, vous, bref, les filles…).


L’auteur de ces apartés (je ne dévoilerai pas qui il est en réalité) est tout miel, tout gentil, tout aidant. Il prend soin de caresser la lectrice dans le sens du marque-page, de faire ami-ami avec elle, de compatir à une tournure de phrase niaise, à un comportement du héros irritant.

Ce qui est une excellente idée pour gagner l’œil (et le cœur) des lecteurs, peut se tourner contre l’auteur (du roman) si, comme moi, ces coupures n’étaient pas trop nombreuses ou, tout simplement trop mielleuses pour me pousser à continuer ma lecture.

Oui, parce que, manipuler l’histoire, c’est le but du jeu de tout auteur (croyez-moi sur paroles  et parlez-en à mes propres lecteurs !) et laisser les lecteurs croire une autre version, c’est l’évidence. Mais se jouer de la lectrice, c’est déjà plus vicieux…

Et justement, là où réside l’intérêt de ce roman, est que l’histoire est vicieuse, que l’auteur nous manipule, ne nous laisse pas de marge de manœuvre – ou peu.

Personnellement, j’aime me faire balader par les personnages, par l’histoire, par l’auteur ; j’aime qu’on me mène sur des chemins de traverse, dans des univers lointains, mais j’aime beaucoup (également) avoir la possibilité de m’en extraire sans avoir l’impression d’avoir été forcée.


Malgré tout, c’est une bonne raison de lire ce roman, qui, brillamment, réussit à détourner le cerveau du lecteur (et surtout de la lectrice !)… c’est une première intéressante…


***





Titre La boîte à outils


Parution : 24 janvier 2019

ISBN : 979-10-252-0428-3

Nombres de pages : 352

Prix (à la sortie) : 22 €uros