Thursday, 9 July 2026

Kukum de Michel Jean - retour de lecture

 


Influencée par Nathalie et Christelle 1er live du CLCL

Résumé :

Almanda a 15 ans quand elle tombe amoureuse de Thomas, jeune Innu de l’immense lac Pekuakami. Orpheline québécoise d’origine irlandaise, elle quitte les siens pour le suivre dans cette existence nomade, brisant bientôt les carcans imposés aux femmes autochtones pour apprendre la chasse et la pêche. Ancré dans une nature omniprésente, sublime et très vite menacée, son destin se mêle alors à celui, tragique, d’un peuple ancestral à la liberté entravée.



Le contexte : 

L’influenceuse qu’est Nathalie… Non seulement elle avait bien agrémenté mon tableau Excel pour « Poche en 2026 » mais elle continue à ajouter des titres à mon tableau lors de nos Live du Club de Lecture de la Cambrousse Littéraire.


Mon avis :

Mais quel beau, lumineux et sombre roman à la fois ! 

Michel Jean est un conteur, comme l’est sa lignée. Il retranscrit avec pudeur, amour et nostalgie la vie de son arrière-grand-mère, Almanda. 

Cette dernière a vécu une longue vie dans la communauté Innue et a parcouru neuf décennies entre la fin du XIXe siècle et la fin du XXe au Canada. Elle n’était pas destinée à vivre cette vie de nomade si son regard n’avait pas croisé, à 15 ans, celui de Thomas, jeune chasseur des Premières Nations canadiennes. 

Toute jeune fille, elle choisit Thomas, sa vie à parcourir les forêts, les rivières, à vivre de et dans la nature, avec des us et coutumes qu’elle a appris pendant de longues années.

Le roman est simple mais multiple. C’est la narration d’Almanda de sa vie, de sa filiation irlandaise, de son statut d’orpheline, de jeune épouse, de jeune femme volontaire, qui a épousé ces Nations.

Dans les premières pages, elle décrit la vie ordinaire, quotidienne, saisonnière de la famille de Thomas, de leurs transhumances hivernales et estivales, du respect de la nature, des animaux, et d’accepter ce que la vie, la forêt, la rivière offrent.

Pourtant quand la tournure des évènements advient, le cœur serré, on voit se désagréger cette vie, leur vie, leurs croyances, leurs modes de vie et on sent le dérèglement, la noirceur arrivés. L’homme blanc arrive, détruit non seulement la nature, mais désire imposer sa vision et annihiler les traditions, le savoir-faire, la vie et les étendues sauvages. Que ce soit par la douceur, la loi (absurde) ou la force, Almanda et sa famille ne peuvent que constater la fin d’un temps, d’ancestrales comportements et la force que constituent ces Natives pour la société qui émerge.

Non, on broie, on désunit, on dissèque, on efface, on lisse ce qui n’est pas « moderne ». « Les Sauvages » n’ont qu’à plier, boire, subir des violences gratuites, oublier, et crever !

Ce roman est d’une tristesse lumineusement insondable. On sort à la fois bouleversé et révolté mais émerveillé par tant de beauté, d’abnégation, de croyances et de volonté. 

La photo en fin d’ouvrage vous remue les tripes et le regard défiant, fier de cette petite bonne femme d’Almanda ne vous quitte pas !


 

Tuesday, 7 July 2026

Ce que j'ai vu comme film et séries TV en juin

 


Bonjour,

Voici le bilan ciné/séries TV du mois de juin avant la coupure estivale (je me concentre sur le foot, la F1 et le ventilateur)...

On se revoit début septembre !

 

xx

Lisa

Thursday, 2 July 2026

La Playlist de tous les jeudis de juillet et août... Pause estivale des playlists....

  


Bonjour,

Allez, je vous ai fait quelques playlists pour votre été...

Pause estivale pour Lisa et reprise de la Playlist du Jeudi début septembre...

On commence par les immuables membres de la Smala qui proposent leurs plus belles chansons d'amour

 

La Smala continue avec leurs chansons Karaoké de foliiiiiie 

 

L'auteure présente ses chansons de petits-déjeuners d'enfance... et le fait qu'elle possède encore les 33T de l'époque, fait qu'elle les écoute encore quand elle est en vacances dans sa cambrousse d'amour :

 

Et évidemment la playlist estivale indispensable !!


 

xx

Lisa

Sunday, 28 June 2026

Le pain noir – tome 2 La fabrique du roi de George-Emmanuel Clancier - retour de lecture




Résumé :

Les temps sont durs pour les Charron, famille de métayers dans la France du XIXe siècle. La mère n’est plus. Accablé par le chagrin, le père peine à se relever. C’est à Catherine, du haut de ses treize ans, que revient soudain la charge de toute la maison.
La jeune fille n’est pas seule dans ce combat contre la misère : il y a son frère Francet et ses amis Julie, Amélie et Aurélien ; il y a le père Baptiste, le tourneur qui ouvre devant eux les portes de « La Fabrique du roi » et d’un monde nouveau ; il y a aussi la belle Émilienne, qui se dresse sur la route obscure de l’enfant comme un espoir insensé. C’est le temps de l’adolescence : les rires se mêlent aux pleurs, les jeux aux travaux, l’amour naît de l’amitié…



Le contexte : 

Ayant beaucoup aimé les pérégrinations de Cathie et des Charron, je continue ma lecture… 


Mon avis :

Après la mort de sa mère, Cathie prend en charge sa fratrie et la charge de la maison. Elle est là, immuable mais aussi titillée par les prémices de l’adolescence, des amitiés, des attirances et ses certitudes volent en éclats.

George-Emmanuel Clancier poursuit la saga des Charron, métayers du limousin qui vont devoir migrer vers la ville, s’établit dans les usines, fabriques et autres sites industriels pour survivre.

Nous suivons toujours Cathie du haut de ses treize ans, son frère Francet, et leurs amis Julie, Aurélien et Amélie. Chacun apporte sa pierre à cette fratrie, l’entraide, les espoirs, les désillusions et son lot de peine (par brassée !).

Cathie espère, entrevoit un autre avenir mais dans la fabrique du Roi, de la porcelaine, tout n’est pas aussi beau de le rendu final. Il y a la charge de travail, les heures abrutissantes, la faim, les tâches ménagères, les plus petits à nourrir, à consoler et souvent, on s’oublie. 

Cathie ne devrait connaître que des chansons et faire ses devoirs au lieu de veiller sur la dureté de la vie quotidienne et cette misère qui est tapie dans l’ombre de la famille Charron.

C’est alors qu’elle rencontre Emilienne, la fille de ses patrons, qui l’éblouit et lui fait oublier sa condition de servante. Quand elle accepte d’être embauchée à la fabrique de porcelaine, elle est loin de se douter du labeur, et des peines qui vont arriver, y compris envers son ami d’enfance, le généreux Aurelien qui rêve d’être son fiancé… 

Un soir de bal, lors d’une étreinte furtive avec le frère d’Emilienne va bouleverser la vie de Cathie, ses projets et la vie de son entourage.

Comme depuis le début, G.E. Clancier conte la vie modeste, pénible mais volontaire de cette famille, avec tous les à-côtés sociétaux, industriels, médicaux et politiques à travers la France rurale et citadine du XIXe siècle dans cette région Limousine. 

Avec son écriture agréable, fluide, intense, virevoltante par moments, il nous entraîne dans une valse délicate comme la porcelaine mais tranchante comme un couteau. 

Je continuerai donc le Pain noir d’ici l’automne avec les deux derniers tomes.




Thursday, 25 June 2026

La Playlist du Jeudi.... on tient le "bon" bout

 


Bonjour,

On tient le bon bout... C'est presque la fin de ce mois.... qui est toujours égal à lui-même !

 

xx

Lisa 

 

Monday, 22 June 2026

On a tiré sur Aragon de François Weerts - retour de lecture

 


Résumé :

C'est l'histoire d'une balle qui claque contre la pierre de l'escalier de la Butte du Lion de Waterloo. Un coup de fusil dont on ignore l'auteur. Ni s'il visait vraiment la cible : Louis Aragon.
Nous sommes en 1965. Viktor, avec un K, comme KGB ou Kalachnikov, est détective privé. Chargé d’enquêter sur l’attentat gardé secret, il va devoir replonger dans l’épouvante de la Seconde Guerre mondiale et ce séisme que fut le pacte germano-soviétique. Paul Nizan rendit alors sa carte du parti, quand Aragon gardait la sienne.



Le contexte : 

Seconde Guerre mondiale… Rouergue…

Quoi de mieux pour acheter un livre ?


Mon avis :

En 1965, vingt ans après la Seconde Guerre mondiale, il y a toujours des tensions, des règlements de comptes et des nids d’espions… le tout au plat pays, où tout n’est pas si plat ; on pourrait même dire qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de Belgique ! 

François Weerts ouvre son roman sur un monument national français, Aragon, qui déambule sur les lieux mêmes de la défaite de Napoléon… Waterloo. Il vient prendre des notes pour revisiter son emblématique « Les Communistes » … avant de faillir se prendre une balle. Et pas perdue la balle !

De là, l’auteur tire un roman avec de nombreuses strates d’influences et des questionnements à la pelle. On parle de communisme, de trahisons, de soupçons, de collabos, de héros, de salauds et le tout avec un enquête menée par Viktor Rousseau, ancien communiste convaincu mais pas maso. 

En sus, il faut bien l’avouer l’ombre de la guerre plane sur ces années 60 en pleine développement socio-culturel… il y a des relents de fascisme à l’Est et la liberté qui commence à faire vibrer l’Ouest. 

Ce qui faut dire d’emblée est la qualité d’écriture, l’érudition, l’intelligence et le fourmillement de détails que François Weerts inclut dans son roman. Ses références sont nombreuses et pourraient, je pense, rebuter les non-habitués de romans historiques à tendance politique. Il distille les clans, les violences politiques, les radicaux, les inimitiés, les idéaux purs ou intéressés, les Aragon et les Nizan de tous bords et au milieu coule la Belgique.

J’ai beaucoup aimé suivre les pas de ce Viktor Rousseau, plein de contradictions, fan de Série noire, qui plonge dans cette enquête que le tireur d’Aragon, mandaté par le PCB (Parti Communiste Belge), suivi par l’homme à tout faire et les journalistes, policiers, affiliés qui noient le poisson dans l’eau de la Woluwe ! 

Au fil des pages, on découvre que chacun possède un intérêt… d’Arteveld, de l’Académie des lettres belges aux services secrets un brin hérissés (comme Hérisson… l’agent de la Sûreté de l’Etat !). Les pontes de la littérature aussi se déchirent, autour d’un Nizan mort en 1940 qui n’en demandait sûrement pas autant !

Ce roman ténébreux nous fait nager (et couler) en eaux troubles entre policiers, politiques, écrivains, communistes, fascistes, pacifiques, espions, agents doubles voire triples, et bien sûr, un goût de Littérature dans la bouche qui n’est pas reluisant au final.

Viktor Rousseau est un personnage atypique, à multiples facettes et qui nous livre un pan noirci mais diablement érudit, fluide, addictif et d’une belgitude absolue avec une galerie de personnages aussi intrigants et détonants les uns que les autres.

On a tiré sur Aragon est un très bon roman noir, un peu fleuve, un peu déroutant, très documenté et faussement plat !

 


Thursday, 18 June 2026

La Playlist du Jeudi...chansons à texter (de juin)

 


Bonjour,

J'ai trouvé des vieilles chansons à texte qui me parlent !!!

xx

Lisa 

 



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