La faute à un trajet en train et à une Divine ;)
Le contexte :
Ayant l’envie de lire des thrillers régionaux j’ai acquis 3 « polars en région » de la même maison d’éditions (Ravet-Anceau)… Ayant un long trajet en train, et n’ayant aucune envie de trimballer une pavasse dans mon sac, j’ai opté sur ce petit roman hors de ma sélection… le hasard !
Mon avis :
L’intrigue en 4e m’a paru intéressante et le fait de découvrir un bout du Dauphiné m’a intrigué.
Les tournesols jouant une grande importance dans l’histoire, j’avais hâte de lire ce roman pour savoir le pourquoi du comment.
Au départ on suit Graziella, une jeune femme qui doit témoigner au procès d’un gourou, lié à une filière de pédophilie et de tortures sectaires. Car oui, le gourou est sous les verrous et ses adeptes ont volé ailleurs… sauf Graziella sauvée par son grand-père maternel à l’âge de 15 ans. Des années plus tard, elle décide de se venger en annihilant mentalement le fils du gourou qui ignore tout de sa descendance.
Sous un prétexte d’études des moulins et autres bâtiments historiques, elle débarque sur le lieu même de sa détention sectaire, cette fameuse secte Le Soleil Levant, où elle a subi des assauts sexuels et les humiliations du gourou en personne.
Marco, le fils de…, ne connaît rien à cette histoire. Il vit en solitaire dans son corps de ferme entre peinture, potager, poules et tranquillité.
Graziella débarque dans sa quiétude et va remonter les traces pour l’amener à découvrir la vérité afin de le briser et se venger de son père. Parallèlement, un homme a une envie de vengeance également et les deux vont marcher vers le même but.
De ce constat, le roman est facile à lire, l’écriture simple, sautant de la tête de l’actuelle Graziella à la petite fille dont les souvenirs de manipulations et de routines quand elle était au sein de la Secte hantent et traumatisent encore.
Même si c’est aisé à suivre et sans gros rebondissement non compris d’avance, j’ai été surprise par cette jeune femme qui ourdit un plan très structuré de vengeance et qui est d’une naïveté incroyable ou confiance envers les inconnus (alors qu’avec ce qu’elle a subi, elle devrait être, je pense, hyper méfiante avec une réluctance, à moins d’être machiavélique… ce qu’elle n’est pas !), et même un peu fleur bleue avec le Marco… oui, elle veut le détruite psychologiquement mais elle est elle-même peu sûre de ses futures actions.
On la suit, elle, ses liens avec le « beau » Marco (forcément), le chat, le moulin, les tournesols, ses souvenirs effrayants au sein de la Secte et sa relation avec son grand-père.
Alors, même en passant outre ces détails, je n’ai pas ressenti de tension et ce côté un brin trop idyllique du lieu de la « vengeance » m’a laissé un peu sur le bas-côté de la route.
Pourtant il y a matière à dénoncer les sectes, leurs pouvoirs, l’avilissement des personnes, des enfants, la traite de ces dernières, et toutes les actions nauséabondes liées à ces manipulateurs pervers et condamnables.
Là, j’ai compris assez vite la fin du roman et cela a desservi mon avis.
Il n’empêche que c’est facile à lire, sans prise de tête, que certains passages peuvent être difficiles pour certaines personnes (pas pour moi, mais…) et que le pas-de-deux vengeur est sympathique… sans plus.
Reste les thèmes abordés et les tournesols !











