Influencée par Rafa
Résumé :
Wheeler Burden vit à San Francisco en 1988. Il a donc peu de raisons de se réveiller un beau matin à Vienne en 1897. C'est pourtant ce qui lui arrive, de façon totalement inexplicable. Complètement démuni, il décide d'aller consulter un jeune thérapeute viennois, Sigmund Freud. Tandis que celui-ci réfléchit à son cas, Wheeler fait connaissance avec la ville où Mahler et Klimt révolutionnent leurs arts respectifs. Alors qu'il tombe amoureux d'une jeune Américaine de passage, il réalise ce qui est en jeu dans cette curieuse mésaventure : l'incroyable possibilité de changer le destin des siens et, peut-être plus encore, celui de l'humanité tout entière...
Le contexte :
Typiquement le genre de roman que je n’aurais pas acheté…
Non pas qu’il n’est pas intéressant dans le résumé mais voilà je doute toujours… mais voilà on me le recommande et je m’exécute !
Mon avis :
Quel incroyable voyage…💖
Wheeler Burden est un cas à part depuis sa naissance… Fils d’une anglaise exilée en California, veuve d’un jeune bostonien idéaliste et résistant lors de la Seconde Guerre mondiale, excellent lanceur au base-ball, fan de Hugo, de mythologie et de discours philosophique lors de promenades, Standish, dit Stan pour sa maman, Wheeler par ses partenaires sportifs, est un être atypique.
Quand on le rencontre en 1988, il est célèbre pour son look excentrique, une interview iconique et un parcours non linéaire.
La différence est qu’un jour, il se retrouve propulser à Vienne en … 1897. Dans la Vienne de l’Empire Austro-hongrois en décadence mais également au moment de l’apogée de la création de la Jeune Vienne… un mouvement d’artistes, de penseurs, apprentis, jeunes espoirs ou rêveurs.
Heureusement par ses études et la rencontre avec un vieux professeur « Haze », viennois exilé, il connaît l’histoire de la vieille Europe, l’histoire et les soubresauts viennois et cette époque riche culturellement et politiquement, sans oublier le relent haineux de certains.
Il va donc croiser les personnages dont il a entendu parler… Freud, Klimt et se lier avec des jeunes en devenir… puis croiser une belle américaine dont il tombe amoureux…
Pourtant une question se pose au milieu de ce puzzle géant de l’histoire familiale de Wheeler… comment ne pas être tenté d’influencer le cours du temps quand on sait l’avenir, qu’on croit des gens néfastes (Vienne, Belle Epoque, peintre raté… ça vous parle, non ? coucou Adolf !) ?
Comment vivre une histoire flamboyante quand celle qu’on aime est quelqu’un de sa famille, mais à une époque différente (le destin pourrait être bouleversé et le cours d’une vie disparaît ?).
A chaque page, entre digressions et aller-retours temporels, on est là, on apprend comme Wheeler au fur et à mesure et on se sent perdus.
Il s’accroche à ses connaissances, à ces rencontres, à ce que le vieux professeur lui a enseigné, et découvre qu’il n’est pas le seul à voyager dans le temps…
La Vienne de la Belle Epoque était à la fois fourmillante d’idées, de libertés, de créations, de perpétuels progrès mais aussi de résistance, d’antisémitisme, de haine d’autres pays et d’un basculement impérial proche qui mènera à la Première Guerre mondiale…
Sacré voyage dans le temps, sacré personnage et malgré des longueurs et des idées folles dans le texte (ça part tous azimuts par moment !), L’incroyable histoire de Wheeler Burden est un roman à lire, à humer, à déguster autant qu’un café viennois ou un bon Tafelspitz (pot au feu) … avec un bel appétit !










