Influences : papa noël surprise de Clothilde
Résumé :
Quatre jeunes gens vivent dans un état autoritaire, une société où tout est normé, du quotient intellectuel au quotient beauté. Ils n’ont qu’un choix possible : suivre les règles ou se brûler les ailes.
Alors que la plupart de leurs concitoyens jouent le jeu de la compétition dans l’espoir de faire partie de l’élite, Mia, Eve, Clément et Raphaël, eux, cherchent simplement un peu de bonheur.
Ils mettent le doigt dans un engrenage que plus rien ne peut arrêter.
Le contexte :
Clo, ma grande copine depuis nos 15 ans, m’a envoyé ce roman … elle l’a lu et a adoré ! Elle m’a dit « ça va sûrement te plaire ou déplaire, ça parle d’amour ! »
Dois-je comprendre que je suis le diable en matière d’amour ? ou que mes histoires d’amour virent à la diablerie ?
En tous les cas, le résumé est diablement intéressant !
Mon avis :
Dans ce pays, l’Etat administre tout y compris les mariages.
En effet, la société est coupée en deux : les Supérieurs et les Inférieurs. Aucun ne fréquente l’autre et chaque castre possède sa hiérarchie selon pédigrée très détaillé et établi.
L’intelligence, la beauté, l’avenir professionnel, l’avenir de la castre et la richesse établissent un classement pour les jeunes hommes et à 25 ans, ils se doivent de convoler pour perpétuer les Supérieurs, tout en restant dans leur rang et ne jamais décevoir l’Etat qui leur fournit un travail, un logement et toutes les prestations possibles, en l’échange d’une seule contrepartie : l’Etat choisit une épouse qui cadre avec le pédigrée de l’homme et à la dot payée par la famille de la jeune fille de 19 ans.
Quand le roman s’ouvre, nous découvrons Mia, Clément et Raphaël le jour des épousailles (sans fioriture, tout en sobriété économique). Personne n’a droit à la parole sauf le montant de la dot et l’officier qui approuve l’union.
Mia veut épouser Clément et vice-versa. Le père de Mia en est conscient et a rassemblé une dot conséquente, sauf qu’un autre père surenchérit pour « payer » à sa fille le garçon parfait pour son rang : Clément…
Mia est désespérée et se voit attribuer l’élite de la sélection du jour : Raphaël, bon garçon, bon élève, bon citoyen. Un vrai gentil mais largué dans cette obligation.
Une fois la transaction nuptiale établit, le couple a deux ans pour procréer et offrir à l’Etat la descendance des Supérieurs, sous peine de dissolution du mariage… et du déclassement des deux familles (avec la honte, l’impossibilité de se maintenir de cette caste, etc.)
Au cours des mois, on suit les cinq personnes qui sont pris dans les filets de cet Etat omnipotent : Mia, Clément, Raphaël, mais aussi Victoire, la prétentieuse et glaciale femme de Clément, et Eve, la gouvernante embauchée par Raphaël pour aider sa femme qui l’ignore et se refuse à lui.
Dans cette dystopie, l’amour n’a pas de place dans ce pays qui fournit profession, habitation, aide mais qui exige que le citoyen fasse honneur à la note lui ayant été attribuée.
Sous cette machine autoritaire, il y a des personnes qui se débattent ou acceptent. Ceux qui se réjouissent d’une telle chance, qui ont été élevés et calibrés pour cela, ceux qui apprécient mais dont le cœur ne suit pas la cadence, et ceux, rebelles, qui refusent qu’on leur dicte qui doit partager leur lit.
Petit à petit, Raphaël préfère Eve, Mia et Clément n’arrivent pas à s’oublier et Victoire joue sa Victoire.
Ce roman, facile à lire, aéré et qui peut paraître simpliste ou léger, offre, néanmoins, et tant mieux, une réflexion sur les privilèges de la naissance, l’ascension à la force du poignet, à la soumission, à l’éducation embrigadant, les raisons du cœur et de la raison et surtout à l’impact de la société de plus en plus élitiste, enveloppée par l’IA pour déterminer le bon grain de l’ivraie afin d’obtenir le meilleur quoi qu’il en coûte à certains.
Chacun trouvera dans un personnage celui qui résonne en lui et se posera la question : qu’aurais-je fait à sa place ?














