Résumé :
Lucette est apprentie dans un jardin botanique situé près de Wimereux, station balnéaire où elle a emménagé seule quelques mois plus tôt. Gaëlle est étudiante en astronomie à l’institut de biologie marine. Elle a vécu à Wimereux quand elle était enfant mais n’en garde aucun souvenir car elle et son père ont très rapidement quitté la maison après la mort de sa mère. Leur rencontre est un coup de foudre pour Lucette qui est fascinée par Gaëlle, au point de vouloir la garder pour elle seule. Fascinée au point de vouloir savoir ce qui est arrivé à sa mère et à sa grand-mère, toutes deux mortes prématurément. Mais son enquête et ses questions dérangent et elle ne se rend pas compte que sa curiosité va être fatale à Gaëlle.
Le contexte
J’avais acheté trois polars régionaux à ma copine Perrine… et comme j’avais fini tous mes romans de juillet – enfin ceux que je voulais absolument lire ! – j’ai attaqué le 2e de la pile… Il m’en reste un qui parle de Saint-Etienne et du Chili version 1973 !
Mon avis :
Quand des secrets de famille et des non-dits peuvent être ravageurs.
Le livre s’ouvre sur l’enterrement d’une des deux jeunes femmes du livre et Christine Desrousseaux utilise un « vrai-faux » polar pour développer ces thématiques et celle de l’amour-amitié entre deux jeunes femmes, ainsi que certains traumatismes, plus que pour clore une enquête policier digne de ce nom.
Lucette rencontre Gaëlle et, en tombe raide dingue. Elle est fascinée par sa beauté, sa classe, sa passion des étoiles et le fait qu’elle est la fille d’un pianiste célèbre.
Elle, jardinière dans le coin qui se pense banale, et cet astre attirant vont devenir amies, des amies proches. Seule Lucette voudrait que cette amitié soit exclusive, passionnelle, et amoureuse. Elle décide alors de tout savoir sur son amie et pose des questions sur les morts prématurées de la mère et grand-mère de Gaëlle.
A vouloir tout connaître, elle va déterrer des démons et les vieilles histoires surgissent sans prévenir et vont se révéler difficiles à supporter pour ceux qui les ignoraient ou les avaient oubliées. Elle provoque plus d’évènements douloureux qu’elle ne l’aurait souhaité… elle qui rêvait d’une vie idyllique avec Gaëlle.
L’auteure décrit cette amitié vampirisée dans ces années 80 et propose en filigrane des parcours de vie avec des sujets forts mais non racoleurs : la psychiatrie pendant la guerre (la Seconde), le deuil, l’absence, l’homosexualité, l’ambiguïté malsaine des rapports entre frère et sœur (Lucette et son frère) et la perte d’un être idéalisé, rêvé qui brise un cœur.
C’est un roman facile à lire, court, sans difficulté mais avec une finesse dans les mots et qui fait que l’on ressent les embruns de leurs vies qu’ils soient doux ou durs.
Un livre agréable mais "oubliable" malgré quelques sujets forts.














