Thursday, 5 February 2026

La Playlist du jeudi... des "Ne me quitte pas"

 


Bonjour,

Nous voici déjà dans le 2e mois de l'année ! Déjà !!

Des chéris à Lisa... des titres ou artistes qui ne quittent jamais mes oreilles... et ma chanson d'amour chérie...

xx

Lisa

Wednesday, 4 February 2026

Veiller sur elle de JB Andrea - retour de lecture



Influences : par Rozzie

Résumé :

Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure, il a du génie entre les mains. Héritière du clan Orsini, Viola a passé son enfance à l'ombre d'un palais génois. Elle a trop d'ambition pour se résigner à la place qu'on lui assigne.
Ces deux-là n'auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, Viola et Mimo jurent de ne jamais se quitter. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l'Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s'il doit perdre Viola ?




Le contexte : 

Deuxième roman pointé par Rozzie, prix Goncourt, largement encensé partout… sauf que trop d’engouement m’avait refroidi… mais, voilà, quand c’est proposé par la môman de JP et sa sœurette la paupiette (non, non, elle ne s’appelle pas paupiette !), impossible de résister (le Général Hux a lourdement insisté !). 


Mon avis :

Veiller sur la Piéta (ou autre… on ne dévoile rien ici !), c’est ainsi que le titre pourrait se traduire.

Mimo, ou Michelangelo Vitaliani (prénom prédestiné pour un sculpteur de pierre, merci à maman), est un homme âgé quand on fait sa connaissance. Il vit depuis quarante ans dans un monastère italien et demeure un mystère pour ses compagnons. Il est venu volontairement se réfugier dans cet endroit coupé du monde. Pourquoi ? Quel est le mystère qu’il cache ? Que veut-il fuir ?

Parce que cet homme est aussi l’un des plus grands tailleurs de pierre du XXe siècle et qu’il a eu une vie incroyable. Né en France de parents italiens venus chercher du travail, il est traité de rital, de nain (ce qu’il est) mais il possède un don, celui de tailler dans la pierre. A la mort de son père, il est renvoyé par sa mère dans leur pays qui offre plus de possibilités pour développer son art de sculpteur.

On le suit en Ligurie, exploitant son don, et endurant violences corporelles, humiliations et pauvreté, jusqu’à sa rencontre avec Viola dans un cimetière. 

Elle, c’est l’héritière des richissimes Orsini, seigneur de la région. 

Mimo et Viola ont le même âge et possèdent deux caractères singuliers qui les réunissent. Ils ne vivent pas dans le même environnement mais ô diable les conventions. Ils se lient d’une amitié amoureuse platonique traversant les décennies, même quand la trop libre et effrontée Viola va suivre son destin.

Ceci n’est pas une histoire d’amour ! 

C’est une histoire singulière et romanesque qui n’a pas la force que j’attendais à l’entame du roman.

Ces deux personnages traversent l’Histoire de l’Italie, s’attirent mais se repoussent, s’apprivoisent, se guettent et se retrouvent ; pourtant j’ai guetté un souffle non conventionnel.

Ce roman oscille entre deux… réel et irréel, fable et fresque et on se demande quand on aura droit à la finalité.

Attention, le roman est beau, original mais il m’a manqué, je le répète, un vrai souffle… romanesque (ce qui est comble !) et puis il y a du Julien Sorel dans Mimo et mon aversion pour le premier n’a pas aidé le second ! 

J’ai beau avoir pris un certain plaisir en lisant ce roman, sans m’être ennuyée (sauf à quelques endroits, ce qui est négligeable) mais il m’a manqué l’Histoire dans cette fresque…

Alors, oui, Viola est un personnage avant-gardiste, luttant contre sa condition et le patriarcat (eh oui, il faut se remettre dans le contexte, n’en déplaise à certains !), Mimo un mec pas banal, mi-génie, mi-soulard qui veille, surveille et émerveille par ses talents mais aussi par ses oublis de la morale face au fascisme notamment (vaste sujet… l’art et la morale !).

Oui, l’écriture est belle, les descriptions un brin flamboyantes et le côté épique ne s’arrêtent jamais mais j’attendais que cela se fige à un moment sur une fresque historique romanesque (comme nos chers auteurs russes savent le faire) avec plus d’aspérité dans certains personnages… 

Reste que l’histoire se déroule dans une Italie à l’Histoire fascinante et à son image (volubile et diverse), que certains passages (le cirque, la sculpture, etc.) sont envoûtants comme certains paysages dans la campagne italienne mais la fin n’a rien de la force que j’attendais.

Merci à Rozzie sans qui je n’aurais jamais lu ce roman et qui m’a permis de me plonger dans les racines italiennes d’une partie de ma famille (même si chez nous ce sont la Vénétie et la Toscane !). 




Monday, 2 February 2026

Sortie de mon nouveau roman : Karl Von Radowitz

 Bonjour,

Aujourd'hui est un jour particulier pour moi... 

C'est la sortie de mon nouveau roman.



C'est toujours un moment spécial car j'abandonne mon "petit" à d'autres personnes en espérant qu'il sera bien reçu et qu'il sera aimé.

Ce roman clôt un projet de 30 ans et qui a germé dans ma tête à mes 15 ans mais qui a été réellement "monté dans mon cerveau" vers mes 25 ans.

3 romans parlant d'un travail de mémoire sur la Seconde Guerre mondiale avec des thématiques différentes à chaque ouvrage mais avec un lien, un personnage un brin mystérieux.

Je n'ai jamais pensé que le 4e opus sort car je tenais à garder ce mystère mais à force de demandes de lectrices et lecteurs sur "le passé de Karl", je me suis dit "et pourquoi pas ? J'y arrive, je le sors... ça me gonfle, je reste au triptyque"...

Force est de constater que j'y suis arrivée !!!

Voici donc plus d'information 

J'espère que cela vous intéressera !




xx

Lisa 



Saturday, 31 January 2026

Qu'est-ce que j'ai vu comme film, documentaire ou séries en janvier 2026 ?

 


Bonjour,

Voici mon petit bilan culturel du mois de janvier... 4 films et aucune série... mais un documentaire musicale !

 

Et vous ? Qu'avez-vous vu ?

xx

lisa 

Friday, 30 January 2026

Une fresque laineuse "préhistoriquement" titanesque !

 


En amont de la conférence que j’ai donnée lors de la réunion mensuelle de ma société savante d’amour (Société historique et archéologique du Périgord) le 6 août dernier, j’ai pu me poser quelques instants dans l’enceinte de la très lumineuse et accueillante médiathèque Pierre Fanlac(1) de Périgueux. 

Alors que je me posai sur un des sièges au rez-de-chaussée, je remarquai les ornements des rambardes à tous les étages.

Des carrés tricotés en laine assemblés en patchwork donnaient une allure bienveillante, chaleureuse et drôlement étonnantes dans un lieu feutré mais vivant.

Après avoir apprécié la laine et écouté les podcasts à partir du QRcode sur la divine mais excentrique Rachilde, je m’enquis de cette création originale. Les permanenciers m’indiquèrent qu’elle était l’œuvre du Club Tricot qui avait élu domicile au sein de la médiathèque. Puis un détail piqua ma curiosité avec une simple phrase : « ces dames travaillent sur le Grand Taureau de Lascaux, grandeur nature » …

J’en ai failli oublier ma conférence !

Comment ? tricoter des petits carrés pour représenter la célèbre peinture rupestre de cette grotte mondialement connue et reconnue ? 

En voilà une idée géniale !

Malheureusement pour moi, en ce mois d’août, le club était en congés mais j’ai pu discuter avec la responsable Odette Lasjaunias, avec l’aimable autorisation de la Mairie de Périgueux (merci au service de Communication pour l’accord).




Ma discussion avec elle fut passionnante et passionnée ! Entre deux « oh mon dieu, j’adoore » de ma part (franchement pas très reluisants de la part d’une auteure !!), elle m’a expliqué la genèse de ce projet fou mais qui devrait être fini d’ici la fin de 2026.

Entre 2018 et 2019 la médiathèque ferme pour travaux. Pendant ce laps de temps, les cerveaux bouillonnent pour trouver des nouveautés à proposer à sa réouverture. 

Comment concilier la littérature, les arts et une autre forme d’art ? Une idée « atelier tricot » vue ailleurs dans d’autres lieux surgit. Et pourquoi pas !?

Un test est fait lors d’une nuit de la lecture 2020 montrant un grand succès de la soirée « tricot ». Malheureusement la Covid rôde déjà et la médiathèque ferme. 

Loin de baisser les bras, le club se lance, sous l’initiative de la Directrice adjointe de la médiathèque, dans un projet fou « et pourquoi pas fabriquer une réplique au tricot du Grand Taureau de Lascaux », un des emblèmes du Périgord. 

À part de ce moment, la réalisation est lancée. 

Lors des ateliers du samedi après-midi (où il y a toujours quelqu’un pour vous apprendre à tricoter !), ces dames commencent à confectionner des petits carrés de 5x5cm (2640 pour la fresque !!) et insistent sur la réalité de colorisation desdits carrés. Actuellement il y a un noyau dur de 7 à 8 personnes qui y travaillent régulièrement avec quelques aides de temps à autre qui peut atteindre donc 15 personnes.

Pendant le Covid, un click & collect est instauré afin de continuer à  composer les carrés, les réceptionner et faire en sorte que la belle idée unisse ses dames confinées à la fresque en cours de réalisation.

Depuis 2020, la moitié est faite… reste le « plus dur » … Pour les passages les plus difficiles et délicats du Grand Taureau, il y a des carrés brodés ou crochetés… un travail de titan ! 

L’assemblage final est espéré pour fin 2026 (encore un peu patience et de carrés !) et la fresque s’étendra sur 3m x 2,5m ! 

La fresque est doublée avec de vieux draps en lin (si vous en avez, n’hésitez pas à les proposer à la Médiathèque, pour ce projet ou un futur !) et 8 pans rectangulaires seront brodés pour l’assembler avec des anneaux aux fins d’exposition sur la mezzanine ! 

photo D.R.

Vous imaginez cela ? Vous pénétrez dans une médiathèque, votre roman à la main, et là, au-dessus de votre tête un Grand Taureau vous scrute d’un œil noir ! 

Ce travail collectif rendrait fier les hommes et femmes de Lascaux ! 

Plus haut, je vous parlais des ornements à rambardes… Ce sont des « écharpes à rambardes » qui ont été réalisées, dans le cadre du tout jeune atelier tricot, avec appel à dépôt de laines et recyclage des pelotes orphelines… 500m ont été réalisés ! 

Odette Lasjaunias a évoqué une touchante histoire au sujet de ces écharpes… Un jour, un petit garçon de 6/7 ans venu à la médiathèque lui demande ce qu’elle tricote. Elle lui répond spontanément « une écharpe pour rambarde pour ne pas qu’elles aient froid l’hiver » … Le petit garçon la regarde, l’œil brillant et lui répond : « c’est pas bête ».

Comment une simple idée fait rêver les enfants ! 

Le club tricot réalise aussi des couvertures pour la SPA, des sacs pour Octobre Rose, des tricots solidaires, des doudous pour la maternité de la ville, des petites créations (vêtements 0/3 ans, des pochettes, sacs ou écharpes pour les mamans) pour les Restos du Cœur, etc.

L’équipe très dynamique est prête à tout pour animer, créer et, surtout, faire preuve de solidarité.
Comme le dit si bien Odette « 
Il faut être solidaire, on donne sans attendre rien en retour. Donner un peu de son temps pour des gens qui en ont besoin. »

Si le Club Tricot vous intéresse, sachez qu’il reçoit deux fois par semaine, à deux endroits différents : 

Samedi après-midi : médiathèque Fanlac

Mercredi après-midi 15/18h : bibliothèque annexe St Georges

Pour info sur le noyau dur, la plus jeune a 64 ans (Odette) et la plus âgée 87 ans (Thérèse) mais il y a des très jeunes femmes qui arrivent en force !


Avant de la quitter, je n’ai pas pu résister à lui poser deux questions qui me brûlaient la langue depuis août 2025 !


Le site de Lascaux exposera-t-elle la fresque ? il n’y a pas de contact pour l’instant mais cela serait un clin d’œil magnifique !


Avez-vous un grand projet à venir ? nous devrions participer à titre collectif avec un groupe de jeunes femmes pour faire des ombrières pour les rues de Périgueux (divers ateliers à ces créations).


Si quelqu’un sur le Site de Lascaux pouvait, un jour, faire honneur à ces dames, à leur travail et cette merveille, je serai la première à venir l’admirer face à la reproduction exacte dans Lascaux IV. 

J’espère que cette création vous a autant passionné que moi et dès l’exposition, je me permettrai de vous tenir informé(e)s avec une vue de l’ensemble ! 

xx

Lisa


(1) Imprimeur, éditeur, écrivain et poète – 1918 – 1991. Créateur des éditions FANLAC en 1943, toujours en activité. 

Thursday, 29 January 2026

La Playlist du jeudi... la bande-son de Karl


Bonjour,

Le 2 février sortira mon nouveau roman et comme d'habitude, j'ai créé une bande-son de travail qui épouse les différentes étapes de l'histoire (sans que cela en dévoile le contenu !).

Il est temps que je vous présente un avant-goût de la bande-son de "Karl Von Radowitz"


 

Qu'en pensez-vous ?

xx

Lisa

Tuesday, 27 January 2026

Manhattan Chaos de Michaël Mention - retour de lecture

 


Influences : recommandé par Audrey B.

Résumé :

New-York, 1977.
L'été de tous les extrêmes : alors que la ville est en faillite, une canicule sans précédent sévit et le tueur Son of Sam rôde dans les rues.
Cloîtré chez lui, rongé par la drogue, le célèbre musicien Miles Davis a mis un terme à sa carrière et s'enlise dans la dépression. Mais nous sommes le 13 juillet, et tout va basculer. Tandis que le soleil se couche sur Manhattan, une coupure de courant survient. Huit millions d'habitants sont alors plongés dans l'obscurité : c'est le black-out et la panique s'empare de la ville. Forcé de sortir, Miles va errer dans les rues prises d'assaut par la foule et entamer un trip halluciné qui lui fera revivre certains des épisodes les plus marquants, les plus tragiques, de l'histoire de la grosse pomme.



Le contexte : 

Audrey est une jeune femme géniale, le type de fille que j’envie à ses parents, si j’avais eu une fille… intelligente, drôle, curieuse, cultivée, douée pour beaucoup de choses et qui a toujours quelque chose à dire dans une discussion (grâce à sa large culture) … Elle m’avait recommandé Alan Parks et son Harry Mc Coy… et la marquise des poisons… Comment ne pas lire celui-ci !


Mon avis :

New York, 13 juillet 1977, en pleine canicule, Miles vit reclus dans son appartement richement décoré. Ses conditions de vie sont déplorables, déchets au sol, lumières éblouissantes jour et nuit, télévision en fond sonore H24, et de la drogue un peu partout (surtout dans son corps).

Miles ne vit plus, il survit et cette soirée devait être une nouvelle ordinaire soirée d’abus en tous genres, sauf que Miles n’est pas n’importe qui, c’est Miles Davis… le génie du renouveau du jazz et autres sonorités.

Le basculement ? une panne d’électricité générale qui plonge les habitants dans le doute, la peur, l’irrationnel pendant des heures.

Lui n’a qu’une obsession : trouver une dose d’héroïne pour éviter la crise de manque. Pour cela, il doit sortir de son appartement, arpenté les rues qu’il n’a plus vues depuis deux ans… Bref, en sus du manque, il a la trouille.

Michael Mention nous fait vivre les affres de Miles Davis en pleine crise paranoïaque, qui parle à son double (resté dans l’appartement), aux cafards imaginaires (ou pas !) et qui parcourt New York livré à la folie humaine.

Pourtant, l’auteur décide de faire voyager Miles dans la machine à remonter le temps de H.G. Wells (roman qu’il dit adorer) et on se retrouve un peu de partout, avec un accompagnateur et l’esprit perturbé qui voit, croit, et subit un chaos intérieur (et extérieur).

Écrit à la serpe, avec des phrases coupées sur plusieurs lignes (pour montrer le cerveau halluciné du personnage), des propos inquiétants et la menace du Fils de Sam, serial killer des années 70… cela peut dérouter quelques lecteurs plus académiques.

Ce roman mélange habilement les passé, futur, présent et la musique qui fait, elle aussi, un « very sad trip » !

Autant dire que c’est bordélique, sous acide (ou héroïne) et inclassable par moment… et j’ai aimé ça ! 


 

Le blog d'une ItemLiz Girl

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