Bonjour,
Voici le bilan ciné/séries TV du mois de juin avant la coupure estivale (je me concentre sur le foot, la F1 et le ventilateur)...
On se revoit début septembre !
xx
Lisa
Bonjour,
Voici le bilan ciné/séries TV du mois de juin avant la coupure estivale (je me concentre sur le foot, la F1 et le ventilateur)...
On se revoit début septembre !
xx
Lisa
Bonjour,
Allez, je vous ai fait quelques playlists pour votre été...
Pause estivale pour Lisa et reprise de la Playlist du Jeudi début septembre...
xx
Lisa
Résumé :
Le contexte :
Ayant beaucoup aimé les pérégrinations de Cathie et des Charron, je continue ma lecture…
Mon avis :
Après la mort de sa mère, Cathie prend en charge sa fratrie et la charge de la maison. Elle est là, immuable mais aussi titillée par les prémices de l’adolescence, des amitiés, des attirances et ses certitudes volent en éclats.
George-Emmanuel Clancier poursuit la saga des Charron, métayers du limousin qui vont devoir migrer vers la ville, s’établit dans les usines, fabriques et autres sites industriels pour survivre.
Cathie ne devrait connaître que des chansons et faire ses devoirs au lieu de veiller sur la dureté de la vie quotidienne et cette misère qui est tapie dans l’ombre de la famille Charron.
C’est alors qu’elle rencontre Emilienne, la fille de ses patrons, qui l’éblouit et lui fait oublier sa condition de servante. Quand elle accepte d’être embauchée à la fabrique de porcelaine, elle est loin de se douter du labeur, et des peines qui vont arriver, y compris envers son ami d’enfance, le généreux Aurelien qui rêve d’être son fiancé…
Un soir de bal, lors d’une étreinte furtive avec le frère d’Emilienne va bouleverser la vie de Cathie, ses projets et la vie de son entourage.
Comme depuis le début, G.E. Clancier conte la vie modeste, pénible mais volontaire de cette famille, avec tous les à-côtés sociétaux, industriels, médicaux et politiques à travers la France rurale et citadine du XIXe siècle dans cette région Limousine.
Avec son écriture agréable, fluide, intense, virevoltante par moments, il nous entraîne dans une valse délicate comme la porcelaine mais tranchante comme un couteau.
Je continuerai donc le Pain noir d’ici l’automne avec les deux derniers tomes.
Bonjour,
On tient le bon bout... C'est presque la fin de ce mois.... qui est toujours égal à lui-même !
xx
Lisa
Résumé :
Le contexte :
Seconde Guerre mondiale… Rouergue…
Quoi de mieux pour acheter un livre ?
Mon avis :
En 1965, vingt ans après la Seconde Guerre mondiale, il y a toujours des tensions, des règlements de comptes et des nids d’espions… le tout au plat pays, où tout n’est pas si plat ; on pourrait même dire qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de Belgique !
François Weerts ouvre son roman sur un monument national français, Aragon, qui déambule sur les lieux mêmes de la défaite de Napoléon… Waterloo. Il vient prendre des notes pour revisiter son emblématique « Les Communistes » … avant de faillir se prendre une balle. Et pas perdue la balle !
De là, l’auteur tire un roman avec de nombreuses strates d’influences et des questionnements à la pelle. On parle de communisme, de trahisons, de soupçons, de collabos, de héros, de salauds et le tout avec un enquête menée par Viktor Rousseau, ancien communiste convaincu mais pas maso.
En sus, il faut bien l’avouer l’ombre de la guerre plane sur ces années 60 en pleine développement socio-culturel… il y a des relents de fascisme à l’Est et la liberté qui commence à faire vibrer l’Ouest.
Ce qui faut dire d’emblée est la qualité d’écriture, l’érudition, l’intelligence et le fourmillement de détails que François Weerts inclut dans son roman. Ses références sont nombreuses et pourraient, je pense, rebuter les non-habitués de romans historiques à tendance politique. Il distille les clans, les violences politiques, les radicaux, les inimitiés, les idéaux purs ou intéressés, les Aragon et les Nizan de tous bords et au milieu coule la Belgique.
J’ai beaucoup aimé suivre les pas de ce Viktor Rousseau, plein de contradictions, fan de Série noire, qui plonge dans cette enquête que le tireur d’Aragon, mandaté par le PCB (Parti Communiste Belge), suivi par l’homme à tout faire et les journalistes, policiers, affiliés qui noient le poisson dans l’eau de la Woluwe !
Au fil des pages, on découvre que chacun possède un intérêt… d’Arteveld, de l’Académie des lettres belges aux services secrets un brin hérissés (comme Hérisson… l’agent de la Sûreté de l’Etat !). Les pontes de la littérature aussi se déchirent, autour d’un Nizan mort en 1940 qui n’en demandait sûrement pas autant !
Ce roman ténébreux nous fait nager (et couler) en eaux troubles entre policiers, politiques, écrivains, communistes, fascistes, pacifiques, espions, agents doubles voire triples, et bien sûr, un goût de Littérature dans la bouche qui n’est pas reluisant au final.
Viktor Rousseau est un personnage atypique, à multiples facettes et qui nous livre un pan noirci mais diablement érudit, fluide, addictif et d’une belgitude absolue avec une galerie de personnages aussi intrigants et détonants les uns que les autres.
On a tiré sur Aragon est un très bon roman noir, un peu fleuve, un peu déroutant, très documenté et faussement plat !
Influencée par Béa
Résumé :
Le contexte :
Cette guerre de Sécession est fascinante à étudier quand on veut savoir ce que sont les USA de nos jours… et cette bataille, aussi appelée « le Bloody April » a été la première évoquée par mes amis américains, bien avant les autres… Quand on sait que Shiloh signifie Paix (havre de paix) en hébreu … on croit rêver !
Mon avis :
Il faut préciser immédiatement un fait essentiel. Shiloh a été écrit en 1952 et sera suivi par près de 3000 pages sur la guerre de Sécession par l’auteur, véritable bible historique.
Ceci était dit, shiloh veut dire lieu de paix… pourtant ce fut un chaos meurtrier.
Quand j’ai eu fini de lire ce roman, intelligent et puissant, j’ai repensé à ce poème que j’aime d’amour depuis mes 8 ans : le dormeur du val de Rimbaud… ce trou au côté, ce rouge…
Shelby Foote, à travers sept soldats imaginaires mais sur la base de faits réels, raconte la bataille de Shiloh, deux jours de combat sans merci entre les armées du Nord et du Sud lors de la Guerre de Sécession.
On passe d’un camp à l’autre de la rivière Tennessee, entendant les officiers, des soldats et le tout avec le décor qui est un personnage à part entière.
De discussions en assaut, de refus en acceptation, de violence en défense de l’être humain, on assiste à la descente aux enfers de ces soldats qui n’ont aucun entraînement (ou peu), qui croient en leur camp, leurs idéaux, leurs cultures.
On appréhende (pour ceux qui ne connaissent pas ou peu cette guerre) les motivations des têtes pensantes, des officiers, et des engagés sudistes et nordistes. On comprend et ressent leurs peurs, leurs sidérations face à la mort, et surtout face à la bestialité de cette bataille meurtrière, envoyant plus de 20 000 hommes à la mort (quasiment un sur quatre) !
Shiloh est une bataille abominable, bouleversante et qui marque dans le sang cette guerre fratricide. Deux jours d’horreurs en tous genres.
L’auteur s’efface d’ailleurs devant ses personnages qui relatent, au plus juste, au plus près, ce qu’ils voient, ce qu’ils hument, ce qu’ils entendent, sans fioriture, sans arrière-pensée et tous les sentiments qui les traversent aussi profondément qu’une baïonnette.
Ce roman est bouleversant, intelligent, dense, diablement beau, efficace, torturant le lecteur au plus profond de son âme.
Comme disait Hemingway, le monde est un bel endroit qui vaut la peine qu’on se batte pour lui… se battre oui, s’entretuer bestialement et idiotement, non !
Un coup de cœur !