Saturday, 23 May 2026

La propagandiste de Cécile Desprairies - retour de lecture



Influencée par Béa

Résumé :


Dans le Paris des Trente Glorieuses, une enfant assiste aux réunions des femmes de la famille organisées au domicile de sa mère, Lucie, dans un immeuble haussmannien. On parle chiffons et on s’échange les potins du jour. L’ambiance est joyeuse. Plus agitée, aussi, quand il s’agit d’évoquer, à mots voilés, le passé de Lucie, ce grand amour qu’elle aurait connu, pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de se remarier.

Qui est Lucie ? Qu’a-t-elle fait précisément, avant ?

De fil en aiguille, perçant les mensonges et les non-dits de cette mère énigmatique, l’enfant, devenue adulte et historienne de profession, met à nu la part d’ombre de Lucie et de toute une partie de sa famille. Les masques tombent, et l’histoire de cette femme, collaboratrice zélée, en France, sous l’Occupation, se révèle en plein, à l’image d’un passé collectif dont on n’a, aujourd’hui encore, pas fini de faire l’inventaire. 




Le contexte : 

Un sujet épineux mais qui me passionne… et mes abonnées qui connaissent bien mes goûts…


Mon avis :

C’est typiquement le genre d’ouvrage qui crée automatiquement une polémique et je peux le comprendre (même s’il m’en faut énormément pour m’offusquer !).

Cécile Desprairies, historienne de l’occupation revendiquée, évoque sa famille, notamment sa mère Lucie, fervente pro-nazie, débrouillarde, sans remord, ni regret… sauf la mort de son grand amour Friedrich… même quand elle épousera le père de sa fille… là pour boucher le trou et lui racheter une conduite… à elle et à sa famille qui a profité de la situation des années 30 aux Trente Glorieuses. 

On sent le malaise admiratif de l’auteure dans ce roman court. 

Lucie est un mystère pour tout le monde… elle maintient à flot la famille, autant financièrement qu’idéologiquement. Eux vivent comme bon leur semble, souvent avec une impression d’opportunistes et d’arnaqueurs professionnels.

L’antisémitisme ? eux, jamais ! Mais récupérer des biens spoliés, travailler pour la propagande nazie, ou fricoter dans les soirées entre nazis et collaborateurs, oui ! Tout à fait Madame, on ne savait pas, on connaissait la situation… mais nous sommes juste des gens simples, pas des racistes.

Ce roman sur l’occupation, la collaboration, l’aversion d’un groupe pour un autre, d’un amour flamboyant sous la Swastika, sans complexe, sans questionnement, sauf des détails futiles, pourra rebuter beaucoup de monde (et je pense aux descendants des résistants déportés ou fusillés, des juifs spoliés, massacrés, des français ayant eu faim, peur pendant ces années noires) et cela pourra être entendu.

Pour ma part, j’ai détesté cette connasse de Lucie mais je l’ai comprise aussi de par ma connaissance sur la période et notamment sur cette collaboration et cette haine des autres qui a gangréné la société française bien avant le XXe siècle et les horreurs perpétrées.

Alors oui, c’est souvent malaisant, hachée (l’écriture et la formulation), indélicat mais le parti-pris de l’auteure est franc et sans ambages. Elle n’excuse rien, n’explique rien (sa famille était collabo, soit, et c’est une fierté) avec juste un petit côté snob qui vit sa vie comme un tourbillon, tant pis si cela emporte dans le néant des millions de personnes… Moi, Lucie, je n’en tamponne le coquillard, il n’y a que Friedrich, mon grand amour qui compte et a compté (merci pour les autres !).

Je pense que ce roman sera « magistral » pour certains qui découvriront la collaboration, l’occupation, le « tout ou rien hitlérien » … ou à vomir pour les autres.

Je suis dans aucun camp, je choisis de lire, de capter le bon comme le mauvais… et puis, comme je vous le dis souvent, va falloir se lever très tôt pour me choquer ! 

Comme disait l’autre « famille je vous hais » … ce qui n’est pas le cas de chez celle de Cécile Desprairies !


 

Mes lectures des années 90 - 1ère partie


 Bonjour,

Je continue mon exploitation (ma plongée) dans mes carnets de lecture...

Cette fois, on entre dans les années 90...

 

Quelles sont vos romans marquants lus pendant cette période ?

xx

Lisa 

Thursday, 21 May 2026

La Playlist du jeudi... le plus beau musicien du monde (ok David Bowie est hors compétition)

 


Bonjour,

1992, j'étais jeune, belle (oui, enfin, pas moche) et je courais les festivals avec mon mec de l'époque...

Arrivés sur place pour voir Blur (déjà, oui !), on tombe sur un groupe qui faisait déjà frissonner les foules... on croise en backstage (c'était hyper facile d'y accéder à l'époque) le chanteur qui marche les yeux plantés au sol... prêt à monter sur scène... là, il lève ses mirettes et on est tous rester scotchés (femmes, hommes, chiens, chats et autres joyeusetés)... la beauté du garçon...

Le garçon ? Kurt Cobain

Petit souvenir du concert en question :

xx

Lisa

Tuesday, 19 May 2026

Les chiens muets de Roger Béteille - retour de lecture



Influencée par la maman de Lila

Résumé :

Après le mariage d'amour d'Henri avec une jeune femme de condition modeste, d'étranges phénomènes vont perturber la vie quotidienne et bouleverser les habitants. L'auteur dépeint le quotidien d'une ferme à la fin du XIXe siècle, traversé par le retour de craintes ancestrales.



Le contexte : 

La maman de Lila est une spécialiste des romans de Terroir… et comme elle connaît mon appétence pour l’Aveyron et les environs, quoi de mieux que le Larzac pour me combler de joie ! 


Mon avis :


Roger Béteille produit un roman régional un brin glaçant mais instructif…

Nous sommes en 1890 dans un domaine du Causse du Larzac.

Dans ce domaine, il y a beaucoup de personnels qui sont là pour les travaux des champs, l’élevage, l’entretien de la demeure, le service des maîtres, et travaillent jusqu’à épuisement. Le progrès est encore loin de faciliter la tâche.

Quand l’héritier du domaine, Henri se marie avec Alexandra, d’extraction modeste, les mauvaises langues se délient, notamment sa belle-mère et la gouvernante. En sus, des phénomènes inexpliqués surviennent comme des chiens qui perdent leur aboiement, les brebis tremblent, les poules meurent et les jambons pourrissent… autant dire qu’Alexandra va rapidement être accusée de tous ces maux et que la « sorcellerie » n’est pas loin. Le malheur est là et elle est toute désignée !

En cette fin du XIXe siècle, les règles et les croyances sont encore bien ancrées et la hiérarchie est bien établie… on ne s’éloigne pas de sa castre sans en payer les conséquences… 

Entre hostilité, respect des maîtres, médisance, foi, et doutes, avec une écriture agréable et bien plantée dans son histoire, Les chiens muets nous jette en pâture ce domaine qui oscille entre scepticisme, peur irrationnelle, méchanceté gratuite et cette fin de siècle encore corsetée dans les non-dits, les classes sociales et dans une terre ancestrale faite de idées envers le Malin.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, ce lieu (Causse du Larzac), la période et surtout la galerie de personnages qui offrent au lecteur des visions différentes de la vie à cette époque.

Je n’avais lu Roger Béteille et j’aime beaucoup sa plume ! Encore un auteur édité chez Rouergue (va falloir que je demande un bureau chez eux pour pouvoir fouiller dans leur catalogue régional !!).


 

Thursday, 14 May 2026

Heydrich, l’homme clé du IIIe Reich d’Edouard Calic - retour de (re)lecture

 


influencée par cadeau SWAP de Tallulalit

Résumé :

Ancien officier de marine, Reinhard Heydrich fut distingué par Himmler et mis à la tête du SD, le service de sécurité de la SS. Ayant ainsi autorité sur les services secrets et la Gestapo, il eut entre les mains une puissance qui n'était guère dépassée que par celle de Hitler lui-même. Il fut avec Himmler l'un des concepteurs de la « solution finale de la question juive ». Nommé protecteur de Bohême-Moravie, le « bourreau de Prague » fut abattu en 1942, à trente-huit ans, par des résistants tchèques. Son voeu ultime fut que la destruction des Juifs soit menée à bien.
L'apport essentiel d'Édouard Calic est de dévoiler dans cet ouvrage le rôle joué dans l'ombre par Heydrich dans toutes les provocations et attentats orchestrés par les nazis : l'incendie du Reichstag, qui permit leur prise de pouvoir, la Nuit des longs couteaux, l'assassinat du roi de Yougoslavie à Marseille, la Nuit de cristal, l'affaire de Gleiwitz, prétexte au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le faux attentat contre Hitler en novembre 1939, etc. Sur tous ces dossiers, Édouard Calic met en lumière ce que fut l'action réelle d'Heydrich.



Le contexte : 

Contexte ? Histoire… IIIe Reich, Heydrich, … Y a-t-il d’autres raisons pour Lisa ? 

Ben, non ! 


Mon avis :

J’avais lu cet ouvrage dans les années 80 (1987 sur mon carnet) mais j’avais envie de le lire (ne le trouvant plus sur mes étagères).

Reinhardt Heydrich est un homme clé, un homme de l’ombre mais avec une tendance nette à prendre la lumière… redoutable et redouté (y compris par le cercle proche de Hitler), cet arriviste et terrible stratège est un des dirigeants les plus connus mais souvent méconnus par les non-initiés.

Edouard Calic est un journaliste et historien croate. Né en 1910, il devient correspondant de son journal à Berlin. Profondément antinazi, il est arrêté et interné au camp de concentration de Sachsenhausen de 1942 à 1945. Auteur de nombreux livres sur le IIIe Reich, il s’est consacré aux deux figures que sont Himmler et Heydrich. 

Dans cet ouvrage, il s’attache à retracer l’itinéraire de cet homme de sa naissance à sa mort en 1942, suite à l’opération Anthropoïde (pour leur mémoire, le slovaque Jozef Gabčík et le tchécoslovaque Jan Kubiš, sans oublier le tchèque Karel Svoboda, blessé pendant la préparation en Angleterre).

Né dans une famille cultivée et aisée, il est imprégné de nationalisme, de Wagner, de musique – son père était compositeur – et choyé. Il développe un goût pour le sport, joue du violon, mais se découvre un amour pour la navigation et une volonté de devenir marin. Ardent défenseur de l’Allemagne, il s’engage dans les corps francs à 15 ans et cimente son antisémitisme viscéral pour gommer une erreur qui a entaché la vie de son père (faussement assimilé à un nom de famille juif, suite à un remariage de sa mère).

Décrit comme arrogant, pas au-dessus de la moyenne, ambitieux, supérieur dans son attitude, il hait les juifs, les communistes et tous les opposants à l’Allemagne. 

Entré dans la marine de guerre, il devient un officier zélé, brutal, insultant et n’hésite pas à malmener ses camarades. Renvoyé en 1931, pour une raison obscure, il intègre rapidement la force dirigée par Himmler et est appointé comme chef de la sûreté. Himmler a trouvé un homme d’une ambition sans faille, militaire, fanatique, à l’idéologie sans tache et avec une prédisposition pour le renseignement et la répression.

Heydrich va se révéler au-delà des espérances… investi dans sa mission, il attire la terreur, répertorie les failles de tous les dirigeants, opposants, personnels, et même sympathisants du régime. Son fanatisme et sa connaissance du renseignement vont en faire une terreur absolue, prenant sa mission avec plus de zèle que prévu et qui va élever ses actions au rang de crime contre l’humanité.

Les grands évènements du IIIe Reich portent peu ou prou son ombre sinistre, parmi lesquels l’incendie du Reichstag, la Nuit des longs couteaux, la Nuit de cristal, les affaires Gleiwitz ou le faux attentat sur Hitler en 1939, etc.



La Playlist du jeudi... Mon obsession .... même si je dois avouer que j'ai mal à la tête cette saison !!

 


Bonjour,

Ok, j'aime le foot (et la F1 et le Hockey sur Glace), je peste régulièrement sur les résultats de mes deux équipes (à jamais Liverpool F.C. et l'OM)... et cette saison, je bois le calice jusqu'à la lie !

Une saison en enfer (coucou Arthur !)...mais bon, voici la saison (le purgatoire) est presque finie et dans un mois, y'a la Coupe du Monde (et une autre désillusion pour mon équipe "nationale" qu'est l'Angleterre)... 

Il faut avoir le moral pour aimer le foot ... mais il y a ces chansons (et surtout celle de Renaud !!!)... ça aide !

xx

Lisa



Thursday, 7 May 2026

La Playlist du jeudi... Georgia on my mind ... enfin pas complètement !

 


Bonjour,

Depuis quelques jours, je carbure à ces chansons... surtout R.E.M. qui manque beaucoup, trop !

Et vous, vous aimez ?

 

xx

Lisa



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