Thursday, 14 May 2026

Heydrich, l’homme clé du IIIe Reich d’Edouard Calic - retour de (re)lecture

 


influencée par cadeau SWAP de Tallulalit

Résumé :

Ancien officier de marine, Reinhard Heydrich fut distingué par Himmler et mis à la tête du SD, le service de sécurité de la SS. Ayant ainsi autorité sur les services secrets et la Gestapo, il eut entre les mains une puissance qui n'était guère dépassée que par celle de Hitler lui-même. Il fut avec Himmler l'un des concepteurs de la « solution finale de la question juive ». Nommé protecteur de Bohême-Moravie, le « bourreau de Prague » fut abattu en 1942, à trente-huit ans, par des résistants tchèques. Son voeu ultime fut que la destruction des Juifs soit menée à bien.
L'apport essentiel d'Édouard Calic est de dévoiler dans cet ouvrage le rôle joué dans l'ombre par Heydrich dans toutes les provocations et attentats orchestrés par les nazis : l'incendie du Reichstag, qui permit leur prise de pouvoir, la Nuit des longs couteaux, l'assassinat du roi de Yougoslavie à Marseille, la Nuit de cristal, l'affaire de Gleiwitz, prétexte au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le faux attentat contre Hitler en novembre 1939, etc. Sur tous ces dossiers, Édouard Calic met en lumière ce que fut l'action réelle d'Heydrich.



Le contexte : 

Contexte ? Histoire… IIIe Reich, Heydrich, … Y a-t-il d’autres raisons pour Lisa ? 

Ben, non ! 


Mon avis :

J’avais lu cet ouvrage dans les années 80 (1987 sur mon carnet) mais j’avais envie de le lire (ne le trouvant plus sur mes étagères).

Reinhardt Heydrich est un homme clé, un homme de l’ombre mais avec une tendance nette à prendre la lumière… redoutable et redouté (y compris par le cercle proche de Hitler), cet arriviste et terrible stratège est un des dirigeants les plus connus mais souvent méconnus par les non-initiés.

Edouard Calic est un journaliste et historien croate. Né en 1910, il devient correspondant de son journal à Berlin. Profondément antinazi, il est arrêté et interné au camp de concentration de Sachsenhausen de 1942 à 1945. Auteur de nombreux livres sur le IIIe Reich, il s’est consacré aux deux figures que sont Himmler et Heydrich. 

Dans cet ouvrage, il s’attache à retracer l’itinéraire de cet homme de sa naissance à sa mort en 1942, suite à l’opération Anthropoïde (pour leur mémoire, le slovaque Jozef Gabčík et le tchécoslovaque Jan Kubiš, sans oublier le tchèque Karel Svoboda, blessé pendant la préparation en Angleterre).

Né dans une famille cultivée et aisée, il est imprégné de nationalisme, de Wagner, de musique – son père était compositeur – et choyé. Il développe un goût pour le sport, joue du violon, mais se découvre un amour pour la navigation et une volonté de devenir marin. Ardent défenseur de l’Allemagne, il s’engage dans les corps francs à 15 ans et cimente son antisémitisme viscéral pour gommer une erreur qui a entaché la vie de son père (faussement assimilé à un nom de famille juif, suite à un remariage de sa mère).

Décrit comme arrogant, pas au-dessus de la moyenne, ambitieux, supérieur dans son attitude, il hait les juifs, les communistes et tous les opposants à l’Allemagne. 

Entré dans la marine de guerre, il devient un officier zélé, brutal, insultant et n’hésite pas à malmener ses camarades. Renvoyé en 1931, pour une raison obscure, il intègre rapidement la force dirigée par Himmler et est appointé comme chef de la sûreté. Himmler a trouvé un homme d’une ambition sans faille, militaire, fanatique, à l’idéologie sans tache et avec une prédisposition pour le renseignement et la répression.

Heydrich va se révéler au-delà des espérances… investi dans sa mission, il attire la terreur, répertorie les failles de tous les dirigeants, opposants, personnels, et même sympathisants du régime. Son fanatisme et sa connaissance du renseignement vont en faire une terreur absolue, prenant sa mission avec plus de zèle que prévu et qui va élever ses actions au rang de crime contre l’humanité.

Les grands évènements du IIIe Reich portent peu ou prou son ombre sinistre, parmi lesquels l’incendie du Reichstag, la Nuit des longs couteaux, la Nuit de cristal, les affaires Gleiwitz ou le faux attentat sur Hitler en 1939, etc.



La Playlist du jeudi... Mon obsession .... même si je dois avouer que j'ai mal à la tête cette saison !!

 


Bonjour,

Ok, j'aime le foot (et la F1 et le Hockey sur Glace), je peste régulièrement sur les résultats de mes deux équipes (à jamais Liverpool F.C. et l'OM)... et cette saison, je bois le calice jusqu'à la lie !

Une saison en enfer (coucou Arthur !)...mais bon, voici la saison (le purgatoire) est presque finie et dans un mois, y'a la Coupe du Monde (et une autre désillusion pour mon équipe "nationale" qu'est l'Angleterre)... 

Il faut avoir le moral pour aimer le foot ... mais il y a ces chansons (et surtout celle de Renaud !!!)... ça aide !

xx

Lisa



Thursday, 7 May 2026

La Playlist du jeudi... Georgia on my mind ... enfin pas complètement !

 


Bonjour,

Depuis quelques jours, je carbure à ces chansons... surtout R.E.M. qui manque beaucoup, trop !

Et vous, vous aimez ?

 

xx

Lisa



Tuesday, 5 May 2026

Vine Street de Dominic Nolan - retour de lecture

 


Influencée par Audrey B

Résumé :

Londres, 1935. Leon Geats travaille à la brigade des Mœurs & Night-clubs de la police de Westminster. Misanthrope et hargneux, il dirige la racaille de Soho - un quartier peuplé de prostituées, de jazzmen et de mafieux - selon un code moral élastique. Lorsque le corps d'une femme est retrouvé au-dessus d'un club, les inspecteurs de la Criminelle ont vite fait de classer l'affaire, ignorant qu'il s'agit de la première victime d'une longue série. En collaboration avec un collègue de la Brigade Volante et une officière de police, Geats se consacre à la recherche d'un tueur pervers et insaisissable. Une enquête qui couvrira plusieurs décennies, traversant le Blitz et l'après-guerre, à la poursuite d'un meurtrier surnommé « le Brigadier ».



Le contexte : 

Audrey B est celle qui m’a recommandé chaudement la saga « Harry McCoy » d’Alan Parks, autant vous dire que la jeune trentaine a d’excellentes références (en musique aussi… fan de Bruce et Peter Doherty, Paul McCartney, entre autres).

Quand elle cite un roman, je note. Point barre (et je lis !).


Mon avis :

Ce roman prend son temps, et du temps, il en est question tout au long de ces presque 700 pages.

On découvre une atmosphère, un quartier électrique (Soho avant !) peuplé d’une myriade de personnages entre délinquants, trafiquants, voleurs, noctambules ou policiers. D’ailleurs, on chemine aux côtés d’un flic du quartier qui fraye autant avec le milieu et les prostituées qu’avec les gars de son commissariat. Ce flic est aussi étonnant qu’attachant et cela en fait tout le sel de ce roman. 

Leon Geats puisqu’il s’agit de lui, va enquêter malgré le classement du premier meurtre initial sur une tueur insaisissable et diablement intelligent – et pervers – sans qu’on sache qui est qui.

Au-delà des apparences, Leon Geats est un paradoxe sur pattes. Alcoolo, violent, à la limite de tout y compris quand on en vient ses relations avec les corrompus, les filles de joie, les gamines du coin. En sus, comme il est attaché à ces filles de la rue et à un vétéran de la Grand Guerre, cela n’aide pas à lui trouver des circonstances atténuantes... pourtant, on lui trouve un truc à ce Leon (l’envie de lui en coller une, aussi, parfois !). Et ses sentiments vont le mener à enquêter pendant des décennies sur tous les meurtres commis par « le Brigadier » … Avant la Seconde Guerre mondiale, sous le Blitz, et bien après-guerre, de Londres à Birmingham. 

Ce roman fait partie de ceux qui exigent une attention, une lecture soutenue car la narration est très habile, et nous emmêlent les pinceaux si on saute une ligne, tant les méandres de l’enquête peuvent perdre les plus distraits. Les chapitres sont courts et très nombreux, les personnages ne sont pas en reste côté listing et les petites piques sont de sortie (misogynes, ennemi de la perfide Albion, etc.)

J’ai vraiment beaucoup aimé les personnages secondaires notamment Billie et Mark et, évidemment, tout le contexte historique… 

A chaque détour d’indices, à chaque évènement calendaire, on prend la mesure de la difficulté de la vie, de la place des uns et des autres, des femmes aux homosexuels, du poids du regard sur les policiers, les voyous ou des habitants endurant les conditions de vie, de guerre, etc.

Dominic Nolan est constamment sur le fil du rasoir et nous transporte avec une intensité rare dans un tourbillon policier, de mœurs, d’Histoire et de galeries de portraits absolument fascinants (cette gouaille… même si la traduction est un peu étrange par moment !).

Un roman que l’on ne veut pas lâcher avant d’avoir toutes les réponses, avec lequel on traverse 70 ans avec quatre périodes bien définies (années 30, le Blitz, 1963 et 2002) et qui donne envie de déambuler dans Soho, l’actuel. 


 

Saturday, 2 May 2026

Les loups de Babylone d’Anne Percin - retour de lecture

 

Influencée par OL et Madame (surtout madame)

Résumé :

Sophie Cauchy, récemment mutée à la gendarmerie de Millau, est chargée d'enquêter sur la disparition d'une jeune militante écologiste radicale, Jessica. Au même moment, Estéban Perrault, un adolescent qui subit au collège un harcèlement du fait de son appartenance à La Bergerie, une communauté alternative logée au cœur des Causses, fait la connaissance de Cassandra, une nouvelle élève placée en famille d'accueil. Quand la piste de Jessica mène Sophie au sein de La Bergerie, les destins de ces trois personnages se croisent. Mais qui sont les loups qui menacent les brebis ?



Le contexte : 

Encore un roman détesté par OL et (moindrement) Madame… Il m’a dit « ça m’a gonflé mais c’est en Aveyron et toi, tu adores cet endroit ! »…

Il est fort ce OL… il sait parler à mon cœur !


Mon avis :

Les loups de Babylone est un roman à deux voix, ou presque.

D’un côté, Estéban et sa communauté paysan-écolo de la Bergerie, hors système, vivant de leurs élevages et de leurs cultures ; de l’autre Sophie Cauchy, gendarme, qui a fui la banlieue parisienne et principalement son ex toxique et malveillant, qui la hante encore.

On suit donc chapitre par chapitre la communauté au pied des Causses, le mode de vie et de pensée de ces personnes qui fuient la société de consommation, « Babylone » comme ils la surnomment. Estéban et quelques autres enfants de la Bergerie, vont au collège après des années d’études dans leur maison communauté. Là, il rencontre Cassandra une jeune fille placée dans une famille d’accueil, marginale et qui n’aime pas son placement et les règles imposées. Par touches, on apprend aussi la vie de Sophie, les traumatismes subis par son ex de pompier, sa fuite préparée, ses peurs viscérales et son installation à Millau, ses renonciations à sa vie, ses amis, ses activités annexes sous l’emprise de cet homme.

Un matin, tôt, un couple vient signaler la disparition de leur fille, Jessica, une jeune femme profondément écolo, militante pure et dure, qui a atterri en Aveyron après un séjour à Notre-Dame-des-Landes. Ils n’ont plus de nouvelles et trouvent cela étrange. Elle n’était pas bien bavarde mais elle se signalait. Là, rien, silence radio. 

Sophie va donc enquêter avec un autre gendarme qui couvre le territoire de la Bergerie.

Les deux côtés s’entremêlent et chacun reste sur ses positions tout en cherchant la fameuse Jessica et son petit ami qui n’a pas eu que des amis.

Anne Percin présente une galerie de personnages hauts en couleurs de part et d’autre de la ligne de séparation entre les écolos et Babylone. Pourtant j’ai trouvé cela très manichéen par moments, principalement pour Sophie et Cassandra.  Elle montre bien l’aversion des membres de la communauté pour l’Etat, la civilisation ultra connectée et déconnectée de la nature et des valeurs qu’ils prônent, et de l’autre la moquerie envers ces « babos » qui vivent comme au Moyen Âge ou presque. Personne ne fréquente l’autre et ne discute vraiment. Chacun est immédiatement rétif au mode de vie de l’autre sans vraiment essayer de parler sans accuser ou menacer.

L’enquête avance bien que cela soit par les gendarmes que par les adolescents (notamment le duo Estéban/Cassandra) qui ont une autre vision des raisons de cette disparition. Le final est intéressant et surprenant sans être révolutionnaire.

J’aurais aimé que la romancière se positionne soit du côté adulte, soit du côté adolescent (que je trouvais plus intéressant à suivre). 

En fin de compte, le roman décrit deux systèmes qui ne communiquent pas, dans un périmètre qui traîne des arriérés de lutte pour un mode de vie plus proche de la nature, sans intervention de la société consumériste. Le côté policier est léger et agréable à lire avec une plume fluide et rondement menée.



Friday, 1 May 2026

La Playlist du ... Bon 1er mai

 Oui, bon, en fait, je travaille  ;)... artistique mais c'est le meilleur mais en musique.... 


Bon Premier Mai à vous ... 
Profitez-en pour faire ce que vous aimez... 

Et n'oubliez pas, pensez à ceux qui vous sont chers... 

un brin, un email ou SMS avec photo, etc.
Cela fait toujours plaisir !





Parce que j'aime ce groupe, cette ville d'amour !






et un petit plus ;)


Tuesday, 28 April 2026

Mademoiselle Laguiole de Daniel Crozes - retour de lecture

 


Influencée par MOI, la fan girl de Daniel Crozes

Résumé :

Portrait d'une femme passionnée qui cherche à s'imposer dans le monde de la coutellerie dominé par les hommes.



Le contexte : 

Daniel Crozes. C’est l’unique raison de mon choix.

Je continue à lire ses romans…

J’aime son écriture, ses histoires et l’Aveyron (après la Dordogne, évidemment !).


Mon avis :

Je pense que, maintenant, vous connaissez mon grand intérêt (oui, oui, je fais ma Fan Girl) pour Daniel Crozes et le fait qu’il vante son terroir aveyronnais autant qu’il le peut. Il présente un métier, une période, un lieu, des histoires singulières, des personnages, toujours dans l’optique de faire connaître la beauté et la vie palpitante de l’Aveyron depuis des siècles.

Là, il pose son roman à Laguiole pour conter le destin de Mathilde Chauchard, 28 ans, jeune, passionnée, hors normes pour l’époque (début des années 30).

Comme régulièrement, l’auteur présente une femme et l’inclut dans une histoire de terroir, dans l’Histoire, dans un domaine et dans son temps.

Là, nous sommes entre 1933 et 1935 quand Mathilde prend les rênes de la coutellerie familiale à Laguiole après l’accident de son père.

Qui ne connaît pas, de nos jours, les couteaux Laguiole ?

Cette jeune femme doit rendre un couteau exceptionnel pour l’offrir au président de la République… et là, son talent et son sens des affaires va lui faire gagner une notoriété auprès des spécialistes mais va attirer la jalousie des auteurs couteliers ainsi que du fait qu’elle est une femme dans un milieu exclusivement (ou presque) masculin. 

En outre, elle est sportive, moderne, avant-gardiste dirons-nous, et prête à en découdre avec ses concurrents et ceux qui la pensent trop « fragile et féminine » pour s’imposer.

Daniel Crozes pose aussi un regard sur le terroir, fascinant mais rude, hostile de temps en temps, de l’Aubrac et qui n’aide pas Mathilde à lutter, elle-même, contre ceux qui voudraient qu’elle trébuche.

Malgré de temps à autre de longues descriptions, on sent tout l’amour de sa terre, de ces destins aveyronnais, de ce coin de Terre qu’est l’Aubrac, de ce métier toujours intéressant, et de ces femmes qui ont contribué à réhabiliter la place des femmes dans la société, place qu’elles avaient déjà occupée dans le passé mais qui avait été occultée par certains (jaloux ? misogynes ?).

J’ai, comme vous le comprenez, beaucoup aimé l’histoire de Mathilde, la vision du romancier sur sa terre et sur les métiers qui méritent toute notre attention.



 

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