Résumé :
Le contexte :
Aperçu dans les transports en commun, j’ai été happée par le viaduc de Millau que je connais bien (et après la Dordogne, l’Aveyron est mon département préféré) … Je n’en savais pas plus… A la lecture du résumé, j’ai trouvé un intérêt certain.
Mon avis :
Camille est une élève de CM2 à Bagneux. Un jour, elle et vingt autres élèves de sa classe sont emmenés par avion dans un abri antiatomique appelé le Vialar (sous le plateau du Larzac, Aveyron). Les enfants sont coupés du monde, de leurs parents, et des adultes, sans explication autre que celle de la maîtresse qui les assurent qu’on viendra les chercher bientôt.
Camille décide de tenir un journal (106 jours est le temps écoulé pendant l’écriture) sur des carnets trouvés dans cet endroit aménagé en différentes pièces (cuisine, buanderie, médiathèque, pharmacie, etc.) avec tout ce qu’il faut pour tenir de longs mois.
Elle ne sait pas pourquoi ils sont là mais ils essayent de s’organiser.
En 2048, la situation est tendue. On parle de censure omniprésente, de parti unique, de religions interdites, de castes entre les travailleurs et les autres « assistés », d’autorité sur tout, de surveillance, etc.
Un monde postapocalyptique qui offre une voix à une gamine.
Car ce roman est à hauteur d’enfants qui essayent de raisonner comme une société entre ceux qui aident, qui nettoient, qui dirigent, qui pestent, et qui menacent l’équilibre. Des clans se forment et on pense à un organigramme directionnel naissant.
Le fait est que Camille n’analyse rien, elle note, elle pose ces observations avec un « c’étaient comme ça » ou « c’est comme ça ».
Mais le roman simple et fluide pose surtout des questions, à toutes les pages.
Pourquoi ces enfants-là ? Pourquoi les sauver ? Pourquoi aucun adulte ? Est-ce une expérience afin d’observer pour un conflit ultérieur ? Est-ce un cauchemar de Camille ?
Ce qui se ressent c’est l’absence et la solitude de ces enfants malgré les jeux, les habitudes prises, les règles et les amitiés ou amours naissantes.
Car ils créent rapidement une mini-communauté et les tensions éclatent jusqu’à ce qu’ils décident de sortir après avoir étudié un capteur de l’atmosphère extérieure… Là, il faut avancer et les épreuves sont aussi périlleuse que fascinante.
Il est impossible d’en dire plus mis à part que ce roman est intéressant à lire, surtout car il est écrit et vu de la perspective d’enfants qui ne savent comment ils vont s’habituer à tout ce nouveau monde.
En outre, ce roman offre au lecteur son libre-arbitre, son opinion sur le style de Camille (qui oscille entre la bonne élève qui fait attention aux fautes, à la syntaxe mais qui prend des libertés avec la négation), la façon de rabâcher des détails ou se pose des questions simples, enfantines ou plus générales, sans solution.
J’ai bien aimé ce voyage aux côtés de ces enfants et la façon dont l’auteure (dont le nom est un pseudonyme volontairement demandé pour garantir son anonymat !) donne sans expliquer.












