Tuesday, 10 February 2026

Le diable se moque bien des histoires d’amour de Brigitte Moreau - retour de lecture


Influences : papa noël surprise de Clothilde


Résumé :

Quatre jeunes gens vivent dans un état autoritaire, une société où tout est normé, du quotient intellectuel au quotient beauté. Ils n’ont qu’un choix possible : suivre les règles ou se brûler les ailes.

Alors que la plupart de leurs concitoyens jouent le jeu de la compétition dans l’espoir de faire partie de l’élite, Mia, Eve, Clément et Raphaël, eux, cherchent simplement un peu de bonheur.

Ils mettent le doigt dans un engrenage que plus rien ne peut arrêter.



Le contexte : 

Clo, ma grande copine depuis nos 15 ans, m’a envoyé ce roman … elle l’a lu et a adoré ! Elle m’a dit « ça va sûrement te plaire ou déplaire, ça parle d’amour ! »

Dois-je comprendre que je suis le diable en matière d’amour ? ou que mes histoires d’amour virent à la diablerie ? 

En tous les cas, le résumé est diablement intéressant !


Mon avis :

Dans ce pays, l’Etat administre tout y compris les mariages.

En effet, la société est coupée en deux : les Supérieurs et les Inférieurs. Aucun ne fréquente l’autre et chaque castre possède sa hiérarchie selon pédigrée très détaillé et établi.

L’intelligence, la beauté, l’avenir professionnel, l’avenir de la castre et la richesse établissent un classement pour les jeunes hommes et à 25 ans, ils se doivent de convoler pour perpétuer les Supérieurs, tout en restant dans leur rang et ne jamais décevoir l’Etat qui leur fournit un travail, un logement et toutes les prestations possibles, en l’échange d’une seule contrepartie : l’Etat choisit une épouse qui cadre avec le pédigrée de l’homme et à la dot payée par la famille de la jeune fille de 19 ans. 

Quand le roman s’ouvre, nous découvrons Mia, Clément et Raphaël le jour des épousailles (sans fioriture, tout en sobriété économique). Personne n’a droit à la parole sauf le montant de la dot et l’officier qui approuve l’union.

Mia veut épouser Clément et vice-versa. Le père de Mia en est conscient et a rassemblé une dot conséquente, sauf qu’un autre père surenchérit pour « payer » à sa fille le garçon parfait pour son rang : Clément… 

Mia est désespérée et se voit attribuer l’élite de la sélection du jour : Raphaël, bon garçon, bon élève, bon citoyen. Un vrai gentil mais largué dans cette obligation.

Une fois la transaction nuptiale établit, le couple a deux ans pour procréer et offrir à l’Etat la descendance des Supérieurs, sous peine de dissolution du mariage… et du déclassement des deux familles (avec la honte, l’impossibilité de se maintenir de cette caste, etc.)

Au cours des mois, on suit les cinq personnes qui sont pris dans les filets de cet Etat omnipotent : Mia, Clément, Raphaël, mais aussi Victoire, la prétentieuse et glaciale femme de Clément, et Eve, la gouvernante embauchée par Raphaël pour aider sa femme qui l’ignore et se refuse à lui. 

Dans cette dystopie, l’amour n’a pas de place dans ce pays qui fournit profession, habitation, aide mais qui exige que le citoyen fasse honneur à la note lui ayant été attribuée.

Sous cette machine autoritaire, il y a des personnes qui se débattent ou acceptent. Ceux qui se réjouissent d’une telle chance, qui ont été élevés et calibrés pour cela, ceux qui apprécient mais dont le cœur ne suit pas la cadence, et ceux, rebelles, qui refusent qu’on leur dicte qui doit partager leur lit.

Petit à petit, Raphaël préfère Eve, Mia et Clément n’arrivent pas à s’oublier et Victoire joue sa Victoire. 

Ce roman, facile à lire, aéré et qui peut paraître simpliste ou léger, offre, néanmoins, et tant mieux, une réflexion sur les privilèges de la naissance, l’ascension à la force du poignet, à la soumission, à l’éducation embrigadant, les raisons du cœur et de la raison et surtout à l’impact de la société de plus en plus élitiste, enveloppée par l’IA pour déterminer le bon grain de l’ivraie afin d’obtenir le meilleur quoi qu’il en coûte à certains.

Chacun trouvera dans un personnage celui qui résonne en lui et se posera la question : qu’aurais-je fait à sa place ? 



 

Sunday, 8 February 2026

Cache-Cache de Søren Sveistrup - retour de lecture


influences : mon papa noël personnel 


Résumé :

Un, deux, on va jouer à un jeu

Tout commence par une innocente comptine que chantent les enfants lorsqu’ils jouent à cache-cache…

Trois quatre, je vais te battre comme plâtre

Pour soudain tourner au cauchemar…

Cinq, six, il faut que le jeu finisse.

Et réveiller le souvenir d’un passé sanglant.




Le contexte : 

J’avais adoré Octobre et le personnage (tête à claque) de Mark Hess… Quand j’ai vu la sortie en automne de ce 2e tome, j’ai couché le titre sur ma liste au papa noël. Ce gentil bonhomme a tenu sa promesse… et hop, je l’ai trouvé au pied du sapin ! 


Mon avis :

Les écrivains nordiques de polar sont un souffle particulier. Même si l’idée de départ peut être simple, au fil des pages, les intrigues se développent, se complexifient et troublent le lecteur.

C’est le cas, encore, pour la suite d’Octobre de Søren Sveistrup.

Je dois avouer que j’avais hâte de retrouver le duo d’enquêteurs et ce côté un peu tordu de l’auteur.

Le point de départ est la découverte d’un corps en 1992, lors d’une sortie scolaire et le simple jeu de cache-cache. Des années plus tard, une série de meurtres réveillent cette sordide affaire et effraie la police. En effet, un tueur traque socialement et digitalement des personnes lambda et leur énonce une comptine avec photos de leurs vies à l’appui (à dix, « trouvé », bref, t’es mort !). 

Parmi les meurtres non élucidés, il y a Caroline, tuée deux ans auparavant et qui semble liée à ce meurtrier. Quand de nouveaux meurtres se produisent, Marie, sa mère, se lance dans l’enquête au détriment de sa famille. 

De l’autre côté, la police danoise est saisie et, après les soubresauts de l’enquête d’Octobre, au sein de la Police, Thulin se trouve chargée des affaires. Elle aurait souhaité être seule mais Hess, le flic d’Interpol, se rajoute à ses soucis personnels. Lui n’a aucune envie d’être là (il a fui leur relation) et n’est là que pour son frère qui se meurt à l’hôpital.

A chaque pierre soulevée, se trouve une question, un même schéma meurtrier et un secret dévoile la vie des personnes traquées. En parallèle, on suit les turpitudes des relations entre Thulin et Hess à titre familial, amical ou amoureux. Chacun possède ses failles, ses remords, ses regrets et les emmerdements qui vont avec la vie de famille, sans compter sur les relations professionnelles qui n’aident pas !

Entre révélations, traque, douleurs des familles (notamment le beau personnage de Marie et sa douleur sourde et son désespoir face au manque de réponses sur sa fille), et la pression politico-policière, Cache-Cache est un roman qui se lit avec avidité, même si on connaît les mécanismes des polars nordiques.

Les chapitres courts rythment très bien cette pavasse, malgré deux ou trois longueurs çà et là. 

Je suis restée happée par l’histoire, les histoires personnelles, les chausse-trappes et autres pas joyeusetés.

Søren Sveistrup joue aussi sur les peurs actuelles sur les réseaux sociaux et l’exposition des vies à la vue de tout le monde. Il développe ses personnages, le contexte, les descriptions de Copenhague et les alentours, ainsi que le système judiciaire et policier danois. 

J’ai vraiment aimé de paumer dans ces quelques 700 pages malgré que, comme je l’ai déjà précisé, il y a des atermoiements en surplus (même schéma opératoire du meurtrier, ce qui peut lasser certains lecteurs de polars exclusifs) mais il faut accepter qu’un auteur veuille vous noyer un peu ! 

Le final (même si je m’en suis doutée un peu – mais pas trop quand même, et vraiment pas avant la seconde moitié ! –) est vraiment palpitant et quand les révélations s’enchaînent, on se dit « ah mais merde alors ! » …

Bref, Søren Sveistrup a trouvé un beau duo, une bonne recette… autant qu’il continue, non ? 




Thursday, 5 February 2026

La Playlist du jeudi... des "Ne me quitte pas"

 


Bonjour,

Nous voici déjà dans le 2e mois de l'année ! Déjà !!

Des chéris à Lisa... des titres ou artistes qui ne quittent jamais mes oreilles... et ma chanson d'amour chérie...

xx

Lisa

Wednesday, 4 February 2026

Veiller sur elle de JB Andrea - retour de lecture



Influences : par Rozzie

Résumé :

Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure, il a du génie entre les mains. Héritière du clan Orsini, Viola a passé son enfance à l'ombre d'un palais génois. Elle a trop d'ambition pour se résigner à la place qu'on lui assigne.
Ces deux-là n'auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, Viola et Mimo jurent de ne jamais se quitter. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l'Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s'il doit perdre Viola ?




Le contexte : 

Deuxième roman pointé par Rozzie, prix Goncourt, largement encensé partout… sauf que trop d’engouement m’avait refroidi… mais, voilà, quand c’est proposé par la môman de JP et sa sœurette la paupiette (non, non, elle ne s’appelle pas paupiette !), impossible de résister (le Général Hux a lourdement insisté !). 


Mon avis :

Veiller sur la Piéta (ou autre… on ne dévoile rien ici !), c’est ainsi que le titre pourrait se traduire.

Mimo, ou Michelangelo Vitaliani (prénom prédestiné pour un sculpteur de pierre, merci à maman), est un homme âgé quand on fait sa connaissance. Il vit depuis quarante ans dans un monastère italien et demeure un mystère pour ses compagnons. Il est venu volontairement se réfugier dans cet endroit coupé du monde. Pourquoi ? Quel est le mystère qu’il cache ? Que veut-il fuir ?

Parce que cet homme est aussi l’un des plus grands tailleurs de pierre du XXe siècle et qu’il a eu une vie incroyable. Né en France de parents italiens venus chercher du travail, il est traité de rital, de nain (ce qu’il est) mais il possède un don, celui de tailler dans la pierre. A la mort de son père, il est renvoyé par sa mère dans leur pays qui offre plus de possibilités pour développer son art de sculpteur.

On le suit en Ligurie, exploitant son don, et endurant violences corporelles, humiliations et pauvreté, jusqu’à sa rencontre avec Viola dans un cimetière. 

Elle, c’est l’héritière des richissimes Orsini, seigneur de la région. 

Mimo et Viola ont le même âge et possèdent deux caractères singuliers qui les réunissent. Ils ne vivent pas dans le même environnement mais ô diable les conventions. Ils se lient d’une amitié amoureuse platonique traversant les décennies, même quand la trop libre et effrontée Viola va suivre son destin.

Ceci n’est pas une histoire d’amour ! 

C’est une histoire singulière et romanesque qui n’a pas la force que j’attendais à l’entame du roman.

Ces deux personnages traversent l’Histoire de l’Italie, s’attirent mais se repoussent, s’apprivoisent, se guettent et se retrouvent ; pourtant j’ai guetté un souffle non conventionnel.

Ce roman oscille entre deux… réel et irréel, fable et fresque et on se demande quand on aura droit à la finalité.

Attention, le roman est beau, original mais il m’a manqué, je le répète, un vrai souffle… romanesque (ce qui est comble !) et puis il y a du Julien Sorel dans Mimo et mon aversion pour le premier n’a pas aidé le second ! 

J’ai beau avoir pris un certain plaisir en lisant ce roman, sans m’être ennuyée (sauf à quelques endroits, ce qui est négligeable) mais il m’a manqué l’Histoire dans cette fresque…

Alors, oui, Viola est un personnage avant-gardiste, luttant contre sa condition et le patriarcat (eh oui, il faut se remettre dans le contexte, n’en déplaise à certains !), Mimo un mec pas banal, mi-génie, mi-soulard qui veille, surveille et émerveille par ses talents mais aussi par ses oublis de la morale face au fascisme notamment (vaste sujet… l’art et la morale !).

Oui, l’écriture est belle, les descriptions un brin flamboyantes et le côté épique ne s’arrêtent jamais mais j’attendais que cela se fige à un moment sur une fresque historique romanesque (comme nos chers auteurs russes savent le faire) avec plus d’aspérité dans certains personnages… 

Reste que l’histoire se déroule dans une Italie à l’Histoire fascinante et à son image (volubile et diverse), que certains passages (le cirque, la sculpture, etc.) sont envoûtants comme certains paysages dans la campagne italienne mais la fin n’a rien de la force que j’attendais.

Merci à Rozzie sans qui je n’aurais jamais lu ce roman et qui m’a permis de me plonger dans les racines italiennes d’une partie de ma famille (même si chez nous ce sont la Vénétie et la Toscane !). 




Monday, 2 February 2026

Sortie de mon nouveau roman : Karl Von Radowitz

 Bonjour,

Aujourd'hui est un jour particulier pour moi... 

C'est la sortie de mon nouveau roman.



C'est toujours un moment spécial car j'abandonne mon "petit" à d'autres personnes en espérant qu'il sera bien reçu et qu'il sera aimé.

Ce roman clôt un projet de 30 ans et qui a germé dans ma tête à mes 15 ans mais qui a été réellement "monté dans mon cerveau" vers mes 25 ans.

3 romans parlant d'un travail de mémoire sur la Seconde Guerre mondiale avec des thématiques différentes à chaque ouvrage mais avec un lien, un personnage un brin mystérieux.

Je n'ai jamais pensé que le 4e opus sort car je tenais à garder ce mystère mais à force de demandes de lectrices et lecteurs sur "le passé de Karl", je me suis dit "et pourquoi pas ? J'y arrive, je le sors... ça me gonfle, je reste au triptyque"...

Force est de constater que j'y suis arrivée !!!

Voici donc plus d'information 

J'espère que cela vous intéressera !




xx

Lisa 



Saturday, 31 January 2026

Qu'est-ce que j'ai vu comme film, documentaire ou séries en janvier 2026 ?

 


Bonjour,

Voici mon petit bilan culturel du mois de janvier... 4 films et aucune série... mais un documentaire musicale !

 

Et vous ? Qu'avez-vous vu ?

xx

lisa 

Friday, 30 January 2026

Une fresque laineuse "préhistoriquement" titanesque !

 


En amont de la conférence que j’ai donnée lors de la réunion mensuelle de ma société savante d’amour (Société historique et archéologique du Périgord) le 6 août dernier, j’ai pu me poser quelques instants dans l’enceinte de la très lumineuse et accueillante médiathèque Pierre Fanlac(1) de Périgueux. 

Alors que je me posai sur un des sièges au rez-de-chaussée, je remarquai les ornements des rambardes à tous les étages.

Des carrés tricotés en laine assemblés en patchwork donnaient une allure bienveillante, chaleureuse et drôlement étonnantes dans un lieu feutré mais vivant.

Après avoir apprécié la laine et écouté les podcasts à partir du QRcode sur la divine mais excentrique Rachilde, je m’enquis de cette création originale. Les permanenciers m’indiquèrent qu’elle était l’œuvre du Club Tricot qui avait élu domicile au sein de la médiathèque. Puis un détail piqua ma curiosité avec une simple phrase : « ces dames travaillent sur le Grand Taureau de Lascaux, grandeur nature » …

J’en ai failli oublier ma conférence !

Comment ? tricoter des petits carrés pour représenter la célèbre peinture rupestre de cette grotte mondialement connue et reconnue ? 

En voilà une idée géniale !

Malheureusement pour moi, en ce mois d’août, le club était en congés mais j’ai pu discuter avec la responsable Odette Lasjaunias, avec l’aimable autorisation de la Mairie de Périgueux (merci au service de Communication pour l’accord).




Ma discussion avec elle fut passionnante et passionnée ! Entre deux « oh mon dieu, j’adoore » de ma part (franchement pas très reluisants de la part d’une auteure !!), elle m’a expliqué la genèse de ce projet fou mais qui devrait être fini d’ici la fin de 2026.

Entre 2018 et 2019 la médiathèque ferme pour travaux. Pendant ce laps de temps, les cerveaux bouillonnent pour trouver des nouveautés à proposer à sa réouverture. 

Comment concilier la littérature, les arts et une autre forme d’art ? Une idée « atelier tricot » vue ailleurs dans d’autres lieux surgit. Et pourquoi pas !?

Un test est fait lors d’une nuit de la lecture 2020 montrant un grand succès de la soirée « tricot ». Malheureusement la Covid rôde déjà et la médiathèque ferme. 

Loin de baisser les bras, le club se lance, sous l’initiative de la Directrice adjointe de la médiathèque, dans un projet fou « et pourquoi pas fabriquer une réplique au tricot du Grand Taureau de Lascaux », un des emblèmes du Périgord. 

À part de ce moment, la réalisation est lancée. 

Lors des ateliers du samedi après-midi (où il y a toujours quelqu’un pour vous apprendre à tricoter !), ces dames commencent à confectionner des petits carrés de 5x5cm (2640 pour la fresque !!) et insistent sur la réalité de colorisation desdits carrés. Actuellement il y a un noyau dur de 7 à 8 personnes qui y travaillent régulièrement avec quelques aides de temps à autre qui peut atteindre donc 15 personnes.

Pendant le Covid, un click & collect est instauré afin de continuer à  composer les carrés, les réceptionner et faire en sorte que la belle idée unisse ses dames confinées à la fresque en cours de réalisation.

Depuis 2020, la moitié est faite… reste le « plus dur » … Pour les passages les plus difficiles et délicats du Grand Taureau, il y a des carrés brodés ou crochetés… un travail de titan ! 

L’assemblage final est espéré pour fin 2026 (encore un peu patience et de carrés !) et la fresque s’étendra sur 3m x 2,5m ! 

La fresque est doublée avec de vieux draps en lin (si vous en avez, n’hésitez pas à les proposer à la Médiathèque, pour ce projet ou un futur !) et 8 pans rectangulaires seront brodés pour l’assembler avec des anneaux aux fins d’exposition sur la mezzanine ! 

photo D.R.

Vous imaginez cela ? Vous pénétrez dans une médiathèque, votre roman à la main, et là, au-dessus de votre tête un Grand Taureau vous scrute d’un œil noir ! 

Ce travail collectif rendrait fier les hommes et femmes de Lascaux ! 

Plus haut, je vous parlais des ornements à rambardes… Ce sont des « écharpes à rambardes » qui ont été réalisées, dans le cadre du tout jeune atelier tricot, avec appel à dépôt de laines et recyclage des pelotes orphelines… 500m ont été réalisés ! 

Odette Lasjaunias a évoqué une touchante histoire au sujet de ces écharpes… Un jour, un petit garçon de 6/7 ans venu à la médiathèque lui demande ce qu’elle tricote. Elle lui répond spontanément « une écharpe pour rambarde pour ne pas qu’elles aient froid l’hiver » … Le petit garçon la regarde, l’œil brillant et lui répond : « c’est pas bête ».

Comment une simple idée fait rêver les enfants ! 

Le club tricot réalise aussi des couvertures pour la SPA, des sacs pour Octobre Rose, des tricots solidaires, des doudous pour la maternité de la ville, des petites créations (vêtements 0/3 ans, des pochettes, sacs ou écharpes pour les mamans) pour les Restos du Cœur, etc.

L’équipe très dynamique est prête à tout pour animer, créer et, surtout, faire preuve de solidarité.
Comme le dit si bien Odette « 
Il faut être solidaire, on donne sans attendre rien en retour. Donner un peu de son temps pour des gens qui en ont besoin. »

Si le Club Tricot vous intéresse, sachez qu’il reçoit deux fois par semaine, à deux endroits différents : 

Samedi après-midi : médiathèque Fanlac

Mercredi après-midi 15/18h : bibliothèque annexe St Georges

Pour info sur le noyau dur, la plus jeune a 64 ans (Odette) et la plus âgée 87 ans (Thérèse) mais il y a des très jeunes femmes qui arrivent en force !


Avant de la quitter, je n’ai pas pu résister à lui poser deux questions qui me brûlaient la langue depuis août 2025 !


Le site de Lascaux exposera-t-elle la fresque ? il n’y a pas de contact pour l’instant mais cela serait un clin d’œil magnifique !


Avez-vous un grand projet à venir ? nous devrions participer à titre collectif avec un groupe de jeunes femmes pour faire des ombrières pour les rues de Périgueux (divers ateliers à ces créations).


Si quelqu’un sur le Site de Lascaux pouvait, un jour, faire honneur à ces dames, à leur travail et cette merveille, je serai la première à venir l’admirer face à la reproduction exacte dans Lascaux IV. 

J’espère que cette création vous a autant passionné que moi et dès l’exposition, je me permettrai de vous tenir informé(e)s avec une vue de l’ensemble ! 

xx

Lisa


(1) Imprimeur, éditeur, écrivain et poète – 1918 – 1991. Créateur des éditions FANLAC en 1943, toujours en activité. 

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