Saturday, 4 April 2026

Planète sans visa de Jean Malaquais - retour de lecture

 


Influencée par OL et Madame

Résumé :

Marseille, 1942 : quelques mois avant l'invasion de la zone libre par les Allemands, la ville en pressent la menace. Le grand port méditerranéen est devenu cette nasse où sont allés se prendre tous les indésirables pourchassés par Vichy. Affluant des quatre coins de l'Europe, ils fuient la tyrannie, l'oppression et la guerre, et espèrent décrocher le précieux sésame qui leur permettra d'embarquer vers une terre de liberté et de paix : un visa vers l'improbable Amérique. Entre descriptions réalistes et évocations lyriques, Jean Malaquais brosse un terrible tableau de l'époque et de la faune bigarrée du Vieux-Port. Où les proscrits de tout poil côtoient, sans s'en méfier assez, mouchards et délateurs zélés…



Le contexte : 

OL et Madame sont des vieux compagnons de route du blog… depuis 2011, ils sont fidèles… bon, depuis, on s’est rencontrés et j’ai même été à leur mariage… Côté littérature, OL et moi sommes assez éloignés mais de temps en temps, il me pointe des romans qu’il a détestés… car il a détesté ce roman ! 


Mon avis :

Jean Malaquais nous entraîne dans le Marseille de 1942, sous contrôle du gouvernement de Pétain/Laval, en zone libre (avant le 11 novembre 42, donc, et la prise en main par les nazis et les italiens de Mussolini).

Cette période était ma préférée et habitant Marseille, (et connaissant son Histoire sur 2600 ans), je ne pouvais que lire ce roman. 

Marseille est un point de chute pour tous ceux qui veulent fuir les persécutions, lutter contre la barbarie, ou tout simplement vivre tranquillement, ailleurs que sous les lois pétainistes. 

Il évoque alors pléthores de personnages, locaux, comme échappés d’un roman provençal entre gouaille, petits ou gros larcins, filles de joie, résistants ou collabos et le rationnement… avec, pour chapeauter le tout, la police et la mafia locale. 

On aperçoit l’être humain dans toute sa splendeur et sa décadence : les opportunistes, les policiers aidants, les louvoyants, les indics imbuvables, les fonctionnaires réglos et carriéristes, les résistants locaux, les intermittents de la lutte, les intellectuels, les juifs, les communistes, les exilés… Bref toute la faune locale et extra-locale qui veut fuir ou, à défaut, ne pas subir les répressions.

Malaquais décrit aussi la traque, les conditions de vie, et en tant d’apatride, juif et marxiste, il sait de quoi il en retourne dans cette période. 

On dirait une pièce de théâtre, ça entre, ça sort, ça passe, ça revient… 

Malaquais a l’idée, excellente, de créer un avatar et de s’y tenir ainsi que d’autres personnages ayant gravité à Marseille comme Varian Fry, André Gide, etc., et célébrer aussi des organismes comme l’American Rescue Committee.

Il évoque aussi le Camp des Milles, aujourd’hui mémorial sur la déportation et camps de transit du Sud-Est, que j’ai visité alors qu’il n’était qu’une « ruine », sans explication, brut, violence pour des lycéens avec le témoignage sur les murs des personnes internés et déportés.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai énormément aimé ce texte.


 

Friday, 3 April 2026

Thursday, 2 April 2026

La Playlist du Jeudi... Alex et les autres !



Bonjour,

Cette semaine, quelques chansons que j'écoute de temps en temps ou trop pour certaines (oui, oui, celles d'Alex Turner !).

xx

Lisa

Sunday, 29 March 2026

Mes lectures des années 80 - 3e volet et dernier



 Bonjour,

Voici la dernière partie de mes lectures faites dans les années 80 :

 

Quelles sont les vôtres 

xx

Lisa 

Thursday, 26 March 2026

La Playlist du jeudi...

 


Bonjour,

Il faut toujours se rappeler d'où on vient...

 

xx

Lisa

Wednesday, 25 March 2026

Buffalo Blues de Keith McCafferty - retour de lecture



Influencée par Stéphanie75

Résumé :

À la veille du 4 Juillet, dans la vallée de la Madison, la shérif Martha Ettinger et son adjoint Harold Little Feather enquêtent sur une horrible scène de crime, aux Palisades Cliffs. Un troupeau de bisons est tombé dans le vide. Ont-ils été victimes d’une crise de panique, ou bien d’une pratique de chasse rituelle vieille de milliers d’années ? La personne qui pourrait répondre, un Indien, n’est plus en état d’être interrogé : il gît mort parmi les bisons. Plus haut dans la vallée, le peintre pêcheur à la mouche et enquêteur occasionnel Sean Stranahan est engagé par la belle Ida afin de retrouver son ancien amoureux. Une enquête qui semble n’avoir aucun rapport avec la chute, jusqu’à ce que les investigations de Sean le mènent précisément à cet endroit.



Le contexte : 

Il est clair que certaines/certains ont bien cherché dans leurs lectures pour que cela soit assez proche de mes goût…  Vous la voyez arriver la dingo de ces grands espaces, notamment ce Montana mythique.


Mon avis :

Ce roman est le 5e opus du duo d’enquêteurs…et forcément, je n’ai pas lu les 4 premiers ce qui semblent être un peu préjudiciable pour les interactions entre Sean Stranahan et Martha Ettinger… mais bon…

Lui est un enquêteur privée/guide de pêche – à la mouche – /aquarelliste et elle est la shérif du coin…

Le roman les lance sur les causes de la mort de plusieurs bisons qui se sont précipités du haut d’une falaise, selon une technique de chasse ancestrale. Le souci ? sur la scène de ces morts, on retrouve un indien mort… clairement pas tombé avec le troupeau puisque transpercé d’une flèche.

McCafferty offre là une double enquête, entre bison, indien, et recherche d’un amour perdu, puisque Sean va être embauché par une femme Crie Chippewa pour retrouver un certain « John Garçon qui Court ».

Evidemment les deux affaires sont liées et cela va conduire Sean dans un enchaînement de problèmes en tous genres.

Ne connaissant pas les antécédents, je ne peux juger que cet opus et j’ai aimé l’équilibre entre enquête, à-côtés et description de cette nature belle mais rude, limite hostile parfois. C’est très immersif par moments et on a l’impression de humer, de toucher et d’y être… au milieu de ces grands espaces, de ces pêches, de ce côté immensité absolu.

J’aime beaucoup le personnage de Sean qui n’hésite pas à douter, à se questionner sur son environnement professionnel ou personnel. En sus, il y a ce côté décalé de temps en temps et cela m’a vraiment plu !

En outre, McCafferty prône la sauvegarde des bisons, légendes de ces grands plaines, véritables bijoux des temps anciens et grands pourfendeurs de l’écosystème. Il dénonce l’absurdité des décideurs étatiques sur leur élimination s’ils sortent des parcs, etc., sans compter sur les terres sacrées des natives qui doivent sans cesse lutter pour conserver ou récupérer leurs terres !

Je ne sais pas si je lirai le premier tome mais j’ai vraiment aimé l’écriture et la façon de mêler toutes les thématiques abordées.



Monday, 23 March 2026

La responsabilité d'un auteur/artiste selon Lisa


 

Bonjour,

Voici une question qui revient souvent et qu'on m'a encore posée récemment :

La responsabilité d'un auteur (artiste).

xx

Lisa 

Le blog d'une ItemLiz Girl

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