Wednesday, 4 March 2026

L’incroyable histoire de Wheeler Burden de Selden Edwards - retour de lecture - 💖



Influencée par Rafa

Résumé :

Wheeler Burden vit à San Francisco en 1988. Il a donc peu de raisons de se réveiller un beau matin à Vienne en 1897. C'est pourtant ce qui lui arrive, de façon totalement inexplicable. Complètement démuni, il décide d'aller consulter un jeune thérapeute viennois, Sigmund Freud. Tandis que celui-ci réfléchit à son cas, Wheeler fait connaissance avec la ville où Mahler et Klimt révolutionnent leurs arts respectifs. Alors qu'il tombe amoureux d'une jeune Américaine de passage, il réalise ce qui est en jeu dans cette curieuse mésaventure : l'incroyable possibilité de changer le destin des siens et, peut-être plus encore, celui de l'humanité tout entière...



Le contexte : 

Typiquement le genre de roman que je n’aurais pas acheté… 

Non pas qu’il n’est pas intéressant dans le résumé mais voilà je doute toujours… mais voilà on me le recommande et je m’exécute !


Mon avis :

Quel incroyable voyage…💖

Wheeler Burden est un cas à part depuis sa naissance… Fils d’une anglaise exilée en California, veuve d’un jeune bostonien idéaliste et résistant lors de la Seconde Guerre mondiale, excellent lanceur au base-ball, fan de Hugo, de mythologie et de discours philosophique lors de promenades, Standish, dit Stan pour sa maman, Wheeler par ses partenaires sportifs, est un être atypique. 

Quand on le rencontre en 1988, il est célèbre pour son look excentrique, une interview iconique et un parcours non linéaire.

La différence est qu’un jour, il se retrouve propulser à Vienne en … 1897. Dans la Vienne de l’Empire Austro-hongrois en décadence mais également au moment de l’apogée de la création de la Jeune Vienne… un mouvement d’artistes, de penseurs, apprentis, jeunes espoirs ou rêveurs.

Heureusement par ses études et la rencontre avec un vieux professeur « Haze », viennois exilé, il connaît l’histoire de la vieille Europe, l’histoire et les soubresauts viennois et cette époque riche culturellement et politiquement, sans oublier le relent haineux de certains.

Il va donc croiser les personnages dont il a entendu parler… Freud, Klimt et se lier avec des jeunes en devenir… puis croiser une belle américaine dont il tombe amoureux…

Pourtant une question se pose au milieu de ce puzzle géant de l’histoire familiale de Wheeler… comment ne pas être tenté d’influencer le cours du temps quand on sait l’avenir, qu’on croit des gens néfastes (Vienne, Belle Epoque, peintre raté… ça vous parle, non ? coucou Adolf !) ? 

Comment vivre une histoire flamboyante quand celle qu’on aime est quelqu’un de sa famille, mais à une époque différente (le destin pourrait être bouleversé et le cours d’une vie disparaît ?).

A chaque page, entre digressions et aller-retours temporels, on est là, on apprend comme Wheeler au fur et à mesure et on se sent perdus. 

Il s’accroche à ses connaissances, à ces rencontres, à ce que le vieux professeur lui a enseigné, et découvre qu’il n’est pas le seul à voyager dans le temps… 

La Vienne de la Belle Epoque était à la fois fourmillante d’idées, de libertés, de créations, de perpétuels progrès mais aussi de résistance, d’antisémitisme, de haine d’autres pays et d’un basculement impérial proche qui mènera à la Première Guerre mondiale… 

Sacré voyage dans le temps, sacré personnage et malgré des longueurs et des idées folles dans le texte (ça part tous azimuts par moment !), L’incroyable histoire de Wheeler Burden est un roman à lire, à humer, à déguster autant qu’un café viennois ou un bon Tafelspitz (pot au feu) … avec un bel appétit !



 

Monday, 2 March 2026

Fleur de sang d’Emmanuel Robert-Espalieu - retour de lecture

 


Influencée par Nathalie

Résumé :

En s'éprenant de Marguerite, fille unique de l'exécuteur des hautes œuvres pour la ville de Joigny, Charles a tout perdu : son grade de lieutenant dans l'armée du Roi-Soleil, son titre de comte, et surtout l’amour et l’estime de son père. Une fille de bourreau ne pouvant convoler qu'avec un autre bourreau, Charles doit aussi apprendre les macabres ficelles de ce métier si redouté qui le condamne à vivre au banc de la société.

Mais, comme pour conjurer la mort qui partout les suit, les bourreaux ont développé le précieux savoir des guérisseurs. À peine Charles acquiert-il une réputation pour la qualité de ses onguents que Marguerite se retrouve la proie d'un mal étrange qui menace sa vie et celle de l’enfant qu'elle porte. À la recherche du remède ultime, Charles engage son destin sur de bien dangereuses voies. En ce siècle où magie et superstition coudoient la médecine, lorsqu'on dîne avec le diable, mieux vaut se munir d’une longue cuillère... surtout quand on en vient à déterrer les morts.



Le contexte : 

Avec un tel titre, il était impossible que cela n’attire pas ma curiosité en sus on est dans l’armée du Roi-Soleil… 

Que demander de plus en tant que passionnée d’Histoire !?


Mon avis :

Ceci est un premier roman et malgré les défauts inhérents à tout premier roman, je dois dire qu'il a du vraiment bon dans ce récit.

Dès le début, je dois aussi avouer que j'ai eu un peu peur car je trouvais le comportement du personnage principal crédule, voire immature mais je me suis vite rendu compte que l'auteur (peut-être aussi que mon imagination d'auteure moi-même a compris le mécanisme ?) avait planifié son arc narratif en constance évolution, volontairement.

Le thème développé est vraiment intéressant car cette fonction de bourreau sous le Roi Soleil n'est pas le plus expliqué dans les romans et le fait que le livre soit bien documenté sur les aspects divers de ce métier ingrat est un plus notable… que ce soit l'aspect médical, humain ou ésotérique, tout fonctionne et est présenté de matière fluide. 

Tout roman est écrit de façon à ce que les actions et les avancées de l'histoire maintiennent une attention accrue du lecteur, sans toutefois négliger les rebondissements ou les surprises de derrière les fagots !

J'ai aimé également la relation chaotique entre Charles, fils légitime du comte, fils chéri et Paul, le bâtard, un peu jaloux, mais surtout avide de l'amour paternel ; sans compter sur l'amitié des trois garçons qui entourent Charles, mis à rude épreuve.

C'est typiquement un roman romanesque avec un personnage masculin prédominant, avec des forces, des faiblesses et un côté romantique net.

Seule la romance un peu trop superficielle et facile ne m'a pas accroché mais le côté romanesque de Charles compense celui de Marguerite que j'ai eu du mal à supporter par moment. 

L'histoire, les conséquences des actes passés ou présents et les détails fournis font qu'on se laisse facilement embarquer par le roman qui est bien écrit, d'une écriture fluide et qui bénéficie de l'intérêt sur le métier de bourreau et sur les arcanes de la vie sous Louis XIV.



Saturday, 28 February 2026

Lecture commune : Le hussard sur le toit de Jean Giono - retour de RElecture

 


Résumé :

Angelo Pardi, jeune colonel de hussards exilé en France, est chargé d'une mission mystérieuse. Il veut retrouver Giuseppe, carbonaro comme lui, qui vit à Manosque. Mais le choléra sévit : les routes sont barrées, les villes barricadées, on met les voyageurs en quarantaine, on soupçonne Angelo d'avoir empoisonné les fontaines ! Seul refuge découvert par hasard, les toits de Manosque ! Entre ciel et terre, il observe les agitations funèbres des humains, contemple la splendeur des paysages et devient ami avec un chat. Une nuit, au cours d'une expédition, il rencontre une étonnante et merveilleuse jeune femme. Tous deux feront route ensemble, connaîtront l'amour et le renoncement.


Le contexte : 

J’ai décidé de relire 4 romans « classiques » cette année et j’ai embarqué quelques personnes qui avaient soit envie, comme moi, de relire ces œuvres, soit de les découvrir mais avec une appréhension.

Avec un (minuscule) groupe, cela fait moins peur…

Un podcast est disponible pour ce groupe sur Patreon et ici : https://soundcloud.com/lisagiraudtaylor/lc-le-hussard-sur-le-toit-jean/s-gBVwpQxMeFa?si=b4d758f96e0b4624bb379df30b997799&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing


Mon avis :

Que dire ? Qu’à la 3e relecture de ce roman complexe à résumer de Jean Giono, j’ai encore adoré ces côtés mêlés d’aventures, de romanesque, de réflexions, de relations humaines et de contemplation par moments ?

Eh bien, oui… J’ai grandement apprécié cette relecture !

Les descriptions sont longues mais emplies d’une beauté toute provençale (qui parle à toute personne ayant arpenté la Provence dans son entièreté), que ce soit le long de la Durance, la campagne ou les petites villes, et même la vision romanesque d’Angelo sur les toits de Manosque, sentant les odeurs des charniers aux alentours, pendant sa fuite. 

Angelo avance sur les routes et le choléra aussi, nous entraînant à sa suite. Ses pensées offrent des moments suspendus au lecteur et la rencontre avec Pauline dans cette maison seulement éclairée par un candélabre est d’une poésie folle. 

Quel que soit le personnage rencontré, la description qu’en fait Giono, apporte une touche de plus dans cette beauté des mots.

Entre les chemins parcourus par Angelo et Pauline, les conversations passionnées mais, parfois, interrompues, donnent au lecteur une réflexion personnelle en sus de celles développées du roman.

Les mots de Giono célèbrent sa chère Provence, montrent la chaleur d’un soleil d’été qui fait suffoquer mais qui réchauffe tout sur son passage. Il décrit la mort, les spasmes, l’odeur ressenti par le mourant, les charognards, la peur qui s’échappe par tous les pores de la peau, etc.

J’aime encore plus la façon dont Jean Giono laisse en suspension des réflexions ou des divagations du Hussard qui interpellent notre propre pensée et nos actes.

Thursday, 26 February 2026

La Playlist du jeudi... message in the chanson !

 


Bonjour,

Autant le dire tout de suite, il ya des chansons à message dansantes... tel est le cas ici...

Laquelle vous aimez le plus ?

 

xx

Lisa

Tuesday, 24 February 2026

Le puits Amélie de Marie Kuhlmann - retour de lecture

 


Influencée par la maman de Lila et Carine

Résumé :

1910. On embauche au puits Amélie, ainsi nommé en l'honneur d'Amélie Zurcher, femme opiniâtre et visionnaire, qui, à l'origine des mines de potasse, bouleverse la vie des habitants de Wittelsheim. Ainsi, après la faillite de sa menuiserie, Lucien Mosmann devient mineur, la mort dans l'âme. Par solidarité, sa fille Blanche, tout juste seize ans, travaille également pour la mine. Là, elle rencontre Antoine Friess, qui vient d'un vignoble ravagé par le phylloxéra. Les nouveaux mineurs découvrent au fond des galeries un labeur épuisant et dangereux, mais aussi l'entraide qui y règne. Blanche et Antoine envisagent de se marier, lorsque la guerre éclate...




Le contexte : 

Une lectrice du Blog (Carine) est alsacienne et m’a dit que ce roman lui avait « remué les tripes » … Comme je continue à lire des romans régionaux tous les mois, et que je n’avais rien lu sur cette belle région… 

J’ai pioché dans les recommandations de Carine et la maman de Lila me l'a pointé également... Deux raisons de lire !!

Merci !


Mon avis :

Ce roman régional nous plonge à l’orée de la Première Guerre mondiale dans cette partie d’Alsace et Moselle ballotée entre la France et l’Empire prussien (puis allemand).

Nous croisons les destins de femmes et d’hommes qui n’ont que peu d’options pour travailler quand leur commerce ou leur activité viticole les pousse à trouver un autre travail. Celui-ci, la seule opportunité, est la mine de potasse, 600m au plus profond, qui use les corps, les âmes et ronge la vie par tous les trous. 

Marie Kuhlmann vous évoque la vie difficile de ces personnes bien souvent courageuses mais malmenées. 

Antoine, amoureux fou de Jeanne depuis l’enfance, qui se fait éconduire après promesse de mariage par cette dernière qui lui préfère un vigneron vieux mais riche ; Augustin enfant abandonné, torturé par son tuteur qui trouve dans la fuite en Champagne, une voie vers le travail de vigneron mais aussi une famille aimante ; Blanche, jeune fille volontaire, aimante, bienveillante qui se fait engager dans l’administration des mines pour suivre son père contraint et forcé à y travailler, mais aussi Anneliese, l’amie de Jeanne, éconduite aussi, qui rencontre Augustin… et puis aussi Mme ZUrcher, cette patronne avant-gardiste et Kurt Friedrich, chef du fond qui va provoquer quelques émois.

Ce roman est très facile à lire, sans être simpliste (sauf la fin trop facile pour moi). Les destins se croisent, les histoires sont très romanesques (trop parfois) mais le fond est le plus intéressant.

Mais le principal sujet est bien le destin des alsaciens et mosellans (même si on évoque plus l’Alsace et peu la Moselle) depuis 1871. Ce territoire où peu parlait allemand ou français mais que la langue alsacienne et ne pouvait accéder à des postes à responsabilités (réservés aux allemands de souche).

Ceux qui étaient restés après 1871 étaient ceux qui n’avaient pas eu les moyens de tout laisser derrière eux pour regagner la partie française… 

Alors oui en 1914, logiquement les hommes (sauf ceux qui avaient fait leurs classes en France, comme Augustin vivant en Champagne à l’époque) ont combattu sous l’uniforme allemand… En 1918, redevenue française, ce sont les français, vainqueurs, qui ont traité les alsaciens (et mosellans, ne les oublions pas) de manière méprisante… jusqu’à 1939, où fiers d’être français, ils sont pour beaucoup devenus des malgrés-nous.

À travers ces destins, c’est une histoire intense que celle de ce coin de France.



 

Sunday, 22 February 2026

Théma historique : Sa Majesté Elizabeth II

 


Bonjour

Aujourd'hui, je vous parle du parcours exceptionnel de feu Sa Majesté Elizabeth II...

J'espère que vous aimerez.


Voici le lien pour voir la présentation illustrée avec des liens d'écoutes :

https://drive.google.com/drive/folders/1Sj16ca6Nk-qOQ1Fu8xHq8IlQLcYI1Y2V?usp=sharing

xx

Lisa 

Thursday, 19 February 2026

La Playlist du jeudi... Made in Marseille


 

Bonjour,

Soyons honnêtes, ces chansons très marseillaises sont la base si vous vous réclamez de la cité phocéenne...

Dans la vie, il y a des bases littéraires, culinaires, mémorielles... et des opérettes !!!

Personnellement, je les connais par coeur... et vous ?

 

 

xx

Lisa

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