Saturday, 8 August 2026

Crâne d’os de Mo Hayder - retour de lecture

 


Résumé :

Un terrible accident…
Niché au cœur des Cotswolds, Eastonbirt a tout du village anglais idyllique. La vie y serait paisible si une tragédie n’avait pas eu lieu. Trois ans auparavant, plusieurs étudiants sont morts dans un terrible accident de car. Alex Mullins, elle, a eu beaucoup de chance.

La silhouette d’une femme…
Hantée par ce qu’elle pense avoir vu avant que le car ne sombre dans le lac, Alex a renoncé à une carrière au sein de la police londonienne pour reprendre du service à Eastonbirt. Elle se souvient que cette nuit-là, une femme s’est penchée sur elle. Une femme qui ressemblait à Crâne d’os, une prostituée qui, selon la légende urbaine locale, aurait été tuée un siècle plus tôt et errerait toujours dans les bois.

Une vérité pire que la légende…
Au fur et à mesure qu’Alex et Arran, son ami d’enfance, remontent le fil de la nuit du drame, ils comprennent que la légende urbaine cache quelque chose d’encore plus sinistre. Des événements inquiétants commencent à se produire dans leurs vies. On les surveille, leurs chiens disparaissent… et bientôt, la femme sans visage refait surface




Le contexte

Parce que feu Mo Hayder est une écrivaine dont j’ai aimé chaque roman que j’ai lu, j’ai eu envie de m’attaquer à ce One-Shot dans les Costwolds… voilà, voilà…


Mon avis :

Le roman alterne deux voix : Alex et Maryam, le présent et un certain passé-présent.


En effet, ce roman choral repose notamment et principalement sur ce qui s’est passé deux plus tôt lorsqu’Alex a fait partie des victimes d’un accident de bus après une soirée d’Halloween. 

Maryam, elle, est la mère d’Arran, l’ami d’Alex, qui a survécu également à la tragédie.


Mo Hayder nous plonge non seulement dans les souvenirs de cette soirée, mais également dans ce village des Costwolds, avec son côté bohème chic, belles propriétés, personnes aisées… qui fait face à un immeuble avec vue sur cette forêt étrange, habitation plus que modeste, voire carrément à l’abandon.


La tragédie s’appuie sur un trouble puisqu’Alex est sûre d’avoir vu une femme au bord de la route quand le chauffeur a fait l’embardée… Cette femme qui, dans l’esprit du coin, n’est autre qu’une prostituée assassinée au XIXe et qui hante la forêt du village afin de les enlever et les tuer.


La légende urbaine hante le récit et s’avère plus terreuse que le reste. Crâne d’os, cette gitane fleur de bitume, brouille le jeu et Alex, revenu de quelques années à Londres, devenue flic, décide de reprendre l’enquête… 


Là, des chiens disparaissent… celui de la mère d’Alex, mais également celui de Maryam qui a fait un pacte avec un genre de Shaman pour avoir un deuxième enfant. 


Alternativement, donc, nous apprenons d’où vient Maryam, pourquoi la peur de perdre ce qu’elle a lui vrille les entrailles, son histoire avec Rhory, la naissance d’Arran, la vie quotidienne, ses amitiés, ses doutes et le drame du bus.


Par son style toujours efficace, et brillant, Mo Hayder, dans ce roman posthume, nous donne en pâture à la nature, aux croyances, aux peurs viscérales, la superstition, le malheur, le bonheur, la perte des êtres chers, les remords, les regrets et aussi ce sentiment de manque qui ne se comble jamais.


J’ai beaucoup aimé ce côté sombre (la forêt, le lac, les personnages avec leurs secrets, etc.), le côté malsain et la découverte à la Stephen King qui ouvre un champ de possibilités dans la tête du lecteur.


Le départ un peu lent, où Mo Hayder plante son décor, les personnages, crée une ambiance addictive et quand tout s’enchaîne, on se retrouve face aux démons intérieurs des personnages, les traumatismes qui les hantent toujours et encore, les non-dits qui plongent certains dans les affres des afflictions.


Ce Mo Hayder est un excellent thriller plein de psychologie et avec quelques touches d’inexplicable qui enfonce le lecteur dans un moment un brin glauque et le renvoie à ses propres failles.


Je suis ressortie triste de savoir que c’était son dernier et que le potentiel de son évolution était immense. Un de mes objectifs 2027 sera de lire ceux qui me manquent de cette écrivaine qui vous rend accro ! 



Ps : En sus, Mo Hayder cite Blur au détour d’un paragraphe ; bon, en se trompant sur le titre … pour l’éditeur français, c’est « Country House » et non pas « In The Country »… à bon entendeur ! 




Wednesday, 5 August 2026

Indian Creek de Pete Fromm - retour au lecture

 


Influencée par... la boîte à livres At The Office


Résumé :

Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j’avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer. — Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m’expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t’en constituer toute une réserve avant que la neige n’immobilise ton camion. Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important, je me lançai : — Heu... C’est quoi, une corde de bois ? 




Le contexte

J’en ai entendu tellement parler… et je n’étais pas si sûre de vouloir entrer dans la hype un brin hystérique… mais quand j’ai lu « un souffle à Walden » … et que je l’ai trouvé dans une boîte à livres hospitalière… Je me suis dit « c’est maintenant ou jamais ! ».


Mon avis :

Attention, âmes sensibles à la cause animale, passez votre chemin ou accrochez votre cœur ! 


J’ai pensé, dès le début, à un côté Thoreau et son Walden dans l’expérience détaillée par Pete Fromm. Il y avait, dès les premières pages, un côté agréable mais dérangeant.


En effet, l’écrivain, relate une aventure qu’il a vécu à la fin de 1978, acceptant un boulot dans Idaho qui a pour but de surveiller, lors de la période d’hiver, un bassin où des milliers d’œufs de saumon sont ensemencés. 

Le narrateur, étudiant dans le Montana, expose sa vie en forêt, lui dont l’expérience antérieure se limite à du camping en famille. 


Il explique les activités d’absolue nécessité pendant ces sept mois hivernaux. Il chasse (pour manger… même s’il n’est pas non plus sans suffisamment de nourriture pour tenir le coup !), fend des bûches, pêche, capture des animaux, les traque aussi parfois (violemment), tanne leurs peaux, se confectionner des habits, cuisine, surveille et laisse son esprit vagabonder. 


De temps en temps, surviennent les autres (les rangers, les chasseurs) et la traque d’animaux pour le plaisir (celles du puma/lynx/ours sont révoltantes !).


Grâce à une écriture dépouillée, cette solitude est bien décrite, économie de mots face à la solitude et au manque de relations humaines.


J’ai trouvé prenant le côté nature writing, ce rapport avec la faune et la flore, son besoin de chasser en variant les plaisirs afin de couvrir ses besoins alimentaires ; j’ai apprécié le côté introspection du quotidien, de cette terreur de l’ennui, de se retrouver face à soi-même, la force qu’il faut pour supporter la solitude complète et également l’apprentissage de la vie en forêt, au contact avec la Nature, celle qui est toute puissante et qui peut vous balayer en un éclair !


Pourtant ce dernier a été peu enthousiasmant pour moi. Il y a un flottement dans le récit, entre le regret et l’envie de reprendre sa vie en ville, ses errances morales sur le bonheur et le besoin d’isolement. 


Je dois avouer que je suis le genre de personnes bien avec eux-mêmes, qui ne s’ennuient jamais, même coupées du monde. Pourtant, comme le narrateur, il y a, de temps en temps, un besoin viscéral d’interaction humaine. L’effet de meute ? 


Au final, ce roman est très agréable, avec quelques moments initiatique (conseil, si vous en voulez plus, relisez plutôt Thoreau, Frost, London, Muir, Bass, Abbey ou pour les français, certains Tesson) mais je n’ai pas aimé le personnage… son côté détaché de tout, un brin vaniteux, irresponsable et un peu stupide parfois… et que dire du sort de Boone, le chien, compagnon de ces longs mois !


Je pense qu’il m’a manqué la poésie, le lyrisme et un peu plus de nature writing, justement, dans le raisonnement pour ce que Indian Creek devienne un excellent moment de lecture ou un coup de cœur.


Cela restera un bon moment mais entaché par une envie de mettre des baffes à ce jeune Fromm. 




Tuesday, 28 July 2026

Le journal d’un salaud de Henri Queffélec - retour de lecture

 


Influencée par OL et Madame


Résumé :

L'histoire se déroule à Marseille pendant la seconde guerre mondiale. Un jeune homme tient son journal dans lequel il raconte ses multiples emprunts d'argent qu'il ne rend jamais. Tout ça sans aucun remords, usant de la crédulité des femmes qu'il séduit grâce à son nom prestigieux Georges Renaut de la Motte. Les hommes ne sont pas en reste et subissent eux aussi les combines de Georges. Mais l'étau se resserre sur lui...




Le contexte

Grandement recommandé par OL et Madame en disant « après Malaquais, je te fais replonger dans le Marseille de la Seconde Guerre mondiale » … sous cette chaleur étouffante jour et nuit, c’est criminel !


Mon avis :

Georges Renaut de la Motte (autoproclamé ainsi) est un petit malfrat, un magouilleur, un baragouineur de première. 


Dans ce journal rédigé entre décembre 1940 et le printemps 1941, il décrit son mode de vie, de survie, et ses tromperies. Qu’elles soient en affaire, au jeu, en amour ou par intérêt personnel. Il n’a pas honte, il est un profiteur et le système de l’Occupation va lui servir.


Poussé par la débâcle française, lui, le parisien, il se réfugie en zone libre, à Marseille où atterrit de nombreuses personnes, perdues, coupées de ceux qu’elles aiment, sans argent, ou avec le peu (ou plus) qu’elles possèdent.


Georges va donc profiter et se révéler un sale type, sans état d’âme. Il joue stratégique, se joue aristo, mystérieux et s’acoquine avec des personnes plus fortunées qui ne vont pas tarder à tomber dans ses filets. Il ramasse les billets de banque encore mieux qu’au Casino par un jour de chance carabinée !


Alors oui, il peut perdre mais il ne rembourse jamais, il s’occupe à couvrir ses arrières avec des femmes ou des couples qui lui prêtent sans se méfier. Pourtant, il déteste Marseille et ses habitants qu’il trouve ridicule et comédien. Il flirte même avec la nièce de sa logeuse pour éviter de payer le loyer !


Cela ne l’empêche pas de conter fleurette à d’autres… celles qu’on lui présente et dont il soupèse le potentiel financier, ou celles, plus modestes, qui sont jolies et naïves. 


Ce type est une ordure ordinaire mais diablement rusé jusqu’au jour où les doutes chez ses « amis » et connaissances insinuent et qu’il faut qu’il se dégage de ce piège.


A travers les actes et les mots de George, il y a aussi un constat sur la France de cette période, en plein effondrement sociétal, sans compter sur le moral en berne des français des deux zones. 


Lui, George, n’a foi en rien et pense qu’il peut tout tenter sans limite ! Au diable la bienséance, l’honnêteté, le sens moral, puisque tout va dans le mur, que la France a perdu, est occupée, et qu’il ne subsiste que les plus fortunés, les plus forts et ceux qui veulent profiter du système pour gagner plus, s’élever plus haut… Pourquoi pas lui !?


Il y a un côté romanesque chez Georges qui peut amadouer le lecteur mais aussi le faire se sentir mal à l’aise. 


Je dois avouer que j’ai détesté ce tricheur, ses actes, ses pensées mais il y a une attirance légitime à savoir comment il va se tirer de là, qui il va laisser sur le bord de la route, qui va mourir pour lui, le trahir, etc.


Un roman qui peut être dérangeant dans sa ligne de conduire, dans les propos tenus par Georges et par ce qu’il dégage, même si l’auteur veut faire réfléchir le lecteur sur la situation, les rapports humains, l’hypocrisie, les menteurs, les profiteurs, l’Etat, la guerre, et cette France qui va plonger dans une Collaboration active et dont elle va avoir du mal à se relever.


Henri Queffélec a écrit la suite de ce jour dans « La Culbute » qui est paru en 1945. George repart à Paris pour continuer sa route et ses tromperies.

 

Va falloir que je le déniche quelque part !


 

Tuesday, 21 July 2026

L’écho des ruines de Harald Gilbers - retour de lecture

 


Résumé :

Février 1949 : le pont aérien se poursuit, Berlin est divisée et deux polices s’affrontent désormais dans les bureaux comme sur le terrain. Dans ce contexte électrique, le commissaire Oppenheimer, qui a rejoint la police de Berlin-Ouest, est appelé dans une décharge : les corps de plusieurs hommes, froidement exécutés, y ont été ensevelis.
 
Oppenheimer se lance alors sur la piste d’un gang de jeunes voyous qui tente de faire main basse sur la ville. Leur leader cherche à s’imposer comme le nouveau roi du crime, sur le modèle d’Al Capone. Mais quiconque se met en travers de sa route ou de celle de sa bande est condamné…




Le contexte

Depuis Germania, j’adore les aventures/enquêtes du Commissaire Oppenheimer à travers le Berlin en fin de conflit, puis sur le long chemin de sa reconstruction en tant que ville, peuple et nation allemande.

J’attendais avec l’impatience la sortie en poche (oui, car j’ai commencé en poche la saga… je m’y tiens !).


Mon avis :

Cet opus est le 7e et n’est pas le dernier (viendront, j’espère, Tanzpalast en 1950 et Attentat en 1952).


Par contre, il est recentré sur la Kripo, les relations entre les 4 zones alliés/soviétiques, le blocus, Berlin en ruine, Berlin en proie au marché noir, changement monétaire, rivalités entre côté Ouest et Soviétique, et par des gangs qui profitent de la confusion pour braquer, voler, tuer avec de plus en plus de violence.


L’écho des ruines (dont on apprend le pourquoi du comment à mi-chemin) voit Oppenheimer et ses adjoints remonter le fil d’un gang qui sème autant de morts que d’interrogations. Dirigé par un certain jeune homme du nom de Jo, ultra violent, fou des films américains sur les malfrats, ce gang joue sur tous les tableaux : drogue, racket, vol, chantage et prostituées en tous genres. 


Quand trois cadavres sont découverts sous des gravats, la longue traque se met en place, doucement, car on ne trahit pas Jo… sinon, on est susceptible de rallonger la liste des défunts !


Entre double jeu, secrets, trahison et élimination des « balances », le groupe de la Kripo n’est ni au bout de ses surprises, ni sûr de pouvoir arrêter le massacre.


En outre, la situation tendue avec Berlin Est apporte son lot de désagrément et Harald Gilbers par petites touches, décrit ce monde post-Seconde Guerre mondiale à Berlin, une poudrière au milieu des ruines, qui ne demandait qu’à s’enflammer de nouveau… sans compter sur les nostalgiques du IIIe Reich, les antisémites qui refont surface et l’engraissement des alliés (et des soviétiques) sur le dos de Paix.


J’ai beaucoup cet opus qui est une longue lutte cachée entre deux forces en présence… un bon vieux flic contre voyou. 


Oppenheimer revient sur certains démons, décrit une ville, des vies, des morceaux d’Histoire, 


J’aime cette saga car malgré le côté policier historique, il y a un travail de documentation évident, une volonté de montrer le contexte sans édulcorer quoi que ce soit. 


Ces bandes existaient (et pullulaient) dans le Berlin post-guerre et étaient très jeunes… ces gamins n’ayant connu, pour la plupart, que la violence des combats, la Pervitin, l’embrigadement et sans avoir de garde-fous, étaient imprévisibles, bruts, revanchards et aiguillés, parfois, par la lutte entre les alliés et les soviétiques.


L’écho des ruines ne sera peut-être pas au niveau des précédents pour certains lecteurs mais pour moi, l’attrait a été, une nouvelle fois, au rendez-vous pour mon plus grand plaisir !


Vivement les deux prochains opus (sortis en Allemagne en 2024 et 2025) ! 




Thursday, 16 July 2026

Mourir en juin d’Alan Parks - retour de lecture



Influence ? sur la lancée de l’influence d’Audrey B

Résumé :

Une femme vient signaler à la police que son fils a disparu mais on ne trouve aucune trace de l’existence du jeune garçon. L’inspecteur Harry McCoy ne tarde pas à découvrir que la famille est membre d’une secte chrétienne, ce qui jette une tout autre lumière sur cette disparition. Par ailleurs, des vieillards esseulés et marginaux sont victimes d’empoisonnements et parmi ces hommes considérés comme des rebuts de la société se trouve le propre père d’Harry. 





Le contexte

Punaise, cette saga ! Ce Harry McCoy… quel personnage ! Et puis Glagow, l’ambiance glauquement glam des années 70, les à-côtés des personnages, les enquêtes, etc.

Tout est bon et monte crescendo tome après tome !

J’adore !!


Mon avis :

Revoilà Harry… ses amours, ses amis, ses ennemis et un tas d’emmerdes ! 


Cette fois, son adjoint Watty et lui sont affectés à un autre commissariat, celui de Possil, dans un autre quartier de la ville. Ils comblent les manques suite à des restructurations. Evidemment Watty penche plutôt pour une punition suite au comportement de son Inspecteur en chef Harry… ce dernier, lui, sait pourquoi il est là, sous couverture, même si elle est bien mince !


En cette année 1975, dans ce coin, on retrouve des SDF morts à cause d’un alcool frelaté. Cela touche Harry d’autant plus que son paternel fait partie du grand contingent des alcoolo-sans abris. Parallèlement, la femme d’un évangéliste, vient déclarer la disparition de son fils… qui n’existe pas.


Comme si cela ne suffisait pas au bonheur de Harry (ou à son malheur), il passe des squats puants aux soirées huppés au bras de la belle, héritière et célèbre actrice Margo Lindsey, sans oublier son ami d’enfance Cooper qui décide d’éliminer la concurrence avec l’aide de son « meilleur pote » … 


Bref, comment se faire encore plus d’ennemis que prévu ?


Ce sixième opus explore, en sus des intrigues et sous-intrigues qui s’entrelient à chaque roman, le côté sombre, les traumatismes d’enfance et cette filiation qui explique beaucoup sur le comportement de Harry, sa propension à l’autodestruction et se tirer une balle dans le pied dès qu’un bout de bonheur l’atteint. 


De soubresauts en révélation, de morts en corps à corps, Harry nous entraîne à sa suite avec délectation… 

A chaque roman, on se dit que la barre est très haute et Alan Parks arrive à rehausser le niveau à chaque fois. 


Là, la fin de Mourir en Juin nous torture le cerveau et nous laisse pantois et impatient de, et sur la suite !


Chaque personnage suit son chemin, dans un univers riche, cohérent et bien documenté. Les intrigues sont bien construites, plantées dans une ambiance mi- années 70, entre mafia, chômage, starlettes, policiers douteux, amours, amitiés et trahisons. 


Alan Park maîtrise son personnage, sa ville, cette époque et n’épargne personne, principalement son héros, et notre cœur… 


Au milieu de la noirceur ambiante, il y a toujours, toujours, un morceau de ciel bleu… espérant qu’aucun nuage vienne assombrir le mois de juillet (qui est bien mal parti !).




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