Résumé :
Le contexte
Je ne sais plus qui m’en a parlé lors d’un dîner en ville mais le côté SF a retenu mon attention… sans compter sur ce côté un peu suranné en pleine Terre futuriste !
Mon avis :
Robert Silverberg, en quelques paragraphes, vous livre un monde vertical, un monde de lois, futuriste, pro-natalité, un monde de contraintes mais largement acceptées. La force de ce roman réside dans sa présentation sociétale qui plonge le lecteur dans ce monde…
Il faut dire que cette population vivant dans des tours de plusieurs kilomètres (moi qui est le vertige au-delà de 3 étages… j’ai un peu tangué !) pour éviter la surpopulation sur terre.. oui, oui, gagnons les nuages pour être de plus en plus nombreux !… vous me direz que c’est une fausse bonne idée… la masse est la même, non ?
Pourtant l’auteur note plus la difficulté de cohabiter, de supporter l’autre, et la promiscuité entre êtres humains… la solution ? Une liberté des moeurs, une politique de natalité encouragée et le tout sous un couvercle bien encadré par l’organisation de gestion. Oui, on ne va pas non plus relancer Sodome et Gomorrhe !
Au gré des « nouvelles » qui suivent quelques personnages, on s’aperçoit que ce mode de vie aseptisé et libertaire, jusqu’à un certain point, les interroge. Ils s’aperçoivent que certains sont heureux de leur sort mais eux pensent à un lavage de cerveau et veulent se rebeller… évidemment, les anormaux au système ne sont pas bien vus et sont éliminés afin de garder l’harmonie et la mélodie du bonheur dans ces Monades…
Il est clair que Silverberg parle de totalitarisme dans ce roman d’anticipation (nous sommes en 2381) et qu’il parle des humains, de l’emprise, du « pain et des jeux » éternel motto des dictateurs en tous genres !.
J’ai trouvé cette anticipation assez singulière. Elle exprime bien qu’aucune société n’est idéale… quand on résout un problème, on planque l’autre sous le tapis… et cette société qui subit mais qui semble s’en contenter, fait froid dans le dos.
Sous prétexte de vivre tranquille, avec un semblant de liberté « parfaite », de bonheur, de ne plus ressentir la faim, la peur, l’envie, la jalousie, fait apparaître que cette société est un état totalitaire et que cette complaisance en fait des innocents prêts à être sacrifiés !






















