Monday, 1 June 2026

Mes lectures dans les années 90 - 2nd partie

 


Bonjour,

Je continue la plongée dans les carnets de lecture avec les romans marquants... non classés par ordre de préférence...

 

et les vôtres ?

xx

Lisa 

Sunday, 31 May 2026

Le pain noir de Georges-Emmanuel Clancier - retour de lecture

 


Influencée par Liliane

Résumé :

Dans le Limousin des années 1875, la famille Charron, dont Catherine est la cadette, est chassée de la ferme qu’elle exploitait. Ces honnêtes métayers trouvent refuge au sein des faubourgs de la ville, mais dans la France du XIXe siècle, il y a les maîtres et ceux qui les servent pour une vie de misère.




Le contexte : 

Limousin, saga familiale, roman régional, XIXe siècle… Autant vous dire que Liliane me l’a tellement bien vendu que j’ai ajouté les 4 tomes à la liste… Désormais, je vais « devoir » m’y coller, comme elle m’a signalé ! 


Mon avis :

Ce premier opus nous plonge dans le XIXe siècle, en Limousin… ce tournant de fin de siècle avec la guerre contre les Prussiens et, surtout, la condition misérable des paysans.

George-Emmanuel Clancier a évoqué sa grand-mère pour écrire cette saga familiale. Cette grand-mère qui lui parlait de sa vie, qu’il aimait et qu’il avait peur de perdre un jour, vit à travers les personnages des Charron.

Grâce à une écriture simple (mais pas simpliste), avec un soupçon d’élégance, il s’attache à montrer les détails des vies… les cheveux d’une mère, les habits d’une jeune fille, les peurs des soldats en devenir, les veillées, la force d’un père et les affres des paysans de ce siècle, de cette terre et de la nécessité de survie.

Le Pain Noir (tome 1) est un roman régional, soit, mais surtout un panorama social, familial, politique et sociétal d’une période difficile mais avec d’énormes avancées et espoirs…

Au milieu de tout cela, Clancier pose une certaine voix poétique dans les descriptions, dans les gestes, dans les mots.

On va donc suivre Catherine, une gamine, à travers sa vie difficile, le placement des enfants (nombreux) pour apporter quelques sous pour nourrir les nouveau-nés, le travail, la dureté de la vie, les répétitives tâches quotidiennes et l’influence politique, sociétale ou ecclésiastique. 

Les Charron vont lutter sans espoir, côtoyer la mort, les handicaps de la vie, les difficultés des métiers, les longues heures mais aussi les rencontres qui changent une vie.

Quand ce premier tome finit, la vie est bouleversée chez les Charron et on voit Cathie se faire jeune fille, avec une idée différente de la vie qu’elle aimerait mais qu’elle n’imagine pas voir se réaliser.

Pareillement à Anglade, Michelet, etc., Clancier décrit fort bien un pays, une langue, des vies, des contrées, des traditions, des croyances… et oui, la beauté des paysages aussi.

J’ai hâte de lire la suite !




Thursday, 28 May 2026

La Playlist du jeudi... les chansons à texte...

 


Bonjour,

Il y a des chansons à texte qui vous touchent plus que les autres.
Celles-là sont juste pour moi (ou presque !)

 

xx

Lisa

Tuesday, 26 May 2026

Le Lit clos de Sophie Brocas - retour de lecture



Influencée par Nathalie lors du 1er Live du Club de Lecture de la Cambrousse Littéraire

Résumé :

Lorsque, en novembre 1924, la colère explose dans le port de Douarnenez, Louise, républicaine à la voix prodigieuse, est l'une des meneuses qui vont entraîner 3000 ouvrières des sardineries dans ce qui restera la plus grande grève féministe du XXe siècle. Parmi elles, Rose, une jeune paysanne catholique. Contre les cadences infernales, les salaires de misère, les enfants exploités, le combat est juste. Pour obtenir ce franc de l'heure tant espéré, ces femmes d'ordinaire dociles et résignées se révèlent capables de toutes…




Le contexte : 

Premier Live du Club de Lecture de la Cambrousse Littéraire et j’ai su que c’était la pire idée pour ma Wish-List…

Nathalie en a tellement bien parlé que j’ai rajouté à ma longue liste sur Excel et qu’il est sorti fin avril… Cela me semble tellement passionnant comme sujet ! 


Mon avis :

Quel roman agréable et poignant que ce combat des Penn Sardine et du combat de femmes dans les années 20 !

On pourrait, bien entendu, réduire cela à une histoire d’amour mais il y a autre chose, au-delà de l’histoire entre Rose et Louise.

Il y a ces longues semaines de 1924 pendant lesquelles ces ouvrières oppressées par le patronat et les contremaitres/contremaîtresses vont lutter pour une meilleure vie dans son ensemble. Elles forment un groupe de résistance, féministe sans le savoir, face aux poids des traditions, de l’Eglise et de cette société patriarcale qui écrasaient toute velléité personnelle. 

Ce roman est aussi une lutte… une rouge… comme la couleur des communistes… Douarnenez est un fief et cela a changé quelque chose.

C’est aussi l’histoire de Louise, jeune femme volontaire, avec une voie politique et une voix envoûtante qui se rebelle, se démène pour changer la vie, les vies et Rose, jeune paysanne pieuse, venue à l’usine pour aider son père, veuf, à élever quatre enfants. 

Rose va partager sa vie avec l’athée et révolutionnaire Louise.

Petit à petit, par touches, Sophie Brocas évoque les semaines de lutte, la vie quotidienne, les affres de cette société, les peurs, les deuils, les traditions, les obligations que ce soit du côté des femme comme des hommes. 

Que ce soit Rose qui va aspirer à vivre, avoir des enfants, une vie ordinaire ou Louise qui rêve de plus grand, de liberté de femmes, à Paris, elles vont rester dans un tourbillon jusqu’en 1928, séparées par leurs vies choisies mais qui montrent l’évolution et la justification des cinq semaines de grève et de privations…

Rose rentre dans « son rang », se marie et exprime l’évolution de la pêche ; Louise s’acoquine avec les politiques et les artistes à Paris, et s’engage dans la cause féministe (notamment pour le droit de vote) … 


Le lit clos évoque des destins, des brisés, des embourgeoisés, des révoltés, des pieux, des exaltés, des amoureux… avec une écriture fluide, agréable, sans envolée lyrique ou tape-à-l’œil. On emboite le pas à cette époque, un siècle plus tôt, et si notre œil est humide à la fin, ce n’est pas dû aux embruns mais à l’émotion qui nous saisit !

Un roman poignant. 



Saturday, 23 May 2026

La propagandiste de Cécile Desprairies - retour de lecture



Influencée par Béa

Résumé :


Dans le Paris des Trente Glorieuses, une enfant assiste aux réunions des femmes de la famille organisées au domicile de sa mère, Lucie, dans un immeuble haussmannien. On parle chiffons et on s’échange les potins du jour. L’ambiance est joyeuse. Plus agitée, aussi, quand il s’agit d’évoquer, à mots voilés, le passé de Lucie, ce grand amour qu’elle aurait connu, pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de se remarier.

Qui est Lucie ? Qu’a-t-elle fait précisément, avant ?

De fil en aiguille, perçant les mensonges et les non-dits de cette mère énigmatique, l’enfant, devenue adulte et historienne de profession, met à nu la part d’ombre de Lucie et de toute une partie de sa famille. Les masques tombent, et l’histoire de cette femme, collaboratrice zélée, en France, sous l’Occupation, se révèle en plein, à l’image d’un passé collectif dont on n’a, aujourd’hui encore, pas fini de faire l’inventaire. 




Le contexte : 

Un sujet épineux mais qui me passionne… et mes abonnées qui connaissent bien mes goûts…


Mon avis :

C’est typiquement le genre d’ouvrage qui crée automatiquement une polémique et je peux le comprendre (même s’il m’en faut énormément pour m’offusquer !).

Cécile Desprairies, historienne de l’occupation revendiquée, évoque sa famille, notamment sa mère Lucie, fervente pro-nazie, débrouillarde, sans remord, ni regret… sauf la mort de son grand amour Friedrich… même quand elle épousera le père de sa fille… là pour boucher le trou et lui racheter une conduite… à elle et à sa famille qui a profité de la situation des années 30 aux Trente Glorieuses. 

On sent le malaise admiratif de l’auteure dans ce roman court. 

Lucie est un mystère pour tout le monde… elle maintient à flot la famille, autant financièrement qu’idéologiquement. Eux vivent comme bon leur semble, souvent avec une impression d’opportunistes et d’arnaqueurs professionnels.

L’antisémitisme ? eux, jamais ! Mais récupérer des biens spoliés, travailler pour la propagande nazie, ou fricoter dans les soirées entre nazis et collaborateurs, oui ! Tout à fait Madame, on ne savait pas, on connaissait la situation… mais nous sommes juste des gens simples, pas des racistes.

Ce roman sur l’occupation, la collaboration, l’aversion d’un groupe pour un autre, d’un amour flamboyant sous la Swastika, sans complexe, sans questionnement, sauf des détails futiles, pourra rebuter beaucoup de monde (et je pense aux descendants des résistants déportés ou fusillés, des juifs spoliés, massacrés, des français ayant eu faim, peur pendant ces années noires) et cela pourra être entendu.

Pour ma part, j’ai détesté cette connasse de Lucie mais je l’ai comprise aussi de par ma connaissance sur la période et notamment sur cette collaboration et cette haine des autres qui a gangréné la société française bien avant le XXe siècle et les horreurs perpétrées.

Alors oui, c’est souvent malaisant, hachée (l’écriture et la formulation), indélicat mais le parti-pris de l’auteure est franc et sans ambages. Elle n’excuse rien, n’explique rien (sa famille était collabo, soit, et c’est une fierté) avec juste un petit côté snob qui vit sa vie comme un tourbillon, tant pis si cela emporte dans le néant des millions de personnes… Moi, Lucie, je n’en tamponne le coquillard, il n’y a que Friedrich, mon grand amour qui compte et a compté (merci pour les autres !).

Je pense que ce roman sera « magistral » pour certains qui découvriront la collaboration, l’occupation, le « tout ou rien hitlérien » … ou à vomir pour les autres.

Je suis dans aucun camp, je choisis de lire, de capter le bon comme le mauvais… et puis, comme je vous le dis souvent, va falloir se lever très tôt pour me choquer ! 

Comme disait l’autre « famille je vous hais » … ce qui n’est pas le cas de chez celle de Cécile Desprairies !


 

Mes lectures des années 90 - 1ère partie


 Bonjour,

Je continue mon exploitation (ma plongée) dans mes carnets de lecture...

Cette fois, on entre dans les années 90...

 

Quelles sont vos romans marquants lus pendant cette période ?

xx

Lisa 

Thursday, 21 May 2026

La Playlist du jeudi... le plus beau musicien du monde (ok David Bowie est hors compétition)

 


Bonjour,

1992, j'étais jeune, belle (oui, enfin, pas moche) et je courais les festivals avec mon mec de l'époque...

Arrivés sur place pour voir Blur (déjà, oui !), on tombe sur un groupe qui faisait déjà frissonner les foules... on croise en backstage (c'était hyper facile d'y accéder à l'époque) le chanteur qui marche les yeux plantés au sol... prêt à monter sur scène... là, il lève ses mirettes et on est tous rester scotchés (femmes, hommes, chiens, chats et autres joyeusetés)... la beauté du garçon...

Le garçon ? Kurt Cobain

Petit souvenir du concert en question :

xx

Lisa

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