Saturday, 15 August 2026

Damon Albarn de Blur à Gorillaz de Paul - retour de lecture (masse critique Babelio)


Résumé :

Damon Albarn a révolutionné la pop et le rock avec Blur, repoussé les frontières musicales avec Gorillaz, tout en composant, produisant et collaborant avec des artistes du monde entier. Au fil de trente-cinq ans d’une carrière unique, il a tissé un patchwork musical d’une richesse éclatante, qui aurait pu dérouter de nombreux auditeurs, mais a su, au contraire, les captiver. Cet insatiable curieux est un alchimiste capable de créer des hits autant fédérateurs que des œuvres intimistes.
Véritable voyageur sonore qui ne se lasse pas de quitter son île natale pour puiser au Mali, au Congo, aux États-Unis, ou en Asie des inspirations musicales qu’il réinvente à sa façon, libre des codes et des carcans de l’époque. Cet ouvrage propose à travers les témoignages de Damon Albarn, Jamie Hewlett, les membres de Blur et d’autres collaborateurs musicaux, de retracer le parcours exceptionnel de ce musicien visionnaire et iconoclaste.



Le contexte

Ai-je encore à apprendre sur Damon Albarn, et ses projets fort nombreux depuis mars 1990 et ma découverte de Blur ? Sûrement !

Mais ai-je vraiment besoin d’un livre pour m’expliquer les albums créés par cet hyperactif de Damon ? probablement pas.


Néanmoins, j’ai eu l’occasion de l’obtenir par la Masse Critique Babelio (après pas mal de retard dans l’envoi puis par les méandres de la Poste !!) … Merci donc à l’éditeur et Babelio, même si cela fut difficile de le récupérer !


Mon avis :

Le plan utilisé est simple voire limpide pour le commun des mortels : album par album par groupe ou en solo… De Blur à Gorillaz, en passant The Good The Bad & The Queen ou le Albarn tout seul comme un grand… il y a moins sur Mali Music, Africa Express, etc.


Les albums sont détaillés soit par critique musicale, soit par les propos d’Albarn, de son comparse Graham(ounet) Coxon ou encore les collaborateurs fort nombreux au demeurant, y compris Stephen Street, l’un des producteurs emblématiques du groupe Blur… L’historique de création est entrecoupé de citations des membres du groupe, de leurs collaborateurs ou même autres musiciens (compagnons de vie aussi).


Paul revient, en préambule, sur la formation de Damon Alban, sa vie, son environnement familial artistique, son goût pour le théâtre, la musique, la littérature et les cultures étrangères auxquelles il s’ouvre au fil de l’eau de l’enfance à l’âge adulte, par les fondations parentales ou les rencontres.


Il y a bien une chose que tout fan de Blur, Gorillaz et Albarnien sait, c’est qu’aucun album n’est dupliqué ! 


Dans la discographie de Blur, aucun n’est identique… de la pure pop made in shoegaze, à l’indie rock proche des Kinks, en passant par la pop 100% british,  rock underground, etc. ; rien ne ressemble à des créations linéaires… reste une chose principale : Damon Albarn, sa voix, son univers atypique et l’apport des/aux autres. 


Ce livre (attention, il est bien lourd) est agréable à feuilleter, même pour les fans de base qui connaissent leur petit Albarn illustré sur le bout des doigts… mais continuent à découvrir l’univers sans limite d’un créateur de génie qui se renouvelle constamment sans jamais perdre de vue une chose : il ne clôt jamais un projet, un groupe, il évolue, recommence, rebondit et s’amuse de plus en plus… 


Damon Albarn reste le maître de la montre et n’en a pas fini avec ses premières amours bluriennes (encore heureux !).


Bref, un livre que tout fan achètera (on les connaît, ils pestent mais ils collectionnent tout malgré eux !) et qui sera rangé entre les merveilles de biographies en anglais déjà parues et largement plus fascinantes.


Un bémol est à mettre sur cet ouvrage au niveau de la présentation et de la formulation… quelques répétitions et banalités (ou comment enfoncer des portes ouvertes… mais là, c’est la fan de Blur depuis 1990 qui parle !), un traitement des albums aléatoires et quelques oublis déci-delà que les fans depuis le début 90’s ne manqueront pas de signaler… pour les autres, rien d’alarmant.





Wednesday, 12 August 2026

Drame au Cap Gris-Nez de Christine Desrousseaux - retour de lecture



Résumé :

Lucette est apprentie dans un jardin botanique situé près de Wimereux, station balnéaire où elle a emménagé seule quelques mois plus tôt. Gaëlle est étudiante en astronomie à l’institut de biologie marine. Elle a vécu à Wimereux quand elle était enfant mais n’en garde aucun souvenir car elle et son père ont très rapidement quitté la maison après la mort de sa mère. Leur rencontre est un coup de foudre pour Lucette qui est fascinée par Gaëlle, au point de vouloir la garder pour elle seule. Fascinée au point de vouloir savoir ce qui est arrivé à sa mère et à sa grand-mère, toutes deux mortes prématurément. Mais son enquête et ses questions dérangent et elle ne se rend pas compte que sa curiosité va être fatale à Gaëlle.





Le contexte

J’avais acheté trois polars régionaux à ma copine Perrine… et comme j’avais fini tous mes romans de juillet – enfin ceux que je voulais absolument lire ! – j’ai attaqué le 2e de la pile… Il m’en reste un qui parle de Saint-Etienne et du Chili version 1973 ! 


Mon avis :

Quand des secrets de famille et des non-dits peuvent être ravageurs.


Le livre s’ouvre sur l’enterrement d’une des deux jeunes femmes du livre et Christine Desrousseaux utilise un « vrai-faux » polar pour développer ces thématiques et celle de l’amour-amitié entre deux jeunes femmes, ainsi que certains traumatismes, plus que pour clore une enquête policier digne de ce nom.


Lucette rencontre Gaëlle et, en tombe raide dingue. Elle est fascinée par sa beauté, sa classe, sa passion des étoiles et le fait qu’elle est la fille d’un pianiste célèbre. 


Elle, jardinière dans le coin qui se pense banale, et cet astre attirant vont devenir amies, des amies proches. Seule Lucette voudrait que cette amitié soit exclusive, passionnelle, et amoureuse. Elle décide alors de tout savoir sur son amie et pose des questions sur les morts prématurées de la mère et grand-mère de Gaëlle.


A vouloir tout connaître, elle va déterrer des démons et les vieilles histoires surgissent sans prévenir et vont se révéler difficiles à supporter pour ceux qui les ignoraient ou les avaient oubliées. Elle provoque plus d’évènements douloureux qu’elle ne l’aurait souhaité… elle qui rêvait d’une vie idyllique avec Gaëlle.


L’auteure décrit cette amitié vampirisée dans ces années 80 et propose en filigrane des parcours de vie avec des sujets forts mais non racoleurs : la psychiatrie pendant la guerre (la Seconde), le deuil, l’absence, l’homosexualité, l’ambiguïté malsaine des rapports entre frère et sœur (Lucette et son frère) et la perte d’un être idéalisé, rêvé qui brise un cœur.


C’est un roman facile à lire, court, sans difficulté mais avec une finesse dans les mots et qui fait que l’on ressent les embruns de leurs vies qu’ils soient doux ou durs.


Un livre agréable mais "oubliable" malgré quelques sujets forts.




Saturday, 8 August 2026

Crâne d’os de Mo Hayder - retour de lecture

 


Résumé :

Un terrible accident…
Niché au cœur des Cotswolds, Eastonbirt a tout du village anglais idyllique. La vie y serait paisible si une tragédie n’avait pas eu lieu. Trois ans auparavant, plusieurs étudiants sont morts dans un terrible accident de car. Alex Mullins, elle, a eu beaucoup de chance.

La silhouette d’une femme…
Hantée par ce qu’elle pense avoir vu avant que le car ne sombre dans le lac, Alex a renoncé à une carrière au sein de la police londonienne pour reprendre du service à Eastonbirt. Elle se souvient que cette nuit-là, une femme s’est penchée sur elle. Une femme qui ressemblait à Crâne d’os, une prostituée qui, selon la légende urbaine locale, aurait été tuée un siècle plus tôt et errerait toujours dans les bois.

Une vérité pire que la légende…
Au fur et à mesure qu’Alex et Arran, son ami d’enfance, remontent le fil de la nuit du drame, ils comprennent que la légende urbaine cache quelque chose d’encore plus sinistre. Des événements inquiétants commencent à se produire dans leurs vies. On les surveille, leurs chiens disparaissent… et bientôt, la femme sans visage refait surface




Le contexte

Parce que feu Mo Hayder est une écrivaine dont j’ai aimé chaque roman que j’ai lu, j’ai eu envie de m’attaquer à ce One-Shot dans les Costwolds… voilà, voilà…


Mon avis :

Le roman alterne deux voix : Alex et Maryam, le présent et un certain passé-présent.


En effet, ce roman choral repose notamment et principalement sur ce qui s’est passé deux plus tôt lorsqu’Alex a fait partie des victimes d’un accident de bus après une soirée d’Halloween. 

Maryam, elle, est la mère d’Arran, l’ami d’Alex, qui a survécu également à la tragédie.


Mo Hayder nous plonge non seulement dans les souvenirs de cette soirée, mais également dans ce village des Costwolds, avec son côté bohème chic, belles propriétés, personnes aisées… qui fait face à un immeuble avec vue sur cette forêt étrange, habitation plus que modeste, voire carrément à l’abandon.


La tragédie s’appuie sur un trouble puisqu’Alex est sûre d’avoir vu une femme au bord de la route quand le chauffeur a fait l’embardée… Cette femme qui, dans l’esprit du coin, n’est autre qu’une prostituée assassinée au XIXe et qui hante la forêt du village afin de les enlever et les tuer.


La légende urbaine hante le récit et s’avère plus terreuse que le reste. Crâne d’os, cette gitane fleur de bitume, brouille le jeu et Alex, revenu de quelques années à Londres, devenue flic, décide de reprendre l’enquête… 


Là, des chiens disparaissent… celui de la mère d’Alex, mais également celui de Maryam qui a fait un pacte avec un genre de Shaman pour avoir un deuxième enfant. 


Alternativement, donc, nous apprenons d’où vient Maryam, pourquoi la peur de perdre ce qu’elle a lui vrille les entrailles, son histoire avec Rhory, la naissance d’Arran, la vie quotidienne, ses amitiés, ses doutes et le drame du bus.


Par son style toujours efficace, et brillant, Mo Hayder, dans ce roman posthume, nous donne en pâture à la nature, aux croyances, aux peurs viscérales, la superstition, le malheur, le bonheur, la perte des êtres chers, les remords, les regrets et aussi ce sentiment de manque qui ne se comble jamais.


J’ai beaucoup aimé ce côté sombre (la forêt, le lac, les personnages avec leurs secrets, etc.), le côté malsain et la découverte à la Stephen King qui ouvre un champ de possibilités dans la tête du lecteur.


Le départ un peu lent, où Mo Hayder plante son décor, les personnages, crée une ambiance addictive et quand tout s’enchaîne, on se retrouve face aux démons intérieurs des personnages, les traumatismes qui les hantent toujours et encore, les non-dits qui plongent certains dans les affres des afflictions.


Ce Mo Hayder est un excellent thriller plein de psychologie et avec quelques touches d’inexplicable qui enfonce le lecteur dans un moment un brin glauque et le renvoie à ses propres failles.


Je suis ressortie triste de savoir que c’était son dernier et que le potentiel de son évolution était immense. Un de mes objectifs 2027 sera de lire ceux qui me manquent de cette écrivaine qui vous rend accro ! 



Ps : En sus, Mo Hayder cite Blur au détour d’un paragraphe ; bon, en se trompant sur le titre … pour l’éditeur français, c’est « Country House » et non pas « In The Country »… à bon entendeur ! 




Wednesday, 5 August 2026

Indian Creek de Pete Fromm - retour au lecture

 


Influencée par... la boîte à livres At The Office


Résumé :

Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j’avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer. — Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m’expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t’en constituer toute une réserve avant que la neige n’immobilise ton camion. Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important, je me lançai : — Heu... C’est quoi, une corde de bois ? 




Le contexte

J’en ai entendu tellement parler… et je n’étais pas si sûre de vouloir entrer dans la hype un brin hystérique… mais quand j’ai lu « un souffle à Walden » … et que je l’ai trouvé dans une boîte à livres hospitalière… Je me suis dit « c’est maintenant ou jamais ! ».


Mon avis :

Attention, âmes sensibles à la cause animale, passez votre chemin ou accrochez votre cœur ! 


J’ai pensé, dès le début, à un côté Thoreau et son Walden dans l’expérience détaillée par Pete Fromm. Il y avait, dès les premières pages, un côté agréable mais dérangeant.


En effet, l’écrivain, relate une aventure qu’il a vécu à la fin de 1978, acceptant un boulot dans Idaho qui a pour but de surveiller, lors de la période d’hiver, un bassin où des milliers d’œufs de saumon sont ensemencés. 

Le narrateur, étudiant dans le Montana, expose sa vie en forêt, lui dont l’expérience antérieure se limite à du camping en famille. 


Il explique les activités d’absolue nécessité pendant ces sept mois hivernaux. Il chasse (pour manger… même s’il n’est pas non plus sans suffisamment de nourriture pour tenir le coup !), fend des bûches, pêche, capture des animaux, les traque aussi parfois (violemment), tanne leurs peaux, se confectionner des habits, cuisine, surveille et laisse son esprit vagabonder. 


De temps en temps, surviennent les autres (les rangers, les chasseurs) et la traque d’animaux pour le plaisir (celles du puma/lynx/ours sont révoltantes !).


Grâce à une écriture dépouillée, cette solitude est bien décrite, économie de mots face à la solitude et au manque de relations humaines.


J’ai trouvé prenant le côté nature writing, ce rapport avec la faune et la flore, son besoin de chasser en variant les plaisirs afin de couvrir ses besoins alimentaires ; j’ai apprécié le côté introspection du quotidien, de cette terreur de l’ennui, de se retrouver face à soi-même, la force qu’il faut pour supporter la solitude complète et également l’apprentissage de la vie en forêt, au contact avec la Nature, celle qui est toute puissante et qui peut vous balayer en un éclair !


Pourtant ce dernier a été peu enthousiasmant pour moi. Il y a un flottement dans le récit, entre le regret et l’envie de reprendre sa vie en ville, ses errances morales sur le bonheur et le besoin d’isolement. 


Je dois avouer que je suis le genre de personnes bien avec eux-mêmes, qui ne s’ennuient jamais, même coupées du monde. Pourtant, comme le narrateur, il y a, de temps en temps, un besoin viscéral d’interaction humaine. L’effet de meute ? 


Au final, ce roman est très agréable, avec quelques moments initiatique (conseil, si vous en voulez plus, relisez plutôt Thoreau, Frost, London, Muir, Bass, Abbey ou pour les français, certains Tesson) mais je n’ai pas aimé le personnage… son côté détaché de tout, un brin vaniteux, irresponsable et un peu stupide parfois… et que dire du sort de Boone, le chien, compagnon de ces longs mois !


Je pense qu’il m’a manqué la poésie, le lyrisme et un peu plus de nature writing, justement, dans le raisonnement pour ce que Indian Creek devienne un excellent moment de lecture ou un coup de cœur.


Cela restera un bon moment mais entaché par une envie de mettre des baffes à ce jeune Fromm. 




Tuesday, 28 July 2026

Le journal d’un salaud de Henri Queffélec - retour de lecture

 


Influencée par OL et Madame


Résumé :

L'histoire se déroule à Marseille pendant la seconde guerre mondiale. Un jeune homme tient son journal dans lequel il raconte ses multiples emprunts d'argent qu'il ne rend jamais. Tout ça sans aucun remords, usant de la crédulité des femmes qu'il séduit grâce à son nom prestigieux Georges Renaut de la Motte. Les hommes ne sont pas en reste et subissent eux aussi les combines de Georges. Mais l'étau se resserre sur lui...




Le contexte

Grandement recommandé par OL et Madame en disant « après Malaquais, je te fais replonger dans le Marseille de la Seconde Guerre mondiale » … sous cette chaleur étouffante jour et nuit, c’est criminel !


Mon avis :

Georges Renaut de la Motte (autoproclamé ainsi) est un petit malfrat, un magouilleur, un baragouineur de première. 


Dans ce journal rédigé entre décembre 1940 et le printemps 1941, il décrit son mode de vie, de survie, et ses tromperies. Qu’elles soient en affaire, au jeu, en amour ou par intérêt personnel. Il n’a pas honte, il est un profiteur et le système de l’Occupation va lui servir.


Poussé par la débâcle française, lui, le parisien, il se réfugie en zone libre, à Marseille où atterrit de nombreuses personnes, perdues, coupées de ceux qu’elles aiment, sans argent, ou avec le peu (ou plus) qu’elles possèdent.


Georges va donc profiter et se révéler un sale type, sans état d’âme. Il joue stratégique, se joue aristo, mystérieux et s’acoquine avec des personnes plus fortunées qui ne vont pas tarder à tomber dans ses filets. Il ramasse les billets de banque encore mieux qu’au Casino par un jour de chance carabinée !


Alors oui, il peut perdre mais il ne rembourse jamais, il s’occupe à couvrir ses arrières avec des femmes ou des couples qui lui prêtent sans se méfier. Pourtant, il déteste Marseille et ses habitants qu’il trouve ridicule et comédien. Il flirte même avec la nièce de sa logeuse pour éviter de payer le loyer !


Cela ne l’empêche pas de conter fleurette à d’autres… celles qu’on lui présente et dont il soupèse le potentiel financier, ou celles, plus modestes, qui sont jolies et naïves. 


Ce type est une ordure ordinaire mais diablement rusé jusqu’au jour où les doutes chez ses « amis » et connaissances insinuent et qu’il faut qu’il se dégage de ce piège.


A travers les actes et les mots de George, il y a aussi un constat sur la France de cette période, en plein effondrement sociétal, sans compter sur le moral en berne des français des deux zones. 


Lui, George, n’a foi en rien et pense qu’il peut tout tenter sans limite ! Au diable la bienséance, l’honnêteté, le sens moral, puisque tout va dans le mur, que la France a perdu, est occupée, et qu’il ne subsiste que les plus fortunés, les plus forts et ceux qui veulent profiter du système pour gagner plus, s’élever plus haut… Pourquoi pas lui !?


Il y a un côté romanesque chez Georges qui peut amadouer le lecteur mais aussi le faire se sentir mal à l’aise. 


Je dois avouer que j’ai détesté ce tricheur, ses actes, ses pensées mais il y a une attirance légitime à savoir comment il va se tirer de là, qui il va laisser sur le bord de la route, qui va mourir pour lui, le trahir, etc.


Un roman qui peut être dérangeant dans sa ligne de conduire, dans les propos tenus par Georges et par ce qu’il dégage, même si l’auteur veut faire réfléchir le lecteur sur la situation, les rapports humains, l’hypocrisie, les menteurs, les profiteurs, l’Etat, la guerre, et cette France qui va plonger dans une Collaboration active et dont elle va avoir du mal à se relever.


Henri Queffélec a écrit la suite de ce jour dans « La Culbute » qui est paru en 1945. George repart à Paris pour continuer sa route et ses tromperies.

 

Va falloir que je le déniche quelque part !


 

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