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Monday, 16 June 2014

Rapport sur le Festival du Livre du Canebière - 1ère partie


Il faut être soit fou, soit auteur (illustrateur, poète, etc.) pour avoir osé affronter trois jours durant les chaleurs marseillais, en haut de la Canebière. Oui, bon, d’accord, les deux aussi !

Très bien organisé par l’Association COULEURS CACTUS, dont je remercie encore vivement toute l’équipe ici, le 6e festival du Livre de la Canebière s’est déroulé les 6, 7 et 8 juin dernier, square Léon Blum dans le 1er arrondissement de Marseille, sur la Canebière.                        

C’était l’occasion de côtoyer quelques dizaines de confrères et consœurs, sous les chapiteaux et sous le soleil !

J’étais la représentante unique de ma maison d’édition, Trinôme Editions (ordre du chef !) et étais en compagnie du Cercle Català (et de son Président) et de l’illustratrice Thaïs AUBERT (que je présenterai prochainement sur le blog ainsi que d’autres auteurs rencontrés).

« L’Annexion de l’Aquitaine » par la Catalogne a été un sujet de plaisanterie et de fous-rires pendant trois jours. Personnellement, cela me convenait très bien !

Je suis une amoureuse de la Catalogne !

Un auteur en dédicace effectue majoritaire un seul travail : il sourit en disant « Bonjour ».



Voici le résumé de mes trois jours (en trois parties donc)… ça et quelques dédicaces…

Mais l’aspect le plus important est les rencontres. Lors d’un festival ou salon du livre, on rencontre d’autres auteurs, illustrateurs, essayistes, poètes etc. ; On parle, évoque, échange, travaille du chapeau et on s’aperçoit que notre conception n’est pas largement éloignée de celle du voisin.

On râle sur les libraires, les éditeurs (sauf le mien Ô Vénéré Chef), les journalistes, les sites de vente, les lecteurs, les autres auteurs, et le monde entier.

C’est bien connu, les auteurs refont le monde à chaque salon.


Il y a aussi les rencontres avec les lecteurs potentiels ou ceux venus que pour vous (si, si, j’y ai eu droit !) et les passants sachant passés devant vous.

Voici un florilège des réflexions entendues entre la Catalogne et Rhône-Alpes (lieu de résidence de Thaïs AUBERT) :

-  A l’auteur africain à côté de moi : « Ah oui, vous êtes donc l’auteur de ce recueil de poésie ! Et vous avez un nègre ou non ? » (non, non, on est juste là pour faire le ménage)

- Un passant habillé comme la Grande Zaza : « Ben Madame, regardez-moi les celles-là, elles vous regardent et ressemblent à rien ! » (faut dire que nos jeans/jupes n’étaient pas assortis à sa Chapka léopard !)

  - Un « grand voyageur » : « Oh, j’adore la Catalogne, Florence, les pâtes, toute l’Italie, en fait » (oh, ça va… c’est un pays du sud !)

 Un vrai littéraire : « Mais Liverpool, c’est avant tout le titre d’une chanson de Patsy, non ? La grande chanteuse des années 80 ! » (ah oui, quand même THE référence.. Même l’intéressée ne doit plus savoir si elle était chanteuse ou non !)

- Le vrai littéraire :  « Vous êtes auteurs ? Ah oui ? ça alors ! Mais le festival du livre, c'est pour tous les livres, alors ? » (non, non, on prépare la paëlla de demain !)

-  Un vrai fan de musique : « Taylor comme le batteur de Duran Duran ? » (Je me suis retenue de l’épouser celui-ci)

-   Ceux qui passent par hasard : « Ouais, t’as vu, y’a des livres, avec des écrivains qui écrivent dedans ! » (dedans quoi ?)

-   Ceci (surnommé "Joli costard") qui passe et repasse en souriant et tente un « bonjour, ça va, pas trop chaud ? Vous avez à boire, j'espère ? » (va-t-il s’approcher avant la fin du weekend et tenter le "on prend un café ?" ?)

 Le fan de BD : « Et des mangas, vous en vendez ? » à l’auteur spécialisé dans les tueurs en série…

- Le surfeur d'argent :  « Et en vrai, vous êtes là pourquoi ? » (pour la paëlla, merdus ! on l'a déjà dit !)


A suivre .... 




Sunday, 30 March 2014

Le top 5 des sorties culturelles que je veux faire en 2014





Oyez, oyez, en 2014, j’ai pris une grande décision : je sors… 

Oui, de mon antre ! 

J’aère ma tête, mes pensées, et accessoirement mes jambes (même si ces dernières préfèrent largement quand elles sont au repos, allongées sur le transat, face à la mer).

Bref, je me suis décidée à lâcher, de temps en temps (oui, je vous rassure), mes stylos, souris d’ordinateur et autres livres de 600 pages et plus.

Alors, où aller ? 

Evidemment, voyager me semble une option plus que raisonnable, et mes pas vont, comme d’habitude, me mener à Londres, à Paris et sûrement un peu à Barcelone. 


Mais, avant tout cela, il me faut faire des sorties un brin culturelles, histoire d’alimenter le cerveau et donc d’aérer la tête.

Exposition Cartier-Bresson (Centre Pompidou, Paris) : déambuler au milieu de ces photos qui captent une atmosphère, un autre siècle, d’autres convenances et surtout optimisent la notion de beauté et de spontanéité. Les photos de Cartier-Bresson me touchent toujours et j’aime beaucoup le Centre Pompidou.
12 février 2014 – 9 juin 2014
(crédits Henri Cartier-Bresson)

Exposition Véronèse (The National Gallery, London) : oui, eh bien, oui, trois fois oui… Non seulement, l’exposition se tient dans un de mes musées préférés (j’y vivrais si je pouvais et si l’on m’y autorisait !), c’est de Véronèse dont on parle ! Vous savez, le mec qui a inspiré Watteau par ses couleurs impressionnantes ! Et puis voir ce tableau fabuleux qu’est « La famille de Darius devant Alexandre » (moi qui suis accro à Alexandre le Grand… notamment en ce moment avec mon cours sur Edx), on ne peut que s’y rendre !

19 March – 15 June 2014
(crédits The National Gallery)


Exposition Bailey (National Portrait Gallery, London) :
 oui, une exposition de mode d’un des plus grands photographes du monde, qui a saisi des portraits de Kate Moss et a poussé n’importe quelle fille à se cacher sous les couvertures jusqu’à la fin des temps… j’y cours (oui, je confirme, je suis maso, mais aussi folle des photos de mode) et notamment dans la salle toute entière consacrée aux Rolling Stones ! 50 ans de photos, ça se célèbre et le titre est justement trouvé : « Obsession ».



6 février au 1er juin 2014


(crédits David Bailey)

Exposition Les Vikings. Vie et Légende (British Museum, London) :
 
oui, bon ça va, oui, je privilégie Londres, mais c’est tellement incroyable pour pouvoir découvrir les navigateurs hors pairs, plus esthètes et raffinés que certains ont bien voulu nous le faire croire ! Et aussi, c’est l’occasion de voir le Roskilde 6, le plus grand Drakkar jamais trouvé !

6 mars au 22 juin 2014



(crédits British Museum)


Exposition Splendeurs de Volubilis – Bronzes antiques du Maroc et de Méditerranée (Mucem, Marseille) :
 parce qu’outre la sublime exposition sur Picasso, Magritte, Warhol, Marseille accueille des trésors archéologiques datant de l’occupation romaine du site de Volubilis, cité berbère marocaine proche de Meknès, aimablement prêtés par le musée archéologique de Rabat… J’en soupire d’avance !


11 mars au 25 août 2014.
(crédits musée Archéologique de Rabat)


Si, après cela, vous avez encore envie de sortir, j’ai quelques lieux en réserve (l'expo Linda McCartey à Montpellier, l'expo Marvel à Paris, par exemple ?) et des trésors de lieux à visiter un peu partout en Europe
(oui, je deviens largement très européenne en vieillissant… les effets du Jet Lag ?).


Tuesday, 19 November 2013

Salon Culture et Ecriture - Samedi 30 novembre 2013 à Marseille



Vous ne savez pas quoi faire le samedi 30 novembre 2013 ?




Au Roucas Blanc à Marseille....

Il y aura plein d'auteurs ...
y compris, moi 






Tuesday, 8 January 2013

Marseille, Capitale Européenne de la Culture.. de QUOI ?


Ayant assisté à Lille Capitale Culturelle en 2004 et participé activement à Liverpool 2008, je me dois d’aborder, un peu, l’évènement de l'année à Marseille… A savoir « Marseille – Provence 2013 – Capitale Européenne de la Culture »  (avec la ville de Košice).

Je n’ai rien contre Marseille, au contraire. Je râle, cependant, de la voir devenir moins intéressante qu’elle le fût il y a quelques années, mais force est de constater que les nouveaux arrivants apprécient… Alors, peut-être est-ce que je suis trop exigeante envers la vieille rebelle ?

Mais quand le comité s’est formé et a posé sa candidature pour ce titre, un peu ronflant, j’en ai avalé mon thé de travers. 

Quand on connait un peu la ville, les infrastructures et la propension qu’a la grande majorité des marseillais à adorer le « ballon » (football), la pétanque et la plage, on ne peut être que surpris par le choix…. Surtout quand, dans la compétition, il y avait Bordeaux et Lyon… Excusez du peu (trop ?) !

Bref, Marseille a gagné. Enfin, Marseille… Marseille et les autres (Arles, Aix, etc.). Marseille – Provence, donc…

Contrairement aux villes précédentes…. Déjà, vous situez bien où se trouvent les évènements culturels (les autres)…

Le grand départ de l’année a lieu ce weekend, les 12 et 13 janvier…. Et cela débutera par « la grande clameur » le 12 janvier 2013 vers 19 heures. Les habitants de la ville sont invités à sortir de chez eux et à se manifester bruyamment afin de créer « la grande clameur »… 

Explication officielle : « Pendant cinq minutes, chacun participe aux performances musicales, bruitistes, chorales, déclamées, percussives…imaginées par plus d’une vingtaine de lieux, de structures et d’artistes. Le son monte dans le ciel marseillais dans un crescendo bigarré qui fera (qui sait ?) disjoncter la ville. »

Le fait qu’une des idées reçues sur Marseille est que les habitants parlent trop fort, gueulent trop souvent et ne sont pas d’une discrétion (classe ?) folle n’est pas prête de se tarir.

Inutile de vous dire que je ne vais pas y participer. Outre le fait que se donner en spectacle ne fait pas partie de mon éducation, l’idée même de « clameur » me semble d’un ridicule incommensurable ("Disjoncter la ville" ?... Qui peut juste éteindre toutes lumières pendant le weekend ? Merci !).

Néanmoins, et comme je ne suis pas une mauvaise fille, je vais espérer que l’esprit de Liverpool soufflera un peu sur la cité phocéenne et qu'elle prendra (enfin ?) le train de la modernité, de l’enthousiasme, du respect et de la tolérance (et de la culture, aussi... la vraie).

Pourtant, au regard du programme officiel, je comprends aisément alors le Marseille 2013 off qui s’est agencé depuis quelques longs mois, largement plus intéressant !

La culture à Marseille… Je (le ?) rêve !

A lire !




Monday, 19 November 2012

Quelques spécimens repérés en concert !


D'ordinaire, je passe un peu sur ce genre de détails…. 

En concert, je le sais, il y a moult façons de vivre un concert et autant de personnalités qui cohabitent….

Mais, là, mercredi 31 octobre, lors du concert de Nada Surf au Cabaret Aléatoire, j’ai bien failli piquer une crise…

En l’occurrence, ma meilleure amie et moi étions à deux doigts de sortir manu militari les trois imbéciles devant nous (et donc qui nous (me) gâchaient le paysage… la vue du Caws et sa bande !) qui n’ont pas eu de cesse de papoter, boire et dodeliner de façon incompréhensible (aucun sens du rythme !).

Je me suis demandée pourquoi ils étaient là, plantés à deux mètres de la scène, à bavarder de choses hautement philosophiques (sujet évoqué et entendu : le changement des pneus pour l’hiver ! Je rêve !), au lieu de dégager vers le fond de la salle et rester accoudés au bar !

La même chose s’est produite lors d’un festival cet été. Mais le principe du festival est d’ambiance un peu folklorique et de franche camaraderie !

Cela m’a donné l’idée de ce billet sur les spécimens rencontrés récemment  en concert :

  1. Les amoureux : Bon, visiblement, ceux-là ne sont pas venus pour le spectacle, ou alors pour une chanson (leur chanson, et dans ce cas précis, cela dégénère !), et ils passent leur soirée à s’embrasser, se lover l’un contre l’autre, au grand désespoir des spectateurs postés derrière eux, qui ondulent en fonction de leurs mouvements de bassin. Lorsque leur chanson arrive, c’est les yeux dans les yeux, corps contre corps et on appelle les pompiers pour calmer l’incendie ! En attendant, ceux de derrière essayent tant bien que mal de survivre au spectacle a fortiori s’ils sont seuls !
  2. Le grand con qui ne bouge pas (ou mal) : il arrive, l’air perdu (s’est-il trompé de concert ?), regarde l’air hagard l’assistance, se meut au centre de la fosse (oui, il ne s’assoit pas en concert, lui !), et se poste devant vous. Evidemment, avec vos 1.60 en Converses®, il vous dépasse de vingt-cinq centimètres (minimum) et vous avez l’impression qu’il est branché sur votre cerveau à la façon qu’il a de bouger dans le même sens que vous ! Rien y fait, votre tentative d’avancée se solde par une saillie de la bestiole qui reste immuablement devant vous ! Du coup, à la fin, vous avez aperçu le chanteur trois fois, jamais le guitariste, et vous avez la vue dégagée sur le t-shirt fripé du grand con. Super !
  3. Le grand con qui bouge : même syndrome que le précédent mais avec une variante de poids : ce con bouge en cadence. Que dis-je ? Il gesticule, sautille (à contretemps), agite la tête, les bras, les cheveux, les jambes et plus si affinités ! Il vous empêche au mieux de voir la scène, au pire, vous vous prenez un coup à chaque mouvement. Vous ressortez de ce combat avec des bleus partout, un appareil photo en miettes et vos potes hilares (ceux qui sont allés s’assoir au balcon).
  4. La fille qui est là pour flirter : déjà, dans un concert (sauf à l’Opéra ou à de très rares occasions) et, a priori, quand on va dans un concert dans un lieu un peu « désaffecté », on ne met pas, si on est une fille, une jupe hyper méga courte, des talons de 12 et encore moins un bustier… ou, alors, on rêve de recruter un mec dans l’assistance (ou un des membres du groupe). Là, elle était toute mignonne la petite blonde avec sa micro jupe, ses talons compensés de 15 et son t-shirt moulant échancré sur tous les bords, sans compter son joli minois, mais honnêtement, à part déambuler de droite à gauche de la scène en lançant des œillades à tous les mâles de l’assistance, elle en a vu quoi du concert ? En sus, elle a trébuché à la sortie, bien aidée en cela par une grande bringue brune en jeans et Dr. Martens accrochée à son mec !…. Hum…
  5. Celle ou celui qui chante à tue-tête avec des paroles de son choix : non seulement, il est au front row, heureux, avec t-shirt du groupe, bracelet du groupe, tronche copié sur un des membres du groupe, avec pleins de petits clones de lui-même autour, mais il est surtout celui qui vous regarde bizarrement quand vous entonnez a capella « sa chanson ». Il vous fusille du regard et quand arrive le groupe sur scène, il hurle à la mort. Le problème ? C’est sa facilité à chanter en yaourt, ou avec des variantes, les titres moins connus. Ah, oui, j’oubliais, c’est un fan sans l’être vraiment. Il connait les titres les plus connus, mais les autres, pff…. Pas de souvenance ! Alors, il baragouine un peu et hurle beaucoup ; Du coup, vous perdez le fil de votre chanson et attrapez le fou-rire du siècle sous l’œil furax (et charbonneux) du bassiste.
  6. Le type qui accompagne uniquement : déjà, dès son arrivée, il n’a vérifié qu’une chose : les issues de secours. Puis, il s’est renseigné « cool » sur la durée du concert, a soupiré et a suivi le mouvement de son comparse de la soirée : le fan qui attend ce concert depuis trois siècles et, est en boucle depuis deux mois. Sympa le copain est venu l’accompagner au « concert du millénaire » mais il s’emmerde royalement. Il a bien essayé au début du concert de trouver quelconque intérêt à la voix du chanteur, mais non. Il baille à intervalles réguliers et semble à deux doigts de s’évanouir au troisième rappel ! D’ailleurs, il sera le premier sorti de la salle à tirer sur sa cigarette (la dernière ?).
Je suis d’accord, il y en a pleins d’autres (la groupie hystérique, le gros naze qui vous met la main aux fesses, votre mec qui râle, votre copine qui est jalouse, le blaireau qui ramasse les tickets, le bassiste qui est à deux doigts de vous vomir dessus, le chanteur qui vous embrasse en backstage, etc.) ….

 Un autre billet, peut-être ?

Vous pouvez lire aussi le papier de Wenine sur le sujet ! Il est excellent !!!!!

Friday, 2 November 2012

Tolérance 1 - Monde 3

En tant que résidente marseillaise, vous imaginez bien que l’histoire du « kiss-in » allait me donner l’occasion de reprendre mon bulletin « Tolérance/Monde ».
Honnêtement, je n’ai aucun intérêt à commenter l’opinion d’une ou l’autre des parties. La manifestation était ce qu’elle était, le geste des deux jeunes filles aussi, le photographe présent. Bref, les faits sont là. Qu’elles aient vu ou non le photographe et aient provoqué le « buzz », cela n’est pas la question.
Chacun est libre de ses opinions et a, heureusement, encore le droit de manifester pour les faire entendre.
Comme chacun est libre de ne pas aimer une manifestation que l’on trouve non-fondée.
Dans mon entourage, il se trouve de nombreuses personnes qui ne comprennent pas ma position et qui me reprochent constamment ma « tolérance » envers certains « travers de la société ».
Je fais, à chaque fois, partie de ceux que l’on raille pour avoir une opinion tranchée et singulière.
Je pars du principe que le monde bouge, que la vie évolue, que les mœurs ne peuvent pas être figées et qu’il faut bien essayer de contenter tout le monde.
Je ne réclame pas non plus des provocations stupides qui desservent les causes (nobles ou moins nobles).
Ce baiser entre deux filles devant des manifestants peut paraître déplacé, provoquant ou même idiot, mais il est fondamentalement beau.
Un geste parmi un autre qui peut faire parler les personnes entre elles.
C’est ce qui manque le plus, à mon humble avis, de nos jours : le dialogue.
On ne parle plus, on impose. On n’explique plus, on applique des lois. On ne s’exprime plus, on envoie des emails.
C’est plus simple d’écrire que de dire. Pourtant un mot dit est souvent plus engageant qu’un mot écrit (et là, l’auteur que je suis me souffle « t’es folle ou quoi ?").
Le problème avec les mots est qu’il faut qu’ils soient entendus et, désormais, on est libre sur Internet de parler et dire ce que l’on veut (ou que l’on croit pouvoir dire), mais on ne parle pas à son voisin, à ses parents ou même à une personne à qui on rêve de parler.
On perd petit à petit la liberté d’expression orale pour une expression virtuelle qui est censurée par un conservatisme grandissant.
Tout le monde y perd.
Alors, oui, je trouve ce baiser joli et bien senti pour lutter contre l’intolérance, mais il est aussi intolérant de ne pas laisser les autres s’expliquer sur leurs convictions profondes.
On est libre(s) de penser (ce qui est mon cas) qu’un enfant peut être aussi bien élevé avec deux personnes du même sexe qu’avec un couple conventionnel.
J’ai pourtant été élevé par deux parents dits « normaux » et qui n’ont pas spécialement un esprit très libéral au sujet des droits des homosexuels, mais qui ont toujours laissé le libre arbitre à leurs enfants en matière de pensées et d’opinions.
Alors, oui, aujourd’hui, c’est encore le monde qui a gagné.
Tolérance 1 -  Monde 3

Thursday, 1 November 2012

Mini chronique du concert de Nada Surf....


En parallèle de la chronique officielle sur Lords of Rock (oui, oui, je bosse, moi, y compris les jours fériés !), il faut bien avouer que Matthew Caws, Daniel Lorca et Ira Elliot sont toujours au top depuis plus de quinze ans, et qu'is soulèvent leur public toujours plus haut avec un rock endiablé, énergique, honnête et sans artifice.... 




Ils étaient hier en concert au Cabaret Aléatoire (salle incroyable proche d'une ambiance hangar désaffecté !) à Marseille.... 




En live, cela donne cela.... Parmi mes préférés : Blankest Year et Inside of Love.... Si vous écoutez les paroles, vous aurez tout compris !




















Tuesday, 30 October 2012

nada surf, cabaret aléatoire, 31 octobre, marseille... A ne pas manquer

Nada Surf c'est tout un bonheur live....

Ils seront au Cabaret Aléatoire à Marseille le 31 octobre 2012.... oui le soir d'halloween...

Alors n'hésitez pas, venez écouter !





Monday, 19 March 2012

My favorite cities : Marseilles


Lately, a dear friend of mine whom I consider like my sister sent me an article from The National Geography about Marseilles and its diversity. It says to sum up it a bit that Marseilles was born from immigration and is still nourished by the newcomers. Marseilles has always been one of the main gateways into France. It says that 145 different nationalities live within the city and are mostly integrated to the inhabitants. The journalist pointed out a fact; Marseille inhabitants don’t live with each others.
Despites the real natural attraction and this generous nature, Marseilles has been suffering from a real bad reputation through the years. The crime bands were legion back in the 30’s and made think Maeach others, but live aside each others. It is a fact; most communities have their district and just live within the community. The two places where everyone is rubbing the other are Stadium & beaches. It’s a melting pot.

I was born in Marseilles and truly liked it for years. Until I travel from it and appreciate the others cities qualities. Marseilles is, no doubt, one of the most ancient city in France (one says the oldest with more than 2 600 years of exciting) and one of the most geographically gifted.

Large opening to the Mediterranean sea, a forty kilometers of coasts, close to wilder countryside, having little fjords within the city (Calanques), 1 hour and half from the Alps Mountains and to ski spots, Marseilles offers to its inhabitants and tourists huge possibilities.

Despite the real natural attraction and this generous nature, Marseilles has been suffering from a real bad reputation through the years. The crime bands were legion back in the 30’s and made think Marseille like a probation city like Chicago : crimes, girls, cigarettes and money. The commercial harbor was one of the major one in Europe and the number one in the Mediterranean area, but by the end of the 70’s, financial crisis hurt Marseilles badly. Nowadays, Marseilles bases its life on cruising, local companies, some sport major events, hi-tech companies (fewer and fewer), and some cultural events to come (Marseilles and Provence will host European Culture City in 2013).           

In fact, Marseilles deserves its reputation somehow. I think that Marseilles missed the economic and modern opportunities a decade ago and still has huge difficulties to rise up from ashes. The most I get older, the less love I have to my hometown and it really bothers me. I was considering myself as one of its children when I was 15 or 20, but in the early 90’s, I really cut off the bond we had. I don’t feel like home when I am in Marseilles. I don’t have this emotional feeling whenever I come back in the place. I had that missing feeling when I was younger. Too bad it is gone. I feel like that for others places and Marseilles doesn’t make me happy anymore.

I was about working for Marseille-Provence 2013 upon my writing and photography but I wondered what the point to be involved in something and somewhere I don’t belong anymore. I am deeply sorry not being able to fall in love again with my hometown.




Anyway, I still can tell you the main points to visit and how beautiful this city is :

-          Le Vieux Port (old port/harbor) is the main harbor and marina of the city. It is guarded by two massive forts (St Nicolas and St Jean) and is one of the main places to eat in the city (not all are good), lining the waterfront. The Quai des Belges (end of the Canebière) is the site of the daily fish market and the departure of ferries.
-          La Vieille Charité in the Panier district is an architecturally significant building designed by the Puget brothers. The central baroque chapel is situated in the courtyard lined with arcaded galleries. It is the home of an archeological museum and a gallery of African and Asian art, as well as a bookshop and a café. It houses the Marseille International Poetry Center.


-          Le Musée d’Histoire de Marseille (Marseilles Historical Museum) is located in the Centre Bourse (main Mall close to the Vieux Port). It contains records of the Greek and Roman history of Marseilles and the best preserved hull of a 6th century boat. Ancient remains from the Hellenic port are displayed in the adjacent archeological gardens.
-          L’Hôtel Dieu, former hospital in the Panier district, is currently being transformed into a luxury hotel (InterContinental). The building is one of the major attractions in the district.
-          L’Abbaye St Victor (Abbey of Saint-Victor) is one of the oldest places. Its 5th century crypt and catacombs occupy the site of a Hellenic burial ground, later used for Christian martyrs. Every year, at the Candlemas, a black Madonna is carried in procession for a blessing from the archbishop and a distribution of “Navettes” (traditional biscuits) and green votive candles settle.
-          La Major (Cathedral of Sainte-Marie-Majeure) was founded in the 4th century and has been enlarged in the 11th and rebuilt in the second half of the 19th (Architects Vaudoyer & Espérandieu). It’s a Romano-Byzantine style with transept, choir and altar from older medieval cathedral. Nearby, the 12th century parish church, Saint-Laurent and adjoining chapel from 17th century (Sainte-Catherine).
-          Notre-Dame-de-la-Garde is a 19th century basilica built by architect Espérandieu. It was built in the hills to the south of Vieux Port and it’s a Romano-Byzantine type. The terrace offers an astonished panoramic view of Marseilles and its surroundings. The restaurant runs by nouns is one of my favorites.



-          Le Corbusier – Unité d’Habitation (or Maison du fada – Crazy man House) is an experimental building designed by Swiss architect Le Corbusier in the late 40’s.
-          Palais Longchamp is an Italianate colonnaded building rises up behind a vast monumental fountain with cascading waterfalls, which is the entry of point of the Canal de Provence into Marseilles.


-          La Corniche (Promenade J.F. Kennedy) is a large waterfront road between the Vieux Port and the bay of Marseilles, with 3km sitting stone bench.
-          Le Parc Borély is a park nearby the beaches (David Statue, Prado beach) and the bay of Marseilles with a lovely lake, a botanical garden and a typical Provencal “castle”.
-          Les Plages (beaches) : Les Prophètes, Prado, Pointe Rouge, Les Goudes, and Callelongue are the most famous ones.
-          Les calanques (little fjords) belong to Marseilles 9th district and are becoming a National Park.
-          The islands of Frioul archipelago and Château d’If are accessible by ferry from the Vieux Port. The prison of Château d’If is well-known due to Alexandre Dumas’s novel “Le Comte de Monte Cristo” (The Count of Monte Cristo).





After visiting all those places, you should be able to get an opinion about the beauty of the city. The next step would be to go and eat to one of the restaurants not mentioned in the touristic guidebooks (apart from the SO famous ones) and attend to a football game at the Velodrome Stadium to get an idea of the melting pot of the city.


“Marseilles, either you like it or you loathe it !”  : That what I am used to say to newcomers and visitors. Honestly, I don’t love it anymore, but I still like it. Part of, sort of.

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