Tuesday, September 18, 2018

[Lecture] La Tache Verte d'Anne Labbé... Un futur vert forêt inquiétant mais plein d'espoirs !



Livre envoyé gracieusement par les Éditions Alice Lyner.


Le résumé de l’éditeur :

« An 2150. L’humanité a rejeté tout l’aléatoire et toute la cruauté de la nature. Elle vit paisiblement dans des villes-pyramides. Elle se nourrit exclusivement de plantes génétiquement modifiées, cultivées hors-sol dans des « fermes-tours ». Tout autour de ces villes, la terre est déserte. Il ne subsiste plus aucune plante ni aucun animal. Cependant, un grave danger menace ce monde d’où toute violence semble avoir été exclue : une immense « tache verte » dont l’existence (connue seulement du Gouvernement Mondial) est soigneusement cachée à la population afin d’éviter toute panique. Célio, un jeune et brillant botaniste, doit se rendre dans ce lieu inquiétant. Il est chargé par le Gouvernement Mondial de prélever des échantillons végétaux qui devraient permettre de découvrir une substance capable d’éradiquer cette menaçante « tache verte ». Là, Célio découvre avec stupeur que ce monde qu’il croyait exclusivement végétal abrite aussi d’autres formes de vie : des animaux, une petite communauté humaine survivant dans des conditions stupéfiantes, et d’inquiétantes « Intelligences Magiciennes »… »



Le contexte de lecture :

J’ai découvert ce livre parce qu’il apparaissait référencé « Berry », « Contes » et « écologie ». Je dois avouer que j’avais déjà vu le nom d’Anne Labbé au sujet de contes de ce joli coin de France (La Brenne).

Attention, il date de 2013, mais comme je ne connaissais pas cette maison d’édition, je n’avais aucune visu sur leurs parutions. Maintenant, je vais regarder cela de plus près !

Évidemment, de par mes racines familiales qui ont souvent posé leurs valises vers La Guerche, j’ai entendu des histoires sur la magie du Berry, les croyances et sur les fées, et autres joyeusetés qui font le bonheur des enfants curieux.

A la lecture du résumé, je n’ai pas hésité. J’ai joint le service de presse d’Alice Lyner Éditions et ils ont été sensibles à ma demande.

En outre il était indiqué sur la quatrième de couverture que l’auteur(e) apportait là « une vision sur les dérives de la société notamment sur le progrès, l’industrie alimentaire, la place des handicapés et des personnes âgées ».

Comment ne pas être interpelé ? 



Le corps du roman :

Anne Labbé est une conteuse, du genre dont l’héritage coule dans ses veines depuis des générations. On le sent lors de la lecture.

C’est fluide, avec des descriptions imagées, pleines de poésie, de détails flamboyants, des jolies phrases et des moments de réflexions.

Ce roman d’anticipation s’étale sur 488 pages sans un seul moment de répit.

C’est comme les longues soirées contées au coin du feu, avec des histoires de fées, d’animaux, de surnaturel et de chaleur humaine.

Dès l’entame, Anne Labbé nous plonge dans ce futur uniforme, aseptisé, contrôlé, millimétré et ultra-sécurisé. Rien ne dépasse dans ces villes-pyramides et Célio, ce jeune botaniste, est l’archétype de la politique de ce Gouvernement Mondial : brillant mais lisse, sous contrôle et plein de certitudes.

Dès que Célio arrive à l’orée de cette tache verte, l’histoire s’accélère, s’approfondit et la vision sur certains problèmes de notre société actuelle.

Sous couvert de cette petite communauté d’humains vivants en marge, cachés, dans cette partie de la Brenne, la place des personnes âgées, des handicapés, ou de l’éducation des enfants.

A partir de ce moment, Célio plonge dans ce monde si différent du sien, avec la bienveillante Angeline, petite fille débrouillarde et intelligente, qui entretient une liaison magique avec une cocadrille (ou cocatrix) !

S’en suivent une initiation, une découverte, une éducation différente que Célio, au début, a du mal à comprendre, à appréhender, à ingérer. Il faut dire qu’il est confronté à tout le contraire de ce qu’on lui a inculqué pendant des années.

Ce botaniste se crée alors une nouvelle sphère, découvre des croyances, des us et coutumes ainsi qu’une nouvelle vision d’un avenir plus en adéquate avec l’ensemble des habitants de la planète, y compris végétaux, et magiques !

Cette tache verte s’étend et prend une ampleur dans notre cerveau ; nous pousse à réfléchir, à entrevoir un avenir peu radieux et des solutions éventuelles.


Et, donc, Lisa ?

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, dense, réfléchi, intelligent, intéressant et surtout d’une acuité sur notre société et notre futur.

Bien sûr, Anne Labbé pousse le lecteur à la réflexion, à la compréhension, à l’évidente révélation de nos envies profondes, de notre destinée tracée (ou pas). Elle sait conter cette histoire avec des mots simples mais poétiques, une ambiance naturellement magique et profondément humaine.

C’est évidemment un roman d’anticipation mais l’An 2150 pourrait être demain pour nous tous, et malgré que nous soyons habitués à nos vies, nos outils de communication et notre confort, sans, bien souvent, tenir compte de la nature que l’on piétine allégrement, la vie de ces habitants de la Tache Verte fait envie ; Une vie simple, tranquille, à la fois intelligente et ouverte vers l’innovation et la technique, tout en étant en harmonie avec la nature, les animaux et la Terre.

Comme je l’ai dit, j’ai vraiment apprécié mes heures de lecture ; j’ai été happée, envoûtée par cette histoire et les mots de l’auteur(e). 


Le déroulé de l’histoire est conforme à ce que j’espérais, ou imaginais…

Pourtant, si je devais mettre un bémol aux dernières pages, cela serait l’absence de quelques paragraphes entre Célio et Angeline.

J’ai trouvé la fin assez évidente, mais belle, pleine d’espoir, tout en étant un peu abrupte, trop rapide par rapport au passé récent de Célio et aux aventures d’Angeline.

Ce roman aurait gagné à une réflexion de part et d’autre sur leurs apprentissages, leurs peurs et leurs espoirs.

Néanmoins, cela n’enlève en rien, absolument rien, la beauté de conteuse d’Anne Labbé et à ce roman d’anticipation fascinant.


***

Titre « La Tache Verte »
Éditions Alice Lyner
Parution : 10 avril 2013
ISBN : 978-2918352440
Nombres de pages : 488
Prix (à la sortie) : 23euros 





Sunday, September 16, 2018

[Cinéma] Ma sélection de sorties ciné que je ne louperai pas en septembre 2018 et ceux que j’ai déjà vus !



Balancez-moi des pierres !

Je dois avouer qu’en ce moment, par manque de temps, par flemme manifeste ou tout simplement parce qu’il y a trop de monde dans ma salle obscure préférée, je ne me suis déplacée que quatre fois…

Mais, bon aussi, les sorties n’étaient pas folichonnes.............................................pour moi !

Toutefois, voici mon petit résumé mensuel (ah, ben, non, vous n’y couperez pas !). 


Voici les films vus

Mary Shelley (H. A. Mansour) :
J’ai finalement vu l’histoire de Mary Wollstonecraft Godwin et du poète Percy Shelley… Peut-être (surtout) parce qu’un copain (qui déteste ce genre de films) m’a dit « il est vraiment bon ce film »… Intriguée, je me suis propulsée au cinéma et, oui, force est de constater que le film est vraiment agréable… Que les interprétations sont bonnes et que l’histoire est incroyablement dramatique mais instructive sur cette frêle jeune fille ayant révolutionné une partie de la littérature anglaise (et mondiale !)…

My Lady (R. Eyre) : le film coup de poing de l’été que j’ai vraiment aimé. Le seul nom d’Emma Thomson était, déjà, gageure d’un bon film mais le sujet, la mise en scène et l’émotion sont là. J’ai passé un excellent moment et je recommande le film !

BlacKkKlansman – J’ai infiltré le Ku Klux Klan (S. Lee) : Quoiqu’on en pense, quoiqu’on dise sur Spike Lee et sa manière de filmer, il en reste toutefois le message ! Cette histoire incroyablement vraie fait un bon moment de cinéma et une occasion pour dénoncer encore et toujours ce racisme rampant ! Reste aussi qu’Adam Driver est à l’aise dans n’importe quel rôle ! 

Under the Silver Lake (D.R. Mitchell) : Comment dire ???? S’il n’y avait pas Andrew Garfield (dont vous connaissez fort bien mon penchant… sinon, par ici la lecture !), j’aurais peut-être été largement moins gentille. Le film a des bonnes idées, originales, des situations loufoques, mais il manque un truc… ou justement, il y a un trop plein. Bref, si vous ne l’avez pas vu, attendez tranquillement une diffusion télévisuelle !



A voir éventuellement, par vous 
(moi, je n’aurais peut-être pas le temps !) :

Guy (A.Lutz) : rien que pour entendre les chansons imaginées pour ce « vieux beau » de la chanson populaire française (qui n’existe pas réellement mais…)… Et puis, l’humour d’Alex Lutz, malgré le thème (un enfant caché réalise un vrai/faux documentaire sur sa star de père) ne peut qu’être un bon moment, non ?


Films pas vus mais qui nécessiteront une séance de rattrapage 
ou ceux dont j’attendrais la sortie en DVD 
et/ou en téléchargement (légal of course)


The Guilty (G. Möller) :
il faudra vraiment que je vois ce film avec le toujours choupinesque Jakob Cedergren.

Papillon (M. Noer) : même la présence de Charlie Hunnam ne m’a pas décidé à rester dans la salle ! Et puis après avoir entendu les critiques d’une de mes copines « très grand public », je n'y suis pas retourné !…. Et vous ?


Le film que je verrai même s’il me faut 
affronter l’opprobre familial, 
l’hystérie collective et les emplois du temps 
hyper méga chargés de tout le monde.

Les Frères Sisters (J. Audiard) :
Comment voulez-vous que je n’aille pas voir ce film ? Jacques Audiard à la réalisation, Joaquin Phoenix et John C. Reilly en frères (en) pétards accompagnés sur la pellicule par Jake Gyllenhaal (et Riz Ahmed) ! Vous avez d'autres raisons, vous ?


 
Le film que j’attends avec impatience :

Operation Finale (C. Weitz) : Un énième film sur la traque des nazis, cette fois-ci Eichmann en Argentine… Bien sûr outre le thème que j’affectionne, la présence d’Oscar Isaac (et Ben Kingley, aussi, quand même) n’est pas étrangère à mon envie de le voir…


Voici les films que je voudrais voir impérativement 
(enfin, si je peux trouver assez de temps !)

Mademoiselle de Joncquières (E. Mouret) : Une femme délaissée se venge… en robes à crinolines et beaux habits ? Une sorte de Liaisons Dangereuses ? Je fonce !

Un peuple et son roi (P. Schoeller) :
On reste dans les costumes mais cette fois-ci avec du sang sur les mains et les hurlements de la foule… Et puis Laurent Lafitte en Louis XVI, ça doit valoir son pesant d’or (Louis…). 


 A revoir :

L’année dernière à Marienbad (A. Resnais) :
outre le fait que ce film est, visuellement, d’une beauté incroyable, il a été une source infinie d’inspiration pour d’autres artistes, y compris des groupes (cf. le clip de Blur « To The End ») ...



***

Bon, voilà pour ce mois-ci… Pour octobre, comme je vais faire quelques promotions littéraires (rendez-vous le 21 septembre ici :) !), je vais encore restreindre mes incursions au cinéma… mais je veille et guette certains films !

Et vous, qu’avez-vous repéré ?