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Friday, 30 January 2026

Une fresque laineuse "préhistoriquement" titanesque !

 


En amont de la conférence que j’ai donnée lors de la réunion mensuelle de ma société savante d’amour (Société historique et archéologique du Périgord) le 6 août dernier, j’ai pu me poser quelques instants dans l’enceinte de la très lumineuse et accueillante médiathèque Pierre Fanlac(1) de Périgueux. 

Alors que je me posai sur un des sièges au rez-de-chaussée, je remarquai les ornements des rambardes à tous les étages.

Des carrés tricotés en laine assemblés en patchwork donnaient une allure bienveillante, chaleureuse et drôlement étonnantes dans un lieu feutré mais vivant.

Après avoir apprécié la laine et écouté les podcasts à partir du QRcode sur la divine mais excentrique Rachilde, je m’enquis de cette création originale. Les permanenciers m’indiquèrent qu’elle était l’œuvre du Club Tricot qui avait élu domicile au sein de la médiathèque. Puis un détail piqua ma curiosité avec une simple phrase : « ces dames travaillent sur le Grand Taureau de Lascaux, grandeur nature » …

J’en ai failli oublier ma conférence !

Comment ? tricoter des petits carrés pour représenter la célèbre peinture rupestre de cette grotte mondialement connue et reconnue ? 

En voilà une idée géniale !

Malheureusement pour moi, en ce mois d’août, le club était en congés mais j’ai pu discuter avec la responsable Odette Lasjaunias, avec l’aimable autorisation de la Mairie de Périgueux (merci au service de Communication pour l’accord).




Ma discussion avec elle fut passionnante et passionnée ! Entre deux « oh mon dieu, j’adoore » de ma part (franchement pas très reluisants de la part d’une auteure !!), elle m’a expliqué la genèse de ce projet fou mais qui devrait être fini d’ici la fin de 2026.

Entre 2018 et 2019 la médiathèque ferme pour travaux. Pendant ce laps de temps, les cerveaux bouillonnent pour trouver des nouveautés à proposer à sa réouverture. 

Comment concilier la littérature, les arts et une autre forme d’art ? Une idée « atelier tricot » vue ailleurs dans d’autres lieux surgit. Et pourquoi pas !?

Un test est fait lors d’une nuit de la lecture 2020 montrant un grand succès de la soirée « tricot ». Malheureusement la Covid rôde déjà et la médiathèque ferme. 

Loin de baisser les bras, le club se lance, sous l’initiative de la Directrice adjointe de la médiathèque, dans un projet fou « et pourquoi pas fabriquer une réplique au tricot du Grand Taureau de Lascaux », un des emblèmes du Périgord. 

À part de ce moment, la réalisation est lancée. 

Lors des ateliers du samedi après-midi (où il y a toujours quelqu’un pour vous apprendre à tricoter !), ces dames commencent à confectionner des petits carrés de 5x5cm (2640 pour la fresque !!) et insistent sur la réalité de colorisation desdits carrés. Actuellement il y a un noyau dur de 7 à 8 personnes qui y travaillent régulièrement avec quelques aides de temps à autre qui peut atteindre donc 15 personnes.

Pendant le Covid, un click & collect est instauré afin de continuer à  composer les carrés, les réceptionner et faire en sorte que la belle idée unisse ses dames confinées à la fresque en cours de réalisation.

Depuis 2020, la moitié est faite… reste le « plus dur » … Pour les passages les plus difficiles et délicats du Grand Taureau, il y a des carrés brodés ou crochetés… un travail de titan ! 

L’assemblage final est espéré pour fin 2026 (encore un peu patience et de carrés !) et la fresque s’étendra sur 3m x 2,5m ! 

La fresque est doublée avec de vieux draps en lin (si vous en avez, n’hésitez pas à les proposer à la Médiathèque, pour ce projet ou un futur !) et 8 pans rectangulaires seront brodés pour l’assembler avec des anneaux aux fins d’exposition sur la mezzanine ! 

photo D.R.

Vous imaginez cela ? Vous pénétrez dans une médiathèque, votre roman à la main, et là, au-dessus de votre tête un Grand Taureau vous scrute d’un œil noir ! 

Ce travail collectif rendrait fier les hommes et femmes de Lascaux ! 

Plus haut, je vous parlais des ornements à rambardes… Ce sont des « écharpes à rambardes » qui ont été réalisées, dans le cadre du tout jeune atelier tricot, avec appel à dépôt de laines et recyclage des pelotes orphelines… 500m ont été réalisés ! 

Odette Lasjaunias a évoqué une touchante histoire au sujet de ces écharpes… Un jour, un petit garçon de 6/7 ans venu à la médiathèque lui demande ce qu’elle tricote. Elle lui répond spontanément « une écharpe pour rambarde pour ne pas qu’elles aient froid l’hiver » … Le petit garçon la regarde, l’œil brillant et lui répond : « c’est pas bête ».

Comment une simple idée fait rêver les enfants ! 

Le club tricot réalise aussi des couvertures pour la SPA, des sacs pour Octobre Rose, des tricots solidaires, des doudous pour la maternité de la ville, des petites créations (vêtements 0/3 ans, des pochettes, sacs ou écharpes pour les mamans) pour les Restos du Cœur, etc.

L’équipe très dynamique est prête à tout pour animer, créer et, surtout, faire preuve de solidarité.
Comme le dit si bien Odette « 
Il faut être solidaire, on donne sans attendre rien en retour. Donner un peu de son temps pour des gens qui en ont besoin. »

Si le Club Tricot vous intéresse, sachez qu’il reçoit deux fois par semaine, à deux endroits différents : 

Samedi après-midi : médiathèque Fanlac

Mercredi après-midi 15/18h : bibliothèque annexe St Georges

Pour info sur le noyau dur, la plus jeune a 64 ans (Odette) et la plus âgée 87 ans (Thérèse) mais il y a des très jeunes femmes qui arrivent en force !


Avant de la quitter, je n’ai pas pu résister à lui poser deux questions qui me brûlaient la langue depuis août 2025 !


Le site de Lascaux exposera-t-elle la fresque ? il n’y a pas de contact pour l’instant mais cela serait un clin d’œil magnifique !


Avez-vous un grand projet à venir ? nous devrions participer à titre collectif avec un groupe de jeunes femmes pour faire des ombrières pour les rues de Périgueux (divers ateliers à ces créations).


Si quelqu’un sur le Site de Lascaux pouvait, un jour, faire honneur à ces dames, à leur travail et cette merveille, je serai la première à venir l’admirer face à la reproduction exacte dans Lascaux IV. 

J’espère que cette création vous a autant passionné que moi et dès l’exposition, je me permettrai de vous tenir informé(e)s avec une vue de l’ensemble ! 

xx

Lisa


(1) Imprimeur, éditeur, écrivain et poète – 1918 – 1991. Créateur des éditions FANLAC en 1943, toujours en activité. 

Wednesday, 27 November 2024

Le point documentaires, séries TV et musique de novembre


Bonjour,

Je reprends mes habitudes culturelles ici...

Voici ce que j'ai vu en novembre... ou entendu (pour un concert).


Je parle d'une série allemande magnifique à la fin dont voici la vignette. Elle est encore accessible sur diverses plateformes telles Apple, Prime, Orange, etc. 


xx

Lisa 


Saturday, 19 September 2015

Expositions à voir avant la fin de l'année... Un peu partout ;) !

En regardant les programmes des expositions à venir, voici celles que j’aimerais voir absolument, même si, je vais, encore, passer à côté de certaines à cause du manque de temps… 

Du coup, je vais (encore) faire un weekend « musée et compagnie » comme dirait Meilleure Amie ! 

Attention, ce n’est pas dans l’ordre de préférence ! 

Warhol, Unlimited – 102 toiles sérigraphiées avec des séries « Flowers », « Maos », « Self-portraits », etc. au Musée d’Art Moderne – Paris – Expo du 2 octobre 2015 au 7 février 2016. 




Tristan Tzara, l'homme approximatif – A travers d’autres artistes (Man Ray, Max Ernst, etc.) voici une rétrospective sur le poète, écrivain d’art connu pour son influence sur les artistes de sa génération…. Au musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg du 24 septembre 2015 au 17 janvier 2016. 



Splendeurs et misères. Images de la prostitution, 1850-1910 – Influence et développement dans la peinture moderne, (Toulouse-Lautrec, Degas, Munch, Von Dongen, par exemple)… ça promet une longue queue d’attente (ha ha ha ! je suis drôle !)… A voir au Musée d’Orsay du 22 septembre au 17 janvier 2016…

 


Fragonard amoureux. Galant et libertin – J’adore Fragonard… Et là, le voilà dans la position « libertin et polisson » (joli mot…) à travers ses peintures, dessins et autres illustrations… Variation sur le thème amoureux entre jeux de séduction et l’intrigue… A voir au Musée du Luxembourg du 16 septembre 2015 au 24 janvier 2016.



Florence, Portraits à la cour des Médicis – Rien que pour Bronzino (je suis dingo de ce peintre) et une quarantaine de portraitistes florentins, j’en connais (moi ?) qui vont dormir à proximité du Musée Jacquemart-André – A voir du 11 septembre 2015 au 25 janvier 2016. 



Georgia O'Keeffe et ses amis photographes - Artiste des années 20, c’est abstrait et figuratif… C’est une vision photographique étonnante … A voir au Musée de Grenoble du 7 novembre 2015 au 7 février 2016 (en revenant du ski, par exemple ?).


Monday, 10 February 2014

Les Expositions à voir (enfin, celles où je vais me précipiter !)


En ce début d’année, il y a quelques expositions que j’aimerais voir, et, dont je ne vais pas me priver… Prochaine escapade à Paris, et à moi les musées !

En premier lieu, j'ai foncé voir l’expo photo du travail de la jeune photographe russe Evgenia Arbugaeva. Ses lumières sont iréelles, la Sibérie magnifiée et nous transportés… Un vrai moment de dépaysement comme celui la photographe peut le produire.

« Evgenia Arbugaeva, Tiksi »
Galerie In Camera – Paris 7e – jusqu’au 8 février (tant pis pour vous c'est fini !)







Deuxième expo : « De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes » au Musée Jacquemart-André. Outre le fait j’aime ce côté pictural de Watteau et que le terme de « fêtes galantes » me sied au teint (oui, je suis née dans le mauvais siècle), j’en pince pour Fragonard depuis quelques années. Quelle fête !
Paris 8e – du 14 mars au 21 juillet 2014.








Troisième expo : « les Nus » de Mapplethorpe. Du noir et blanc lumineux, luxueux, des photos XXL. C’est raide (sans jeu de mot), parfait, et cela donne la dimension du travail de Mapplethorpe dans l’histoire de la photographe : dans la top liste ! Personnellement, j’ai un faible pour la composition de la photo « Thomas » (1987).
Grand Palais – Paris 8e – Du 26 mars au 13 juillet 2014.







Dernière expo à voir absolument : « Roman d’une Garde-Robe » au musée Carnavalet. Comment montrer le chic d’une parisienne de la Belle Epoque aux Années 30… Quand je vous dis que je suis née à la mauvaise époque !
Paris 3e – du 17 octobre 2013 au 16 mars 2014









Merci / Tous droits photographiques aux Musées Carnavalet/Jacquemart-André/Galerie In-Camera/ aux photographes : Mapplethorpe et Evgenia Arbugaeva

Monday, 9 September 2013

Diplômée, fière de l'être et les prochains cours....

J’ai évoqué sur ce papier ma participation virtuelle aux cours donnés gratuitement par Edx qui rassemble MIT, Havard, Austin etc.

J’ai donc, pour info, reçu un très beau diplôme (évidemment à mon vrai nom) signé par Esther Duflo (herself) et son collègue pour mes résultats lors de la session sur « The Challenge of Global Poverty ». 

J’étais très fière de moi, surtout que tous les cours étaient en anglais, incluant des parties mathématiques du MIT (« Et en Maths Sup, tu deviens blême »… comme le chantait certaine ! Je vous laisse chercher et/ou répondre dans les commentaires), et des documents à lire, longs comme un jour sans fin (encore une référence…).

L’annonce du niveau 2 a été une révélation : j’adore apprendre et je repartirais bien à l’Université !

Pour l’instant, je le fais virtuellement.

Mon cours sur « The Ancient Greek Hero », particulièrement passionnant, a été un bonheur pendant cinq mois et j’ai été félicitée par un nouveau diplôme signé par le Pr. NAGY, mon nouveau maître à penser (grec).

Le niveau 2 s’est ouvert il y a quelques jours et j’y participe bien évidemment. Les cours du premier niveau (24 hours) ont été rassemblés dans un ouvrage "The Ancient GREEK HERO in 24 Hours" que vous pouvez vous procurer sans hésiter.





Si j’avais eu un professeur comme lui, j’aurais appris le Grec (en sus du Latin).

Cela m’a permis également de relire l’Iliade et l’Odyssée et m’a remis dans la tête tous ses dieux de légende et le fait que notre vie est toujours régie par ces peurs, superstitions et autres légendes anciennes.

Par contre, le cours dont j’attends le début avec grande impatience est celui intitulé « Ideas of the XXe Century ». 

Un cours où l’on vous demande de lire les mémoires de guerre de Churchill comme « lecture de prépa », personnellement, je vote pour.

Les ayant déjà lus (of course, my dear !), je vais m’y replonger, en anglais, cette fois pour me remémorer certains passages et reprendre le fil de mon anglais littéraire.

Enfin, l’Anonyme avait signalé Coursera et je l’en remercie de nouveau. Une de mes amies a suivi quelques cours et en a été ravie.

J’ai jeté un regard attentif, cet été, sur les propositions de cours, et je me suis enrôlée pour : « Calvin, l’histoire d’une réforme » (ça va me servir pour finir mon prochain roman) et « L’histoire du Rock – Part I » (évidemment)…

Allez, je vous tiens informé(e)s de l’avancement de mes cours et de mes résultats !

Ça va être rock’n roll de tout suivre mais quand on aime…




Tuesday, 18 June 2013

Tout ce qu’il faut savoir pour avoir l’air cultivée ;)


Je n’ai toujours pas compris cette idée fixe d’avoir « l’air cultivée ». Ma grande tante disait régulièrement « pour être cultivée, sortez dans mon jardin et prenez le râteau ». Elle avait de l’humour ma tantine, mais surtout elle appartenait à cette génération qui avait les connaissances les plus larges et les plus importantes et qui ne l’étalait pas.

Bon, chez nous, la culture c’est autant dans la bibliothèque que dans le jardin familial. La plupart du temps, on commence à lire les livres, puis on finit au jardin sous le regard des plus vieux qui ne peuvent plus rien faire d’autre que de lire… Tantine disait que c’était « l’évolution humaine familiale ». Je la retiens encore mon évolution ! Il semblerait que je sois pile dans l’âge de rester dans le jardin ! Bon, vous me direz, je me planque dans mon bureau extérieur histoire de bouquiner et écrire tranquille… A part mes « amies » les abeilles pour me déranger, je ne vois jamais personne s’aventurer jusqu’à mon antre.

Evidemment, dans le contexte familial, je suis devenue ce que l’on appelle communément un rat de bibliothèque ; quelqu’un capable de rester huit heures d’affilées aux Archives Départementales d’un département (au hasard ? Dordogne, Gironde, Charente, Haute-Vienne…) sans bouger, sans manger (sauf des vieux papiers, registres d’état civil, et autres joyeusetés poussiéreuses) ; quelqu’un capable de lire quatre ou cinq heures sans se rendre compte de la fiesta à l’étage au-dessous ou de ranger la bibliothèque familiale toute la matinée et feuilleter les livres encore et encore et encore (les mêmes qui ont été lus sous l’impulsion familiale)… Bref, le genre à bouffer de la « culture », quelle que soit la définition que vous donnez à ce mot.

En outre, notre culture étant largement européenne (d’est en ouest), côté mélange des genres, nous sommes bien pourvus !

Du coup, j’ai repensé à ce que certains membres éminents de la famille (ceux qui restaient collés littéralement aux portes de la bibliothèque principale) nous ressassaient lors des déjeuners dominicaux (dans le meilleur des cas).

« La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert » (André Malraux) : ouais, eh ben, chez nous, la culture c’est dans le biberon puis en intraveineuse (au cas où la greffe n’ait pas pris !) puis en immersion totale. Si cela ne suffit pas ? Je n’en sais rien, cela ne s’est pas encore produit !

« Je suis un non-violent : quand j’entends parler de révolver, je sors ma culture » (Francis Blanche) : oui, alors, côté révolver, chez nous, il n’y en a pas, par contre, sortir sa culture, c’est le sport national… un côté Jeux Olympiques qui est hilarant pour les invités mais fatiguant à la longue… Dans cette catégorie, il y en a qui gagnent haut la main !

« La culture est ce qui reste quand on ne sait rien faire » (Françoise Sagan) : et là, croyez-moi sur paroles, nous avons de potentiels gagnants dans cette ligue… Malheureusement, il faut le reconnaître, tout le monde sait faire, au moins, une chose dans cette famille, à défaut de connaître tout son Universalis® : taquiner son voisin (de table, de chambre, de salle de bains, de bac à sable, etc.).

Néanmoins, si vous voulez passer votre entretien de manière satisfaisante lors d’un déjeuner familial d’été (je précise, car, désormais, nous sommes rarement tous réunis), il vous faudra au moins citer dans la conversation ces sept ouvrages (en précisant le nom de l’auteur de manière audible et inspirée)…

La plus belle preuve de culture serait de ne pas l’exposer et laisser ceux qui s’y frottent avec délice, comprendre à demi-mots (ou phrases), avec un délicieux sourire de ceux qui savent mais ne se vantent pas, vous regarder avec admiration.

Bon, je ne vous cache pas que certains n’hésiteront pas à vous questionner plus avant, à s’assurer que vous compreniez bien tous les mots employés et surtout que vous ayez autre chose que des diplômes en poche. Car, comme disait ma Tantine « rien ne sert d’avoir du papier, si tu n’as pas un stylo et des mots pour le recouvrir ».

Petite idée pour placer les auteurs et titres de référence…

« Avant moi, rien ne fut créé […] de la grandeur, du courage, de la gravité, de la fermeté […] où chacun parle de ce qui lui est le plus agréable. »  (La Divine Comédie – Dante / Le Prince – Machiavel / Decameron – Boccace)

« Par tous les diables […], protester, se révolter est absurde […] chaque jour est fantaisie » (Gargantua – Rabelais / Les Contes de Cantorbery – Chaucer / Essais – Montaigne)

Et finir en beauté (pour épater les vieilles tantes, cousines et toutes les filles de la famille) en disant un subtil mais vrai que ces dames « me font mourir pour sa perfection » (Les Amours – Ronsard)

Et vous ? Votre culture ?


Tuesday, 4 June 2013

Les 10 expressions à connaître pour en mettre plein la vue en soirée !


Dernièrement, lors d’un dîner « en ville » (expression particulièrement ampoulée), exercice que j’évite autant que faire se peut (je préfère les petites soirées entre amis, tous assis autour d’un plat unique et avec une discussion éclairée mais divertissante), un couple a attiré mon attention (et celle de mon cavalier du soir). Ils étaient assortis côté vestimentaire, idéologie de base, gestuelle et, surtout, par leur étroitesse de vue et culture générale. Cela ne « volait » pas très haut et cela a empiré quand notre hôte a imposé un « jeu drôlement intelligent » qui consistait à répondre à des questions de « culture G». Ils ont fait du mieux qu’ils pouvaient pour ne pas être ridicules, mais l’un comme l’autre, chacun à leur tour, disait des énormités qui me faisaient glousser (ne parlons même pas de mon cavalier qui lui a dû sortir prendre l’air pour éviter tout éclat de rire sonore !).

En revenant à la maison, nous avons discuté des quelques expressions que nous pourrions leur poser pour juger du niveau du couple le plus « assorti » que nous avions vu depuis quelques décennies (bon, d’accord, des mois). Nous avons passé une heure à choisir dix phrases véridiques que nous avons ressorties au dîner suivant (les hôtes étaient au courant et bien heureux de « jouer » avec leurs « amis » qui, de toute évidence, les insupportaient depuis un moment !).

Voici les phrases prononcées çà et là par nous autres, convives (cons vifs ?) et les commentaires du It-Couple (sic… si, si, je vous jure !):

Un nycthémère est un terme technique utilisé en physiologie, en médecine, en science vétérinaire ou encore en écologie pour désigner une alternance d’un jour et d’une nuit et correspondant à un cycle biologique de 24 heures


Déjà, au premier mot, elle a regardé son homme et a blêmi. Il faut dire que Monsieur ne souriait plus du tout et semblait chercher dans son Google mental l'orthographe de nycthémère (les hôtes aussi, d’ailleurs) ! Et encore (comme dirait mon cavalier), « nous n’avons pas utilisé le terme grec ! ».

Depuis sa création en 1900, le prix Nobel a été attribué à 766 hommes contre 40 femmes (chiffres de 2009)


Elle a souri, s’est tournée vers son homme et a dit un magnifique « c’est ce qu’on appelle l’égalité, chéri ! ».Oui, oui, égalité 40 – 766. Balle au centre !

Le point Némo est le nom donné au pôle maritime d’inaccessibilité, c’est à dire le point de l’océan le plus éloigné de toute terre émergée. Il se trouve dans l’océan Pacifique sud


Et lui, de dire sérieusement « Némo, comme le poisson ? »… « Non comme le capitaine » a répondu l’hôtesse du soir sous le regard étonné de la demoiselle énamourée. Pas sûre qu’elle connaisse son Jules Verne par cœur… Touché, coulé ! On en rit encore !

L’entreprise Shell (qui signifie « coquillage » en français, mais cela, on ne l’a pas précisé !), aujourd’hui compagnie pétrolière, fut fondée en 1833 et était à l’origine spécialisée dans le commerce des coquillages destinés aux collectionneurs londoniens


Alors, là, pas de commentaire. Rien, ni sourire, ni regard. Elle a juste glissé, en partant, que quand elle avait entendu « Shell », elle avait pensé à son parfum préféré « Shalimar ». Hum…

On considère qu’un livre a bien été corrigé lorsqu’il contient moins de sept fautes  

« Ben alors, il faut dire que les auteurs ne sont pas trop regardables sur les fautes d’orthographes, quand même ! T’avais vu ça sous cet angle, amour ? » Dixit la donzelle en robe bustier qui ne tient pas. Apparemment, elle non plus elle n’est pas « perceptible » aux fautes !


Jusqu’à l’époque romaine, le mois de Juillet s’appelait Quintilis. C’est le consul Marc-Antoine qui l’a renommé Julius en l’honneur de Jules César 


« Et quintilis, c’est pour quel mois, alors, maintenant ? » dixit la sublime fausse blonde. Ajout, discret, de son mec « ben, le mois suivant, chaton ». Reçu cinq sur cinq !




Le gallium est un métal ayant un point de fusion si bas qu’il peut fondre dans votre main



Elle m’a regardée et m’a dit « Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire ! Il en raconte des conneries ton cavalier ! Tu devrais pas sortir avec lui, c’est la honte ». On va songer à remplacer les convives, oui… Tiens, pour toi, la sortie c’est par là ! 

111, 111,111 x 111, 111,111 = 12, 345, 678, 987, 654,321


Je crois que l’iPhone de monsieur a surchauffé un moment avant que Madame sorte un lumineux : « Ben c’est logique, si tu additionnes tous ces chiffres ! ». Logique, oui, et la multiplication des pains, aussi.

Il y a plus de poulets que d’humains sur Terre


Et d’ailleurs, on en a mangé ce soir, du poulet, avec le coq et la poule qui étaient à nos côtés… mais ça, on ne l’a pas dit. Elle a soupiré en disant qu’elle était membre de PETA… « Non ? Mais c’est formidable, ça ! » A lancé notre hôte en me donnant un coup de pied sous la table.

Toutes les lunes d’Uranus tiennent leur nom d’après des personnages des œuvres de William Shakespeare ou d’Alexander Pope. C’est également la seule planète qui tient son nom d’une divinité grecque, les autres sont issus de dieux romains


Et là, éclair de génie (ou inconscience totale, nous n’avons pas su le dire), Madame se tourne vers mon cavalier et lui dit « Depuis le début, je me dois de te le dire, ces questions, c’est beaucoup de bruit pour rien »… Merci William, à la prochaine, mon ami !


Depuis, ils ne sont pas souvent conviés, car même si le terme « dîner de cons » n’est pas à proprement parler le type de choses que nos hôtes font (ils sont particulièrement ouverts aux autres et tolérants…) mais, dans ce cas précis, notre hôtesse m’a confié « Il est imbuvable avec sa façon d’exposer son fric alors qu’il manque singulièrement d’intelligence ; donc, je n’ai eu aucun état d’âme, ma chérie ! »….

Bon, je viens de recevoir un carton d’invitation pour son anniversaire fin septembre, normalement, et compte tenu de la liste des invités, le dîner devrait être « normalement » constitué de personnes adultes, drôles, cultivés et curieusement uniques. Tout ce que j’aime.






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