Showing posts with label Périgord. Show all posts
Showing posts with label Périgord. Show all posts

Friday, 30 January 2026

Une fresque laineuse "préhistoriquement" titanesque !

 


En amont de la conférence que j’ai donnée lors de la réunion mensuelle de ma société savante d’amour (Société historique et archéologique du Périgord) le 6 août dernier, j’ai pu me poser quelques instants dans l’enceinte de la très lumineuse et accueillante médiathèque Pierre Fanlac(1) de Périgueux. 

Alors que je me posai sur un des sièges au rez-de-chaussée, je remarquai les ornements des rambardes à tous les étages.

Des carrés tricotés en laine assemblés en patchwork donnaient une allure bienveillante, chaleureuse et drôlement étonnantes dans un lieu feutré mais vivant.

Après avoir apprécié la laine et écouté les podcasts à partir du QRcode sur la divine mais excentrique Rachilde, je m’enquis de cette création originale. Les permanenciers m’indiquèrent qu’elle était l’œuvre du Club Tricot qui avait élu domicile au sein de la médiathèque. Puis un détail piqua ma curiosité avec une simple phrase : « ces dames travaillent sur le Grand Taureau de Lascaux, grandeur nature » …

J’en ai failli oublier ma conférence !

Comment ? tricoter des petits carrés pour représenter la célèbre peinture rupestre de cette grotte mondialement connue et reconnue ? 

En voilà une idée géniale !

Malheureusement pour moi, en ce mois d’août, le club était en congés mais j’ai pu discuter avec la responsable Odette Lasjaunias, avec l’aimable autorisation de la Mairie de Périgueux (merci au service de Communication pour l’accord).




Ma discussion avec elle fut passionnante et passionnée ! Entre deux « oh mon dieu, j’adoore » de ma part (franchement pas très reluisants de la part d’une auteure !!), elle m’a expliqué la genèse de ce projet fou mais qui devrait être fini d’ici la fin de 2026.

Entre 2018 et 2019 la médiathèque ferme pour travaux. Pendant ce laps de temps, les cerveaux bouillonnent pour trouver des nouveautés à proposer à sa réouverture. 

Comment concilier la littérature, les arts et une autre forme d’art ? Une idée « atelier tricot » vue ailleurs dans d’autres lieux surgit. Et pourquoi pas !?

Un test est fait lors d’une nuit de la lecture 2020 montrant un grand succès de la soirée « tricot ». Malheureusement la Covid rôde déjà et la médiathèque ferme. 

Loin de baisser les bras, le club se lance, sous l’initiative de la Directrice adjointe de la médiathèque, dans un projet fou « et pourquoi pas fabriquer une réplique au tricot du Grand Taureau de Lascaux », un des emblèmes du Périgord. 

À part de ce moment, la réalisation est lancée. 

Lors des ateliers du samedi après-midi (où il y a toujours quelqu’un pour vous apprendre à tricoter !), ces dames commencent à confectionner des petits carrés de 5x5cm (2640 pour la fresque !!) et insistent sur la réalité de colorisation desdits carrés. Actuellement il y a un noyau dur de 7 à 8 personnes qui y travaillent régulièrement avec quelques aides de temps à autre qui peut atteindre donc 15 personnes.

Pendant le Covid, un click & collect est instauré afin de continuer à  composer les carrés, les réceptionner et faire en sorte que la belle idée unisse ses dames confinées à la fresque en cours de réalisation.

Depuis 2020, la moitié est faite… reste le « plus dur » … Pour les passages les plus difficiles et délicats du Grand Taureau, il y a des carrés brodés ou crochetés… un travail de titan ! 

L’assemblage final est espéré pour fin 2026 (encore un peu patience et de carrés !) et la fresque s’étendra sur 3m x 2,5m ! 

La fresque est doublée avec de vieux draps en lin (si vous en avez, n’hésitez pas à les proposer à la Médiathèque, pour ce projet ou un futur !) et 8 pans rectangulaires seront brodés pour l’assembler avec des anneaux aux fins d’exposition sur la mezzanine ! 

photo D.R.

Vous imaginez cela ? Vous pénétrez dans une médiathèque, votre roman à la main, et là, au-dessus de votre tête un Grand Taureau vous scrute d’un œil noir ! 

Ce travail collectif rendrait fier les hommes et femmes de Lascaux ! 

Plus haut, je vous parlais des ornements à rambardes… Ce sont des « écharpes à rambardes » qui ont été réalisées, dans le cadre du tout jeune atelier tricot, avec appel à dépôt de laines et recyclage des pelotes orphelines… 500m ont été réalisés ! 

Odette Lasjaunias a évoqué une touchante histoire au sujet de ces écharpes… Un jour, un petit garçon de 6/7 ans venu à la médiathèque lui demande ce qu’elle tricote. Elle lui répond spontanément « une écharpe pour rambarde pour ne pas qu’elles aient froid l’hiver » … Le petit garçon la regarde, l’œil brillant et lui répond : « c’est pas bête ».

Comment une simple idée fait rêver les enfants ! 

Le club tricot réalise aussi des couvertures pour la SPA, des sacs pour Octobre Rose, des tricots solidaires, des doudous pour la maternité de la ville, des petites créations (vêtements 0/3 ans, des pochettes, sacs ou écharpes pour les mamans) pour les Restos du Cœur, etc.

L’équipe très dynamique est prête à tout pour animer, créer et, surtout, faire preuve de solidarité.
Comme le dit si bien Odette « 
Il faut être solidaire, on donne sans attendre rien en retour. Donner un peu de son temps pour des gens qui en ont besoin. »

Si le Club Tricot vous intéresse, sachez qu’il reçoit deux fois par semaine, à deux endroits différents : 

Samedi après-midi : médiathèque Fanlac

Mercredi après-midi 15/18h : bibliothèque annexe St Georges

Pour info sur le noyau dur, la plus jeune a 64 ans (Odette) et la plus âgée 87 ans (Thérèse) mais il y a des très jeunes femmes qui arrivent en force !


Avant de la quitter, je n’ai pas pu résister à lui poser deux questions qui me brûlaient la langue depuis août 2025 !


Le site de Lascaux exposera-t-elle la fresque ? il n’y a pas de contact pour l’instant mais cela serait un clin d’œil magnifique !


Avez-vous un grand projet à venir ? nous devrions participer à titre collectif avec un groupe de jeunes femmes pour faire des ombrières pour les rues de Périgueux (divers ateliers à ces créations).


Si quelqu’un sur le Site de Lascaux pouvait, un jour, faire honneur à ces dames, à leur travail et cette merveille, je serai la première à venir l’admirer face à la reproduction exacte dans Lascaux IV. 

J’espère que cette création vous a autant passionné que moi et dès l’exposition, je me permettrai de vous tenir informé(e)s avec une vue de l’ensemble ! 

xx

Lisa


(1) Imprimeur, éditeur, écrivain et poète – 1918 – 1991. Créateur des éditions FANLAC en 1943, toujours en activité. 

Saturday, 6 September 2025

Que la forêt te garde de David Martin - retour de lecture


Résumé :


Changer tout, repartir, ailleurs, sur de bonnes bases. Un nouveau métier : la forêt, un monde rude mais solidaire. Roland Dubreuil y croyait… Une découverte va brouiller cette image rassurante. Que cachent ces taillis épais, ces pins énormes, ces chênes centenaires ?

Lors dune coupe à blanc dans la forêt de la Bessède, la mémoire douloureuse de la dernière guerre refait surface. Face à des silences obtus, Roland Dubreuil affronte ce passé trouble et ses fantômes.



Le contexte :


Je suis les éditions Fanlac depuis ma naissance, par tradition périgourdine familiale ! Mon grand-père ne loupait jamais un ouvrage afin de le lire puis de le classer dans sa bibliothèque « Périgord ».

Depuis quelques années, Fanlac possède une collection roman noir ancré dans notre département. J’ai lu les 2 précédents (avec plaisir !!) et il me semblait évident de continuer à lire leurs sorties.




Mon avis : 


Roland Dubreuil vit non loin de la Bessède, territoire forestier mais difficile à vivre. Divorcé pour adultère, son ex-femme ne lui parle quasiment plus et ses enfants ont du mal à accepter la situation. Pourtant il se plaît dans ce coin, travaille comme sylviculteur « et non comme bûcheron ! », répète-t-il régulièrement aux clients. 


Un jour il trouve un os au pied d’un arbre à abattre ; intrigué, il retrouve ses premières amours : le journalisme d’investigation, métier qu’il aurait aimé poursuivre, alors qu’il n’était qu’un pigiste à Paris.

Il va alors poser des questions aux propriétaires du terrain, aux précédents ; il va se renseigner mais cela ne va pas être simple.


En effet cette histoire, cet os qui est d’origine humaine, remonte à la Seconde Guerre mondiale sur ce territoire de résistances mais également de terreurs nazies.


Parallèlement, il va rencontrer Agnès, infirmière libérale, qui fait partie de cette famille sur laquelle se recentre ses investigations. Petit à petit une relation amoureuse s’installe malgré que Roland ne soit pas encore totalement remis de sa séparation et ne s’engage pas autant qu’Agnès le voudrait.


Malheureusement et rapidement, il va se heurter à une certaine omerta, à une longue querelle vieille de 80 ans entre les différentes factions de résistance en 1944, puis leurs relations avec la Milice et les collaborateurs.


Se mêlent alors une histoire d’amour impossible, des trahisons, des secrets inavoués (et inavouables), des cachoteries, des spoliations de biens, des rancoeurs, des menaces… 


David Martin ancre son histoire de fantômes du passé dans un terroir en plein Périgord Noir.. Noir comme les sous-bois, noir comme certaines âmes, noir comme des actes abjectes…


Pourtant les descriptions de cette masse forestière offre des magnifiques moments de respiration, de beauté, de lumière douce.


Que la forêt te garde mêle interrogations d’un homme malmené, indécis et les fantômes du passé qu’il n’est pas toujours facile à exposer sans s’exposer à des représailles ou des révélations que les concernés ne sont pas prêts à assumer.


Un roman policier de terroir qui donnera envie à certains lecteurs d’aller s’aventurer sur les traces de Roland… (pas moi, je connais déjà ce coin !!).




Sunday, 13 September 2015

Rapport sur le salon de Saint Rabier, Périgord Noir - 9 août 2015

Enfin ! 

Cela faisait quelques années que je voulais assister à ce salon de St Rabier dont on m’avait parlé avec le plus grand bien. 

Cette année, j’ai l’honneur d’y assister et de pouvoir passer la journée avec quelques collègues qui croisent souvent ma route et découvrir d’autres talents cachés dans notre coin de terre. 

Saint Rabier se situe en Périgord Noir, à quasi égale distance de Périgueux et de Brive-la-Gaillarde. Le village est à environ 15 km de Hautefort, réputé pour son magnifique château et ses jardins. Saint Rabier fait partie de la communauté du Terrassonnais en Périgord Noir Thenon Hautefort. 

La commune s’appelait Sanctus Riberius dès le 11e siècle ; Son nom occitan étant Sent Rabier. 

En son centre, on peut admirer l’église Saints-Pierre-et-Paul récemment restaurée, la place du Souvenir, une petite aire de jeu, des cours de tennis, et un château sur les hauteurs, propriété privée. 

Deux pigeonniers sont à signaler sur la commune (Grand-Coderc et Féry). 

La devinette du jour est : 

comment appelle-t-on les habitants de Saint Rabier ? 

Les Ripériens et Ripériennes… Si, si… Voici le lien sur le journal du village « Le Petit Ripérien ». 

Outre, les visites, on peut se restaurer au sein du village, notamment à l’Hôtel-restaurant « Le Bonheur Dans le Pré » (rien à voir avec l’émission télévisuelle !).

J’ai eu la chance d’y dîner et cela vaut le détour. 



Situé dans une belle bâtisse, « Le Bonheur Dans le Pré » (Logis de France) est agrémenté d’une belle piscine, et dispose de sept chambres simples. La véranda est une extension de la grande salle à manger toute en pierres apparentes et poutres, cheminée incluse, qui offre un panorama étonnant. 

La cuisine y est gastronomique, mêlant tradition et modernité et le service efficace, discret et très professionnel. 

Je partage avec plaisir les coordonnées de ce lieu agréable : 

05 53 51 47 47 – 
Rue Saint Georges – 24210 Saint Rabier 

Voilà pour l’introduction… 


Installés sous un barnum, les organisateurs ont été aux petits soins et ont eu du mérite car la météo, après des semaines de soleil et chaleurs caniculaires, avait décidé de se la « jouer automnale » et nous avons subi deux jours de pluie, fraîche. 

Cependant, les pieds mouillés mais le cœur léger, nous sommes restés stoïques derrière nos tables et avons apprécié le courage des nombreux visiteurs entre dix heures et dix-huit heures. Des bouquinistes étaient également présents, en sus des auteurs régionaux, nationaux et autres auteurs jeunesse. 

Des artistes peintres, conteurs, calligraphes, dessinateurs entouraient les auteurs et j’ai grandement apprécié ce mélange des genres. 

Les rencontres dans ces salons sont toujours un moment de détente pour nous, auteurs. 

On papote, on scrute, on note des détails et on découvre nos « petits voisins ». 

A mes côtés, outre mon éditeur de Trinôme Editions, j’ai peu découvrir et apprécier la présence de Rudi Meunier et Georges Labrousse (dont j'avais adoré son livre). 

Notre ami Alain Bernard était également présent et se fut un bonheur de le voir. Les discussions sont toujours passionnantes quand nous sommes réunis. 

Le salon de Saint Rabier est un bel endroit, géré par des personnes efficaces, investies (je peux en témoigner, ayant été présente la veille lors de certains préparatifs) et attentives. 

Si vous avez l’occasion de passer par là, n’hésitez pas à découvrir le coin et essayez de passer l’année prochaine pour fêter avec eux le 20e anniversaire du Salon… qui s’annonce grandiose !! 

Merci tout spécial à Martine et Pierre-Loïc CHEVAL pour leurs disponibilités, leurs délicates attentions et toutes ces heures passées en leur compagnie. Ce fut un réel plaisir de les rencontrer. A très bientôt.


le lacher de ballons avec nos petits mots !



Ah, la vue !


la préparation des auteurs et de leurs stands !


la visite se poursuit pendant l'installation


idem


idem 


Oh ! Tiens, quelqu'un que je connais !


Derrière moi  !



Petite curiosité ...

Une maison blanche à quelques kilomètres (sur la commune de la Bachellerie)





Thursday, 26 July 2012

Périgord Vert - 4ème Partie - Brantôme, Bourdeilles, Paussac - Saint-Vivien et Puyguilhem



On attaque dans cette quatrième partie les bijoux de mon coin :

Brantome :

Brantôme est surnommée la Venise du Périgord. C’est un pur bijou, très visité l’été, et avec une atmosphère un brin magique l’hiver.

Parmi les monuments à visiter : le cloître et l’église.

Reconstruite à la suite de la guerre de Cent ans, l’église est datée du 15e siècle et, est placée sous le double vocable de St-Pierre et St-Sicaire. Un fragment de la relique de l’enfant est précieusement conservé au sein de l’église dans une élégante châsse. Cette église a été classée aux Monuments Historiques au 19e siècle et sa restauration a été effectuée par Paul Abadie. Les vitraux et les deux premières voûtes datent de cette époque.

A faire également le parcours troglodytique avec des vestiges du premier monastère avec la célèbre grotte du Jugement dernier ;  Visiter le Musée Fernard Desmoulin.









Bourdeilles :

Cette baronnie est un enchantement pour les amateurs d’art et d’Histoire. 

On peut y voir deux châteaux (médiéval avec un vue en haut de la tour stupéfiante et le renaissance), bâtis sur une terrasse rocheuse rehaussée d’un rempart surplombant la Dronne. Dès sa création, le château de Bourdeilles a été l’objet de combats, d’accords, d’envies et d’arrangements. La guerre de Cent Ans et ses luttes violentes ont également touché le château. Le Duc d’Anjou et Du Guesclin ont, d’ailleurs, rendu la forteresse à la France en 1377 après moult occupations anglaises. Les Comtes du Périgord (Archambaud V et VI) établirent un repère de brigands sur une longue période. Le calme ne revint au château au 15e siècle et fut attribué à nouveau à la famille de Bourdeille, dépossédée en 1283. La veuve de André de Bourdeille, Jaquette de Montbron, débute la construction du château renaissance dont elle dessina les plans.

Bourdeilles sortit de la Fronde sans trop de dommages.

La partie médiévale propose un cadre grandiose, salles de gardes, cours pavées et caves voûtées ainsi qu’un donjon octogonal et ses deux cents trente-cinq marches !

La partie renaissance regorge de magnifiques collections de meubles (dont un secrétaire incroyable !), d’armes et de tapisseries.






Paussac et  Saint-Vivien :

Paussac et Saint-Vivien ont fusionné de deux communes : Paussac (Paussacum en 1365) et Saint-Vivien (Sanctus Bibianus – même période).

Ce petit village dispose de deux églises mais Saint-Timothée de Paussac, édifiée au 12e siècle, est un des plus beaux édifices à coupoles. Proche des communes, se trouvent le Dolmen de Peyrelevade (inscrit au titre des monuments historiques depuis 1960) et les habitations troglodytiques du Vieux Breuil ainsi que les falaises de Boulou, site d’escalade.





Château de Puyguilhem :

Ce château Renaissance est le mieux conservé du Périgord. Il a été construit au début du 16e siècle et restauré par l’Etat Français entre 1940 et 1962. 

Une aile du 18e siècle complète le corps de logis en équerre. On peut largement admirer à l’intérieur une exceptionnelle cheminée montrant les douze travaux d’Hercule. Ce site est classé Monument Historique.

Les jardins et bosquets sont verdoyants et si romantiques.






A voir absolument ailleurs dans le Périgord Vert

- Nontron, Mareuil, St-Jean de Côle, Jumilhac le Grand, Lanouaille, Excideuil, Thiviers, Echourgnac (ci-dessous).


Le blog d'une ItemLiz Girl

Newsletters !

Les Archives