Résumé :
Carl Mørck a depuis peu quitté le Département V pour prendre sa retraite que déjà le crime se rappelle à lui. Un enregistrement audio, la voix d'une femme agressée, un silence brutal. Une vieille affaire - un drame conjugal suivi d'un suicide - qui avait pourtant été classée. Or, la bande sonore ne laisse aucun doute : il s'agit d'un meurtre.
À la demande de Carl, le Département V, en piètre état depuis son départ, reprend l'affaire, et lève le voile sur des faits qui se seraient déroulés à la fin des années 1980, dans une prestigieuse école réputée pour son chœur de jeunes garçons.
Le contexte :
Après le Tome 10 (7m²) et donc l’annonce officielle de la fin du Département V (Q pour le monde entier), je m’étais fait à l’idée de ne plus jamais entendre parler (lire) les aventures de Carl, Rose, et la clique…
Quand Jussi Adler Olsen, himself, a annoncé que deux journalistes/romancières danoises l’avaient convaincu de les laisser reprendre le Département, et qu’ils écriraient à six mains, j’ai autoventilé !
Là, le Tome 11 est arrivé…. Et je ne pouvais absolument pas ne pas me jeter dessus ! On est d’accord, hein ?
Mon avis :
Je dois avouer que depuis l’annonce de ce 11e opus, et de la reprise, à six mains, de la saga du Département V, j’étais autant excitée qu’inquiète. Quand on aime une saga littéraire, et que l’auteur emblématique cède une partie de son travail pour continuer une histoire qu’il pensait être finie, on a des doutes.
Dès les premières pages, je n’ai pas eu de doutes sur le fait que Jussi Adler-Olsen tenait les rênes de son département V mais différemment grâce à l’ajout des idées de Line Holm et Stine Bolther.
Dès le début, on sait, on connaît le cheminement de l’enquête à venir… mais on accompagne immédiatement les personnage.
Malgré ses envies, Carl va voir Assad et Rose qui tiennent encore le Département, de nouveau à la cave, et gèrent, comme ils peuvent, l’arrivée d’une enquêtrice franco-danoise, Helena Henry, mystérieuse en diable.
L’histoire de base est celle d’un homme, supposé suicidé, et sa femme, qu’il a tenté de tuer. L’origine va donc rejaillir dans le présent, comme souvent dans les polars nordiques, et surtout, la base du Département V.
Le service va enquêter, fouiller le passé de ces personnages pour accéder à un groupe de jeunes enfants qui faisaient partie d’une chorale à la fin des années 80. De nos jour, tous ces enfants sont des adultes avec de grandes responsabilités dans la société danoise.
Au fil de l’enquête du Département V, le vernis s’écaille et on parle de maltraitance, pression et intimidation. Le groupe soudé autour d’un personnage au fort tempérament, rivalisait entre humiliations, mensonges collectifs et l’impact sur la vie des plus faibles.
Le Tome 11 explore tous les non-dits, les tromperies, l’intérêt de rester souder pour cacher les vérités et, devant les manoeuvres du meurtrier, tout cela se fissure et l’édifice tient de moins en moins bien.
Il est impossible de continuer à expliquer ce qu’il se passe sans en dévoiler trop.
Les chapitres sont courts, rythmés et tout est efficace. On sent bien l’admiration des deux journalistes/romancières envers le Département, l’humour noir de Jussi Adler-Olsen et la tension habituelle de sa saga.
On comprend bien que le Département V part sur une autre direction, plus moderne, plus « féminine » et toujours avec le côté pourri au Royaume du Danemark.
J’ai vraiment aimé me replonger dans cet opus, ces allers-retours entre les années 80 et maintenant, ce côté antipathique de ces gens alors qu’on a largement plus d’empathie envers le meurtrier…
Tout le monde cache quelque chose et le puzzle s’imbrique doucement mais sûrement et même si cela n’a rien de révolutionnaire, l’ambiance est là, l’humour, les rebondissements, les personnages emblématiques et les salopards !
Allez, encore un tour ne sera pas de refus !












