Influencée par la maman de Lila
Résumé :
Le contexte :
J’ai énormément aimé les 2 romans lus de Marie-Paul Armand et la maman de Lila est une grande lectrice de romans régionaux. Elle est aussi une grande fan de M.P. Armand… et m’a conseillé celui-ci en disant « vous qui butait encore sur votre envie de vous plonger dans la Révolution Française… Cela peut vous donner un coup de boost, non ? ».
Mon avis :
Mathilde est une toute jeune femme vivant dans un petit village non loin de Cambrai. Sa famille, modestes paysans, travaille pour le seigneur du coin, Comte qui est le parrain de Mathilde en raison de sa naissance concomitante avec celle de Mademoiselle Amélie, la fille du Comte.
Mathilde nous conte les jours qui ont compté avant 1789, puis les années suivantes, entre attachements aux racines, aux croyances, aux traditions, et le vent de liberté, de terreur, d’incompréhensions, de décrets en cascade, de guerres et de massacres au nom de la république.
Parallèlement aux effets de la Révolution et leurs mesures anticléricales, nobiliaires, etc., Mathilde vit sa vie, est convoitée et convoite un gentil garçon, abîmé dans sa chair et dans son esprit, et déroule sa vie, son mariage, sa maternité, dans le tourbillon des années de la Terreur et des résistances de la population incrédule face aux erratiques décisions (sans vision à long terme).
Comme dans les deux précédents romans que j’ai lus de Marie-Paul Armand, l’écrivain plante ses personnages dans l’Histoire du Nord, dans ce territoire balloté entre les accords, les guerres, les invasions et ces traditions.
Ce sont de jolis portraits de femmes et d’hommes, d’enfants aussi, et au fil de l’eau, les dates marquantes de cette Révolution Française qui a mis longtemps à s’implanter dans le cœur des provinciaux.
L’écriture de Marie-Paul Armand est toujours aussi fluide, addictive, intelligente et bien documentée.
On s’attache aux personnages, y compris à ceux que l’on déteste.
Bien sûr, il y a toujours l’histoire d’amour quasiment parfaite et ce côté bluette mais qui contrebalance l’horreur de la Terreur.
Le Pain rouge est ainsi un roman régional historique, facile à lire, avec des notions de base sur la Révolution et constitue, donc, une vision intéressante du Nord à cette période.






