Saturday, 7 November 2026

Au risque de l’amour de Daniel Crozes - retour de lecture

 


Résumé :

2018. Pierre aborde avec sérénité le cap de la soixantaine. Il a fondé un couple solide avec son épouse, Pascale, et imagine que les années d’épreuves qui les ont soudés sont désormais derrière eux. Lorsque Pascale meurt soudainement, il est frappé au cœur. D’autant qu’il ne peut guère compter sur le soutien de leurs deux filles, qui n’ont jamais été tendres. Alors qu’il est tenté de se replier dans sa thébaïde des Vernhes, le petit royaume d’Aveyron où il a vécu adolescent d’inoubliables étés, son métier de professeur le ramène à Toulouse, la ville où il a fait ses études et où il exerce à présent. Un jour, il y croise Clémence, qu’il a passionnément aimée jadis. Quarante ans plus tard, veufs tous les deux, ces deux êtres que la vie a meurtris pourront-ils s’aimer à nouveau ?



Le contexte : 

Parce que Daniel Crozes… Parce que l’Aveyron… Parce que je vous « gonfle » avec lui depuis des années et que j’entends bien le faire lire le plus possible !


Mon avis :

Comme à son habitude et dès les premières pages, Daniel Crozes nous conte une histoire simple. Celle de Pierre qui, au basculement de la soixantaine, encore professeur, est heurté par la mort de Pascale, femme avec qui il formait un couple solide et amoureux. 

Au fil des pages, Pierre évoque le passé, le présent et le futur va se dessiner.

Il évoque la vie, son enfance, ses blessures, ses études, sa rencontre avec Pascale, leur vie à deux, à quatre et les épreuves qu’ils vont traverser, notamment les deux cancers de Pascale.

Alors il décide de partir de leur maison, de se rapatrier dans une vieille maison « son royaume » d’Aveyron où il a vécu des mois inoubliables et où il se sent bien. Cette maison dont ses deux filles ne comprennent l’intérêt, elles qui reprochent tout et rien à leur père, dont il n’arrive pas à se rapprocher sans reproches.

Daniel Crozes déroule une vie, des souvenirs, les décennies passées, l’évolution de la vie, d’un pays à travers l’itinéraire d’un homme, mari, père, fils, ami.

Puis, un jour, dans le couloir de la faculté de Toulouse, entre deux cours, il croise Clémence… son amour d’université, 4 ans d’amour fou, puis un long silence… pourtant malgré le « loin des yeux, loin du cœur », quarante plus tard, veufs, leur amour renaît, différemment mais pas tant que cela. Ils se connaissent, leurs peaux se reconnaissent et leurs vies se resoudent. 

Pourtant rien n’est simple, ni acquis. Les enfants de Pierre rechignent et ruent dans les brancards, l’accusant d’oublier leur mère, de l’autre Clémence fonce, préserve sa farouche indépendance, séparant sa vie intime et familiale.

Ce roman est fin, mêle le passé, le présent et les joies d’un futur potentiel. Mais il note les blessures, celles de l’amour, des regrets, des espoirs déçus ou des ressentiments peu avouables. 

C’est un texte beau, émouvant, avec des redites qui sont là pour pointer un moment, un sentiment, une atmosphère.

Daniel Crozes a expliqué avoir pompé dans des souvenirs personnels et de son entourage et là, il parle avec le cœur, met ses émotions sur la table (en l’occurrence sur le papier !) et transmet avec une délicatesse toute ajustée et avec cette écriture de conteur de Crozes qui enchante toujours.



Tuesday, 27 October 2026

Blouse d’Antoine Sénanque - retour de lecture


Résumé :

« Je ne sais pas ». Ma devise... Les malades exigent le monopole du doute. Mon "Je ne sais pas" ne pouvait pas être accepté. J'ai dû le garder en moi durant d'interminables consultations qu'il aurait su abréger. J'ai dû faire croire que je connaissais les réponses à toutes les questions. J'ai dû apprendre la langue qu'on utilise dans ces cas-là, le vocabulaire médical qui vous sauve de tous les pièges... Qu'est-ce qu'un médecin qui, après des années d'étude, avoue son ignorance ? Un irresponsable ? Un usurpateur ? Ou simplement un homme sans illusions qui enlève sa blouse, récuse l'argument d'autorité et n'a plus pour credo que la phrase de Céline : « la médecine, cette merde ».



Le contexte : 

Entre la plume de Sénanque et la phrase du résumé « la médecine, cette merde », j’ai sautillé de bonheur de lecture à venir !

Aurais-je eu le nez creux ? 


Mon avis :

Ce texte peut, je pense, heurter des professionnels de santé. Il faut juste se positionner en tant que lecteur, sans jugement sur les propos d’un neurologue qui explique son désarroi, ses doutes, ses errances médicales, ses envies de ne rien dire ou tout dire, et ses rapports au sein des services (confrères compris). Il parle de mal-être, de colère, de rage, de sentiment d’inutilité face à la maladie qui évolue, transgresse, se joue du médecin et du malade.

Le narrateur est un neurologue qui est entré dans la médecine comme son chirurgien de père (qui lui avait fortement déconseillé cette voie !).

Il nous expose une confession sans fard, brute, qui oscille entre plainte, rage, incompréhension, tout en réglant ses comptes avec d’autres professions médicales/paramédicales (le corps des infirmières en prend pour son grade, mais aussi ses confrères… plus cons que frères !).

Il explique le fait qu’il ne comprend pas cette impossibilité de dire à un patient « je ne sais pas » ; cela le ronge et il exprime ce sentiment d’impuissance face à un malade et cette mauvaise habitude de placer des mots du lexique médical pour combler les lacunes.

L’homme est désabusé, à fleur de peau, et n’arrive pas à mettre « de la distance » … car certaines morts, certaines impossibilités de soigner, se rappellent à lui, constamment. 

Il parle de changement de voie, de trouver une spécialité « pépère » pour avoir moins d’état d’âme, de poids sur sa poitrine, de luttes contre d’autres médecins qui sont moins affectés, contre le système, contre les guerres d’égo avec les autres corps, de stress intense face aux malades, à certaines maladies (une de ses spécialités est la maladie de Charcot), à la déchéance, la peur, la peine, la douleur extrême, la mort.

Le narrateur n’oublie jamais de glisser des pointes d’humour que l’on peut imaginer noire pour éviter de sombrer.

Ce texte n’est pas facile à lire, malgré la fluidité de la plume de Sénanque, car il renvoie à ses propres peurs, ses expériences à l’hôpital avec un proche, ou une explication médicale à laquelle vous ne comprenez rien.

Il parle de système, de hiérarchie, de commandes pyramidales, de décisions éradiques, de mal-être caché comme un animal qui grignote le médecin qui prend à cœur l’ensemble des informations concernant ses patients.

Antoine Sénanque possède une plume qui nous plonge les mains dans le cambouis (en l’occurrence le sang et la merde !). C’est honnête, sans fard, sincère mais cruel. Il y a une sorte de méchanceté qui ressort toute personne confondue… du patient au chirurgien en passant par l’infirmier, l’interne, l’accompagnant. 

Un texte dont on ne ressort pas indemne, à la limite de pester à chaque phrase qui heurte, qui remue, qui vous poignarde le cœur, les tripes et le cerveau… en remerciant le Ciel de ne pas être parmi les cibles empoisonnées ! 


 

Friday, 23 October 2026

Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar d’Antoine Choplin - retour de lecture



Résumé :

Voici l'histoire de Tomas Kusar, garde-barrière à Trutnov (Tchécoslovaquie), un jeune homme simple, amoureux de la nature et passionné par la photographie. Il mène une existence paisible, jusqu'à sa rencontre avec Vàclav Havel, dramaturge dissident et futur président de la République. Une rencontre qui va changer sa vie. Le dernier roman d'Antoine Choplin s'intéresse comme souvent aux humbles, aux sans-grades et montre comment, parfois, le destin les porte, les fait basculer du côté des justes et participer, presque par hasard, à la grande Histoire.



Le contexte : 

Moi ? Oublier Choplin ? JAMAIS !

Comme faire un mois « des chouchous » sans lire les quelques (peu) romans d’Antoine Choplin qui manque à mon tableau de chasse littéraire ?

Lisez Choplin, nom d’un petit bonhomme !!!


Mon avis :

Tomas est un garçon simple qui travaille comme cheminot, puis comme garde-barrière pour les chemins de fer tchèques. Il aime la nature, les arbres, les écorces qu’il photographie avec talent.

Un jour, il croise la route du dramaturge Vaclav Havel, futur président de la République Tchèque, post indépendance.

Leur amitié est simple, il joue aux échecs, évoque la vie, les arbres, le métier de Tomas. Petit à petit, Antoine Choplin fait croiser des destins, des dissidents, des anciens amis de Tomas et l’engagement de ce dernier auprès de Havel se profile.

Sans histoire, sans heurt, sans emportement, Tomas va suivre la voie de cette dissidence, en distribuant des tracts, faisant signer des pétitions, assistant à des conférences, jouant la comédie pour poster des courriers, sous le joug de la police répressive.

Tomas est tel un vieil arbre, immuable, simple, sobre et il assiste au tourbillon en restant fidèle à lui-même, à ses amitiés, ses passions sans que cela ne lui pèse.  

Pourtant, il voit les lâchetés ordinaires, les trahisons, la répression, les arrestations, les mises au ban ou en prison, mais il agit pour le mieux, au mieux. 

Antoine Choplin s’est appuyé le destin du photographe Bohdan Holomicek, proche de Havel (des expos photos ont été montées sur les photographies de Holomicek entre 1975 et 1989 quand il vivait avec Olga et Vaclav à Hradeck) et crée un personnage magnifique, émouvant et diablement attachant. 

Car malgré sa simplicité et son peu d’éducation, Tomas voit, ressent, hume l’air du temps, se fit à son intuition et un bon sens aiguisé qui dénote et étonne mais ouvre des perspectives à ce groupe et aux penseurs du mouvement d’indépendance. 

Le passage où Tomas rend visite à Vaclav, président issu de la révolution de velours est d’une intensité rare.

Mais l’écriture d’Antoine Choplin que j’adore d’un amour littéraire depuis ma première lecture il y a près de dix ans, montre la vie à hauteur d’un homme ordinaire, d’un humble garçon qui dépasse sa vie, ses modestes aspirations pour se mêler à l’Histoire, la grande, celle d’un pays.

Par son écriture ciselée, émouvante, sensible, Choplin décrit un pays, une volonté de changement, sans violence, une âme, un moment suspendu et nous offre l’écrin qu’est le personnage de Tomas.

J’ai été émue aux larmes par la fin, par les descriptions des photographies des écorces, du pourquoi du comment, de sa visite administrative à Lenka, par les frôlements avec Markéta.

Encore un roman qui m’a touché au cœur… Choplin, donc ! 


 

Friday, 16 October 2026

Le rebouteux des montagnes de Daniel Crozes - retour de lecture

 


Résumé :

En ce tournant du vingtième siècle, Pierrounet reçoit de nombreux visiteurs dans son village de Nasbinals, sur l’Aubrac. C’est qu’il est rebouteux. Dès son jeune âge, lorsqu’il a commencé à accompagner les troupeaux à l’estive, son don naturel s’est exprimé auprès des bêtes. Peu à peu, dans cette campagne isolée, hommes et femmes ont pris l’habitude de se tourner vers lui pour une entorse, une luxation voire une fracture. Aujourd’hui, l’on vient le consulter de fort loin, de Rodez, de Béziers, d’Albi, et même de Paris. Cette popularité, tous ne la voient pas d’un bon œil. Bertrand Miquels, un jeune médecin établi en Aveyron après des études à Toulouse, confronté à la négligence et à l’absence d’hygiène aux conséquences souvent dramatiques, décide de s’attaquer au charlatanisme à travers Pierrounet…



Le contexte : 

Parce que dans « moun païs », il y a aussi des rebouteux (et des Albines)… et parce que Daniel Crozes (merdum !).


Mon avis :

Pierre Brioude, alias Pierrounet a existé à la fin du XIXe siècle jusqu’au début XXe. Daniel Crozes nous expose, de manière un peu romancé (c’est donc un roman, pas une biographie, je le rappelle !) sa vie sur le plateau de l’Aubrac et ce combat pour aider les autres.

Depuis son enfant, Pierrounet a travaillé, dans les burons lors de l’estive, puis gravissant les échelons au fil des ans, doué qu’il était. De la transhumance à la confection des fromages d’été, le romancier nous détaille richement le paysage, la dure vie, les aléas climatiques, les bêtes, les hommes, etc. 

Lors de ces longs mois, Pierrounet va découvrir son don : celui de remettre en place les articulations ou réduire les fractures. Très vite, il va passer des animaux aux humains, poussé par le bouche-à-oreille. Quand il se marie, prend son poste de cantonnier, les « malades » affluent, venant toujours de plus en plus loin. 

Cependant des jeunes médecins de l’Aveyron, Bertrand Miquels en tête, vont l’accuser de sorcellerie, d’exercice illégal de la médecin suite à la mort d’un homme venu le consulter et n’ayant absolument pas suivi les conseils de Pierrounet. 

De là, un procès où on parle de pratiques douteuses, charlatanismes, et croyances des campagnes. Pourtant Pierrounet est un homme simple, qui a un « fluide » pour soulager et soigner les autres, sans rétribution, ce qui est la base des rebouteurs/teuses. 

Cet homme honnête se voit lancer dans les méandres procéduraux, l’accusant de tout et de rien. Un jeune avocat va se dresser à ses côtés et confronter les accusateurs à la nature, à l’affrontement entre deux mondes, aux croyances dans les plantes et les animaux.

Comme d’habitude, Daniel Crozes décrit avec la minutie cette époque, ces hommes et femmes qui aident leur prochain, l’évolution de la médecine, le problème de la science et de l’intransigeance de certains se dressant face à des milliers d’années de don de la Nature.

Entre beauté des paysages, vie quotidienne, personnages attachants malgré nos ressentiments, Daniel Crozes décrit un monde, un siècle, un pays, un territoire…

Pour qui a connu comme moi, dans le nord du Périgord, des Albines (rebouteuses), et a vu la connaissance élargie des plantes et des onctions, je sais qu’il y a une part d’irraisonné dans ce « fluide ». 

J’ai beaucoup aimé cheminer aux côtés de ces gens simples qui aident, vivent et aiment leur territoire avec cette plume fluide du conteur qu’est Daniel Crozes !

Saturday, 10 October 2026

Un marché noir de Bérénice Pichat - retour de lecture


Lu en Lecture Commune avec Leslivresdenath (Nathalie, influenceuse en cheffe du Club Lecture de la Cambrousse Littéraire).


Résumé :

Paris, 1943. La faim règle les journées, la peur dicte les choix, et la frontière entre résistance et compromission se floute dans les arrière-cours. Servane veut vivre son adolescence et ose enfin s’engager dans un réseau secret. Paul, trafiquant désenchanté, navigue entre les camps, persuadé que tout s’achète, même la liberté. Mais bientôt, Vichy resserre l’étau, les dénonciations font rage. Et l’histoire, implacable, ne pardonne ni les illusions ni les faux-semblants.



Le contexte : 

C’est un roman de la rentrée littéraire que j’avais repéré dès juin… mais la Rédemption de Jean-Noël Orengo l’a devancé… Mais comme Nathalie (vous savez l’influenceuse en cheffe du Club de lecture de la Cambrousse Littéraire) voulait le lire également… on s’est dit « et si on faisait une lecture commune ? » … Tiens, et pourquoi pas ?

Est-ce que le sujet étonne quelqu’un, me concernant ? 


Mon avis :

Ce roman possède deux parties distinctes mais qui sont plantées dans la même période : Paris sous l’Occupation, avec plus d’attention sur 1943/1944 ; et troisième est plus diffuse puisque ce sont les extraits d’un interrogatoire de la concierge de l’immeuble en 1944, lors de l’Epuration. 

Le poème qui ouvre le récit, se poursuit entre les chapitres comme un fil rouge et exprime une complainte envers quelqu’un qui a été abandonné et le sort qu’il a subi.

Servane (1ère partie) nous fait découvrir une jeune fille, orpheline de mère, qui vit avec son beau-père. Ce dernier qui a dû composer avec les « humeurs » de son épouse, a fait du mieux qu’il a pu. 

Servane travaille et vivote plus qu’elle ne vit dans ce Paris sous le joug nazi. Il faut jongler entre les tickets de rationnement, le manque de vivres et les longues files d’attentes bien souvent vaines.

Pourtant elle remarque que certaines personnes ne semblent pas tirailler par la faim, et que des échanges illégaux se déroulent « sous le manteau ». On murmure des choses terribles ; la peur et la faim ne sont jamais loin.

Un jour, Servane va croiser une ancienne camarade, Rosa, qui n’était pas son amie mais qui lui propose de transporter des paquets contre de l’argent. Servane tente le coup, elle est forte malgré son allure de moineau et elles sont ensemble. Elle semble persuadée d’aider ceux qui résistent.

Servante est une fille naïve, qui pense qu’un petit acte de résistance est une bonne chose, si cela peut lui permettre de mettre du beurre dans les épinards (en l’occurrence, de la margarine et des topinambours !).

S’ouvre alors la seconde partie, celle de Paul « Grégoire », l’homme « de la Résistance ». 

Paul est un homme qui vient d’un milieu modeste, qui a trimé mais qui a une capacité à se fondre, à se renouveler, à dénicher ce qu’il faut aux bonnes personnes. Il trafique et la période de l’Occupation va lui permettre d’acheter, de vendre, de récupérer pour un moindre prix appartements, vivres, objets, etc. 

La spoliation des biens juifs ? que nenni, l’acte notarial est en bonne et due forme… établi par le propriétaire, juif, et volontaire ! Il fricote avec les nazis ? Il fait du commerce, pas de politique.

A ce petit jeu, Paul explique sa vie, celle de ses parents, la honte, la faim, l’humiliation et une certaine revanche. Il a acquis un cynisme qui contrebalance ses remords envers la jeune fille qu’il a rencontrée, Servane, celle qui transportait pour lui.

Quand l’Occupation s’effrite, que l’Occupant détale, il faut sauver ses billes sous les bombes des alliés. L’étau des représailles se resserre et il ne reste que peu de liberté pour s’esquiver. 

Une zone grise depuis 1940, avec ses petits trafics, ses arrangements entre ennemis, et la volonté d’effacer l’ardoise de ceux qui ont profité, tout ceci provoque des voltes-faces, des vendettas de ceux qui ont collaboré pour laver plus blanc que blanc… 

Une zone plus sombre, plus noire, plus dégueulasse s’ouvre et l’Epuration qui suit, n’en a pas fini de faire du bruit.

Un roman aéré (la mise en forme l’est), fluide, agréable à lire avec une seconde partie largement, pour moi, intéressante. Un roman qui peut ouvrir une discussion sur l’Occupation, la Collaboration et l’Epuration sans qu’il soit question que Résistance.

Pourtant je trouve que l’auteure survole son thème pour parler principalement de vengeance d’un beau-père. 

Les passages de l’interrogatoire de la concierge n’apportent que peu à l’histoire ou pas assez.

La fin est prévisible très rapidement (dès la première partie) et malgré la jolie histoire mais rien de transcendant, y compris sur le marché noir. 

Je trouve que l’absence d’un rebondissement bien salaud est dommageable.




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