Bonjour,
Parce qu'il manque beaucoup, parce que ces textes-là sont magnifiques...
Parce que George !
xx
Lisa
Bonjour,
Parce qu'il manque beaucoup, parce que ces textes-là sont magnifiques...
Parce que George !
xx
Lisa
Influences : recommandé par ma copine Rozzie qui tient le blog la Bibliothèque Roz
Résumé :
Oxford, vers la fin des années trente. Deux idylles "inconvenantes" - l'une entre un séduisant professeur quinquagénaire et sa jeune étudiante, l'autre entre le nouveau vicaire de la paroisse et une demoiselle de compagnie - vont, le temps d'une saison, troubler la sérénité des five o'clock d'une société tout entière axée sur le "bon ton".
Le contexte :
Rozzie a toujours des lectures intéressantes, pointues et vintage, parfois… Elle aime beaucoup Barbara Pym qui est un peu son « gâteau de riz » littéraire (ça réconforte) et elle l’a inscrit immédiatement dans le fichier !
Elle propose, je lis ! En sus, c’est « so british » … comment résister ?!
Mon avis :
On pourrait sous-titrer ce roman « Thé, ragots et vieilles dentelles » !
Je n’avais jamais lu Barbara Pym et je pense qu’elle va régulièrement atterrir dans mes piles à lire afin de retrouver ce côté que j’adore… So British, Oxford, Tea Time, bonnes mais dénigrantes manières sous l’humour britannique et l’agitation sentimentale.
Barbara Pym croque la société anglaise de cette époque (avant la Seconde Guerre mondiale) avec autant de délice qu’une bonne dégustation de scones.
Ce roman a été longtemps enfermé dans un tiroir mais il est fort heureux qu’il en soit sorti !
Nous sommes donc à Oxford (Nord !) et nous faisons la connaissance de Miss Dogget et de sa dame de compagnie Miss Morrow, vieille fille faussement soumise.
Miss Dogget aime autant le thé que les médisances et se mêler de la bonne moralité, des amours et des emmerdes des autres est sa raison de vivre.
En bonne moralisatrice, elle se pense être un personnage central dans la vie de cette communauté, invitant, notamment, des étudiants tous les dimanches pour parfaire leurs soi-disant éducations…
Il y aussi son neveu Francis Cleveland professeur de littérature, marié, mais portant beau, suffisamment pour imaginer les étudiantes folles de lui.
Tout ce petit monde pourrait vivre entre scones et calomnies, si Mr. Latimer, le nouveau vicaire, ne venait pas jeter le trouble chez ses ouailles !
Beau, jeune, intelligent, il attire autant que miel les abeilles… Alors, que faire pour calmer tout cela ? Peut-être jeter son dévolu sur la vieille fille de service, Miss Morrow… sous le regard effaré de Miss Dogget ?
Ce roman, entre drames, amourettes, espoirs, désespoirs, passions couvées ou inassouvies, offre une satire douce-amère et très acérée de ce microcosme oxfordien.
Barbara Pym déploie son humour avec parcimonie notamment au niveau des personnages et de leurs expectatives.
C’est fin, drôle et diablement bien troussé !
Un nuage de lait dans le thé mais à s’en étouffer avec les shortbreads ou la key lime pie !
Jouissif !!
Influences : recommandé par la maman de Lila
Résumé :
A la fin de l'été 1913, Cécile Brunie, toute jeune institutrice, arrive à Saint-Roch pour y prendre possession de son poste. Dans ce petit village de la basse Corrèze où le curé fait seul la loi et où prospère une école catholique, elle est accueillie comme le diable en personne. Nul doute que, comme ses prédécesseurs, elle ne puisse tenir que quelques mois devant le redoutable abbé Brissaud qui, chaque dimanche, tonne contre l'école sans Dieu et ses suppôts. Mais Cécile fait front, résiste aux injures, aux provocations, aux calomnies et, peu à peu, gagne la confiance du village et vois se peupler son école. Au terme d'une année terrible, sa victoire aura le visage heureux de la petite Malvina Delpeuch, que chacun considérait comme une demeurée et qu'elle aura réussi à conduire jusqu'au certificat d'études.
Le contexte :
Je continue mes lectures de romans régionaux et ce roman m’a été grandement recommandé par la maman de Lila qui lit énormément et qui adore les romans de terroirs, y compris étrangers.
Pour info, Lila est un fidèle des premiers temps du Blog en 2010… elle avait 15 ans… le temps passe !
Mon avis :
Malvina est une petite fille vivant dans un petit village de Corrèze. En cette année 1913, la tension monte mais elle n’en a cure. Elle vit dans son arbre, se cache, travaille à la ferme de sa famille qui ne roule pas sur l’or, avec une mère bourrue, des frères pas faciles et une sœur, Flavie, qui travaille déjà comme apprentie couturière.
Malvina n’a pas la réputation d’être petite fille intelligente ; elle serait même un peu « limitée », une nigaude.
Quand Cécile, une jeune maîtresse fraîchement sortie de l’école normale, débarque dans cette commune, c’est la révolution chrétienne. En effet, jusqu’ici, dans cette France post-loi de séparation de l’Etat et de l’Eglise, les curés tiennent encore les paroissiens, les écoles, les éducations et les programmes. Même si les rectorats laïques luttent, il est difficile de désobéir au curé quand on vit dans une petite commune isolée.
Cécile provoque donc la colère du curé qui, de mauvaises actions en complots, essaie de la faire fuir, muter ou pire.
Quand Cécile s’attache à Malvina, elle découvre un diamant brut. Soit, Malvina n’a pas l’esprit mathématique mais elle est dure à la tâche, travaille dur et possède une large marge de progression… Cécile décide de la faire travailler pour avoir son certificat d’étude (le graal pour beaucoup à l’époque).
Au fil des pages, on suit l’itinéraire des femmes et des hommes de cette époque avant-Première Guerre mondiale et principalement de Malvina qui se découvre et développe une amitié profonde pour Cécile.
Le roman pointe les tensions entre les laïcs et l’église, les ragots villageois, la modernité refusée par peur ou par croyance, les conditions de vie des enfants des campagnes, les idées nouvelles (Jaurès, l’anarchisme, le droit des femmes, etc.), et bien sûr, les rapports entre les hommes et les femmes.
Ce roman est conté par Malvina, âgée et on comprend bien que son destin a été chamboulé tant par Cécile que la période hostile qui se profile.
Profondément humain, républicain et bienveillant, « L’orange de Noël » montre qu’il n’y a pas si longtemps être avant-gardiste était difficile à vivre et que la France a évolué doucement grâce à des enseignants qui ont œuvré pour trier le bon grain de l’ivraie.
Encore une belle lecture régionale et merci à la maman de Lila qui avait adoré ce roman humaniste et amicale.
Bonjour,
Faut bien revenir à quelques basique...
Non pas qu'ils sont les plus importants pour moi mais ça fait du bien !
xx
Lisa
Résumé :
Bienvenue dans le Paris des Merveilles ! Bienvenue dans le Paris des Merveilles !
Nous sommes en 1909, dans le Paris des Merveilles. Enquêtant sur le meurtre d'un antiquaire apparemment sans histoire, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage et gentleman, croise la route d'un sorcier maléfique, le redoutable Giacomo Nero. Une affaire qui en rappelle une autre, au XVIIIe siècle, en France. À l'époque, l'OutreMonde n'était pas connu, Griffont était un fringant capitaine de cavalerie et il allait bientôt rencontrer Isabel de Saint-Gil, fée renégate et justicière masquée à ses heures.
Le contexte :
Cadeau non attendu de Dame Chantal qui m’a fait lire les romans de Pierre Pevel sur ce Paris des Merveilles… et qui alimente mon grand intérêt pour cet univers !
Mon avis :
Griffont et d'Isabel, un mage et une fée de l’Outremonde racontent, lors d’un repas en 1909, leur rencontre 200 ans et des poussières plus tôt dans l’Outremonde, univers peuplé d’elfes, de fées, d’ogres ou de dragons à l’allure humaine.
Soudain… (oui, oui, il ne faut pas tout dire !)
Ils vont donc se jeter dans une enquête sur la mort d’un antiquaire…
Cet album est la suite de la saga de Pierre Pevel dont l’imagination est absolument addictive et fourmille de trouvailles en tous genres.
C’est vraiment libre, une belle réussite et avec des dialogues très Belle Epoque incluant de l’espionnage, des courses-poursuites, des échanges de cape et d’épée et un soupçon d’amour.
J’ai encore énormément aimé me plonger dans ces planches créées à deux mains.
En effet, ce 3ème tome a été retardé en raison, malheureusement, du décès en juin 2024 du dessinateur Etienne Willem qui travaillait déjà sur cet opus…. Les 15 premières pages sont absolument sublimes, avec ce trait précis, hyper travaillé, magnifiquement posé.
Le reste, à sa mort, a été reprise par Capia qui s’est basé sur le story-board hérité. Sa prise en main est vraiment bonne quoique que légèrement plus grossière….
Néanmoins, ce tome est vraiment, vraiment très agréable à lire… vivement le tome 4 !
Il faut noter qu’à la fin de l’album, il y a deux bonus :
Le premier est le travail de mis en place de Capia pour s’approprier les personnages du Paris des Merveilles et, surtout, on peut voir, apprécier et humer ce qu’aurait été à un projet de Willem, intitulé « le Clans of London », qui reste inachevé, mais qui était déjà fort prometteur…
Quelle perte !
Bonjour,
Cette semaine, j'ai eu envie d'écouter ces titres...
Pourquoi ? Je n'en sais rien mais l'envie était là...
xx
Lisa
Résumé :
Alors qu’elle tente d’élucider le destin d’un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l’histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective, rien n’est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n’aura cessé de se réinventer, d’affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales, avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Le contexte :
Ça commence bien mon année Poche… Mais c’est le papa noël qui me l’a apporté… alors, je fais une entorse…
Autant vous dire que j’avais hâte de le lire (oui, oui, j’avais un peu aiguillé le papa noël) …
Mon avis :
Je suis très mitigée.
D’un côté j’ai aimé ce côté recherche du grand-oncle rayé sur l’arbre généalogique et le cheminement pour trouver qui était cet homme sur la photo (la photo cachée) …
De l’autre, son autofiction concernant sa vie de couple raté, de l’amour qu’elle a toujours pour son ex-mari, parti avec un autre – un autre, hein, pas une autre ! – et son incapacité à tourner la page.
Même si on se doute bien, dès qu’on comprend pour le mari, que grand-tonton était un inverti à son époque, il n’empêche que cette plongée dans l’époque, les mœurs, les codes et les transgressions, est très attachante et que l’écriture agréable appuie le propos.
Pourtant, entre digressions inutiles et détails de sa vie qui n’intéressent pas, la forme du roman surprend. On pourrait imaginer un documentaire sur Arte « A la recherche d’Edmond », prénom de grand-tonton.
Malgré la quête d’Edmond, ce mélange de mélancolie, de chagrin marital et de désillusions sincères, ce roman est décousu et mon intérêt grandissant pour Edmond (sacrée pièce d’un arbre généalogique dont on rêve tous !), j’ai lu plus rapidement le dernier tiers que j’ai trouvé trop longuet ; et pour cause, on avait compris pour grand-tonton…
Reste l’âme d’Edmond, la photo, sa courte vie et l’injustice à laquelle il a dû faire face. En cela, ce roman lui rend hommage et cela est déjà une belle preuve humanité entre branches !