Monday, 22 June 2026

On a tiré sur Aragon de François Weerts - retour de lecture

 


Résumé :

C'est l'histoire d'une balle qui claque contre la pierre de l'escalier de la Butte du Lion de Waterloo. Un coup de fusil dont on ignore l'auteur. Ni s'il visait vraiment la cible : Louis Aragon.
Nous sommes en 1965. Viktor, avec un K, comme KGB ou Kalachnikov, est détective privé. Chargé d’enquêter sur l’attentat gardé secret, il va devoir replonger dans l’épouvante de la Seconde Guerre mondiale et ce séisme que fut le pacte germano-soviétique. Paul Nizan rendit alors sa carte du parti, quand Aragon gardait la sienne.



Le contexte : 

Seconde Guerre mondiale… Rouergue…

Quoi de mieux pour acheter un livre ?


Mon avis :

En 1965, vingt ans après la Seconde Guerre mondiale, il y a toujours des tensions, des règlements de comptes et des nids d’espions… le tout au plat pays, où tout n’est pas si plat ; on pourrait même dire qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de Belgique ! 

François Weerts ouvre son roman sur un monument national français, Aragon, qui déambule sur les lieux mêmes de la défaite de Napoléon… Waterloo. Il vient prendre des notes pour revisiter son emblématique « Les Communistes » … avant de faillir se prendre une balle. Et pas perdue la balle !

De là, l’auteur tire un roman avec de nombreuses strates d’influences et des questionnements à la pelle. On parle de communisme, de trahisons, de soupçons, de collabos, de héros, de salauds et le tout avec un enquête menée par Viktor Rousseau, ancien communiste convaincu mais pas maso. 

En sus, il faut bien l’avouer l’ombre de la guerre plane sur ces années 60 en pleine développement socio-culturel… il y a des relents de fascisme à l’Est et la liberté qui commence à faire vibrer l’Ouest. 

Ce qui faut dire d’emblée est la qualité d’écriture, l’érudition, l’intelligence et le fourmillement de détails que François Weerts inclut dans son roman. Ses références sont nombreuses et pourraient, je pense, rebuter les non-habitués de romans historiques à tendance politique. Il distille les clans, les violences politiques, les radicaux, les inimitiés, les idéaux purs ou intéressés, les Aragon et les Nizan de tous bords et au milieu coule la Belgique.

J’ai beaucoup aimé suivre les pas de ce Viktor Rousseau, plein de contradictions, fan de Série noire, qui plonge dans cette enquête que le tireur d’Aragon, mandaté par le PCB (Parti Communiste Belge), suivi par l’homme à tout faire et les journalistes, policiers, affiliés qui noient le poisson dans l’eau de la Woluwe ! 

Au fil des pages, on découvre que chacun possède un intérêt… d’Arteveld, de l’Académie des lettres belges aux services secrets un brin hérissés (comme Hérisson… l’agent de la Sûreté de l’Etat !). Les pontes de la littérature aussi se déchirent, autour d’un Nizan mort en 1940 qui n’en demandait sûrement pas autant !

Ce roman ténébreux nous fait nager (et couler) en eaux troubles entre policiers, politiques, écrivains, communistes, fascistes, pacifiques, espions, agents doubles voire triples, et bien sûr, un goût de Littérature dans la bouche qui n’est pas reluisant au final.

Viktor Rousseau est un personnage atypique, à multiples facettes et qui nous livre un pan noirci mais diablement érudit, fluide, addictif et d’une belgitude absolue avec une galerie de personnages aussi intrigants et détonants les uns que les autres.

On a tiré sur Aragon est un très bon roman noir, un peu fleuve, un peu déroutant, très documenté et faussement plat !

 


Thursday, 18 June 2026

La Playlist du Jeudi...chansons à texter (de juin)

 


Bonjour,

J'ai trouvé des vieilles chansons à texte qui me parlent !!!

xx

Lisa 

 



Wednesday, 17 June 2026

Shiloh de Shelby Foote - retour de lecture





Influencée par Béa

Résumé :

Tennessee, 1862. Depuis un an, la guerre de Sécession meurtrit le pays, et la bataille de Shiloh sera l’une des plus sanglantes.
Shelby Foote raconte cette blessure profonde à travers les voix de six soldats des deux camps. En se mettant à hauteur d’homme, il approche au plus près l’absurdité des combats, l’étrange ivresse de la cause, la détresse et la peur. Tous les paradoxes à l’œuvre lors d’une guerre. Dans ce roman déchirant, le bien et le mal se confond...



Le contexte : 

Cette guerre de Sécession est fascinante à étudier quand on veut savoir ce que sont les USA de nos jours… et cette bataille, aussi appelée « le Bloody April » a été la première évoquée par mes amis américains, bien avant les autres…  Quand on sait que Shiloh signifie Paix (havre de paix) en hébreu … on croit rêver !

Mon avis :

Il faut préciser immédiatement un fait essentiel. Shiloh a été écrit en 1952 et sera suivi par près de 3000 pages sur la guerre de Sécession par l’auteur, véritable bible historique.

Ceci était dit, shiloh veut dire lieu de paix… pourtant ce fut un chaos meurtrier.

Quand j’ai eu fini de lire ce roman, intelligent et puissant, j’ai repensé à ce poème que j’aime d’amour depuis mes 8 ans : le dormeur du val de Rimbaud… ce trou au côté, ce rouge… 

Shelby Foote, à travers sept soldats imaginaires mais sur la base de faits réels, raconte la bataille de Shiloh, deux jours de combat sans merci entre les armées du Nord et du Sud lors de la Guerre de Sécession.

On passe d’un camp à l’autre de la rivière Tennessee, entendant les officiers, des soldats et le tout avec le décor qui est un personnage à part entière.

De discussions en assaut, de refus en acceptation, de violence en défense de l’être humain, on assiste à la descente aux enfers de ces soldats qui n’ont aucun entraînement (ou peu), qui croient en leur camp, leurs idéaux, leurs cultures.

On appréhende (pour ceux qui ne connaissent pas ou peu cette guerre) les motivations des têtes pensantes, des officiers, et des engagés sudistes et nordistes. On comprend et ressent leurs peurs, leurs sidérations face à la mort, et surtout face à la bestialité de cette bataille meurtrière, envoyant plus de 20 000 hommes à la mort (quasiment un sur quatre) !

Shiloh est une bataille abominable, bouleversante et qui marque dans le sang cette guerre fratricide. Deux jours d’horreurs en tous genres. 

L’auteur s’efface d’ailleurs devant ses personnages qui relatent, au plus juste, au plus près, ce qu’ils voient, ce qu’ils hument, ce qu’ils entendent, sans fioriture, sans arrière-pensée et tous les sentiments qui les traversent aussi profondément qu’une baïonnette. 

Ce roman est bouleversant, intelligent, dense, diablement beau, efficace, torturant le lecteur au plus profond de son âme. 

Comme disait Hemingway, le monde est un bel endroit qui vaut la peine qu’on se batte pour lui… se battre oui, s’entretuer bestialement et idiotement, non ! 

Un coup de cœur ! 



Saturday, 13 June 2026

L’affranchie de Montmartre de Jean-Paul Delfino - retour de lecture

 


Résumé :

Paris, 1938. Suzanne Valadon l'a promis : elle, qui a menti tout au long de sa vie, va enfin dire la vérité sur son existence chaotique. Elle va raconter, avec ses mots, son enfance misérable dans le Paris de la Belle Époque, sa carrière de modèle, l'illumination par la peinture, la gloire, la déchéance.
Elle va décrire Montmartre, la Butte, la place des Peintres, les bonnes comme les mauvaises rencontres. Elle lèvera aussi le voile sur le mystère autour de la paternité de son fils : Maurice Utrillo. La vérité nue, enfin... à moins que, comme toujours, Suzanne décide de n'en faire qu'à sa tête...




Le contexte : 

Belle Epoque, femme, Montmartre… les années 30.

Voilà, quand on sait ça sur Lisa, on a tout compris de son intérêt sur cet ouvrage !


Mon avis :

S’il ne fallait retentir qu’une citation de Suzanne Valadon, ce serait celle-là – celle qui me parle plus ! : « Mon œuvre ? Elle est finie, mon œuvre, et la seule satisfaction qu’elle me procure est de n’avoir jamais trahi ni abdiqué rien de tout ce à quoi j’ai cru. Vous la verrez peut-être, un jour, si quelqu’un se soucie jamais de me rendre justice. ».

Cette artiste éclectique a eu mille vies, qu’elle a vécues avec détermination et une liberté effrontée. 

Fille d’une lingère illettrée, alcoolique et de père inconnu, la jeune Marie-Clémentine erre, fugue, refuse sa condition. Les deux femmes vivent sur la Butte qui n’était pas encore un lieu à la mode et était très sordide. Marie-Clémentine travaille dès son jeune âge après un passage dans une école durement dirigée par des sœurs. Pourtant, elle sait qu’elle a un destin, quelque chose qui la pousse.

Avant Suzanne, il y a donc Marie-Clémentine, mais aussi Olga, artiste dans un cirque qu’elle intègre avec culot, où elle se blesse et devient Maria, le modèle en vogue pour les peintres de l’époque. La Maria dessine, griffonne, et se lance dans cet art qui lui sied. Repérée et rebaptisée par le fantasque Toulouse-Lautrec, Suzanne fréquente tout ce qui compte sur la Butte… elle peint, dessine les habitants, elle ne conforme à ses envies, sa main, son imagination, sans suivre les codes. Elle ne se focalise pas sur les mensurations, des couleurs. Elle imagine, elle gribouille, met de la couleur, ou un trait souple. Elle vit la peinture et le dessin, la vie, les vies, les gens. 

Mais Suzanne est aussi une femme libre de son corps, collectionne les maris et les amants, donne naissance à un fils (de père inconnu), le futur Maurice Utrillo avec qui elle aura une relation chaotique. 

Avec sa gouaille, sa volonté, son sens de la provocation, et l’envie de faire sa place au milieu de tous ces hommes, elle devient à la fois l’artiste et la muse des Renoir, Toulouse-Lautrec, et l’image de la Belle-Epoque. 

Elle galère aussi, enserrée dans les diktats de l’époque, de ses démons, de l’alcool, le laudanum et des amours éphémères. Pourtant, elle devient la première femme à entrer à la Société Nationale des Beaux-Arts.
Jean-Paul Delfino nous entraîne dans sa vie alors que, justement, quand commence cette biographie romancée, Suzanne se meurt de tout : de plaisirs, d’alcool, de tabac, de peinture, de coups de corps et de cœur. 

Cette artiste était à part, elle n’a jamais transigé sur son art, sur sa vie, qu’elle a menée comme elle le voulait, se brûlant les ailes, parfois, mais avec une opiniâtreté chevillée au corps.

Désormais dans la lumière, elle compte parmi les plus grands artistes de cette Belle-Epoque, qui n’était pas si belle que cela. 

Le roman est agréable, fourmille et donne l’envie d’en voir plus !



Thursday, 11 June 2026

La Playlist du Jeudi.... message à l'Univers !

 


Bonjour,

Je continue à me motiver comme je peux... J'envoie des messages à l'Univers...

y'a quelqu'un à l'écouter ??? 

xx

Lisa 

Sunday, 7 June 2026

Les séries TV vues en mai 2026

 


Bonjour,

Voici ce que j'ai vu en mai... et ce que j'espère voir en juin...

 

Et vous, quels sont vos coups de coeur, de gueule et attentes ??

xx
Lisa 

Thursday, 4 June 2026

La Playlist du jeudi.... on se motive... 30 jours à tenir !

 



Bonjour,

Le mois de juin est mon mois honni... 

Il me fallait des chansons motivantes ou qui indique à juin de me "lâcher les baskets !".

 

xx

Lisa 

 

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