Saturday, April 05, 2025

Le Cantal suite à ma lecture de "La soupe à la fourchette" de Jean Anglade



En lisant « La soupe à la fourchette » de Jean Anglade, j’ai plongé dans un département que j’ai visité maintes fois durant mon enfance… Pas si loin de la Dordogne… : le Cantal…

Quand j’entends Cantal, je pense « un de mes fromages préférés » … oui, oh, je sais, c’est facile… mais comment ne pas y penser quand on est une amatrice de fromages.

Avant de vous parler des lieux à visiter (et, où flâner !), si on évoquait les mets que l’on peut déguster à envie !

Il y a tellement de spécialités mais voici celles goûtées et approuvées :

  • Le chou farci à l’auvergnate,
  • La truffade (pommes de terre et tome fraîche ; quasi-équivalent de l’Aligot de l’Aveyron),
  • L’entrecôte de bœuf de salers et Aubrac,
  • Les lentilles (blondes) et les pois (blonds) de Saint-Flour,
  • Le Bourriol, sorte de crêpe de blé noir notamment celui aux pommes de terre et saint-nectaire ou le délicieux jambon sec/cantal, 
  • Le Pounti, une sorte de terrine de porc, pruneaux… froid avec une salade verte,
  • La truite du Cantal,
  • La tarte aux myrtilles,
  • Les châtaignes…
  • Le carré de Salers, une pâtisserie avec juste de la farine, du beurre, des œufs, du sucre et du sel….
  • Et les fromages, bien sûr… le Cantal, oui, mais le Roquefort… des fromages AOP Cantal, les salers… 


Après ce petit échantillon gustatif, voici mes lieux préférés…


  • Le Puy Mary… le cœur du grand volcan cantalien… le point de vue est absolument époustouflant… c’est fabuleux ! 

Avant de s’y rendre, passer par Dienne, Salers, Mandailles-Saint-Julien au Lioran…

  • Salers… non, ce n’est pas seulement un fromage ! C’est surtout un village médiéval, superbe… Ses maisons à tourelles, son joli beffroi, ses remparts et tous les artisans !
  • Le Viaduc de Garabit… 500m de long, 122m de haut… il réunit les deux rives de la Truyère … et a été construit par la compagnie d’un certain Gustave Eiffel ! En sus, il est illuminé la nuit… Autant vous dire que le spectacle vaut le déplacement ! 
  • Aurillac… son abbatiale St Géraud et son château St Etienne… son centre historique est bien de charme et on peut flâner que déguster des mets délicieux… 
  • Le château d’Anjony à Tournemire… il faut savoir se perdre dans les ruelles du village et admirer le donjon du château et les salles remarquablement meublées mais surtout décorées de fresques éblouissantes ! 
  • Château de Val… situé sur un promontoire rochaux dans la ville de Lanobre, il semble sortir des eaux… du lac de Bort.
  • Saint-Flour… sa cathédrale Saint Pierre, originale et étonnante… la ville est plantée sur un promontoire volcanique … et a quinze siècles d’Histoire ! 
  • Le Plomb du Cantal … C’est le toit du Cantal à 1858m… au contre-bas, la station hivernale et estivale de Lioran…
  • La Source du Par… proche du Musée de la Géothermie à Chaudes Aigues… L’eau sort à 82° !!!! C’est un site unique pour une cure thermale.
  • Le Parc Naturel des Volcans d’Auvergne… 120km sur le Cantal et le Puy-de-Dôme… la nature à l’état pur… et à l’air pur !


Comme toutes les régions de France, la vie religieuse populaire, les croyances et les coutumes sont nombreuses ; La médecine magico-religieuse des temps sans médicaments sont légendes… tout cela naissant des paysages, des mystères, des on-dit, les fées, le diable, les saints, etc. 

Par exemple : Le Drac était un esprit, une espèce de diable qui, autrefois, parcourait les campagnes durant la nuit et s'amusait à faire des misères aux paysans et surtout aux pâtres, aux bouviers, aux vachers. 

Quand le Drac entrait dans une étable et que bergers et bouviers dormaient tranquillement dans leur lit, il tirait doucement leur couverture, le trempait dans du purin et la remettait ensuite sur les dormeurs en leur disant Chaud!... Chaud!... Chaud!... ».

Il pouvait aussi tresser la crinière et la queue des chevaux de telle façon que le lendemain personne ne pouvait venir à bout de démêler les crins. 

Le Drac pouvait prendre toutes les formes qu'il voulait. Il se faisait homme, femme, bois, chèvre, etc., mais il ne pouvait pas se transformer en aiguille. Il lui était impossible d'imiter le chas.

Thursday, April 03, 2025

La Playlist du jeudi... quel message ?



Bonjour,

Voici la playlist de la semaine qui porte un message, mais lequel ?

xx

Lisa 

Tuesday, April 01, 2025

Relecture – Indiana de George Sand - retour de lecture



Résumé :

Mariée, au sortir de l’adolescence, à un vieux colonel antipathique et autoritaire, Indiana se laisse courtiser par un jeune homme, Raymond de la Ramière, qui n’est qu’un séducteur peu fiable. Tout la disposait pourtant à être sauvée par l’amour. Indiana se trouve prise dans les turpitudes de la passion, car le désir du jeune homme se révèle bientôt d’un appétit plus redoutable encore que la brutalité de son mari repu. Oppressée dans son mariage, Indiana cherche une aventure : celle-ci achèvera de l’opprimer. 


Mon avis :

Comment ne pas se révolter ou aimer (et dés-aimer) en lisant Indiana.

Dès les premières pages, j’ai ressenti la jeune femme (je l’ai lu à 20 ans, bien après les autres, alors que c’est la jeunesse de plume de George S.) … Entre amours déçues, perdues, les jeux de dupe, les sentiments refoulés, les espoirs et désespoirs pour finir en funeste destinée… 

Indiana est un roman vivant, virevoltant, dont on vit la moindre page… on vit, on ressent, on hume, on peste, on se révolte et on en tombe amoureuse… de la plume de Sand, de ses convictions personnelles, d’un certain règlement de compte (elle venait juste de s’affranchir de son mari et d’un amant trop intrusif) … Elle, la femme libre, intellectuelle, attachée à sa Terre, à ses amours, ses désirs, son indépendance et sa liberté de penser et aimer, elle nous livre un roman épique, romanesque et qui continue de parler à travers les siècles.

Sacrée George !!!

Saturday, March 29, 2025

La malédiction Stensson de Niklas Natt och Dag - retour de lecture



Résumé :

Suède, 1434. Si le roi Erik règne d'une main de fer sur les trois royaumes scandinaves, nombreuses sont les familles royales qui se souviennent de leur grandeur d'antan et tolèrent difficilement le joug de leur suzerain. Parmi elles, la lignée de Sten Bosson, au blason d'azur et d'or, rêve de retrouver sa splendeur passée. L'un de ses descendants, Nils Stensson, découvre qu'un soulèvement de Montagnards se prépare dans le Nord. Profitant d'un rassemblement familial pour la Saint-Jean, Nils en informe ses frères qui y voient l'opportunité de former une alliance. C'est Måns, le neveu de Nils, âgé de dix-sept ans, qui est choisi pour approcher les Montagnards et gagner leur confiance. Une mission dangereuse, aux périls innombrables et aux conséquences décisives. Ce que Måns ignore, c'est qu'une malédiction pèse sur la lignée des Stensson, et qu'il pourrait bien en payer le prix.




Le contexte de lecture :

Je reprends mon « contexte » car cet ajout me manquait… et sûrement à ceux qui se demandent bien pourquoi tel livre a atterri dans ma pile à lire !

Pour Niklas Natt och Dag, je pense que j’ai bien souvent – trop ? – pointé mon adoration de sa trilogie 1793, 1794 et 1795, et son personnage absolument marquant (et choupinesque) Cecil Winge. Mon cœur saigne encore !

Il me semble évident, dès lors qu’un nouveau roman sortait, de le mettre à ma pile à lire… Depuis fin 2024 et son annonce, j’ai trépigné…

Maintenant, je l’ai lu… 

Ai-je hâte de lire la suite ?




Mon avis :

Niklas Natt och Dag l’explique : c’est une histoire familiale. De sa famille, grâce au travail généalogique de son épouse, des documents familiaux qui remontent sa branche au XIIIe siècle en Suède. Autant dire que plus de quinze générations se sont succédés pour lui permettre de développer cette épopée intrigante, romanesque et historique. Dans la version brochée, dans les rabats de la couverture, il y a un large arbre pour ne pas se perdre dans les nombreux personnages.

Les Stensson sont une grande famille noble de Suède. Depuis des décennies, ils ont possédé des domaines, des baillis, des armes, un blason et ont œuvré pour les rois, reine, et plus si affinités. Affinités, oui, car ils sont puissants et malins, belliqueux et volontaires.

Or, il règne une menace sur cette famille. Une malédiction sur la lignée.

Quand le roman débute, le roi Erik, mis en place de manière singulière, doit lutter contre une rébellion des Montagnards, et des diverses factions avides de pouvoir.

Les Stensson ne sont pas les derniers à s’aligner mais toujours stratégiquement. Les frères se rassemblent, débattent et le plus jeune, le sans terre, Nils, propose de former une alliance et ils décident d’envoyer Måns, un jeune garçon de dix-sept ans, surprotégé par sa mère, une maîtresse femme et son ami et écuyer, Finn.

Le romancier déroule sur les 160 premières pages, les ramifications de chaque personnage, les présente, repositionne tout le monde dans son contexte, et explique cette malédiction qui pèse lourd dans la décision d’éloigner Måns, malgré les protestations de Stina, sa mère.

Les chapitres courts apportent du rythme et du souffle à la multitude de personnage et leurs positionnements, chevauchements ici ou là. 

J’ai adoré mon immersion immédiatement dans ce XVe siècle suédois, entre impact danois, allemand et les lignées suédoises. Les descriptions des fiefs, des us et coutumes, des complots, de ce christianisme qui flirte avec les croyances ancestrales sont détaillés, expliqués mais suffisamment nébuleux pour ne pas dévoiler la trajectoire et le destin de Måns.

Parce que Måns est un garçon intelligent, intuitif qui s’accommode de sa mission mais qui va découvrir aussi ces Montagnards, Engelbrekt Engelbrektsson, le grand chef. 

Entre lutte de pouvoir, la vengeance, les manigances (de Nils), la loyauté et la malédiction qui hante tout le monde, Måns va devoir démêler les fils des trahisons, des conspirations et de l’ambition sans borne de certains, y compris sa propre famille. 

On sent la tragédie arriver, les promesses non tenues, mais aussi la franche camaraderie, l’amitié, la trahison rampante, l’attirance virile et l’ascension d’un chef de clan. 

La Malédiction des Stensson est un roman exigeant, maîtrisé et riche de détails. Il plonge son lecteur dans la Suède du XVe, avec les ramifications danoise, allemande, et autre comptoir. 

Niklas Natt och Dag est fidèle à son histoire, à l’Histoire de son pays, et écrit une épopée sombre, puissante avec un personnage à la fois lumineux et déterminé. 

Vivement la suite… (Måns est le nouveau Cecil Winge !). 

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