Wednesday, 18 March 2026

L’attaque du Calcutta-Darjeeling d’Abir Mukherjee - retour de lecture

 


Influencée par Nathalie

Résumé :

Inde, 1919. Sam Wyndham, un ancien inspecteur de Scotland Yard traumatisé par la Grande Guerre, débarque à Calcutta pour intégrer la police impériale. Dès son arrivée, on l'appelle sur la scène d'un meurtre effroyable, à proximité d'une maison close. Dans la gorge de la victime, un membre éminent de l'administration coloniale, on trouve une lettre de menace exigeant le départ de tous les Britanniques, sans quoi le pire serait encore à venir. Avec la survie de l'Empire en jeu, Wyndham, épaulé par le sergent Banerjee, va devoir résoudre cette affaire au plus vite, malgré les violences qui se multiplient...



Le contexte : 

Ah lalalalala.. L’Inde, 1919, l’Empire Britannique… 

Après Fleur de Sang, voici que Nathalie me balance dans une contrée où j’aimerais aller… 


Mon avis :

Sam Wyndham a survécu aux tranchées, a perdu sa jeune femme de la grippe espagnole, et traîne autant de problèmes psychologiques que d’addiction à la morphine, voire à l’opium. Quand un ancien comparse, devenu influent en Inde, lui propose de rejoindre le Bengale et Calcutta, il saute sur l’occasion de repartir d’un autre pied.

La mort d’un homme dans une ruelle, à peine arrivé dans cette ville grouillante, écrasée soit par la mousson, soit par la chaleur étouffante, fait que Wyndham est lancé dans une enquête qui peine à décoller par moment. 

Il est rapidement associé à un jeune sergent indien Satyendra Banergee, malin, observateur et adaptable. Son seul souci est qu’un trop indien pour les britanniques et trop flic pour les locaux. Sa position ambiguë en fait un personnage très intéressant sur sa vision des exactions commises par les Anglais.

Ce roman policier est d’une trempe assez commune mais le côté surenchère actuelle pleine de sang, de violence et de sexe. Là, on a une enquête qui avance à un rythme assez lent avec la vie à Calcutta en 1919 en arrière-plan. 

On découvre au fil de l’eau la vie quotidienne, la politique coloniale, le racisme primaire ou une attitude hautaine sur les « indigènes », sans compter l’Histoire de ce large et diversifié pays, très codifié également.

Il faut dire que le meurtre en question n’est pas banal… un homme blanc, riche, puissant, violemment tué à la sortie d’un bordel… sans compter sur l’attaque inexplicable d’un train, un terroriste passant sous les radars et cette lutte incessante pour le pouvoir entre les politiques, la police et l’armée coloniale. 

On mêle le tout sous la chaleur moite et on obtient un bon roman qui est, ma foi, assez divertissant et sympathique. 

J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire, à apprendre la vie de Wyndham, Banergee, de voir leurs positionnements, leurs pas de deux et les soubresauts de l’enquête et l’intérêt de l’Anglais pour une femme européenne… 

Bref, un bon moment passé en compagnie de tous ces gens, de leurs idées et idéaux, de leurs errances et de ce lien intéressant entre les deux policiers.



Sunday, 15 March 2026

Pas même le bruit d’un fleuve de Hélène Dorion - retour de lecture



Influencée par Véronic-lit

Résumé :

"J'avais longuement interrogé mes parents pour connaître leur passé, mais seul mon père répondait à mes questions. Simone ne se souvenait de rien, pas même de sa jeunesse." Dans une boîte ayant autrefois appartenu à sa mère, Hanna découvre de mystérieux carnets, photographies et coupures de journaux. Un passé trouble dont elle ne sait rien : sa mère, Simone, fut toujours silencieuse, comme absente de sa propre vie. Hanna décide alors de suivre la piste des documents et de remonter le fleuve Saint-Laurent. De Montréal à Kamouraska, elle embarque dans un voyage à travers le siècle et son histoire familiale, jusqu'en 1914, année où naufragea le paquebot oublié l'Empress of Ireland...



Le contexte : 

Je découvre avec grand plaisir encore un pan de l’Histoire du Canada/Québec à travers les auteurs du cru ! 

Je dois avouer qu’à la lecture, cela m’a très intrigué notamment la remontée du fleuve Saint-Laurent … 


Mon avis :

Un roman empreint de poésie, de mélancolie, de réflexion sur la vie, la condition d’humain et l’amour, celui d’une vie.

Par l’histoire de Hanna, sa mère Simone, sa meilleure Amie Juliette, sa grand-mère Eva et aussi d’Adrien, Antoine et d’un père honteux, Hélène Dorion dresse des portraits fluides, profondément meurtris, le long du fleuve Saint-Laurent.

Lorsque sa mère meurt, mère distante, secrète et souvent triste, Hanna n’en sait pas plus. Elle navigue entre ses souvenirs flous et les quelques brides d’informations glanées çà et là sur cette mère absente malgré sa présence constante.

Des cahiers trouvés en vidant l’appartement vont tout changer… Simone avait eu une vie intense avant son mariage avec Adrien. Elle avait aimé passionnément, irrésistiblement et uniquement, Antoine, un marin plus âgé qu’elle, fan de Dante (et sa Beata). 

Oscillant entre 1908, 1914 et la catastrophe maritime de l’Empire of Ireland, 1949, etc. Hélène Dorion joue avec les lignes temporelles et laisse le lecteur ressentir un moment propre à son histoire familiale.

Elle relie les destins entre eux, la redondante dans une famille dont les femmes perdent un homme adoré pour un ersatz qui ne se montre pas à la hauteur. Elle comble les vides, les zones d’ombres et également les sentiments dont on hérite et qu’il faut absolument se défaire afin de ne pas reproduire ad nauseam.


Entre le fleuve, la poésie, l’art, les sentiments, l’amitié profonde, Hélène Dorion nous donne à lire un beau voyage ondulant sur un fleuve et la vie.

 

Saturday, 14 March 2026

Théma historique : les vaillantes syndicalistes et féministes françaises

 


Bonjour,

Grâce à un vieux tonton, j'ai plongé dans le domaine des syndicalistes féministes du XIXe et j'en suis heureuse depuis mes 15 ans !

Je vous invite à découvrir et re-découvrir ces femmes...

Hubertine, Martine, Aline, Lucie et Séverine...

A vous de passer le témoin !

 

Lien pour votre illustration : https://drive.google.com/drive/folders/1zdKHfng5SUeRxUYG32NyrBEf1bQB1SkZ?usp=sharing

La vidéo (dernière de la lignée) est accessible sur YouTube.

xx

Lisa

Thursday, 12 March 2026

La Playlist du jeudi... pour se remonter le moral

 


Bonjour,

Voici les chansons que j'aime écouter quand le moral baisse...

En ce moment, il ne baisse pas mais n'est pas très joyeux, joyeux... à cause des cons...

 

xx

Lisa

Tuesday, 10 March 2026

Sunday, 8 March 2026

106 jours : les carnets d’Alice Azevedo de Camille Soulène - retour de lecture



Résumé :

Avec ses camarades de la classe de CM2 de l'école Kellermann de Bagneux, Alice, onze ans, va vivre la plus stupéfiante et tragique des aventures.

Un matin, on les conduit à Orly et on les embarque dans un mystérieux "avion présidentiel". Une heure plus tard, ils débarquent dans un abri antiatomique, quelque part dans le centre de la France. Une nouvelle guerre mondiale a été déclenchée, plus destructrice et meurtrière que toutes les guerres antérieures. Le gouvernement a décidé de "sauver de la catastrophe entre 20 et 30 enfants choisis au hasard". C'est tombé sur la classe d'Alice.

À l'insu de ses camarades, elle tient le journal des événements pendant 106 jours, du 4 février au 19 mai 2048, sur sept carnets. Tout y est documenté : la compréhension progressive de leur situation, la vie collective dans l'abri en l'absence d'adultes et de toute forme d'autorité, les conflits, la tentative de cinq des enfants - dont Alice - pour connaître à nouveau la vie à l'air libre... et affronter d'autres situations imprévues.




Le contexte : 

Aperçu dans les transports en commun, j’ai été happée par le viaduc de Millau que je connais bien (et après la Dordogne, l’Aveyron est mon département préféré) … Je n’en savais pas plus… A la lecture du résumé, j’ai trouvé un intérêt certain.


Mon avis :

Alice est une élève de CM2 à Bagneux. Un jour, elle et vingt autres élèves de sa classe sont emmenés par avion dans un abri antiatomique appelé le Vialar (sous le plateau du Larzac, Aveyron). Les enfants sont coupés du monde, de leurs parents, et des adultes, sans explication autre que celle de la maîtresse qui les assurent qu’on viendra les chercher bientôt.

Alice décide de tenir un journal (106 jours est le temps écoulé pendant l’écriture) sur des carnets trouvés dans cet endroit aménagé en différentes pièces (cuisine, buanderie, médiathèque, pharmacie, etc.) avec tout ce qu’il faut pour tenir de longs mois.

Elle ne sait pas pourquoi ils sont là mais ils essayent de s’organiser.

En 2048, la situation est tendue. On parle de censure omniprésente, de parti unique, de religions interdites, de castes entre les travailleurs et les autres « assistés », d’autorité sur tout, de surveillance, etc. 

Un monde postapocalyptique qui offre une voix à une gamine.

Car ce roman est à hauteur d’enfants qui essayent de raisonner comme une société entre ceux qui aident, qui nettoient, qui dirigent, qui pestent, et qui menacent l’équilibre. Des clans se forment et on pense à un organigramme directionnel naissant.

Le fait est qu'Alice n’analyse rien, elle note, elle pose ces observations avec un « c’étaient comme ça » ou « c’est comme ça ». 

Mais le roman simple et fluide pose surtout des questions, à toutes les pages. 

Pourquoi ces enfants-là ? Pourquoi les sauver ? Pourquoi aucun adulte ? Est-ce une expérience afin d’observer pour un conflit ultérieur ? Est-ce un cauchemar d'Alice ? 

Ce qui se ressent c’est l’absence et la solitude de ces enfants malgré les jeux, les habitudes prises, les règles et les amitiés ou amours naissantes. 

Car ils créent rapidement une mini-communauté et les tensions éclatent jusqu’à ce qu’ils décident de sortir après avoir étudié un capteur de l’atmosphère extérieure… Là, il faut avancer et les épreuves sont aussi périlleuse que fascinante.

Il est impossible d’en dire plus mis à part que ce roman est intéressant à lire, surtout car il est écrit et vu de la perspective d’enfants qui ne savent comment ils vont s’habituer à tout ce nouveau monde.

En outre, ce roman offre au lecteur son libre-arbitre, son opinion sur le style d'Alice (qui oscille entre la bonne élève qui fait attention aux fautes, à la syntaxe mais qui prend des libertés avec la négation), la façon de rabâcher des détails ou se pose des questions simples, enfantines ou plus générales, sans solution.

J’ai bien aimé ce voyage aux côtés de ces enfants et la façon dont l’auteure (dont le nom est un pseudonyme volontairement demandé pour garantir son anonymat !) donne sans expliquer.



Thursday, 5 March 2026

La Playlist du jeudi.. le mois des fous d'amour ?

 


Bonjour,

Le mois de mars, mois de fous, des carnavals, des jours qui rallongent et des chansons entre mélancolie et amour..

Ou alors juste une envie de les écouter en boucle en ce moment !!

 

xx

Lisa 


Le blog d'une ItemLiz Girl

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