Bonjour,
Voici mon bilan ciné/docu/séries pour février 2026.
Et vous, qu'avez-vous aimé ou pas ?
xx
Lisa
Bonjour,
Voici mon bilan ciné/docu/séries pour février 2026.
Et vous, qu'avez-vous aimé ou pas ?
xx
Lisa
Résumé :
Le contexte :
Aperçu dans les transports en commun, j’ai été happée par le viaduc de Millau que je connais bien (et après la Dordogne, l’Aveyron est mon département préféré) … Je n’en savais pas plus… A la lecture du résumé, j’ai trouvé un intérêt certain.
Mon avis :
Camille est une élève de CM2 à Bagneux. Un jour, elle et vingt autres élèves de sa classe sont emmenés par avion dans un abri antiatomique appelé le Vialar (sous le plateau du Larzac, Aveyron). Les enfants sont coupés du monde, de leurs parents, et des adultes, sans explication autre que celle de la maîtresse qui les assurent qu’on viendra les chercher bientôt.
Camille décide de tenir un journal (106 jours est le temps écoulé pendant l’écriture) sur des carnets trouvés dans cet endroit aménagé en différentes pièces (cuisine, buanderie, médiathèque, pharmacie, etc.) avec tout ce qu’il faut pour tenir de longs mois.
Elle ne sait pas pourquoi ils sont là mais ils essayent de s’organiser.
En 2048, la situation est tendue. On parle de censure omniprésente, de parti unique, de religions interdites, de castes entre les travailleurs et les autres « assistés », d’autorité sur tout, de surveillance, etc.
Un monde postapocalyptique qui offre une voix à une gamine.
Car ce roman est à hauteur d’enfants qui essayent de raisonner comme une société entre ceux qui aident, qui nettoient, qui dirigent, qui pestent, et qui menacent l’équilibre. Des clans se forment et on pense à un organigramme directionnel naissant.
Le fait est que Camille n’analyse rien, elle note, elle pose ces observations avec un « c’étaient comme ça » ou « c’est comme ça ».
Mais le roman simple et fluide pose surtout des questions, à toutes les pages.
Pourquoi ces enfants-là ? Pourquoi les sauver ? Pourquoi aucun adulte ? Est-ce une expérience afin d’observer pour un conflit ultérieur ? Est-ce un cauchemar de Camille ?
Ce qui se ressent c’est l’absence et la solitude de ces enfants malgré les jeux, les habitudes prises, les règles et les amitiés ou amours naissantes.
Car ils créent rapidement une mini-communauté et les tensions éclatent jusqu’à ce qu’ils décident de sortir après avoir étudié un capteur de l’atmosphère extérieure… Là, il faut avancer et les épreuves sont aussi périlleuse que fascinante.
Il est impossible d’en dire plus mis à part que ce roman est intéressant à lire, surtout car il est écrit et vu de la perspective d’enfants qui ne savent comment ils vont s’habituer à tout ce nouveau monde.
En outre, ce roman offre au lecteur son libre-arbitre, son opinion sur le style de Camille (qui oscille entre la bonne élève qui fait attention aux fautes, à la syntaxe mais qui prend des libertés avec la négation), la façon de rabâcher des détails ou se pose des questions simples, enfantines ou plus générales, sans solution.
J’ai bien aimé ce voyage aux côtés de ces enfants et la façon dont l’auteure (dont le nom est un pseudonyme volontairement demandé pour garantir son anonymat !) donne sans expliquer.
Bonjour,
Le mois de mars, mois de fous, des carnavals, des jours qui rallongent et des chansons entre mélancolie et amour..
Ou alors juste une envie de les écouter en boucle en ce moment !!
xx
Lisa
Influencée par Rafa
Résumé :
Wheeler Burden vit à San Francisco en 1988. Il a donc peu de raisons de se réveiller un beau matin à Vienne en 1897. C'est pourtant ce qui lui arrive, de façon totalement inexplicable. Complètement démuni, il décide d'aller consulter un jeune thérapeute viennois, Sigmund Freud. Tandis que celui-ci réfléchit à son cas, Wheeler fait connaissance avec la ville où Mahler et Klimt révolutionnent leurs arts respectifs. Alors qu'il tombe amoureux d'une jeune Américaine de passage, il réalise ce qui est en jeu dans cette curieuse mésaventure : l'incroyable possibilité de changer le destin des siens et, peut-être plus encore, celui de l'humanité tout entière...
Le contexte :
Typiquement le genre de roman que je n’aurais pas acheté…
Non pas qu’il n’est pas intéressant dans le résumé mais voilà je doute toujours… mais voilà on me le recommande et je m’exécute !
Mon avis :
Quel incroyable voyage…💖
Wheeler Burden est un cas à part depuis sa naissance… Fils d’une anglaise exilée en California, veuve d’un jeune bostonien idéaliste et résistant lors de la Seconde Guerre mondiale, excellent lanceur au base-ball, fan de Hugo, de mythologie et de discours philosophique lors de promenades, Standish, dit Stan pour sa maman, Wheeler par ses partenaires sportifs, est un être atypique.
Quand on le rencontre en 1988, il est célèbre pour son look excentrique, une interview iconique et un parcours non linéaire.
La différence est qu’un jour, il se retrouve propulser à Vienne en … 1897. Dans la Vienne de l’Empire Austro-hongrois en décadence mais également au moment de l’apogée de la création de la Jeune Vienne… un mouvement d’artistes, de penseurs, apprentis, jeunes espoirs ou rêveurs.
Heureusement par ses études et la rencontre avec un vieux professeur « Haze », viennois exilé, il connaît l’histoire de la vieille Europe, l’histoire et les soubresauts viennois et cette époque riche culturellement et politiquement, sans oublier le relent haineux de certains.
Il va donc croiser les personnages dont il a entendu parler… Freud, Klimt et se lier avec des jeunes en devenir… puis croiser une belle américaine dont il tombe amoureux…
Pourtant une question se pose au milieu de ce puzzle géant de l’histoire familiale de Wheeler… comment ne pas être tenté d’influencer le cours du temps quand on sait l’avenir, qu’on croit des gens néfastes (Vienne, Belle Epoque, peintre raté… ça vous parle, non ? coucou Adolf !) ?
Comment vivre une histoire flamboyante quand celle qu’on aime est quelqu’un de sa famille, mais à une époque différente (le destin pourrait être bouleversé et le cours d’une vie disparaît ?).
A chaque page, entre digressions et aller-retours temporels, on est là, on apprend comme Wheeler au fur et à mesure et on se sent perdus.
Il s’accroche à ses connaissances, à ces rencontres, à ce que le vieux professeur lui a enseigné, et découvre qu’il n’est pas le seul à voyager dans le temps…
La Vienne de la Belle Epoque était à la fois fourmillante d’idées, de libertés, de créations, de perpétuels progrès mais aussi de résistance, d’antisémitisme, de haine d’autres pays et d’un basculement impérial proche qui mènera à la Première Guerre mondiale…
Sacré voyage dans le temps, sacré personnage et malgré des longueurs et des idées folles dans le texte (ça part tous azimuts par moment !), L’incroyable histoire de Wheeler Burden est un roman à lire, à humer, à déguster autant qu’un café viennois ou un bon Tafelspitz (pot au feu) … avec un bel appétit !
Influencée par Nathalie
Résumé :
Le contexte :
Avec un tel titre, il était impossible que cela n’attire pas ma curiosité en sus on est dans l’armée du Roi-Soleil…
Que demander de plus en tant que passionnée d’Histoire !?
Mon avis :
Ceci est un premier roman et malgré les défauts inhérents à tout premier roman, je dois dire qu'il a du vraiment bon dans ce récit.
Dès le début, je dois aussi avouer que j'ai eu un peu peur car je trouvais le comportement du personnage principal crédule, voire immature mais je me suis vite rendu compte que l'auteur (peut-être aussi que mon imagination d'auteure moi-même a compris le mécanisme ?) avait planifié son arc narratif en constance évolution, volontairement.
Le thème développé est vraiment intéressant car cette fonction de bourreau sous le Roi Soleil n'est pas le plus expliqué dans les romans et le fait que le livre soit bien documenté sur les aspects divers de ce métier ingrat est un plus notable… que ce soit l'aspect médical, humain ou ésotérique, tout fonctionne et est présenté de matière fluide.
Tout roman est écrit de façon à ce que les actions et les avancées de l'histoire maintiennent une attention accrue du lecteur, sans toutefois négliger les rebondissements ou les surprises de derrière les fagots !
J'ai aimé également la relation chaotique entre Charles, fils légitime du comte, fils chéri et Paul, le bâtard, un peu jaloux, mais surtout avide de l'amour paternel ; sans compter sur l'amitié des trois garçons qui entourent Charles, mis à rude épreuve.
C'est typiquement un roman romanesque avec un personnage masculin prédominant, avec des forces, des faiblesses et un côté romantique net.
Seule la romance un peu trop superficielle et facile ne m'a pas accroché mais le côté romanesque de Charles compense celui de Marguerite que j'ai eu du mal à supporter par moment.
L'histoire, les conséquences des actes passés ou présents et les détails fournis font qu'on se laisse facilement embarquer par le roman qui est bien écrit, d'une écriture fluide et qui bénéficie de l'intérêt sur le métier de bourreau et sur les arcanes de la vie sous Louis XIV.
Résumé :
Angelo Pardi, jeune colonel de hussards exilé en France, est chargé d'une mission mystérieuse. Il veut retrouver Giuseppe, carbonaro comme lui, qui vit à Manosque. Mais le choléra sévit : les routes sont barrées, les villes barricadées, on met les voyageurs en quarantaine, on soupçonne Angelo d'avoir empoisonné les fontaines ! Seul refuge découvert par hasard, les toits de Manosque ! Entre ciel et terre, il observe les agitations funèbres des humains, contemple la splendeur des paysages et devient ami avec un chat. Une nuit, au cours d'une expédition, il rencontre une étonnante et merveilleuse jeune femme. Tous deux feront route ensemble, connaîtront l'amour et le renoncement.
Le contexte :
J’ai décidé de relire 4 romans « classiques » cette année et j’ai embarqué quelques personnes qui avaient soit envie, comme moi, de relire ces œuvres, soit de les découvrir mais avec une appréhension.
Avec un (minuscule) groupe, cela fait moins peur…
Un podcast est disponible pour ce groupe sur Patreon et ici : https://soundcloud.com/lisagiraudtaylor/lc-le-hussard-sur-le-toit-jean/s-gBVwpQxMeFa?si=b4d758f96e0b4624bb379df30b997799&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing
Mon avis :
Que dire ? Qu’à la 3e relecture de ce roman complexe à résumer de Jean Giono, j’ai encore adoré ces côtés mêlés d’aventures, de romanesque, de réflexions, de relations humaines et de contemplation par moments ?
Eh bien, oui… J’ai grandement apprécié cette relecture !
Les descriptions sont longues mais emplies d’une beauté toute provençale (qui parle à toute personne ayant arpenté la Provence dans son entièreté), que ce soit le long de la Durance, la campagne ou les petites villes, et même la vision romanesque d’Angelo sur les toits de Manosque, sentant les odeurs des charniers aux alentours, pendant sa fuite.
Angelo avance sur les routes et le choléra aussi, nous entraînant à sa suite. Ses pensées offrent des moments suspendus au lecteur et la rencontre avec Pauline dans cette maison seulement éclairée par un candélabre est d’une poésie folle.
Quel que soit le personnage rencontré, la description qu’en fait Giono, apporte une touche de plus dans cette beauté des mots.
Entre les chemins parcourus par Angelo et Pauline, les conversations passionnées mais, parfois, interrompues, donnent au lecteur une réflexion personnelle en sus de celles développées du roman.
Les mots de Giono célèbrent sa chère Provence, montrent la chaleur d’un soleil d’été qui fait suffoquer mais qui réchauffe tout sur son passage. Il décrit la mort, les spasmes, l’odeur ressenti par le mourant, les charognards, la peur qui s’échappe par tous les pores de la peau, etc.
J’aime encore plus la façon dont Jean Giono laisse en suspension des réflexions ou des divagations du Hussard qui interpellent notre propre pensée et nos actes.
Bonjour,
Autant le dire tout de suite, il ya des chansons à message dansantes... tel est le cas ici...
Laquelle vous aimez le plus ?
xx
Lisa