Showing posts with label sentiments. Show all posts
Showing posts with label sentiments. Show all posts

Thursday, 31 July 2014

"L'amitié c'est deux âmes qui se sont retrouvées et qui s'aiment pour ce qu'elles sont" (Aristote)

Après avoir écouté cette émission, j'ai souri toute la journée façon Joconde...






Joe Cocker "With A Little Help of My Friends"




Dandy Warhols "We Used To Be Friends"


Sunday, 30 June 2013

Les 10 façons de rompre avec un mec


Je déteste rompre avec quelqu’un.

D’ailleurs, la plupart du temps, c’est l’autre qui prend l’initiative… bien aidé par ma non-participation au « bonheur conjugal ». Une rupture faute de combattant en quelque sorte.  Mon tempérament fait que je n’aime pas heurter les gens que j’ai aimés ou aime. J’ai un grandiose côté « sacrifiée » quand on en vient à parler rupture amoureuse.

Cependant, j’ai, depuis, mon premier petit copain (le vrai, pas celui dont je tenais à la main au primaire !), en 6e (ben, oui), eu l’occasion de rompre avec quelqu’un. Chez moi, la rupture se fait en douceur, je me retire doucement et sans grande scène. Loin de moi la crise de larmes, d’hystérie ou même les menaces. Si je pars, je pars.

Premièrement, parce que la décision est mûrement réfléchie (pas le style à me séparer sur un coup de tête, ni de cœur), deuxièmement, parce que j’ai tourné dix-neuf fois ma langue dans ma bouche (alors que d’ordinaire, je peux exprimer mes opinions de façon radicale) et, enfin, parce que j’ai clarifié la situation avec l’autre avant la rupture (première sommation, deuxième, puis bon préalable de sortie, bon de sortie définitive).

Néanmoins, il y a eu quelques occasions de se séparer plus ou moins facilement et les phrases qui y ont été associées…

1. « Désolée, mais là, ce n’est plus tolérable. Il vaut mieux se séparer, non ? » : phrase bateau s’il en est mais qui va donner le mauvais rôle à l’autre. Il va répondre « oui, t’as raison », et là, soit vous fondez en larmes (version fille énamourée), soit vous lui balancez une claque (version fille libérée), soit vous lui dites « Noon, pitié » (version fille pathétique). Bon, vous n’oublierez pas de préparer votre (sa ?) valise avant la prononciation de ladite phrase, histoire de dégager le plus vite possible (on ne sait jamais, ces bêtes-là, ça s’attache vite !).

2. « Ah carrément, tu me trompes, et bien, moi aussi, et avec ton meilleur pote ! Justement, il m’attend dans sa voiture. Tu sais où envoyer mes affaires, merci ! » : Je vous l’accorde, c’est brutal, mais il vous a trompé le salaud (bon, vous aussi, mais ce n’est pas pareil, vous l’avez trompé par vengeance… bonjour l’excuse pourrie !). En plus, il faut bien avouer que D est mieux qu’A, enfin pour l’instant. N’oubliez pas que c’est son meilleur pote et que cela va ressortir un jour ou l’autre dans la bouche de D… qui vous dira « Ouais, mais bon, t’as trompé A avec moi, qui me prouve que tu ne me trompes pas avec F ». Rien, mis à part que vous n’avez aucune intention de partir avec F, cette fois.

3. « Ben, tu prends tes affaires et tu retournes chez ta mère » : Il était choupinet, au début, le garçon mais à vous expliquer que « môman » faisait ça mieux, que « môman » trouvait qu’il était mieux avec son blouson jaune (et même s’il ressemble à Caliméro) et qu’elle le préférait avec la barbe de 5 jours… Ce n’est quand même pas elle qui vit avec lui, sort avec lui au restaurant, et l’embrasse le matin. Alors, elle se contente de rester sa « môman » le dimanche midi, et nous, sa femme le reste du temps, sinon, il y retourne directement chez sa « môman » !

4. « Honnêtement, non, je ne vois pas pourquoi on doit se marier » : Si la demande a été faite dans les conditions normales (vous vous aimez, vous vivez ensemble, vous avez survécu aux fêtes de fin d’années et d’été avec vos familles respectives sans vous ouvrir les veines, et vos amis sont finalement heureux de vous recevoir), vous devriez répondre « ouiiii » (version fille ou garçon). Par contre, si vous entendez un « oui, mais » dans votre tête…  n’y allez pas ! ça sent le divorce à plein nez dans trois mois.

5. « J’aime (mieux) ton cousin germain » : version acceptée « meilleur ami, frère, oncle » ; version non acceptable « père, mère ». il faut bien penser à préciser « mieux » car dire un brutal « J’aime ton cousin germain », surtout en français où le verbe « aimer » qui signifie l’amour, l’amitié ou l’attirance simple, cela peut porter à confusion et Choupinet ne verra pas la signification basique (« je couche avec lui »), mais la version Choupinesque (« Ah, elle l’apprécie »). Attention, un garçon n’a jamais la même interprétation que vous.

6. « T’es fou, ou quoi ? Alors, là, c’est la totale ! » : après qu’il ait demandé officiellement votre main à Papounet d’amour après trois jours de bonheur sans nuage (et surtout après le retour sur Terre). Passer trois jours avec vous ne peut absolument pas lui donner le droit de débarquer à l’improviste chez votre papounet et vous demander en mariage sous prétexte que « vous êtes la fille la plus géniale du monde et, wow, quelle fille, Monsieur ! »… Papounet n’a pas besoin de savoir que sa « fifille » est « bonne ». Papounet n’a besoin de ne savoir qu’une chose : que le « grand con devant lui va dégager immédiatement hors de portée ». Merci papounet !

7. « Ma sœur m’a demandé de t’informer que c’était fini entre vous » : Envoyer sa petite sœur pour rompre, c’est très lâche, mais à 10 ans, elle n’y comprend rien, et le grand dadais ne va pas pleurer devant une gamine. Du coup, elle l’assomme, lui sourit, part et le laisse les bras ballants implorant tous les Saints du Paradis de vous « maudire sur cinquante générations ». Quand elle revient, elle est fière et vous dit « Même pas eu peur de ce grand débile ! Il est même pas beau ! »… Elle est Choupi, petite sœur !

8. « Je crois que toi et moi, c’est fini » : déjà, employer le « Je crois que », c’est limiter les dégâts au cas où, prise de remords (de regrets, de larmoyantes lettres d’amour, de retour à la réalité, etc.), vous deviez revenir faire un tour dans les bras du Choupinet. Bon, c’est fini, c’est fini, ça veut dire quoi ? Je crois, tu crois, nous croyons. Le temps qu’il réalise que vous le quittez, il aura enfin sortir la phrase qu’il est bloqué dans sa gorge depuis trois ans, six mois, quatre jours et cinq minutes « Mais, je t’aime, moi ». Ah ouais ? Attendons quelques temps alors… Fini ? Oui, oui, Choupinet, on a fini le cognac, c’est ça que je voulais dire. Ooops !

9. « Mon papa refuse que je te fréquente » : l’excuse pourrie et infantile de « fifille à son papa » (mais soutenue par Papounet d’Amour qui n’entend pas vous « prêter » au premier quidam venu, a fortiori si ce dernier est bien sous tous rapports…). Bien sûr, papounet n’est pas au courant et ce n’est pas Choupinet qui ira lui demander une explication. Il avait déjà du mal à lui demander le sel à table ! Bon, vous n’êtes pas à l’abri d’une rencontre fortuite entre ledit papounet et Choupi, un matin, sur le marché local et d’une discussion « entre hommes »… Mais bon, d’ici là, papounet aura un autre Choupi dans le viseur.

10. « Je te quitte » : Simple, efficace, direct. Après quelques temps ensemble, c’était comme vivre avec son frère (en moins drôle, plus ambigu, et largement moins familial) et ça, même si le Choupi était un type bien, respectueux et intègre, le côté « grand fou » qui vous sautait dessus avant l’arrivée sur le palier, vous manquait beaucoup et vous vous êtes mise à regarder les autres garçons dans le bus et à imaginer leur donner votre numéro de portable. Du coup, autant le faire sans tromper Choupi qui est, quand même, un garçon bien.

L’amour dure combien déjà ?


Tuesday, 23 April 2013

En direct de mon coin de paradis en Périgord Vert

Il n'y a pas des dizaines d'endroits où je me suis moi-même, libre, en adéquation avec ce qui m'entoure, protégée et heureuse.... Sans évoquer deux autres villes anglaises (oui, d'accord, Liverpool et Londres) et une irlandaise (Dingle), il n'y a qu'un endroit en France qui est cher à mon coeur...

Ce petit village en lisière de la Charente, en Périgord Vert, ancienne possession templière, angoumoise etc, s'appelle : Saint Martial Viveyrols (SMV pour les "intimes").

Un petit endroit tranquille, où l'église date du 11e, les cloches marquent le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner (7h/12h/7h) par un angélus à grandes volées, les champs suivent les saisons, les animaux se sentent comme chez eux (chez vous), et où, à chaque coin de rue (chemins vicinaux) on revoit les anciens et on hume le bon air (et accessoirement l'odeur des roses, des oeillets, des dahlias, du muguet, des noisetiers, des cerisiers et autres tilleuls, noyers etc.)...

Bref, c'est chez moi, ma terre d'attache, mon ancre, mon paradis (non perdu), ma madeleine de Proust....

Et ceux qui connaissent, savent de quoi je parle quand je dis que le temps passe "doucement vite" et que l'on prend le temps de vivre, lire, écrire, chanter, danser, parler, rire et s'amuser comme des petits fous...

mon vrai "moi", ma vraie vie, donc.



L'allée des Tilleuls derrière le jardin


la vue du jardin



Mon arbre préféré avec en arrière plan "LE BOIS" de mon adolescence.... (il en connaît des secrets...)


Si vous me cherchez, je suis régulièrement au pied de cet arbre (ou assise entre ses branches pour lire !)


Vue d'une petite partie du jardin (de mon fauteuil )


Un après-midi d'avril.....



Ici, on souffle .... 



tout pousse.....




Monday, 22 April 2013

Remerciements sincères pour ....


Vous avez tous (ou toutes), ou presque, entendu, un jour, en rediffusion ou non : « Et un inconnu vous offre des fleurs ! ».

Bon je vous rassure, aucun inconnu ne m’a offert de fleurs, spontanément, comme cela, dans la rue. 
Oui, il y a bien eu deux ou trois roses les jours de Saint Valentin, mais elles étaient distribuées à toutes les filles/femmes passant par là…

Non, je vous parle d’un inconnu qui arrive à un moment clé de votre vie et qui, sans s’y incruster (et surtout sans le savoir), vous offre plus que des fleurs, un soutien, un regard, et une aide morale sans véritablement y toucher. - C'est à ce moment précis qu'il faut écouter la chanson ci-dessous en lisant, merci  !- 

On croise tous les jours (ou presque) des gens qui ont un impact sur nos vies, à plus ou moins longue échéance et ces derniers sont, en règle générale, ceux qui nous sont proches, ou qui le deviendront, ou bien des professionnels capables de soutenir et accompagner dans un but précis (médical, thérapeutique, etc.).

Mais rares sont les personnes qui arrivent au moment où vous en avez le plus besoin, sans que vous n’ayez rien demandé et, principalement, sans que vous ne le montriez, et qui ne s’en rendent pas compte.

Sans le savoir, cette personne, par son regard, par des mots ou des actes anodins, vous donne une autre vision de vous-même et une autre perspective.

J’ai eu l’occasion de bénéficier de ce soutien sans pour cela en parler avec la personne concernée ; J’aurais pu, mais ma pudeur m’en a empêchée (encore maintenant). Honnêtement, je ne pense pas qu’elle s’en soit rendu compte. Au contraire, elle doit penser que je suis un peu « étrange » et doit songer quelque fois à m'éviter soigneusement.

Mais cette personne est arrivée à un moment où je doutais largement de moi (pas plus que d’habitude mais différemment), plus particulièrement de ma capacité à être perçue par les autres. Le regard des autres était très nettement dérangeant, je le percevais désormais. Cela ne m’avait pas marqué à ce point auparavant, et là, non seulement cela me déstabilisait, mais cela influençait mes quelques heures de sommeil (autant dire que les nuits blanches se sont vite accumulées !).

Le regard de cette personne m’a étonné au début, puis m’a confortée et depuis, me soutient, étonnamment. Sans que je dérange sa propre vie (heureusement, sinon j'en serais mortifiée !).

Nos conversations sont toujours agréables, nos goûts assez similaires, nos valeurs et principes grandement semblables et même notre façon de prendre la mouche est drôle. On boude pour un petit rien et on revient en souriant. bêtement.  

Un regard qui m'a poussé à revoir certains aspects de ma vie, à "dégager" certains moments encombrants, à regarder différemment la vie, à ne pas me retourner avant que je sache où je mettais les pieds, à agir plus spontanément et qui a juste mis un peu de baume sur mon coeur (enfin, plutôt dans mon cerveau, mais, la formulation est moins jolie, non ?). 

Alors, même si ce bulletin n’a, probablement, aucune chance d’atterrir entre ses mains, je remercie très  sincèrement cette personne pour son soutien, sa bienveillance et son attention, même ignorés (je le répéte, cette personne n'est sûrement consciente de rien), qui ont ménagé et « aidé » à renforcer ma carapace pendant quelques temps… et le font encore innocemment.


J'abuserais si je demandais encore quelques mois de soutien, alors, je vais faire ce que je sais faire le mieux... m'effacer.

Après tout, je ne suis qu'une silhouette parmi les autres pour cette personne (petite précision, en ce qui me concerne, le genre de cette personne est masculin).



NDLR : oui, promis, je vais bien finir par arrêter mon obsession sur Coldplay, mais visiblement, Chris Martin met des mots sur mes maux.



I'm going back to the start...






Friday, 12 April 2013

Le retour du garçon de la Boîte aux Lettres ?

Non, ne vous affolez pas !

Ledit garçon n’a pas (vraiment) bougé d’un pouce ! Cela ne me semble pas être trop le genre de la maison de prendre une initiative amicale (comme ce n’est pas, non plus, mon genre de faire le premier pas ! pas directement, en tous les cas).

Pourtant, force est de constater qu’il a fourni quelques efforts, notamment pour se retrouver dans les parages lors de mes sorties différées.

Oui, rappelez-vous, j'avais pris la décision de l’éviter… pensant que c’était un brin longuet et stupide de se regarder bêtement, tout en glissant, de-ci-delà, quelques informations personnelles sur nos goûts respectifs (et autres coïncidences, comme dirait Meilleure Amie).

Le problème, c’est que le garçon de la boîte aux lettres est drôle (malgré lui, me direz-vous ? Non, je pense qu’il sait qu’il est drôle… mais un peu le style pas accessible à tous), largement plus intéressant qu’il n’y paraît (et surtout que tous les voisins l’imaginent !) et, sans aucun doute, moins lisse qu’il veut bien le montrer (et c'est tant mieux, dans ce monde en mode "normal" !). 

Il faut dire qu’avec les voisins que nous avons (le sport national est « Avec qui sort-elle/il ? Pourquoi ? Comment ? Que se disent-ils ? Regardez, ils se regardent ! »), il est ardu d’avoir une conversation soutenue et libre sans être obligé de s’isoler dans le local à vélos !

Tiens ! Le voilà le problème, on n’arrive pas à s’isoler avec lui ! On dirait des mouches autour de nous et dès que nous avons eu l’occasion de le faire, ces bestioles arrivent comme par miracle (à croire qu’elles nous détectent !) et lui, il fuit.

Pourtant, je vous assure, il est drôle, infiniment, drôle. Enfin, moi, il me fait rire (et, souvent, sourire).

Comme dirait ma voisine (qui ne le supporte pas !), il a ce côté un peu « maladroit dans les relations avec les autres » qui l’exaspère ; Et moi, cela me fait rire. Elle lui reproche souvent de ne pas répondre directement. Il faut dire qu’elle est un peu rentre-dedans et pas diplomate pour un sou, ma divine voisine. En sus, elle a une tendance à lui poser toujours la question ambiguë devant les autres voisins qui se délectent de son incapacité à communiquer.

« S’il lève les yeux, je te paie une gaufre ! » m’a dit, un jour, au début de son emménagement, le voisin du rez-de-chaussée. J’attends toujours ma gaufre, parce qu’avec moi, il les lève les yeux !

Par ailleurs, je me demande toujours comment il va s’en sortir pour poser la question qu’il veut ; Quelque fois, c’est un peu laborieux, car ça part un peu à l’opposé, mais, comme cela me fait rigoler (intérieurement et surtout complaisamment), je n’écoute pas (vraiment)  la question et je réponds à côté (et du coup, il doit penser que, soit je suis idiote, soit cela ne m'intéresse pas !... Et pourtant... s'il me fait rire, c'est qu'il l'est... intéressant).

Du coup, on se loupe un peu sur certaines « discussions » et après c’est trop tard. Car, j’ai l’impression qu’il carbure aussi vite que moi, le garçon de la boîte aux lettres !

Et comme on se croise rarement, je ne réengage pas la discussion sur un sujet vieux de dix jours ! Surtout, qu’entretemps, j’ai eu le temps de passer, moi-même, à d’autres sujets, réflexions et autres considérations diverses.

Alors, qu’est-ce qu’on fait, me direz-vous ?

Rien…. 

On continue à se croiser, se saluer, se regarder, s’échanger trois mots basiques et deux mots plus personnels, puis on se salue de nouveau pour se dire au revoir et hop, on rentre chacun chez soi.


La solution ? Il n’y a aucune. Croyez-moi, ce ne fut pas faute de me creuser les méninges pour établir une communication plus amicale.

Je ne vais pas mettre un post-it dans sa boîte aux lettres quand même ! Remarquez, peut-être qu’il me répondrait enfin et vraiment sur un post-it en retour ! 

Allez, comme je ne relèverai pas mon courrier pendant quelques jours (je délègue de temps à autre !), je vais peut-être lui manquer au point qu’il pose un post-it dans ma boîte aux lettres !

Promis, s’il en pose un dans ma boîte aux lettres, j’achète un bloc entier et je lui propose de partager "en toute amitié" !

Wednesday, 27 March 2013

Un compliment ? Non, non merci.


Dernièrement, lors d’une discussion, j’ai été étonnée de m’entendre dire que « oui, j’avais un large problème avec les compliments que l’on m’adressait ». La personne avec qui je discutais, m’a regardée et a souri d’un air entendu. J’ai bien saisi le sourire en question. Elle le savait déjà.

Cela se voit donc que je ne sais pas accepter les compliments. Merdus !

Nous avons donc échangé pendant quelques minutes sur le fait que « oui, c’était correct d’accepter un compliment quand celui-ci est mérité ! » et que je me devais de le faire « plus souvent et en pleine connaissance de ma valeur ». Cette fois-ci, j’ai souri.

Pour avoir passé quelques heures avec elle, sans pour cela que nous soyons devenues copines ou même bonnes camarades, elle a pointé deux ou trois failles dans la cuirasse. J’ai opiné un brin bêtement, je le concède, et quand je suis sortie du bureau, en marchant vers At The Office, je me suis dit qu’il y avait fort à parier que cela se voyait comme le nez au milieu de la figure.

Ce côté « pas de compliment pour moi », merci ; Ce côté « parce que je ne le vaux pas, merci »… Bref, ce petit côté encombrant de ma cuirasse.

En parlant de cuirasse, il va falloir que je revoie sérieusement le matériau qui semble un peu défectueux (d’origine ?).

Pendant ma promenade de retour, j’ai donc essayé d’analyser les failles de la bestiole et je suis arrivée à la conclusion logique que je déteste me faire remarquer et que cela me met mal à l’aise d’entendre des compliments.

Evidemment, le problème serait limpide si la bestiole en question (moi, donc, vous suivez ?) se contentait de rester en retrait sans publication d’articles, de livres, de photos et autres productions artistiques (et, accessoirement, arrêtait d'alimenter ce blog !) qui, de toute évidence, amènent à quelques expositions de sa personne.

Par exemple, mon séjour au Salon du Livre ce weekend a été simple, sans problème majeur pour ma modestie (même si j'ai rougi intérieurement quelques fois !) et j'ai apprécié les marques et les compliments des visiteurs...

Le paradoxe est donc qu’une partie de moi revendique le droit à l’image et que l’autre s’amuse réellement à saborder le navire. L’hypothèse privilégiée serait donc que cette ambiguïté serve la créativité et dope les neurones affectés aux compositions en tous genres.

L’hypothèse la plus réaliste est que cette personne ait complètement raison et qu’il y ait un dysfonctionnement notable depuis le début dans la cuirasse. Autant vous le dire tout de suite, j’aime ma cuirasse et je ne vais pas en changer maintenant… ou alors par touches concises.

Du coup, elle m’a proposée de faire du théâtre (pour être sur le devant de la scène et savoir « assumer »), ce que j’ai refusé avec rougissements et grands moulinets de bras à l’appui.

Ma dernière prestation scénique remonte au lycée, avec compliments et applaudissements pour ma contribution à la pièce. J’en suis encore rouge écrevisse. J'avais volé la vedette à la "star" de l'école et je crois bien qu'elle m'en veut encore !

Merci donc à Audrey M. pour son soutien, son écoute et son suivi.... A bientôt...

Cette chanson résumerait assez bien ma pensée du jour (Ah, merdus, c'est encore Colplay - In My Place.... Mais qu'est-ce que j'ai avec eux, en ce moment ?? Help !)....




Sunday, 2 December 2012

Et les souvenirs restent....


Il y a quelques jours sur Canal Plus (oui, je sais, certains n’ont pas Canal, mais bon….), une nouvelle (excellente) série française (oui, je sais, mais nous ne sommes pas sur TF1, là !) a fait son apparition : « Les Revenants » (je vous l’accorde, c’est facile comme introduction).

Le concept est assez détonnant : des gens morts reviennent quelques années plus tard, à l’état initial de leur disparition, sans souvenir de leur mort et évidemment, sans penser que la vie a continué sans eux.

Point de zombies, ici (ouf… il y a déjà « Walking Dead » pour me stresser vers minuit le vendredi ou le samedi, merci !). Juste une sensation étrange et un mystère autour de l’eau du lac.

Je ne reviendrai pas sur la série elle-même – deux épisodes ne donnent pas le recul nécessaire pour juger – mais plutôt sur le sentiment et la réflexion qui ne sont imposées depuis.

Nous avons tous perdu des personnes que nous aimions en cours de route : parents, grands-parents, frères, sœurs, maris, femmes, amis, copains, collègues, etc. Nous savons tous, pour les grandes lignes, ce que nous ferions si nous les récupérions un jour, une heure, une seconde.

Mais le sentiment que j’ai eu a été plus nébuleux. Je sais ce que je donnerai pour revoir mes grands-parents (probablement mon âme au Diable, mais faut-il encore que le Patron soit d’accord ?!), mais après tout ce temps et ces années, nos rapports seraient-ils les mêmes ? Sans aucun doute mais nous devrions réajuster nos vies et nos émotions pour harmoniser nos différences, avec toutes les éventuelles conséquences.

Ce qui m’a troublé le plus dans ces deux premiers épisodes, c’est l’histoire de cette future mariée qui perd son fiancé le jour J et qui le « récupère » dix ans plus tard à l’aube d’une nouvelle vie et d’un mariage visible sincère. L’étrangeté réside dans ce sentiment d’attachement à quelqu’un qui est parti plus tôt que prévu et dont on ne sait pas comment cela aurait tourné.

On reste sur cette sensation de bonheur et d’amour naturels avant que le quotidien et l’usure n’en aient abîmé l’essence même. Tout ceci reste dans l’idéal d’une relation, dans cette période où tout semble facile, agréable, doux et limpide.

Perdre une personne que l’on aime et qui partage la quasi-totalité de vos idées, passions et que l’on imagine aisément comme celui (ou celle) qui vous suivra sur la route (plus ou moins longue et tortueuse, je sais), est passablement traumatisant. C’est comme un morceau arraché que l’on colmate tant bien que mal avec les années qui passent.

Là, ce personnage voit réapparaître l’autre comme il était avant. Lui n’a pas changé, il éprouve les mêmes sentiments, les mêmes envies, les mêmes attentes, mais pas elle.

Elle a juste changé, évolué, assumé et accepté la disparition, comme elle a pu (et visiblement, assez difficilement), et se retrouve face à l’homme qu’elle a aimé (et qu’elle aime encore d’une autre manière, plus mélancolique).

La banalité de la phrase qui suit est, je le sais, bien réelle : on n’aime jamais deux fois de la même façon. Le sentiment est lié directement à la personne que l’on aime, au moment M et à l’environnement émotionnel.

Mais, je me suis demandé comment je pourrais appréhender un tel retour :

- Comment pourrais-je équilibrer ma stabilité affective de maintenant et l’envie de revivre une période joyeuse ?

- Comment pourrais-je me réhabituer à côtoyer quelqu’un qui n’est intrinsèquement plus celui dont j’ai envie ou besoin aujourd’hui ?

 - Comment pourrais-je rejeter quelqu’un pour lequel j’ai souhaité le retour tant de fois ?

Cependant, et peut-être égoïstement, reprendre là où on en est restés, avec quelqu’un qui n’a pas bougé d’un cil, tant physiquement que moralement, constitue en cela déjà une entrave à mes sentiments.

Ma raison (encore elle) me pousserait à continuer, coûte que coûte, ma vie avec les ingrédients actuels et à gommer cette latente envie de tenter le tout pour le tout avec le revenant.

C’est en cela que la série est déroutante et intéressante : encourager à réfléchir sur ce sens singulier de la vie et peut-être pousser certains d’entre nous à forcer la nature de certains de leurs sentiments.

A voir demain soir, 20h55 - Canal Plus....

Le blog d'une ItemLiz Girl

Newsletters !

Les Archives