Résumé :
Le contexte
Depuis Germania, j’adore les aventures/enquêtes du Commissaire Oppenheimer à travers le Berlin en fin de conflit, puis sur le long chemin de sa reconstruction en tant que ville, peuple et nation allemande.
J’attendais avec l’impatience la sortie en poche (oui, car j’ai commencé en poche la saga… je m’y tiens !).
Mon avis :
Cet opus est le 7e et n’est pas le dernier (viendront, j’espère, Tanzpalast en 1950 et Attentat en 1952).
Par contre, il est recentré sur la Kripo, les relations entre les 4 zones alliés/soviétiques, le blocus, Berlin en ruine, Berlin en proie au marché noir, changement monétaire, rivalités entre côté Ouest et Soviétique, et par des gangs qui profitent de la confusion pour braquer, voler, tuer avec de plus en plus de violence.
L’écho des ruines (dont on apprend le pourquoi du comment à mi-chemin) voit Oppenheimer et ses adjoints remonter le fil d’un gang qui sème autant de morts que d’interrogations. Dirigé par un certain jeune homme du nom de Jo, ultra violent, fou des films américains sur les malfrats, ce gang joue sur tous les tableaux : drogue, racket, vol, chantage et prostituées en tous genres.
Quand trois cadavres sont découverts sous des gravats, la longue traque se met en place, doucement, car on ne trahit pas Jo… sinon, on est susceptible de rallonger la liste des défunts !
Entre double jeu, secrets, trahison et élimination des « balances », le groupe de la Kripo n’est ni au bout de ses surprises, ni sûr de pouvoir arrêter le massacre.
En outre, la situation tendue avec Berlin Est apporte son lot de désagrément et Harald Gilbers par petites touches, décrit ce monde post-Seconde Guerre mondiale à Berlin, une poudrière au milieu des ruines, qui ne demandait qu’à s’enflammer de nouveau… sans compter sur les nostalgiques du IIIe Reich, les antisémites qui refont surface et l’engraissement des alliés (et des soviétiques) sur le dos de Paix.
J’ai beaucoup cet opus qui est une longue lutte cachée entre deux forces en présence… un bon vieux flic contre voyou.
Oppenheimer revient sur certains démons, décrit une ville, des vies, des morceaux d’Histoire,
J’aime cette saga car malgré le côté policier historique, il y a un travail de documentation évident, une volonté de montrer le contexte sans édulcorer quoi que ce soit.
Ces bandes existaient (et pullulaient) dans le Berlin post-guerre et étaient très jeunes… ces gamins n’ayant connu, pour la plupart, que la violence des combats, la Pervitin, l’embrigadement et sans avoir de garde-fous, étaient imprévisibles, bruts, revanchards et aiguillés, parfois, par la lutte entre les alliés et les soviétiques.
L’écho des ruines ne sera peut-être pas au niveau des précédents pour certains lecteurs mais pour moi, l’attrait a été, une nouvelle fois, au rendez-vous pour mon plus grand plaisir !
Vivement les deux prochains opus (sortis en Allemagne en 2024 et 2025) !



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