Thursday, 16 July 2026

Mourir en juin d’Alan Parks - retour de lecture



Influence ? sur la lancée de l’influence d’Audrey B

Résumé :

Une femme vient signaler à la police que son fils a disparu mais on ne trouve aucune trace de l’existence du jeune garçon. L’inspecteur Harry McCoy ne tarde pas à découvrir que la famille est membre d’une secte chrétienne, ce qui jette une tout autre lumière sur cette disparition. Par ailleurs, des vieillards esseulés et marginaux sont victimes d’empoisonnements et parmi ces hommes considérés comme des rebuts de la société se trouve le propre père d’Harry. 





Le contexte

Punaise, cette saga ! Ce Harry McCoy… quel personnage ! Et puis Glagow, l’ambiance glauquement glam des années 70, les à-côtés des personnages, les enquêtes, etc.

Tout est bon et monte crescendo tome après tome !

J’adore !!


Mon avis :

Revoilà Harry… ses amours, ses amis, ses ennemis et un tas d’emmerdes ! 


Cette fois, son adjoint Watty et lui sont affectés à un autre commissariat, celui de Possil, dans un autre quartier de la ville. Ils comblent les manques suite à des restructurations. Evidemment Watty penche plutôt pour une punition suite au comportement de son Inspecteur en chef Harry… ce dernier, lui, sait pourquoi il est là, sous couverture, même si elle est bien mince !


En cette année 1975, dans ce coin, on retrouve des SDF morts à cause d’un alcool frelaté. Cela touche Harry d’autant plus que son paternel fait partie du grand contingent des alcoolo-sans abris. Parallèlement, la femme d’un évangéliste, vient déclarer la disparition de son fils… qui n’existe pas.


Comme si cela ne suffisait pas au bonheur de Harry (ou à son malheur), il passe des squats puants aux soirées huppés au bras de la belle, héritière et célèbre actrice Margo Lindsey, sans oublier son ami d’enfance Cooper qui décide d’éliminer la concurrence avec l’aide de son « meilleur pote » … 


Bref, comment se faire encore plus d’ennemis que prévu ?


Ce sixième opus explore, en sus des intrigues et sous-intrigues qui s’entrelient à chaque roman, le côté sombre, les traumatismes d’enfance et cette filiation qui explique beaucoup sur le comportement de Harry, sa propension à l’autodestruction et se tirer une balle dans le pied dès qu’un bout de bonheur l’atteint. 


De soubresauts en révélation, de morts en corps à corps, Harry nous entraîne à sa suite avec délectation… 

A chaque roman, on se dit que la barre est très haute et Alan Parks arrive à rehausser le niveau à chaque fois. 


Là, la fin de Mourir en Juin nous torture le cerveau et nous laisse pantois et impatient de, et sur la suite !


Chaque personnage suit son chemin, dans un univers riche, cohérent et bien documenté. Les intrigues sont bien construites, plantées dans une ambiance mi- années 70, entre mafia, chômage, starlettes, policiers douteux, amours, amitiés et trahisons. 


Alan Park maîtrise son personnage, sa ville, cette époque et n’épargne personne, principalement son héros, et notre cœur… 


Au milieu de la noirceur ambiante, il y a toujours, toujours, un morceau de ciel bleu… espérant qu’aucun nuage vienne assombrir le mois de juillet (qui est bien mal parti !).




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