Influences : recommandé par la maman de Lila
Résumé :
A la fin de l'été 1913, Cécile Brunie, toute jeune institutrice, arrive à Saint-Roch pour y prendre possession de son poste. Dans ce petit village de la basse Corrèze où le curé fait seul la loi et où prospère une école catholique, elle est accueillie comme le diable en personne. Nul doute que, comme ses prédécesseurs, elle ne puisse tenir que quelques mois devant le redoutable abbé Brissaud qui, chaque dimanche, tonne contre l'école sans Dieu et ses suppôts. Mais Cécile fait front, résiste aux injures, aux provocations, aux calomnies et, peu à peu, gagne la confiance du village et vois se peupler son école. Au terme d'une année terrible, sa victoire aura le visage heureux de la petite Malvina Delpeuch, que chacun considérait comme une demeurée et qu'elle aura réussi à conduire jusqu'au certificat d'études.
Le contexte :
Je continue mes lectures de romans régionaux et ce roman m’a été grandement recommandé par la maman de Lila qui lit énormément et qui adore les romans de terroirs, y compris étrangers.
Pour info, Lila est un fidèle des premiers temps du Blog en 2010… elle avait 15 ans… le temps passe !
Mon avis :
Malvina est une petite fille vivant dans un petit village de Corrèze. En cette année 1913, la tension monte mais elle n’en a cure. Elle vit dans son arbre, se cache, travaille à la ferme de sa famille qui ne roule pas sur l’or, avec une mère bourrue, des frères pas faciles et une sœur, Flavie, qui travaille déjà comme apprentie couturière.
Malvina n’a pas la réputation d’être petite fille intelligente ; elle serait même un peu « limitée », une nigaude.
Quand Cécile, une jeune maîtresse fraîchement sortie de l’école normale, débarque dans cette commune, c’est la révolution chrétienne. En effet, jusqu’ici, dans cette France post-loi de séparation de l’Etat et de l’Eglise, les curés tiennent encore les paroissiens, les écoles, les éducations et les programmes. Même si les rectorats laïques luttent, il est difficile de désobéir au curé quand on vit dans une petite commune isolée.
Cécile provoque donc la colère du curé qui, de mauvaises actions en complots, essaie de la faire fuir, muter ou pire.
Quand Cécile s’attache à Malvina, elle découvre un diamant brut. Soit, Malvina n’a pas l’esprit mathématique mais elle est dure à la tâche, travaille dur et possède une large marge de progression… Cécile décide de la faire travailler pour avoir son certificat d’étude (le graal pour beaucoup à l’époque).
Au fil des pages, on suit l’itinéraire des femmes et des hommes de cette époque avant-Première Guerre mondiale et principalement de Malvina qui se découvre et développe une amitié profonde pour Cécile.
Le roman pointe les tensions entre les laïcs et l’église, les ragots villageois, la modernité refusée par peur ou par croyance, les conditions de vie des enfants des campagnes, les idées nouvelles (Jaurès, l’anarchisme, le droit des femmes, etc.), et bien sûr, les rapports entre les hommes et les femmes.
Ce roman est conté par Malvina, âgée et on comprend bien que son destin a été chamboulé tant par Cécile que la période hostile qui se profile.
Profondément humain, républicain et bienveillant, « L’orange de Noël » montre qu’il n’y a pas si longtemps être avant-gardiste était difficile à vivre et que la France a évolué doucement grâce à des enseignants qui ont œuvré pour trier le bon grain de l’ivraie.
Encore une belle lecture régionale et merci à la maman de Lila qui avait adoré ce roman humaniste et amicale.



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