Tuesday, November 12, 2013

Suis-je une "Connasse" ?


Rien qu’en lisant le titre, j’en vois d’ici certaines qui hurlent à l’injure gratuite, d’autres qui soutiennent, deux qui se posent la question, une troisième qui clique sur « I Like », sans compter les garçons qui doivent se demander s’ils ont le droit de me dire « j’aime ce papier » (au mieux ; au pire, cela serait « Quelle connasse, tu fais ! ») au risque de passer pour de gros « cons ».

Alors, comme ça, au passage, dans le Larousse, vous trouverez sans aucun doute qu’une « Connasse » était (est ?) un déviré de « con » (non, vraiment ?) une femme idiote, une imbécile, une méprisable, une fille de « bas étage » (une pute, donc !).

Tout ce que n’est pas une femme. Oui, d’accord, certaines de mes consœurs (en un seul mot, notez bien !) peuvent être de parfaites connasses et j’en bafferais bien quelques-unes de temps en temps.

Il m’arrive (Meilleure Amie confirmera) d’être embarrassée par l’attitude de certaines filles et de dire tout haut, sans rougir, que « Je suis une femme à garçons » (sous-entendu : je préfère la compagnie des garçons que des filles). Et je ne parle pas de manière sexuelle !

Non, tout naturellement parce qu’un homme est, la plupart du temps, franc et pas « connasse » pour deux sous. On l’emmerde, il le dit ; On lui plaît, il le dit aussi ; On pourrait la fermer et bosser, il le dit sans détour. Brut.

Une fille, cela va, automatiquement, faire dans la séduction, dans le côté minauderie insupportable, le taillage en pièce de la personne en face (et imaginez bien la scène si c’est une autre fille) sur des critères physiques et non intellectuels.

Cependant, et avant que toutes les ligues féministes ne me tombent sur le dos (prenez votre tour pour le bûcher, les anti-corridas, les contre le-mariage-pour-tous et les fans d’Oasis sont déjà sur les rangs !), j’ai été élevée par des femmes qui m’ont ressassé leur lutte pour devenir indépendante « surtout financièrement » et qu’une femme « se devait être l’égale de l’homme sans oublier toutes les différences naturelles contre lesquelles il est inutile de lutter ».

Mais revenons à ma question : Suis-je une connasse ?

En ce moment, tous les magazines féminins, les séries télé et même les émissions les plus pointues évoquent ce mot, cette attitude nouvelle lancée par certaines jeunes femmes.

Visiblement, ces connasses disent des « horreurs » et/ou se conduisent de manière odieuse en restant, cependant, dans les limites du raisonnable.

Elles sont culottées les donzelles, pas audacieuses (pas encore ?). Elles offrent néanmoins une bulle de fraicheur dans une société de plus en plus policée, et pourtant de plus en plus « libre » et face à l’agressivité des hommes.

A qui la faute ?  Aux femmes !

Les pauvres poussins ! Ils sont élevés par des femmes plus indépendantes, plus fortes, plus sûres d’elles, plus culottées qui leur expliquent qu’une femme est l’égale d’un homme.

A quoi s’attendent-ils alors ? A ce que les femmes en question ne leur sortent pas leur côté « faible femme » à la première occasion. Du coup, quand ces dernières jouent à double-je(u), ils défaillent et ruent dans les brancards (je les comprends…).

Mais passons sur les « pauvres poussins »…

Pourtant, cette image de connasse me gêne autant qu’elle me plaît.

J’ai dû mal à me définir comme une connasse car, pour moi, la définition du Larousse reste dans mon cerveau et je ne suis ni une imbécile (encore heureux), ni méprisable et encore moins une pute (tiens, encore un « combat » où mes consœurs s’emmêlent les pinceaux, pour être polie !).

J’ai compris (et admis) les mouvements « Ni Putes, Ni Soumises », « Les Chiennes de Garde », etc. mais j’ai désapprouvé les libellés de ces groupes. Ce côté rebelle orthographique est pour moi un signe de faiblesse.

Doit-on vraiment se déprécier par un mot grossier (même si facétieux) pour renforcer une lutte ?

Ou, alors, je ne suis résolument pas adaptée à cette génération, ce siècle, cette planète !

Ces jolies donzelles qui crient haut et fort qu’elles sont de « parfaites connasses » me plaisent et je les trouve intéressantes.

Elles sont libérées des scrupules que ma génération a subis de la part des enfants des Trente Glorieuses.

En fait, ma génération a été la, sublime, sacrifiée sur tous les autels.

En cela, on passe largement pour des connasses !

Alors à la question : "Suis-je une "connasse" ? 

Je répondrai que, fondamentalement, non, je suis une juste fille comme les autres... mais avec la mentalité de garçon que je me trimballe quelque fois, il m'arrive de penser (dire) de certaines filles qu'elles sont des "connasses"... 

Ce qui fait de moi une "connasse, non ? 




Papier approuvé par Meilleure Amie, Ô Agent etc.
en précisant "de belles....."




No Doubt "Just A Girl"




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