Tuesday, October 01, 2013

J'étais dans le Luberon... Je suis auteur, mais je me soigne (première partie !)


Ceux qui me connaissent bien vous le diront d’emblée, je ne suis absolument pas le genre de personne à me mettre en lumière. J’aime travailler dans l’ombre, fournir du travail bien fait en sous-marin, conduire des dossiers avec le nom d’un autre sur la couverture ou construire des romans qui restent dans le tiroir de mon bureau, etc. car quand il faut « se vendre », je ne sais pas faire.

J’ai un côté un peu solitaire à tendance timide qui me paralyse souvent dans ma vie quotidienne (sauf avec lesdites personnes qui me connaissent bien). Par exemple, dans ma vie professionnelle, je suis celle qui est capable de monter une réunion, un séminaire et de ne récupérer aucun laurier, ni compliment, en disparaissant le jour J, histoire de ne pas m’exposer. Tout juste un « c’était bien mais il manquait un stylo à gauche en partant de la troisième rangée…». Je n'attends généralement pas de compliment ; Tout juste un remerciement direct et sincère (ce qui me semble la moindre des choses, somme toute).

Je peux largement travailler sans rechigner, dans un domaine qui n’est pas a fortiori le mien, mais toujours avec l’optique de faire du mieux que je peux pour faire avancer les choses.

Dans l’autre vie (la vraie, diront certains que je soutiens), c’est du pareil au même… A une nuance près… je sais ce que je vaux. Je sais que j’ai du talent et que je pourrais mieux (nettement ?) faire.

Ce qui bloque ? Cette sacro-sainte éducation chrétienne qui, dans mon cas, m’empêche souvent de me mettre en avant (en ce sens, j’ai souvent adhéré aux propos de feu Albert JACQUART sur l’impact de la religion sur la vie de tout un chacun) !

Mais, lorsqu’on a la chance de publier un roman (et mon petit dernier, qui est le premier publié, vous suivez ?) dans une maison d’édition qui vous fait confiance, on se doit d’assumer (et d’assurer) son statut d’auteur.

Alors, cela passe, outre les contacts avec la presse (écrite ou radiophonique), par les salons du libre qui s’organisent ici ou là.




Là, en l’occurrence, c’était à Roussillon dans le Luberon (département du Vaucluse pour les républicains), lors de la « Fête du Livre » du dimanche 8 septembre 2013.

Logée chez des amis à quelques kilomètres du lieu de la manifestation, j’ai pu apprécier l’organisation de cette manifestation et je pourrais vous expliquer comme l’on se sent quand on participe à un salon, toute seule, sans son staff autour de soi.

Première chance que la mienne, mes amis connaissaient tout le monde sur place. Avant même d’arriver sur le lieu, j’ai dû être présentée une dizaine de fois à tout le Conseil Municipal, les artisans, les libraires, etc. J’avais l’impression d’être largement attendue… ce que j’étais en effet le jour J !

Deuxième chance, être affiliée à la table des « invités » (Jacques SALOME, Rufus, Jean LAMBERTIE, Marc DUMAS, et j’en passe) positionnée devant la librairie du coin (Croqu’ la Vie) dont je remercie les propriétaires pour leur gentillesse, leurs attentions et leur disponibilité.

Troisième chance, être interrogée par les animateurs du jour et faire sensation avec un lapsus digne d’un film de Michel Audiard (je suis la grande spécialiste du genre) sous le regard complice d’un auteur croisé quelques mois plus tôt, qui me soutenait avec bienveillance.

Quatrième chance, avoir autour de soi des artistes aussi différents et étonnants que mes acolytes du jour… une illustratrice pétillante, un peintre irisée (c’est une femme !), un auteur pour la jeunesse, un chercheur honoraire du CNRS, un écrivain du cru, etc. La journée a passé trop vite avec eux et notre complicité était sûrement le fait de nos parcours hétéroclites. Les présentations arrivent bientôt !

Cinquième chance, découvrir les mots d’un auteur inconnu fier d’être natif du coin qui a touché plus que mon cœur (et que je vous présenterai dans la deuxième partie) : Jacques Barthélemy.




Sixième chance, croiser un auteur rencontré chez des amis et se parler comme si la conversation ne s’était jamais arrêtée, comme si on reprenait là où nous en étions la veille !

Septième chance, partager un bon blanc en apéritif, un bon rosé pendant le dîner et finir par un cognac, en refaisant le monde, l’univers et les relations hommes/femmes.

Alors, oui, dans la vie, sur une journée (en l’occurrence sur quatre jours), il y a pleins de jolies chances qui passent à portée et qu’il faut saisir avant de se plaindre de ne rien « avoir de nouveau qui arrive »….

En tant qu’auteur, j’ai apprécié ma soirée et ma journée à observer les gens ne pas oser s’approcher ou alors, après avoir lu votre bio, les voir s’avancer, vous sourire, et vous dire « Vous avez de la chance d’avoir tant de cordes à votre arc ».

J’ai eu envie plusieurs fois de me lever et de les embrasser tellement leurs mots étaient dopants.

Je retiens surtout cette jeune femme (Catherine-Rose, quel joli nom ! et très jolie fille !) qui s’est arrêtée devant moi, a repris son chemin, est revenue, pour stopper plus loin, puis se raviser et me parler pendant presque dix minutes pour finir par s’excuser en disant « j’aimerais beaucoup lire votre roman », l’acheter, revenir vers moi, me dire qu’elle est « très heureuse » et que cela lui fait « très très plaisir », et oublier sa dédicace (qu’elle a eue, car je l’ai hélée avant qu’elle ne tourne le coin de la rue).

Délicate lectrice, merci à vous pour ce joli moment de discussion.

Ce genre de rencontre est typiquement celle que j’aime en tant qu’auteur. Parler avec les potentiels lecteurs et comprendre qu’un sourire peut vous soutenir pendant toute une semaine (ce qu’a fait, sans le savoir, ma jolie lectrice !)

La suite ? La présentation du recueil de nouvelles « Mirages » de Jacques Barthélemy.





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