Thursday, February 14, 2013

Toutes ces situations où j’aurais dû dire NON


Non, cela me connaît ! Je suis même pour certains « la spécialiste ès-non » ! Mais je le reconnais, il y a des situations au cours desquelles j’aurais absolument dû dire NON (et peut-être merci, en option).

1. Quand ma mère a voulu me couper les cheveux à la Jean Seberg à l’entrée de maternelle :stressée comme pas deux, elle a appris la possibilité de voir arriver des poux dans la longue chevelure bouclée de son rejeton (moi, donc)    et a décidé de la jouer radicale. Résultat : une coupe hyper courte en pleine période cheveux longs et un traumatisme pendant un an. La prochaine fois, ce sera « Non, merci maman, je préfère encore les poux ! ».

2. Quand mon cousin germain m’a demandé d’être son témoin de remariage : résultat des courses, son meilleur ami a râlé toute la cérémonie, sa mère faisait la gueule (elle espérait peut-être la place, elle aussi ?), mon cousin a peu apprécié mon discours de témoin (et le décompte des ex potentiellement vivantes dans la salle), et j’ai dû danser avec le témoin de la mariée qui était un vieux dégoulinant qui a essayé deux fois de me pincer les fesses avant de se retrouver avec ma main sur la figure (ce qui a déclenché l’ire de la mariée, qui, du coup, a mené un embargo sur ma présence aux réunions familiales). Merci Cousin !

3. Quand mon ex m’a demandé en mariage et que j’ai dit « je peux réfléchir » : alors que c’était tout réfléchi ! Il n’est (encore ?) pas né celui qui va me mener à l’autel ! Premièrement parce que je ne peux absolument pas porter de blanc (avec mon teint de neige, cela ferait ton sur ton et donc transparent !) et en outre, le garçon en question n’avait aucun sens commun en matière d’égalité dans le couple. Pour lui, le mariage c’était la femme à la maison avec les enfants, l’homme au bureau. Du coup, il a pensé que j’allais dire oui et quand j’ai finalement dit « non », j’ai eu droit aux grandes scènes homériques de rupture. Le prochain aura juste droit à un « Non, merci, mais c’était gentil de le proposer ».

4. Quand la coiffeuse m’a dit « Une frange courte vous ira hyper bien » : Pourquoi n’ai-je rien dit sur le moment ? Je me suis retrouvée pendant quatre mois avec un petit morceau de cheveux barrant le milieu de front dans le plus pur style Jeanne d’Arc version Milla Jovovich (mais sans la beauté de Milla, bien sûr !). Désormais, maintenant, quand on me propose une coupe, je réponds « Non, merci, je garde mon carré plongeant ». Même si j’ai envie d’autre chose.

5. Quand ma collègue de travail m’a dit « tu veux bien prendre en charge mon chef pendant ma semaine de congés » : Bonne poire et bonne collègue, j’ai répondu par l’affirmative…. Et j’ai galéré pendant une semaine entre le mien et le sien, en faisant 8-20h, en mangeant sur le bureau, en rattrapant ce qu’elle avait omis de faire avant de partir, et quand elle est rentrée et que j’ai posé trois jours, elle a poliment refusé de me remplacer car « elle n’était pas capable d’assumer deux postes aussi difficile ». La fois d’après, cela fut un non catégorique.

6. Quand ma mère m’a demandé à seize ans si j’avais besoin de la pilule : « Heu, bien sûr que non, maman, voyons ! » ai-je répondu en planquant la plaquette dans ma besace scolaire. Elle n’a pas répondu et m’a regardée avec tellement de fierté que j’ai attendu d’avoir vingt ans pour lui expliquer que j’étais allée voir son gynécologue en douce à quinze ans avec ma grand-mère. Du coup, elle a un peu remis en cause la relation de confiance mère-fille pendant quelques mois.

7. Quand mon chef m’a dit « pouvez-vous rester ce soir, tard ? » : et que j’ai répondu « oui, évidemment », alors que j’avais l’occasion d’aller prendre un verre dans le pub que fréquente le garçon de la boîte aux lettres. Du coup, j’ai bossé jusqu’à vingt-et-une heures, sans remerciement, en rentrant en métro et en patientant à l’abribus pendant vingt minutes, au lieu de lui dire « Non, pas ce soir, j’ai piscine » et accessoirement une tablée à laquelle je souhaite m’inviter pour sourire au garçon de la boîte aux lettres. Tant pis pour moi.

8. Quand on m’a demandé si j’aimais ce plat : et que j’ai répondu « oui, merci », poliment et que j’ai dû en avaler trois ou quatre fois pendant un mois de vacances. Alors que je déteste au plus haut point le chou-fleur en béchamel et qu’à la simple vue d’un chou-fleur, je tourne de l’œil. La prochaine fois, je répondrais un poli « Non, merci, je suis allergique » sans préciser « à cette merde de légume » et je déclinerai toute invitation superflue ultérieure de cette famille de mordus du chou-fleur !

J’aime aussi dire oui, mais non, c’est plus drôle et cela désarçonne les gens qui prennent cela comme une rébellion… alors que c’est juste être poli … « Non, je ne veux pas t’épouser » c’est mieux que « oui, on divorce ».

Qu’en pensez-vous ? J’attends vos avis et commentaires… Et vos tuyaux !




2 comments:

  1. Continuez, j'adore !
    J'ai l'impression de me voir dans un miroir.
    Effet thérapeutique à distance.
    Et avec le sourire !

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    Replies
    1. Merci (je ne suis pas sûre d'être un bon miroir) ... et si vous adorez, lisez les deux derniers papiers... et celui-ci.... histoire de sourire un peu plus ;)
      http://lisagiraudtaylor.blogspot.fr/2013/02/les-10-raisons-de-maimer-parce-que-je.html

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