Influencée par Stéph75005
Résumé :
Deux années de la vie de la poétesse Marina Tsvetaieva, 1919 et 1920, alors qu'en pleine guerre civile, elle est à Moscou avec ses deux filles, son mari combattant dans les armées blanches. Les difficultés matérielles - la Russie connaît alors une grande famine - la contraignent à laisser ses filles dans un orphelinat. La plus jeune, Irina, mal aimée et sans doute atteinte de troubles mentaux, y meurt de faim. Un drame qui pousse Marina Tsvetaeva à revenir sur sa vie passée pour essayer de comprendre comment elle en est arrivée à laisser mourir son enfant dans un orphelinat, alors qu'elle en avait sorti l'aînée, Alia, quelques semaines plus tôt.
Le contexte :
Je pense que Stéph75005 a entendu mon podcast d’il y a une dizaine d’années sur « moi et la poésie »… car j’y parlé de Marina Tsvetaieva et mes lectures de « Insomnie », « Le Ciel brûle », Les arbres » ou encore le magnifique « Après la Russie »… Comment donc résister à cette proposition !?
Mon avis :
Béatrice Wilmos évoque la vie de Marina Tsvetaeva, poétesse russe, principalement lors de la Grande Guerre lorsqu’elle vit séparée de son époux, seule avec deux enfants.
Parmi ses filles, elle a une préférence, on le sent vite. Alia est vive, Irina est différente, pleine de troubles comportementaux. Marina regrettera un jour cette inclinaison mais elle doit affronter le climat particulièrement compliqué de cette guerre et des soubresauts politiques russes.
Ce texte a une poésie, une délicatesse, une douleur sourde, et le romanesque tragique qui sied aux grands destins et aux choix qui n’en sont pas vraiment.
A travers des mots, on sent la puissance de la vie, de celle de Marina à travers ses notes, ses poèmes, ses carnets et les bouleversements de son existence. Il y a de la tristesse insondable, de la flamboyante présence et du lyrisme dans les descriptions des grands espaces, des évènements majeurs de Marina, des coups de la vie.
Ce court roman est empli de poésie, de dureté, de sentiments révoltants ou qui pourraient l’être ; notamment au niveau du traitement entre les deux enfants.
On découvre une femme, morte en 1941, complexe, fascinante, troublée, dans le tourbillon d’une vie, d’une époque, d’un pays.
J’ai été très émue à la fin du roman et je dois avouer avoir eu le cœur gros de quitter ces lignes.



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