Sunday, 28 June 2026

Le pain noir – tome 2 La fabrique du roi de George-Emmanuel Clancier - retour de lecture




Résumé :

Les temps sont durs pour les Charron, famille de métayers dans la France du XIXe siècle. La mère n’est plus. Accablé par le chagrin, le père peine à se relever. C’est à Catherine, du haut de ses treize ans, que revient soudain la charge de toute la maison.
La jeune fille n’est pas seule dans ce combat contre la misère : il y a son frère Francet et ses amis Julie, Amélie et Aurélien ; il y a le père Baptiste, le tourneur qui ouvre devant eux les portes de « La Fabrique du roi » et d’un monde nouveau ; il y a aussi la belle Émilienne, qui se dresse sur la route obscure de l’enfant comme un espoir insensé. C’est le temps de l’adolescence : les rires se mêlent aux pleurs, les jeux aux travaux, l’amour naît de l’amitié…



Le contexte : 

Ayant beaucoup aimé les pérégrinations de Cathie et des Charron, je continue ma lecture… 


Mon avis :

Après la mort de sa mère, Cathie prend en charge sa fratrie et la charge de la maison. Elle est là, immuable mais aussi titillée par les prémices de l’adolescence, des amitiés, des attirances et ses certitudes volent en éclats.

George-Emmanuel Clancier poursuit la saga des Charron, métayers du limousin qui vont devoir migrer vers la ville, s’établit dans les usines, fabriques et autres sites industriels pour survivre.

Nous suivons toujours Cathie du haut de ses treize ans, son frère Francet, et leurs amis Julie, Aurélien et Amélie. Chacun apporte sa pierre à cette fratrie, l’entraide, les espoirs, les désillusions et son lot de peine (par brassée !).

Cathie espère, entrevoit un autre avenir mais dans la fabrique du Roi, de la porcelaine, tout n’est pas aussi beau de le rendu final. Il y a la charge de travail, les heures abrutissantes, la faim, les tâches ménagères, les plus petits à nourrir, à consoler et souvent, on s’oublie. 

Cathie ne devrait connaître que des chansons et faire ses devoirs au lieu de veiller sur la dureté de la vie quotidienne et cette misère qui est tapie dans l’ombre de la famille Charron.

C’est alors qu’elle rencontre Emilienne, la fille de ses patrons, qui l’éblouit et lui fait oublier sa condition de servante. Quand elle accepte d’être embauchée à la fabrique de porcelaine, elle est loin de se douter du labeur, et des peines qui vont arriver, y compris envers son ami d’enfance, le généreux Aurelien qui rêve d’être son fiancé… 

Un soir de bal, lors d’une étreinte furtive avec le frère d’Emilienne va bouleverser la vie de Cathie, ses projets et la vie de son entourage.

Comme depuis le début, G.E. Clancier conte la vie modeste, pénible mais volontaire de cette famille, avec tous les à-côtés sociétaux, industriels, médicaux et politiques à travers la France rurale et citadine du XIXe siècle dans cette région Limousine. 

Avec son écriture agréable, fluide, intense, virevoltante par moments, il nous entraîne dans une valse délicate comme la porcelaine mais tranchante comme un couteau. 

Je continuerai donc le Pain noir d’ici l’automne avec les deux derniers tomes.




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