Résumé :
Le contexte :
Ayant beaucoup aimé les pérégrinations de Cathie et des Charron, je continue ma lecture…
Mon avis :
Après la mort de sa mère, Cathie prend en charge sa fratrie et la charge de la maison. Elle est là, immuable mais aussi titillée par les prémices de l’adolescence, des amitiés, des attirances et ses certitudes volent en éclats.
George-Emmanuel Clancier poursuit la saga des Charron, métayers du limousin qui vont devoir migrer vers la ville, s’établit dans les usines, fabriques et autres sites industriels pour survivre.
Cathie ne devrait connaître que des chansons et faire ses devoirs au lieu de veiller sur la dureté de la vie quotidienne et cette misère qui est tapie dans l’ombre de la famille Charron.
C’est alors qu’elle rencontre Emilienne, la fille de ses patrons, qui l’éblouit et lui fait oublier sa condition de servante. Quand elle accepte d’être embauchée à la fabrique de porcelaine, elle est loin de se douter du labeur, et des peines qui vont arriver, y compris envers son ami d’enfance, le généreux Aurelien qui rêve d’être son fiancé…
Un soir de bal, lors d’une étreinte furtive avec le frère d’Emilienne va bouleverser la vie de Cathie, ses projets et la vie de son entourage.
Comme depuis le début, G.E. Clancier conte la vie modeste, pénible mais volontaire de cette famille, avec tous les à-côtés sociétaux, industriels, médicaux et politiques à travers la France rurale et citadine du XIXe siècle dans cette région Limousine.
Avec son écriture agréable, fluide, intense, virevoltante par moments, il nous entraîne dans une valse délicate comme la porcelaine mais tranchante comme un couteau.
Je continuerai donc le Pain noir d’ici l’automne avec les deux derniers tomes.



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