Sunday, 31 May 2026

Le pain noir de Georges-Emmanuel Clancier - retour de lecture

 


Influencée par Liliane

Résumé :

Dans le Limousin des années 1875, la famille Charron, dont Catherine est la cadette, est chassée de la ferme qu’elle exploitait. Ces honnêtes métayers trouvent refuge au sein des faubourgs de la ville, mais dans la France du XIXe siècle, il y a les maîtres et ceux qui les servent pour une vie de misère.




Le contexte : 

Limousin, saga familiale, roman régional, XIXe siècle… Autant vous dire que Liliane me l’a tellement bien vendu que j’ai ajouté les 4 tomes à la liste… Désormais, je vais « devoir » m’y coller, comme elle m’a signalé ! 


Mon avis :

Ce premier opus nous plonge dans le XIXe siècle, en Limousin… ce tournant de fin de siècle avec la guerre contre les Prussiens et, surtout, la condition misérable des paysans.

George-Emmanuel Clancier a évoqué sa grand-mère pour écrire cette saga familiale. Cette grand-mère qui lui parlait de sa vie, qu’il aimait et qu’il avait peur de perdre un jour, vit à travers les personnages des Charron.

Grâce à une écriture simple (mais pas simpliste), avec un soupçon d’élégance, il s’attache à montrer les détails des vies… les cheveux d’une mère, les habits d’une jeune fille, les peurs des soldats en devenir, les veillées, la force d’un père et les affres des paysans de ce siècle, de cette terre et de la nécessité de survie.

Le Pain Noir (tome 1) est un roman régional, soit, mais surtout un panorama social, familial, politique et sociétal d’une période difficile mais avec d’énormes avancées et espoirs…

Au milieu de tout cela, Clancier pose une certaine voix poétique dans les descriptions, dans les gestes, dans les mots.

On va donc suivre Catherine, une gamine, à travers sa vie difficile, le placement des enfants (nombreux) pour apporter quelques sous pour nourrir les nouveau-nés, le travail, la dureté de la vie, les répétitives tâches quotidiennes et l’influence politique, sociétale ou ecclésiastique. 

Les Charron vont lutter sans espoir, côtoyer la mort, les handicaps de la vie, les difficultés des métiers, les longues heures mais aussi les rencontres qui changent une vie.

Quand ce premier tome finit, la vie est bouleversée chez les Charron et on voit Cathie se faire jeune fille, avec une idée différente de la vie qu’elle aimerait mais qu’elle n’imagine pas voir se réaliser.

Pareillement à Anglade, Michelet, etc., Clancier décrit fort bien un pays, une langue, des vies, des contrées, des traditions, des croyances… et oui, la beauté des paysages aussi.

J’ai hâte de lire la suite !




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