Influencée par MOI, la fan girl de Daniel Crozes
Résumé :
Portrait d'une femme passionnée qui cherche à s'imposer dans le monde de la coutellerie dominé par les hommes.
Le contexte :
Daniel Crozes. C’est l’unique raison de mon choix.
Je continue à lire ses romans…
J’aime son écriture, ses histoires et l’Aveyron (après la Dordogne, évidemment !).
Mon avis :
Je pense que, maintenant, vous connaissez mon grand intérêt (oui, oui, je fais ma Fan Girl) pour Daniel Crozes et le fait qu’il vante son terroir aveyronnais autant qu’il le peut. Il présente un métier, une période, un lieu, des histoires singulières, des personnages, toujours dans l’optique de faire connaître la beauté et la vie palpitante de l’Aveyron depuis des siècles.
Là, il pose son roman à Laguiole pour conter le destin de Mathilde Chauchard, 28 ans, jeune, passionnée, hors normes pour l’époque (début des années 30).
Comme régulièrement, l’auteur présente une femme et l’inclut dans une histoire de terroir, dans l’Histoire, dans un domaine et dans son temps.
Là, nous sommes entre 1933 et 1935 quand Mathilde prend les rênes de la coutellerie familiale à Laguiole après l’accident de son père.
Qui ne connaît pas, de nos jours, les couteaux Laguiole ?
Cette jeune femme doit rendre un couteau exceptionnel pour l’offrir au président de la République… et là, son talent et son sens des affaires va lui faire gagner une notoriété auprès des spécialistes mais va attirer la jalousie des auteurs couteliers ainsi que du fait qu’elle est une femme dans un milieu exclusivement (ou presque) masculin.
En outre, elle est sportive, moderne, avant-gardiste dirons-nous, et prête à en découdre avec ses concurrents et ceux qui la pensent trop « fragile et féminine » pour s’imposer.
Daniel Crozes pose aussi un regard sur le terroir, fascinant mais rude, hostile de temps en temps, de l’Aubrac et qui n’aide pas Mathilde à lutter, elle-même, contre ceux qui voudraient qu’elle trébuche.
Malgré de temps à autre de longues descriptions, on sent tout l’amour de sa terre, de ces destins aveyronnais, de ce coin de Terre qu’est l’Aubrac, de ce métier toujours intéressant, et de ces femmes qui ont contribué à réhabiliter la place des femmes dans la société, place qu’elles avaient déjà occupée dans le passé mais qui avait été occultée par certains (jaloux ? misogynes ?).
J’ai, comme vous le comprenez, beaucoup aimé l’histoire de Mathilde, la vision du romancier sur sa terre et sur les métiers qui méritent toute notre attention.



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