Wednesday, 8 April 2026

Ce qui reste de Bernhard Schlink - retour de lecture

 

Résumé :

À soixante-seize ans, Martin apprend qu’il n’a plus que quelques mois devant lui. Il s’attelle alors à mettre sa vie en ordre avant de mourir : il le doit à son épouse, Ulla, et à leur jeune fi ls, David. Mais comment savoir ce qui sera le plus important pour eux, une fois qu’il ne sera plus là ? Et comment profiter ensemble du peu de temps dont ils disposent, tout en préparant celui de l’après ?


Le contexte : 

Bernhard Schlink…

Ai-je besoin de rajouter quelque chose ? Autre que j’aime cet écrivain allemand, son approche, sa façon de revenir sur l’Histoire de son pays sans complaisance et avec une émotion toujours sensible ? 


Mon avis :

Quelle trace laisse-t-on quand on disparaît ? 


Que doit-on transmettre dans les derniers moments d’une vie dont l’échéance est annoncée ?


C’est ce qui arrive à Martin, 76 ans, papa d’un petit garçon et mariée à une jeune femme, Ulla, qui l’a choisi.


Un matin ordinaire, il apprend qu’il a maximum six mois devant lui avant l’irrémédiable et martin choisit d’entamer une réflexion sur le sens de la vie ; non pas de la sienne mais de celle de ce qui va rester de son passage, de sa vie.


Il entraîne alors une réaction en chaine… celle de l’amour, de la transmission, de la passion, de la vie sans une personnage aimée.


Bernhard Schlink qui dédie son livre à feu son traducteur français, produit un roman à la fois plein d’espoir et ténèbres à venir.


Le roman s’articule doucement autour d’un Martin déboussolé… le premier tiers est un peu comme un manège, on tourne en rond, sans savoir quand tout cela va s’arrêter, puis, au deuxième tiers, Martin comprend, assimile, et se recentre sur les autres, ceux qui vont rester.


Pourtant, les doutes l’assaillent… Ulla est-elle fidèle ? Qui est le père d’Ulla ? Comment transmettre à son fils David, l’essentiel sans paraître trop lourd, trop abrupt, trop pathétique ?


Doit-on lever tous les secrets, les non-dits et les vérités avant de sortir de scène ?


Martin, dans le dernier tiers, est sur le déclin et l’émotion arrive en tourbillon. Il a essayé, il a accompli, il est accompli, ou presque.


Bernhard Schlink parle de l’amour, celui de la vie, celui que nous devrions apprécier, humer, célébrer tous les jours, pas, uniquement, quand nous sommes confrontés à la mort ou à l’absence.


Le roman est simple, sans pathos, sans grande tirage sur le sens de, le but de… C’est l’histoire d’un homme ordinaire, qui a vécu, a aimé, s’est pensé éternel et a douté.


J’ai aimé déambuler dans les méandres des questionnements de Martin, de la vie d’Ulla et ses intentions, des réactions émotionnelles et de la réflexion sur la vie qui s’éteint. 


Cela fait cheminer son propre cerveau sur son héritage, son passage sur Terre et la trace que l’on va laisser, volontairement ou pas.


Comme d’habitude, Schlink a une plume forte, légère et sombre à la fois qui va crescendo en perdant, par moment, le lecteur/la lectrice dans sa propre expérience et son impression.




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