Wednesday, 4 February 2026

Veiller sur elle de JB Andrea - retour de lecture



Influences : par Rozzie

Résumé :

Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure, il a du génie entre les mains. Héritière du clan Orsini, Viola a passé son enfance à l'ombre d'un palais génois. Elle a trop d'ambition pour se résigner à la place qu'on lui assigne.
Ces deux-là n'auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, Viola et Mimo jurent de ne jamais se quitter. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l'Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s'il doit perdre Viola ?




Le contexte : 

Deuxième roman pointé par Rozzie, prix Goncourt, largement encensé partout… sauf que trop d’engouement m’avait refroidi… mais, voilà, quand c’est proposé par la môman de JP et sa sœurette la paupiette (non, non, elle ne s’appelle pas paupiette !), impossible de résister (le Général Hux a lourdement insisté !). 


Mon avis :

Veiller sur la Piéta (ou autre… on ne dévoile rien ici !), c’est ainsi que le titre pourrait se traduire.

Mimo, ou Michelangelo Vitaliani (prénom prédestiné pour un sculpteur de pierre, merci à maman), est un homme âgé quand on fait sa connaissance. Il vit depuis quarante ans dans un monastère italien et demeure un mystère pour ses compagnons. Il est venu volontairement se réfugier dans cet endroit coupé du monde. Pourquoi ? Quel est le mystère qu’il cache ? Que veut-il fuir ?

Parce que cet homme est aussi l’un des plus grands tailleurs de pierre du XXe siècle et qu’il a eu une vie incroyable. Né en France de parents italiens venus chercher du travail, il est traité de rital, de nain (ce qu’il est) mais il possède un don, celui de tailler dans la pierre. A la mort de son père, il est renvoyé par sa mère dans leur pays qui offre plus de possibilités pour développer son art de sculpteur.

On le suit en Ligurie, exploitant son don, et endurant violences corporelles, humiliations et pauvreté, jusqu’à sa rencontre avec Viola dans un cimetière. 

Elle, c’est l’héritière des richissimes Orsini, seigneur de la région. 

Mimo et Viola ont le même âge et possèdent deux caractères singuliers qui les réunissent. Ils ne vivent pas dans le même environnement mais ô diable les conventions. Ils se lient d’une amitié amoureuse platonique traversant les décennies, même quand la trop libre et effrontée Viola va suivre son destin.

Ceci n’est pas une histoire d’amour ! 

C’est une histoire singulière et romanesque qui n’a pas la force que j’attendais à l’entame du roman.

Ces deux personnages traversent l’Histoire de l’Italie, s’attirent mais se repoussent, s’apprivoisent, se guettent et se retrouvent ; pourtant j’ai guetté un souffle non conventionnel.

Ce roman oscille entre deux… réel et irréel, fable et fresque et on se demande quand on aura droit à la finalité.

Attention, le roman est beau, original mais il m’a manqué, je le répète, un vrai souffle… romanesque (ce qui est comble !) et puis il y a du Julien Sorel dans Mimo et mon aversion pour le premier n’a pas aidé le second ! 

J’ai beau avoir pris un certain plaisir en lisant ce roman, sans m’être ennuyée (sauf à quelques endroits, ce qui est négligeable) mais il m’a manqué l’Histoire dans cette fresque…

Alors, oui, Viola est un personnage avant-gardiste, luttant contre sa condition et le patriarcat (eh oui, il faut se remettre dans le contexte, n’en déplaise à certains !), Mimo un mec pas banal, mi-génie, mi-soulard qui veille, surveille et émerveille par ses talents mais aussi par ses oublis de la morale face au fascisme notamment (vaste sujet… l’art et la morale !).

Oui, l’écriture est belle, les descriptions un brin flamboyantes et le côté épique ne s’arrêtent jamais mais j’attendais que cela se fige à un moment sur une fresque historique romanesque (comme nos chers auteurs russes savent le faire) avec plus d’aspérité dans certains personnages… 

Reste que l’histoire se déroule dans une Italie à l’Histoire fascinante et à son image (volubile et diverse), que certains passages (le cirque, la sculpture, etc.) sont envoûtants comme certains paysages dans la campagne italienne mais la fin n’a rien de la force que j’attendais.

Merci à Rozzie sans qui je n’aurais jamais lu ce roman et qui m’a permis de me plonger dans les racines italiennes d’une partie de ma famille (même si chez nous ce sont la Vénétie et la Toscane !). 




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