Tuesday, 17 February 2026

Nous sommes l’étincelle de Vincent Villeminot - retour de lecture

 


Influencée par ma Justine

Résumé :

Quand les tensions entre générations deviennent trop fortes, des groupes d'adolescents choisissent de rompre définitivement. Mais créer une société alternative est-il possible ?

C'était il y a longtemps. Avant qu'on interdise la Forêt, avant les braconniers, les cannibales, les commandos...
En 2025. Antigone et Xavier, puis Paul, Jay, La Houle avaient vingt ans. Ils sont partis dans la Forêt. Ils ont cru à ce rêve, à cette révolution. Comme des milliers d'autres. Et maintenant, trente-six ans plus tard, parmi les arbres, il en reste seulement quelques-uns. Des survivants. Presque des enfants.




Le contexte : 

Ma Justine a toujours de bonnes lectures… C’est la maîtresse dont tous les enfants doivent rêver… et je lui fais entièrement confiance !


Mon avis :

Ce roman est étonnant à lire, principalement parce qu’on peut s’y perdre sans réellement savoir pourquoi ou comment. Les temporalités et lieux alternés pourront dérouter certains lecteurs, comme le peu de mots sur une page de temps à autre ; cela peut sembler fouillis de sauter ainsi qu’un lieu à une date, un personnage et une ambiance… 

Alors que j’aurais pu soulever le sourcil en me disant « mais heu, c’est quoi ce truc ? », j’ai été accrochée par les personnages… et le fait que cela commence dans une forêt de Dordogne (oui, je suis chauvine avec ma province !).

Une poignée de personnages qui vous interrogent et qui vous poussent à essayer de comprendre comment ce livre de rébellion cité « Do Not Count On Us », écrit par un jeune universitaire, brillant, modèle en 2024, a contribué à faire exploser le système et à établir cette rupture qui nous propulse dans cette histoire aux alentours de 2040 et 2061.

Et, il faut le dire, citer le Colonel Aureliano Buendia (Cent Ans de Solitude) dans un roman ne pouvait que m’intriguer !

L’histoire est intéressante, c’est complexe et comme ça part dans tous les sens, il faut se concentrer pour assembler le puzzle de cette utopie suivie pendant des décennies. 

Au début, tout commence par trois enfants qui vivent dans la forêt, s’amusent puis disparaissent, enlevés par des braconniers (anthropophages, dit-on !), et tout le reste suit… la recherche, la quête, la révolte, les aventures, la peur, la prise de conscience… Le pourquoi, le quand, le comment… on voyage dans le temps pour comprendre ces sociétés, ces gens retirés du, d’un, monde.

Le propos écologiste, non moralisateur (ou peu), évoque un monde qui semble sans espoir et qui pourrait basculer vers un retour en arrière, un monde plus proche de la nature. Une nature qu’on pense, à tort, bienveillante (qui ne va pas apprécier et va nous le faire payer !) !

Ce qui m’a parlé (et la raison pour laquelle j’ai trouvé ce roman accrocheur malgré ses défauts) est le constat sur la famille… celle qu’on reçoit (et subit) et celle qu’on se crée, qu’on forme autour de nous pour traverser les épreuves de la vie, dures ou belles.

Pourtant, le sujet principal est bel et bien la liberté et la responsabilité que nous lui devons et que nous devons aux générations à venir. 

Un roman surprenant, pas forcément facile à expliquer dans l’ensemble du contenu, mais qui a le pouvoir d’être aimé ou détesté d’emblée. 

Car, oui, soit on accepte le parti pris de l’auteur, ce côté foutraque, soit on décroche dès les premières pages et on ne peut pas raccrocher le wagon.


PS : eh, non, je n’ai eu aucun souci quant aux citations du début… on parle de texte, de mots, d’idées pour amener un roman pas de tribune populaire. Ceci n’engage que moi, mais en tant que romancière, je comprends fort bien ce procédé. 



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