Saturday, 28 February 2026

Lecture commune : Le hussard sur le toit de Jean Giono - retour de RElecture

 


Résumé :

Angelo Pardi, jeune colonel de hussards exilé en France, est chargé d'une mission mystérieuse. Il veut retrouver Giuseppe, carbonaro comme lui, qui vit à Manosque. Mais le choléra sévit : les routes sont barrées, les villes barricadées, on met les voyageurs en quarantaine, on soupçonne Angelo d'avoir empoisonné les fontaines ! Seul refuge découvert par hasard, les toits de Manosque ! Entre ciel et terre, il observe les agitations funèbres des humains, contemple la splendeur des paysages et devient ami avec un chat. Une nuit, au cours d'une expédition, il rencontre une étonnante et merveilleuse jeune femme. Tous deux feront route ensemble, connaîtront l'amour et le renoncement.


Le contexte : 

J’ai décidé de relire 4 romans « classiques » cette année et j’ai embarqué quelques personnes qui avaient soit envie, comme moi, de relire ces œuvres, soit de les découvrir mais avec une appréhension.

Avec un (minuscule) groupe, cela fait moins peur…

Un podcast est disponible pour ce groupe sur Patreon et ici : https://soundcloud.com/lisagiraudtaylor/lc-le-hussard-sur-le-toit-jean/s-gBVwpQxMeFa?si=b4d758f96e0b4624bb379df30b997799&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing


Mon avis :

Que dire ? Qu’à la 3e relecture de ce roman complexe à résumer de Jean Giono, j’ai encore adoré ces côtés mêlés d’aventures, de romanesque, de réflexions, de relations humaines et de contemplation par moments ?

Eh bien, oui… J’ai grandement apprécié cette relecture !

Les descriptions sont longues mais emplies d’une beauté toute provençale (qui parle à toute personne ayant arpenté la Provence dans son entièreté), que ce soit le long de la Durance, la campagne ou les petites villes, et même la vision romanesque d’Angelo sur les toits de Manosque, sentant les odeurs des charniers aux alentours, pendant sa fuite. 

Angelo avance sur les routes et le choléra aussi, nous entraînant à sa suite. Ses pensées offrent des moments suspendus au lecteur et la rencontre avec Pauline dans cette maison seulement éclairée par un candélabre est d’une poésie folle. 

Quel que soit le personnage rencontré, la description qu’en fait Giono, apporte une touche de plus dans cette beauté des mots.

Entre les chemins parcourus par Angelo et Pauline, les conversations passionnées mais, parfois, interrompues, donnent au lecteur une réflexion personnelle en sus de celles développées du roman.

Les mots de Giono célèbrent sa chère Provence, montrent la chaleur d’un soleil d’été qui fait suffoquer mais qui réchauffe tout sur son passage. Il décrit la mort, les spasmes, l’odeur ressenti par le mourant, les charognards, la peur qui s’échappe par tous les pores de la peau, etc.

J’aime encore plus la façon dont Jean Giono laisse en suspension des réflexions ou des divagations du Hussard qui interpellent notre propre pensée et nos actes.

No comments:

Post a Comment

N'hésitez pas... tous les auteurs aiment les commentaires....

Le blog d'une ItemLiz Girl

Newsletters !

Les Archives