Influencée par la maman de Lila et Carine
Résumé :
1910. On embauche au puits Amélie, ainsi nommé en l'honneur d'Amélie Zurcher, femme opiniâtre et visionnaire, qui, à l'origine des mines de potasse, bouleverse la vie des habitants de Wittelsheim. Ainsi, après la faillite de sa menuiserie, Lucien Mosmann devient mineur, la mort dans l'âme. Par solidarité, sa fille Blanche, tout juste seize ans, travaille également pour la mine. Là, elle rencontre Antoine Friess, qui vient d'un vignoble ravagé par le phylloxéra. Les nouveaux mineurs découvrent au fond des galeries un labeur épuisant et dangereux, mais aussi l'entraide qui y règne. Blanche et Antoine envisagent de se marier, lorsque la guerre éclate...
Le contexte :
Une lectrice du Blog (Carine) est alsacienne et m’a dit que ce roman lui avait « remué les tripes » … Comme je continue à lire des romans régionaux tous les mois, et que je n’avais rien lu sur cette belle région…
J’ai pioché dans les recommandations de Carine et la maman de Lila me l'a pointé également... Deux raisons de lire !!
Merci !
Mon avis :
Marie Kuhlmann vous évoque la vie difficile de ces personnes bien souvent courageuses mais malmenées.
Antoine, amoureux fou de Jeanne depuis l’enfance, qui se fait éconduire après promesse de mariage par cette dernière qui lui préfère un vigneron vieux mais riche ; Augustin enfant abandonné, torturé par son tuteur qui trouve dans la fuite en Champagne, une voie vers le travail de vigneron mais aussi une famille aimante ; Blanche, jeune fille volontaire, aimante, bienveillante qui se fait engager dans l’administration des mines pour suivre son père contraint et forcé à y travailler, mais aussi Anneliese, l’amie de Jeanne, éconduite aussi, qui rencontre Augustin… et puis aussi Mme ZUrcher, cette patronne avant-gardiste et Kurt Friedrich, chef du fond qui va provoquer quelques émois.
Ce roman est très facile à lire, sans être simpliste (sauf la fin trop facile pour moi). Les destins se croisent, les histoires sont très romanesques (trop parfois) mais le fond est le plus intéressant.
Mais le principal sujet est bien le destin des alsaciens et mosellans (même si on évoque plus l’Alsace et peu la Moselle) depuis 1871. Ce territoire où peu parlait allemand ou français mais que la langue alsacienne et ne pouvait accéder à des postes à responsabilités (réservés aux allemands de souche).
Ceux qui étaient restés après 1871 étaient ceux qui n’avaient pas eu les moyens de tout laisser derrière eux pour regagner la partie française…
Alors oui en 1914, logiquement les hommes (sauf ceux qui avaient fait leurs classes en France, comme Augustin vivant en Champagne à l’époque) ont combattu sous l’uniforme allemand… En 1918, redevenue française, ce sont les français, vainqueurs, qui ont traité les alsaciens (et mosellans, ne les oublions pas) de manière méprisante… jusqu’à 1939, où fiers d’être français, ils sont pour beaucoup devenus des malgrés-nous.
À travers ces destins, c’est une histoire intense que celle de ce coin de France.



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