Sunday, 8 February 2026

Cache-Cache de Søren Sveistrup - retour de lecture


influences : mon papa noël personnel 


Résumé :

Un, deux, on va jouer à un jeu

Tout commence par une innocente comptine que chantent les enfants lorsqu’ils jouent à cache-cache…

Trois quatre, je vais te battre comme plâtre

Pour soudain tourner au cauchemar…

Cinq, six, il faut que le jeu finisse.

Et réveiller le souvenir d’un passé sanglant.




Le contexte : 

J’avais adoré Octobre et le personnage (tête à claque) de Mark Hess… Quand j’ai vu la sortie en automne de ce 2e tome, j’ai couché le titre sur ma liste au papa noël. Ce gentil bonhomme a tenu sa promesse… et hop, je l’ai trouvé au pied du sapin ! 


Mon avis :

Les écrivains nordiques de polar sont un souffle particulier. Même si l’idée de départ peut être simple, au fil des pages, les intrigues se développent, se complexifient et troublent le lecteur.

C’est le cas, encore, pour la suite d’Octobre de Søren Sveistrup.

Je dois avouer que j’avais hâte de retrouver le duo d’enquêteurs et ce côté un peu tordu de l’auteur.

Le point de départ est la découverte d’un corps en 1992, lors d’une sortie scolaire et le simple jeu de cache-cache. Des années plus tard, une série de meurtres réveillent cette sordide affaire et effraie la police. En effet, un tueur traque socialement et digitalement des personnes lambda et leur énonce une comptine avec photos de leurs vies à l’appui (à dix, « trouvé », bref, t’es mort !). 

Parmi les meurtres non élucidés, il y a Caroline, tuée deux ans auparavant et qui semble liée à ce meurtrier. Quand de nouveaux meurtres se produisent, Marie, sa mère, se lance dans l’enquête au détriment de sa famille. 

De l’autre côté, la police danoise est saisie et, après les soubresauts de l’enquête d’Octobre, au sein de la Police, Thulin se trouve chargée des affaires. Elle aurait souhaité être seule mais Hess, le flic d’Interpol, se rajoute à ses soucis personnels. Lui n’a aucune envie d’être là (il a fui leur relation) et n’est là que pour son frère qui se meurt à l’hôpital.

A chaque pierre soulevée, se trouve une question, un même schéma meurtrier et un secret dévoile la vie des personnes traquées. En parallèle, on suit les turpitudes des relations entre Thulin et Hess à titre familial, amical ou amoureux. Chacun possède ses failles, ses remords, ses regrets et les emmerdements qui vont avec la vie de famille, sans compter sur les relations professionnelles qui n’aident pas !

Entre révélations, traque, douleurs des familles (notamment le beau personnage de Marie et sa douleur sourde et son désespoir face au manque de réponses sur sa fille), et la pression politico-policière, Cache-Cache est un roman qui se lit avec avidité, même si on connaît les mécanismes des polars nordiques.

Les chapitres courts rythment très bien cette pavasse, malgré deux ou trois longueurs çà et là. 

Je suis restée happée par l’histoire, les histoires personnelles, les chausse-trappes et autres pas joyeusetés.

Søren Sveistrup joue aussi sur les peurs actuelles sur les réseaux sociaux et l’exposition des vies à la vue de tout le monde. Il développe ses personnages, le contexte, les descriptions de Copenhague et les alentours, ainsi que le système judiciaire et policier danois. 

J’ai vraiment aimé de paumer dans ces quelques 700 pages malgré que, comme je l’ai déjà précisé, il y a des atermoiements en surplus (même schéma opératoire du meurtrier, ce qui peut lasser certains lecteurs de polars exclusifs) mais il faut accepter qu’un auteur veuille vous noyer un peu ! 

Le final (même si je m’en suis doutée un peu – mais pas trop quand même, et vraiment pas avant la seconde moitié ! –) est vraiment palpitant et quand les révélations s’enchaînent, on se dit « ah mais merde alors ! » …

Bref, Søren Sveistrup a trouvé un beau duo, une bonne recette… autant qu’il continue, non ? 




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