Friday, October 03, 2014

Lettre à celui que j’aimais, j’aime, j’aimerai (à la demande de....)


CB et Jamie ont eu la même idée (sans se concerter, semble-t-il … hum…), me mettre au défi d’écrire une lettre d’amour à quelqu’un qui fait partie de mon passé, mon présent, ou un hypothétique futur … J’ai le choix du temps…

Ben, quand même merdus !

Cela partait du constat (erroné ?) que je ne suis pas (même si je suis une fille) –trop- romantique et je ne me pâme pas devant Titanic ou toute autre guimauve larmoyante.

Premier fait à rétablir, ce n’est pas parce que je n’aime pas Titanic (Dirty Dancing, et consorts) que je ne soupire pas bêtement sur des films romantiques. Disons que ma perception du romantique est sûrement différente du commun des mortels.

Non pas que je me crois supérieur, mais simplement, ma vision a été éduquée autrement.

Alors, comme je suis, néanmoins, une élève modèle, je m’exécute docilement (enfin, n’allez pas pousser Bibi dans les orties, non plus avec vos paris stupides, je vais finir par me vexer comme un pou !).

Lettre à celui que j’aimais (ah, là, je vous vois gamberger… s’adresse-t-elle à un type qu’elle a aimé, à un mec qu’elle aime, ou au mec qu’elle a croisé hier matin ? ha ha !!)...

Et le temps employé n'est pas un indice ;) !

Et qui vous dit qu'un garçon ne l'a jamais reçu cette lettre ??? 

Je sens que certains vont mener l'enquête !! Fans de Sherlock, à vos loupes !


Donc, 

lettre à celui que j’aimais, j’aime, j’aimerai…

Lors de notre rencontre, je dois avouer que je n’ai rien remarqué de particulier. Il n’a pas eu cette alchimie que j’avais espérée connaître un jour prochain. Pourtant, au fil des jours, j’ai remarqué quelques petits détails qui m’ont plus tout de suite : une façon de regarder, un détail sur ta peau, une intonation de voix différente quand tu t’adressais à moi que tu n'avais pas avec les autres, un sourire en coin à mes jeux de mots idiots, etc.

Petit à petit, j’ai appris à reconnaître ton pas dans l'escalier, tes humeurs, tes silences et même ce caractère de chien que tu te trimballes souvent le matin (j’en ai pris l’habitude).

Et pourtant, tout cela fait partie des indices qui m’ont mené à tomber amoureuse de toi. Oh, bien sûr, le fait que tu aimes, comme moi, la peinture, la musique, le cinéma anglais, marcher dans le sable en toute saison, admirer la montagne les matins d’hiver, lire des pavés ou rire bêtement aux blagues carambar, les soirées foot, traîner dans les musées des après-midis entiers, regarder les 15 épisodes d'une série en une journée sans bouger (sauf pour nous ravitailler en boisson et en saloperies à manger...), entre autres, font que je ne peux oublier ce qui nous lie.

Mais, en sus de tous ces détails, le plus important est notre histoire entremêlée. Ces valeurs, ces sentiments, ce parcours familial, ces non-dits, et ces principes qui font que tu étais un brin effrayant pour moi, me relient sans cesse aux miens.

Quand je te regarde le matin t’étirer doucement alors que tu en es à ton cinquième café et que tes yeux se portent avec lenteur sur tes affaires éparpillées (y'a eu une tornade dans la nuit ou quoi ?), j’apprécie ad nauseam cet instant.

Parce que nonobstant toutes ces petites choses qui font une relation et la renforcent doucement, tu me rends plus belle. A tout point de vue.

Je n’ai peur de rien avec toi à mes côtés, même du ridicule (qui, finalement, ne tue pas !). Je sais que je peux révolutionner ma vie profondément pour te laisser une place que je n’aurais accordée à personne d’autre.

Justement parce que tu sais, sans autorité, par touches régulières et délicates, me placer sur les chemins sur lesquels je ne me serais jamais aventurés. Pendant des années, j’ai erré tranquillement, sûrement vers une vie assurément moins étonnante que celle dans laquelle je me suis embarquée avec toi.

Alors quand j’en viens à trouver la raison pour laquelle je suis amoureuse de toi, l’évidence arrive rapidement : parce que tu sais ce que j’ai de meilleur en moi et tu l’exploites tendrement et tu m'apaises sans rien dire.

Rassures-toi, je fais la même chose ! J’essaie doucement, sans te brusquer, de bousculer tes certitudes et tes opinions pour t’ouvrir à d’autres horizons que je subodore comme intéressants pour toi.

Notre duo fonctionne à coup de cap/pas cap avec ce relent de tendresse et d’amour qui fait que nous seuls comprenons la voie étrange que nous arpentons.

Tout le reste est accessoire, je le sais.

Avec toi, je n’ai jamais oublié mon passé, mais je l’ai mis sur la table et j’ai évoqué des pans que je n’avais jamais ouverts à personne avant toi. Tu as su grappiller les morceaux du puzzle, pièce après pièce, doucement avec patience.

Je sais que tu m’as laissé faire pas à pas, me suivant sur ce chemin de la confidence, et je te remercie de la confiance que tu m’accordes encore et encore.

Par contre, j’ai juste un reproche à formuler, si tu pouvais me servir un deuxième café après ton cinquième, histoire que je me réveille aussi avant de prendre les transports en commun, cela m’arrangerait. Merci.

Et oui, tu as le droit de dire que mon mascara coule et que je ressemble à un lapin atteint de la myxomatose à force de me frotter les yeux parce que mon équipe vient de se vautrer en Ligue des Champions... Merci bis.

Et aussi de lever ce paquet de twix de sous mes yeux (ou de les manger, toi... un peu de sacrifice, c'est bien, non ?) les jours de grand vent (rares mais difficilement maîtrisables avec des twix sous le nez !!). Merci ter. 

Affectueusement et tendrement, à toi.


Bon, j'ai passé l'examen avec mention ou je revois ma copie ???


The Last Shadow Puppets "My Mistakes Were Made For You"






1 comment:

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