Saturday, March 08, 2014

Happiness Therapy... les signes ? Quels signes ?


Alors, là, si je m’attendais !

J’ai reçu un SMS dimanche dernier (oui, je suis longue à la détente, mais je bosse en semaine, le soir je travaille sur mes chroniques musicales ou mon petit dernier, et la nuit je dors) alors que j’étais en train de marcher le long de la plage (non, je ne dirai pas à quel endroit précis, je tiens à ma tranquillité).

Il émanait d’une copine avec qui j’entretiens ce que j’appelle communément « un copinage artistique ». 
Elle est dessinatrice de « décoration d’intérieur » et moi, j’ai fait quelques photos pour elle, il y a quelques années.

Mais nous avons une passion commune : le cinéma.

Je lui avais pointé la semaine dernière deux films qu’il fallait qu’elle aille voir « absolument » : les derniers Jarmusch et Anderson (Wes…).

Bref, son SMS disait « Viens de voir enfin Happiness Therapy. Je comprends pourquoi tu parlais de signes et d’émotion. On en parle ? ».

J’ai dégainé mon cher BlackBerry et je l’ai appelée.

Elle m’a expliqué en large et en travers « Ô combien » elle trouvait Bradley Cooper « à son très grand goût » et qu’elle approuvait mon coup de cœur de « l’année dernière ». Il faut dire que j’avais un brin insisté pour qu’elle daigne le voir « enfin ».

Et nous en sommes venus à parler du fait de rencontrer quelqu’un qui est une évidence. Comme un signe.

Comme elle me connaît un peu, elle a enfoncé une porte ouverte à mon sujet :

Je ne vois pas les signes évidents.

Mon cerveau occulte, la plupart du temps, les coïncidences et autres signes que le commun des mortels prend comme des « appels du pied » d’une autre personne.

Non pas que mon cerveau est lent (non, il est, en général, rapide), que je ne veux pas voir (je suis myope, mais quand même !) ou que la personne en face ne m’intéresse pas suffisamment (je ne suis pas si élitiste que ce que certains pensent !), mais je n’ai pas été éduquée comme cela.

Dans la famille « fantômes et compagnies » que je me traîne, les signes, les coïncidences, les évidences, et tout le tralala, c’est monnaie courante.

Justement !

J’ai hérité du côté cartésien de mon Peter (pater, si vous préférez !) qui remonte (trop ?) souvent à la surface, et j’entends, alors, sa mythique réflexion :

« Les gens pensent ce qu’ils veulent ! Moi, je suis comme Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois ! ».

Alors, les signes, pour mon papounet, c’est une perte de temps et une vue alambiquée de l’esprit de certains « dérangés du bocal ».

Pourtant, je les vois les signes, je les repère à deux cent mètres assez souvent (sauf At The Office, où je suis, trop souvent, en mode « au bureau, tu travailles, point barre. Tu laisses ton 6e sens et ses sentiments à la maison, merci », slogan asséné depuis mon enfance par les Peter-Pan à l’unisson sur le monde du travail).

Alors, je confirme. Il y a des rencontres qui sont autant de signes dans la vie.

Il y a des gens que l’on rencontre que l’on n’aura jamais dû ; on parle à des personnes à qui on n’aurait jamais pu adresser la parole si les circonstances ne nous avaient pas poussé, etc. mais il y a un but. 

Que ce soit un coup de pouce, un coup de gueule, un coup de main, un coup d’œil, etc. C’est un passage obligatoire. Ils doivent être là, à ce moment M de votre vie. « Point barre ».

Après il existe, bien évidemment, la notion d’évidence.

Elle m’a demandé si, comme le personnage de Cooper, j’avais déjà ressenti une « évidence » en rencontrant quelqu’un, « comme si tu devais le/la connaître et que c’était la logique », à la seconde même où « tu as discuté avec cette personne ».

J’ai répondu qu’effectivement cela m’était arrivé. J’ai compté (mon cerveau a été hyper efficace) et j’ai annoncé fièrement « Deux fois, pourquoi ? ».

Elle m’a alors assommé en me disant : « Et te connaissant, combien de fois tu as transgressé ta réserve et ta pudeur pour aller aux devants de ces deux personnes ? »

Réponse de mon cerveau (en lien avec le cœur, la raison etc.) : « Heu, une fois, et encore, c’est l’autre qui a fait le premier pas, sinon, on y était encore ! ».

Et là, elle a enchaîné sur une question de philo « Quand ta pudeur annihile ton audace ? Tu fais quoi ? »…

A suivre…

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