Sunday, January 05, 2014

A, l'Amour, le Nouvel An, 2h du matin et Bonne Année 2014 !!!


Messieurs, prière de passer au large ! 

Même si, j’en connais, qui me diront « Mais, tu crois que l’on n’est pas capable d’expérimenter le même style de meurtrissures, nous ? »… 

Halte-là, les mecs, soyons sérieux !

Ce papier est le fruit d’expériences communes et d’une discussion de fin d’année (entre 2h et 3h du matin avec une de mes copines habitant le bout du monde en Amérique du Sud).

J’ai cogité le lendemain (entre les restes de films engloutis, les deux ou trois langoustines qui restaient et les deux verres de cognac non bus) et je lui ai soumis ce texte. 

Elle a approuvé et m’a donné sa bénédiction (Alléluia !) pour une publication ici.

Le sujet d’introduction était « Comment tomber amoureuse du seul mec sur Terre impossible à conquérir ».

Il faut résumer un peu les choses. Ana est une fille géniale ; elle possède toutes les qualités requises pour être aimée par les filles et adorée par les garçons. Bon, elle a de larges défauts qui contrebalancent ses qualités de cœur et, notamment, cette propension à tomber amoureuse à la vitesse d’un escargot au galop.

Depuis le temps que nous sommes amies, je ne lui ai pas connu plus de deux « amoureux » véritables. Et quand je dis amoureux, c’est la version « je l’aime, c’est l’homme qu’il me faut, les violons et les fleurs par-dessus ».

C’est vous dire que quand A m’a annoncé un « Je suis amoureuse », j’ai sombré dans le crétinisme de première catégorie et j’ai enfilé mes talons de 12 en prévision d’une cérémonie d’introduction de la bestiole (oui, je suis capable de traverser la planète pour assister au mariage d’une de mes amies !).

J’ai soupiré (oui, oui, j’ai un cœur de midinette) et elle m’a asséné le coup de grâce : « Oui, mais ranges tes talons, il n’y aura jamais rien. Je suis l’archétype de la fille qu’il ne regardera jamais ! ».

J’ai argué que si ce crétin ne la jugeait pas à son goût, c’est qu’il n’en avait pas (histoire de lui remonter le moral qui baissait à vue d’oreille –oui, je sais, ça n’existe pas comme expression mais je suis l’auteur du blog, j’écris ce que je veux !).

Et là, elle a commencé la litanie des qualités de la Bestiole (surnommée pour l’occasion Juan…)  et  ce qu’elle avait ressenti.

De prime abord, à leur première rencontre,  « NADA ! ». A m’explique alors qu’elle ne l’avait même pas remarqué ; Qu’il était un type parmi un groupe et qu’il n’était même pas son type (au milieu de petits bruns à la peau mate, A adore les grands blonds tout livide !).

Pendant quelques soirées, elle n’a rien vu, rien ressenti, et même elle l’avait trouvé un brin « insignifiant voire surfait ».

« Mais que s’est-il passé ? » Ai-je demandé bêtement (oui, parce que j’ai connu ça, mais je voulais avoir sa version).

« Ben c’est simple, ce type est le plus éloigné de mes ex, mais il est juste comme j’imaginais mon idéal quand j’avais 16 ans ! » A-t-elle répondu.

« Mais tu n’as plus 16 ans et je croyais que tu étais vaccinée contre ce genre de niaiserie ! » Ai-je répondu en croisant les doigts pour qu’elle me réponde un « Oui, je sais ».

« Ben justement, oui. Mais avec lui, cela s’est fait doucement, sans bruit, ni fanfare, ni hystérie, ni rien du tout. Au fur et à mesure de nos papotages dans les soirées de ma cousine, il s’est avéré être diamétralement opposé à l’idée que je m’en étais faite et ses goûts, ses idées, son passé et sa façon de voir l’avenir sont en tous points semblables aux miens. »

« Oh… » Ai-je répliqué (que voulez-vous répondre à ça ?)

« Sans compter sur le fait que je me sente en sécurité à ses côtés, que j’ai confiance avec lui et qu’il est suffisamment crétin pour me faire rire bêtement »

« Aïe, ça sent l’amour à plein nez, A » (oui, bon, c’était idiot comme phrase, mais à 2h14 du matin…)

« Justement, je suis amoureuse… Pas lui. »

« Aïe, ça sent le cœur brisé » (oui, 2h15…)

« Ben, justement non. Il est fiancé à Bea, la bombe atomique qui bosse avec mon frère, tu vois ? »

« Oh, Oui, Merdus, Oui, je vois »…

Je voyais, oui… 1,80 m, des jambes fines, des cheveux longs, une peau parfaite, un sourire magnifique, une voix suave, un poids qui ne varie jamais et qui est, en sus, un amour de fille.

A m’indiqua qu’elle avait bien senti quelques intérêts de Juan et qu’il se souciait de ses goûts et sa vie et qu’ils rigolaient bien ensemble à faire des blagues stupides lors des soirées.

Je lui ai indiqué que faire des blagues n’était pas la gageure d’un attrait et elle m’a dit « si, quand la personne en face fait tout pour être seul avec toi et plante son regard dans le tien, même si il y a du monde ».

Bon, je la crois sur paroles, A. Elle est grande et elle a de l’expérience avec la gent masculine.

Elle a fini par me développer les qualités et défauts de Juan pour finir par m’achever à 2h40 en me disant qu’il « [possède] le contrepoids de tous mes défauts et qualités, sans compter sur notre passé et nos goûts harmonieux. Ça te convient ou je développe jusqu’à 5h ? ».

J’ai bien compris qu’elle était un brin énervée et elle a avoué qu’elle l’était surtout contre elle-même.

« Qu’est-ce que je peux être con, quand même ! Tomber amoureuse d’un type qui me brise le cœur sans le savoir et que je n’arrive pas à oublier ! ».

« T’as essayé ? » (oui, 2h47, je fatigue)

« Oui, évidemment, mais il revient sans cesse car je le compare aux potentiels autres et ils en arrivent à être insipides ! ».

Nous avons alors élaboré un plan d’action pour « désengagement amoureux, sans amoureux ».

A m’a promis d’éviter soigneusement tout contact avec Juan et de prétexter un fiancé quelconque pour éviter de le croiser aux soirées.

« Je me fais nonne ? »

« Pendant quelques temps, tu fréquentes d’autres lieux, d’autres personnes… Tu passes à autre chose, en l’occurrence, à quelqu’un d’autre ! » Ai-je dit solennellement.

« C’est ce que tu ferais, toi ? » A-t-elle questionné sournoisement.

« Ben, non évidemment. Je laisserais mon cœur se briser histoire d’en finir ! On est cons quand même de se mettre dans un état pareil pour un mec ! »

Et là, coup de grâce, le frère de A, le divin Alvaro qui arrive dans la conversation et nous plombe la discussion avec un étonnant :

« Ben, moi, je sors bien avec une fille que j’aime bien et je suis fou amoureux d’une autre depuis des lustres car elle est juste la bonne personne, mais j’ai la trouille ! ».

Ah merdus, mais pourquoi est-ce si difficile de dire à l’autre que nous l’aimons ?

Sur ce, je me suis écroulée dans le fauteuil et j’ai enclenché une guimauve à faire pleurer dans les chaumières (mais avec Jude Law) histoire de finir de me plomber le moral (fin d’année, pas de fiancé, je case mes ex les uns après les autres et mes meilleures amies font des bébés !)… ce qui a déclenché mon envie de revoir « Se7en » à 5 heures du matin… 

Bonne Année 2014 !!

4 comments:

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