Tuesday, May 21, 2013

Premier Salon National du Livre Libre – Château de Malijay – Jonquières – 11 et 12 mai 2013


Participer à un salon du livre, c’est toujours un moment spécial dans la vie d’un auteur. Honnêtement, on ne s’attend jamais à vendre des dizaines de livre (sauf notre éditeur, mais lui, c’est un être à part) et encore moins à rencontrer des fans énamourés (quoique…).

Non, l’intérêt majeur, en ce qui me concerne, c’est représenter au mieux ma maison d’édition, promouvoir mes « petits camarades » issus également de la maison et, aussi, un peu, je l’avoue (oui, je suis auteur donc avec un brin d’envie de reconnaissance du public) de partager mes écrits avec quelques lecteurs (oui, oui, toi, jeune fille timide au fond, tu as le droit de m’aborder pour un autographe !).

Ce weekend, nous étions donc conviés chez Trinôme Editions (autant faire de l’autopromotion, merdus !) au Premier Salon National du Livre Libre à Jonquières.

Ce salon se tenait au Château de Malijay, propriété viticole majestueuse depuis 1562 (et des poussières) à Jonquières (Vaucluse) à l’initiative de l’association « Ecrits Non Vains » (subtil jeux de mots… j’adore !) qui a pour objectif la valorisation de l’édition libre et de donner la parole à tous les auteurs pour un meilleur dialogue entre éditeurs et auteurs pour favoriser une autre approche, plus adaptée aux technologies et possibilités actuelles.

Avec mon côté « unique et indépendante », vous imaginez bien qu’un salon où les deux mots « Livre » et « Libre » sont étroitement mêlés, je m’y suis précipitée (par TER).

Je passe sur les conditions de voyages aller (TER bondé, hystérie collective à l’arrivée à Avignon, retard –prévisible- dudit TER, course effrénée entre deux quais, et le regard inquisiteur des passagers qui avaient été « pris en otage par ces autres en retard » - sic-) et l’arrivée tonitruante en gare d’Orange (limite si je  n’ai pas eu droit à une banderole familiale d’accueil !), l’intérêt d’un (bon) GPS afin de ne pas atterrir dans le champ à l’opposé (merci cousin !) et l’accueil venteux le samedi matin.




Parce que, croyez-moi, côté vent, on a été servis. Tous. Tous ces valeureux auteurs venus d’horizons divers (Lorraine, Lille, Bordeaux, Marseille, Paris, etc.) dont la plupart n’était pas des habitués du mistral « modéré » qui en a glacé plus d’un (y compris moi !). Heureusement le soleil brillait au-dessus de nous et nous a offert quelques couleurs (j’ai viré au rouge clair samedi pour finir un brin vermillon dimanche…).

Le cadre historiquement agréable, le mélange des arts (sculpture, peinture, photographie, chant –populaire et lyrique, une évidence à Orange-) et les écrits diamétralement opposés ont contribué à enrichir nos deux journées de moments de détente, de passion et de communion autour de ce pour quoi nous nous battons quotidiennement, nous auteurs (et vous, nos éditeurs chéris) : promouvoir la littérature et la diversité des (nos) mots.

Grâce à l’appui de la municipalité de Jonquières, des propriétaires du château de Malijay et du dévouement de l’association (et notamment du Président et de Jean-Michel Gauthier), cette manifestation a été grandement appréciée par les participants.





Cette diversité des arts a fait de ces deux jours une bulle artistique dans un monde où les « petits auteurs » (ou « petits éditeurs » pour reprendre les expressions des intéressantes tables rondes organisées) essaient tant bien que mal d’exister et de faire partager leurs idées et leurs talents.

Evidemment, comme à chaque salon, il y a matière à critiquer, à râler et/ou à célébrer.

Il y a aussi matière à se souvenir des excellents moments : des fous-rires à s’en faire mal aux côtes, des visiteurs qui nous regardent bizarrement (et ceux qui vous ignorent), ceux qui vous demandent quinze fois si vous avez écrit « quelque chose » (oui, oui, je suis auteur, Madame, pas G.O au Club Med… pas encore !), les « collègues » du stand d’à côté qui se « gèlent » dans le midi et songent à repartir au chaud (dans le Nord), le repas pris en commun où manger face au mistral relève de l’exploit olympique (et la médaille ?), les taquineries entre auteurs et éditeurs, les confidences au coin d’un livre, la découverte d’un peintre qui exprime ce que vous cherchez à formuler depuis des années, la jeune fille qui achète un livre mais qui ne sait pas pour qui et revient avec un sourire grandiose et attendrissant vous dire qu’elle est comédienne « aussi », etc.


Finalement, j’ai grandement apprécié les deux jours aux côtés de mes modestes confrères et surtout de ma collègue (et Directrice d’Ouvrage, et amie, et merveilleuse écrivain, Marie Barrillon) et de mon (notre) éditeur, Clément Chatain de Trinôme Editions.

Il y a des moments dans la vie où tout semble se dérouler parfaitement bien, malgré les conditions climatiques, les aléas des visiteurs, les moments de solitude sur un stand et les fous-rires qui se prolongent au-delà du raisonnable (quand un lecteur arrive par exemple ?)… où tout semble ouaté et délicieux…

Vivement la deuxième édition du Salon National du Livre Libre ! 
















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