Wednesday, March 28, 2018

[Coup de Coeur/Gueule] Les raisons de rupture !!!


J’ai reçu un commentaire « non publiable » suite à ma Playlist post-rupture dans lequel le rédacteur me demandait quelles étaient les raisons les « plus courantes entendues » de rupture, dans mon cas.
J’ai donc pensé, puisque la chanson du mois, pourrait être assimilée à une chanson de rupture, que je pourrais rédiger un texte sur « la rupture ». 

Ne vous méprenez pas, quand je dis « rupture », je ne suis pas toujours à l’initiative. J’ai rompu, certes, mais j’ai été larguée aussi. 

Je ne vous referai pas l’inventaire de mes amours passées (domaine strictement privé) mais je peux, cependant, divulguer certaines raisons plus ou moins agréables.

Depuis le temps (oui, je compte des heures de vol), je me suis aperçue que je détestais autant la fusion que la rupture. 

Voici donc les phrases entendues lors de ruptures, hors de mon fait : 

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J’ai toujours préféré être indépendante et n’ai jamais conçu véritablement l’intérêt de « fusionner » avec quelqu’un (autre que dans un lit, mais ce n’est pas le sujet principal du papier !). 

D’aussi longtemps que je puisse m’en souvenir (mon premier vrai « fiancé », donc), j’ai toujours détesté quand un garçon voulait passer tout son temps avec moi, tout voir, tout comprendre, tout sentir, tout connaître (et le mystère, bord** !). 

J’avais une tendance nette à le fuir le plus possible ou à trouver des activités annexes afin de m’aérer un peu.
Du coup, effectivement, le garçon en question, frustré (ou pas), avait préféré aller voir « ailleurs si je n’y étais pas »… A force de quémander du temps libre, il s’est rapproché d’une de mes camarades de classe qui le collait à la culotte (au Jeans)…

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De mon indépendance, a découlé, aussi, mon côté « garçon manqué » qui a bien ébranlé un autre « fiancé » (plus tard, au lycée). 
Ayant été élevée avec beaucoup de garçons autour de moi, j’ai appris à réparer une roue de bicyclette, taper dans un ballon de foot, connaître les règles du hors-jeu, reconnaître les pilotes automobiles et, même, remplacer de la tuyauterie… 
Évidemment, le côté « princesse en détresse », cela n’est pas vraiment ce qui ressort de ma personnalité… alors, quand Chéri a entrepris de m’envelopper d’une barrière de protection et m’a traitée comme une « fille délicate », j’ai rué dans les brancards. Je pense qu’à me voir me déplacer en mode « meute » avec les « copains de stade » quasiment tous les samedis, et les voir me taper sur la cuisse à chaque action de mon joueur préféré, il en a eu marre ! 
Il a donc préféré « trouver une vraie princesse en détresse ». 

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Le problème de prendre une décision importante dans la vie d’une femme (celle de ne pas avoir d’enfant) est autant d’attirer les garçons qui refusent d’être père que de révulser ceux qui, oui, quand même, se laisseraient bien tenter ! 

Après des dizaines (si, si) de tentatives de « et si on en faisait un, seul, tout petit, je m’en occuperai ! » et autres, « une version de toi et moi, améliorée » (je ris), le « fiancé » (celui qui a tenu des années !), a battu en retraite en se tournant (et retournant) la donzelle qui rôdait avec ses envies imminentes de procréer. 
Après avoir fauté avec la dame, et, malgré tout, essayé « d’en faire un, nous, l’autre, on s’en fout » (si, si), j’ai clairement indiqué que marraine était une option envisageable (j’en suis une depuis mes douze ans) qui ne serait, sans nul doute, pas acceptée par la future maman… 
Il a tout naturellement dit « si tu m’avais fait un enfant, je ne serais pas allé voir ailleurs »…

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Autre courageux, le « fiancé » influençable.  Après des semaines de flirtage intense, week-ends en duo avec liste impressionnante des atomes crochus, voici qu’il se décide de me présenter à ses copains et leurs copines… Les garçons ne tarissent pas d’éloges et les filles m’adorent (solidarité féminine ?), sauf une…. Sa copine d’enfance, mariée à son pote, qui me trouve « pas assez jolie pour lui ». S’en suivent des semaines à osciller entre « on se voit plutôt chez toi », « je ne peux pas, c’est l’anniversaire de Truc, elle va encore te faire la gueule, je ne veux pas te blesser » et « On s’en fout, on est juste bien ensemble »… 
Copine d’enfance a eu raison et le « pas assez jolie » a été remplacée par une de ses collègues de travail « largement plus adaptable » à son meilleur copain.
Ce qui a été traduit par « Tu aurais été parfaite si… » … quand l’amour se résume à un tour de taille !


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Dernier en date : le fiancé « je ne sais pas où j’ai mal »…
Celui-là est digne des annales… rapprochement rapide, communion intense, copains ravis, mamans comblées… puis arrive la donzelle qui le drague ouvertement, va carrément le relancer sous mon nez, lui le nez dans le guidon. Profite d’une rencontre fortuite (mais bien sûr !) dans son bled natal pour faire copain-copine avec ses amis, sort avec un de ses potes, s’approche, le renifle et lui saute dessus lors d’un week-end arrosé. 
Retour gêné, pas envie de rompre mais l’autre le relance... L’autre s’incruste dans sa vie, annonce à tout le monde qu’elle a trouvé l’homme de sa vie, lui dédie carrément une chanson niaise en direct à la radio…et se pointe le jour de son anniversaire, en famille (« Je passais par là, justement ! » ... Mais bien sûr, bis !).
Le fiancé se demande pourquoi, comment, que faire… pour, au final, se rallier à celle qui fait le plus de moulinets autour de lui…
Il rompt en disant : « Je ne sais pas où j’en suis. Avec toi tout est évident, mais, tu comprends, c’est difficile comme choix, elle est si pétillante ! »… 

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Bon, je vous épargne mes phrases de rupture qui ne sont pas si brutales, plutôt enveloppées d’un voile rose à épines… 

La pire prononcée ? « Oui, mais lui, je l’aime ». 


Ooooups !