Friday, January 06, 2017

[Peinture] Le tableau du mois : L'Homme blessé - Gustave Courbet



Parmi les tableaux que j’aime et dont je ne me lasse pas, celui-ci est spécial à mon petit cœur. Non pas qu’il soit lié à ma vie (et si tel était le cas, je ne le noterai pas ici), mais il est souvent associé à un autre artiste que j’aime énormément et qui pourrait illustrer un de ses poèmes. Je parle d’Arthur Rimbaud et de son « Le Dormeur du Val ». 


Le tableau en question est « L’homme blessé » et le peintre, le divin, Gustave Courbet.

Ce tableau fait partie de la période « jeunesse » du peintre. Après son apprentissage chez un disciple de David à Besançon vers 1837, Courbet s’inscrit à la faculté de droit à Paris mais il revient à son amour pour la peinture ; il copie Rembrandt, Rubens, Le Caravage ou même Titien. Il découvre à cette période Vélasquez ou Zurbaran.

Il admire aussi ses contemporains comme Géricault et Delacroix. Courbet se met, à cette période, en scène avec emphase. On connaît le désespéré (1841), l’Homme au chien noir (1842) ainsi que L’homme à la ceinture de cuir, portrait de l’artiste (1845-1846).

Sa peinture est personnelle et ses autoportraits sont très importants lors de cette période « jeunesse ». Il revendique alors l’héritage des peintres vénitiens et hollandais, ancré dans la vague romantique.

Ce tableau, l’Homme blessé, peut être aussi à rapprocher d’un autre, peint vers 1841, qui s’intitule « La sieste champêtre », exposé au Musée des Beaux-Arts de Besançon, Il représente un jeune homme et une jeune femme alanguis ; cette dernière ayant posé sa tête amoureusement sur l’épaule de son partenaire.

Dès lors, on peut penser que la jeune femme est partie et a laissé notre artiste malheureux d’où l’image douloureuse de son visage. L’ajout de sa barbe et de traits plus âgés, laissant à penser qu’entre 1841 et la fin de la toile (1854), il a subi les affres du temps et de la rupture avec l’être aimé. L’épée sur la gauche évoque un duel renforcé par le trait rouge sur la chemise (blessure en plein cœur ?).

Il est à noter que Courbet ne se sépara pas de ce tableau et l’emporta même en Suisse lors des derniers jours de sa vie. Preuve qu’il y avait une réelle blessure et un beau romantisme dans ce tableau.

Reste aussi à avouer que j’ai toujours trouvé Gustave Courbet « choupinet ».

L’homme blessé – Gustave Courbet
1819 – 1877 – L’homme Blessé – Huile sur toile – entre 1844/1854
Musée d’Orsay

 

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