Tuesday, October 27, 2015

Retour vers le Futur…(immédiatement)


Oui, j’ai survécu aux années 80 (et même 90, d’ailleurs)… 

Je vous dis cela car, vendredi dernier, dans les transports en commun, j’ai croisé mon clone… trente ans plus tard. 

Ne comptez pas sur moi pour exhumer les photos d’époque jalousement protégées par Peter&Pan, par ailleurs soumis réciproquement à une « interdiction formelle » de sortir tout document sans mon accord - quoique....

Quand elle est montée dans le bus, j’ai eu un choc… 

Petite brunette, cheveux mi-longs (largement sous le niveau des épaules), ondulés –naturels-, avec un jean troué aux genoux, rapiécé de part et d’autre avec des bouts de chemises à motifs écossais, et un trou sous la fesse gauche ; elle portait un t-shirt Naf Naf (si, si) aux couleurs un peu flashy (fluo donc) avec un slogan faussement universitaire imprimé en relief sur la poitrine. 

Aux pieds ? Des Bensimon rose comme au temps des diligences – enfin presque ! 

Le tout agrémenté par un casque audio aussi discret que la Tour de Pise, un sac à dos à l’effigie de l’Union Jack et cet air de rebelle sans cause de tout ado des années 80. 

Ah oui, j’oubliais… le maquillage ! Eye liner, Khôl sous les yeux tendance smokey (on disait un charbonneux), rouge à lèvres rouge mat –avec vernis assorti- et une tonne de mascara… 


Bref, moi, en plus jeune… 

Moi, quand j’étais dans ma période post- New Wave et que mes parents se demandaient bien « comment » ils avaient pu engendrer un « élément vestimentaire singulièrement étrange ». 

Car, après ma période « je suis en total look noir » avec manteau militaire russe, derby’s, pantalon fuselé, chemise de garçon et/ou t-shirt et/ou sous-pull près du corps, le tout noir, évidemment, et l'écoute de la musique bien « hallucinante » -dixit Pan- qui flirtait entre les « nouveaux romantiques britanniques » - Duran Duran, Roxy Music, etc.- et la musique synthétique « de timbales » - dixit Peter- qu’offraient Depeche Mode, Erasure, The Cure, INXS etc., j’ai eu ma phrase, comme tout le monde, « je suis une femme sandwich avec un air de gueux -de luxe ». 

Car, l’avantage d’être jeune (et insouciante, donc limite sans conscience de l’impact visuel sur les autres), c’est que l’on suit la mode, ses potes et autres influences (musiciens, acteurs, etc.). 

Quand la mode –en tous les cas pour le groupe représentatif auquel j’appartenais – a présenté la version « femme sandwich fluo », on est tous passés à un habillement incroyablement publicitaire : les logos des marques ont commencé à fleurir (illustrer) toutes les pièces de nos armoires, 

Jean avec le logo sur la cuisse, 

T-shirt avec le logo sur la poitrine, l’épaule, le cou, le dos etc., 

Manteau avec le nom de la marque apparente sur le col (ou les revers des manches), nom sur les Baskets, les tennis, les ballerines ou tout autre chaussure qui s’appelait uniquement par leurs prénoms (Van’s, Converses, etc.). 

De vraies pubs ambulantes ! 

Bien sûr, les années 90 ont jeté au feu ces accoutrements (tu m’étonnes !) et ont lancé leurs propres repères (Grunge, BritPop, Dance etc.) et chaque personne et/ou groupe s’est évertué à se conformer à la tendance qui le définissait le mieux… 

Je vous passe les détails de mon habillement des années 90 sachant que je suis un fan de Blur depuis 1990... (Googlez un peu, ça ne vous fera pas de mal !), mais de manière basique, je suis revenue à mon principe premier : le noir. 

Evidemment, les années 2000 ont rasé toutes ces excentricités (Less is More, Bobos, Hipsters et compagnies) avant que les années 2010 reprennent le flambeau du célèbre « le ridicule ne tue pas » surtout quand il est un effet de mode et que tout le monde s’y conforme… 

En parlant de conformité et de mode, ça avait largement plus de gueule (classe ?) dans les années 80 sur certains points… 


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