Sunday, March 08, 2015

Chronique cinéma : KINGSMAN - Matthew Vaughn


KINGSMAN, unité d’élite anglaise d’espionnage, recrute. Ces agents très spéciaux en costume trois pièces chargés de traquer un psychopathe, génie en nouvelles technologies, portent leur choix sur Gary Unwin.
Surnommé Eggsy, ce petit jeune de la banlieue londonienne, mal dans sa peau, est le fils d’un ancien des services secrets, tellement secrets que personne ne sait qui ils sont ! Harry Hart alias Galaad - si, si, - le chef de cette unité tirée à quatre épingles, met à profit tout son brio pour entraîner la nouvelle recrue « imparfaitement idéale » alors qu’il poursuit une lutte implacable  pour contrer l’esprit maléfique et tape-à-l’œil  du criminel Richmond Valentine qui veut sauver la planète (ben voyons !).

Tiré du comic book éponyme, on pourrait simplement résumer cet opus en entrecroisant trois films : Quand 007 souhaite recruter les Men in Black et se retrouve avec Kick Ass ! Il faut dire que le so british Colin Firth, sublime de coolitude britannique qui ferait pâlir de jalousie le dernier James Bond en titre, apporte ce côté sombrement farfelu des acteurs d’Outre-manche.

Et comment ne pas évoquer aussi la performance de Samuel L. Jackson en méchant à zozotement crétin, bling-bling à souhait, hématophobique !

Tout le film est une combinaison quasi parfaite d’élégance, de fun, d’action, de désinvolture, de ridicule (qui tue ou non, tout dépend de qui tient le parapluie !) et de loufoqueries en tous genres.

Aussi à l’aise avec le maniement du parapluie meurtrier qu’avec l’humour irrévérencieux voire même parodique, les espions portent des costumes sur mesure - leur QG se trouve dans une boutique de tailleurs haut-de-gamme dans le quartier luxueux de Mayfair - et s’affublent des noms des chevaliers de la Table Ronde.

J’oserais dire « du grand, très bon, n’importe quoi ». Il est évident qu’à la sortie du film, le côté jubilatoire et jouissif l’emporte haut-la-main sur les quelques micro-moments de déjà-vu.

Pourtant Matthews Vaughn réussit là où de nombreux réalisateurs se sont cassé les quenottes : redéfinir le costume de James Bond sans le ringardiser ou le dénaturer. Sa mise en scène est vive, déjantée, chic, stylisée, esthétiquement soignée et respectueusement délirante.

La présence du magnétique Colin Firth et la prestation pleine d’humour de Samuel L. Jackson font de Kingsman – Services Secrets un pur divertissement dans la meilleure tradition britannique, avec ce, je-ne-sais-quoi de renouveau. En effet, Matthew Vaughn fait partie, avec Guy Ritchie, de cette nouvelle vague qui vient de la pop culture et la vidéo, et  démontre film après film que son potentiel est énorme.

Si vous avez envie d’un bon film d’espionnage avec des pointes d’humour, du délire, du flegme, de l’action, des crétins et des situations ubuesques, foncez voir Kingsman – Services Secrets… God Save The King(sman)…

Kingsman – Services Secrets (2h09)
Réalisateur : Matthew Vaughn
Avec Colin Firth, Samuel L. Jackson, Taron Egerton, Michael Caine
Sortie : 18 février 2015


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1 comment:

  1. Comme tu le dis, un film pas parfait mais vraiment fun, divertissant, qui parodie avec beaucoup d'inventivité les films d'espionnage. L'ensemble fonctionne plus que bien ! Le film possède un excellent casting !

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