Tuesday, January 27, 2015

Chronique concert : Diskönoir Tour – Etienne Daho – Le Silo jeudi 13 novembre 2014 à Marseille


Après de longs mois d’attente, Etienne Daho était de retour à Marseille, dans une salle parfaitement adaptée, le Silo. Plus sensuel et électrisant que jamais, avec cette touche de réserve qui lui sied à merveille, Daho a soulevé la foule et envoûté ses fans avec une petite surprise à la clé !

 
Etienne, Etienne ! La foule a scandé son prénom de longues minutes à la fin du concert et l’a vu réapparaître sourire aux lèvres et le regard ému.

Avant cela, il était arrivé sur l’intro de ‘Pop Satori’, frappant de toute son énergie sur deux cymbales, avant d’enchaîner le mythique ‘Des Attractions Désastres’ repris comme un seul homme par une salle comble(ée).

Etienne Daho a toujours ce déhanché typiquement pop-années80-newwave que, ceux ayant été élevés à cette vague-là possèdent à la limite de la perfection (oui, j’avoue).

Mais, il a aussi et surtout une élégance, une réserve et une voix troublante.

Bien sûr, certains diront qu’il n’a pas de voix, qu’il susurre plus qu’il ne chante, mais sa tonalité est plus qu’envoûtante et si singulière.

Lors de ce concert, il a alterné, pour le plus grand plaisir de tous, les titres emblématiques (‘Epaule Tattoo’, ‘Il Ne Dira Pas’, etc.) avec les nouvelles chansons (‘La Peau Dure’, ‘Le Baiser du Destin’…).
L’alternance de chansons comme la magnifique ‘En Surface’, écrite par Dominique A, ou ‘Soleil de Minuit’ réorchestré pour la tournée, a fait chavirer les cœurs et vibrer le Silo comme au bon vieux temps des concerts des années 80.

Car Daho crée toujours cette ambiance mystérieuse (la scénographie et les projections très cinétiques étaient particulièrement belles, rétro et enfumées), émouvante (le petit signe au ciel en parlant de Gainsbourg) et romantique avec une touche de sensualité électrique propre à l’artiste.

Petite surprise, la présence de Edith Fambuena sur le sublime ‘Saudade’ qui a longtemps travaillé avec lui et qu’il avait rencontrée du temps des Max Valentins (oui, oui, je sais, certains ne savent même pas de qui je parle… groupe aixois dont le chanteur était Gérald de Palmas).

Son concert était taillé pour faire apparaître la magie et la tendresse de ses récentes chansons et renforcer les anciennes (‘La Peau Dure’, ‘Le Premier Jour du Reste de Ta Vie’ et ‘Sortir Ce Soir’).

Il est touchant même dans sa relation avec un public, pourtant tout acquis à sa cause. Il s’excuserait presque de papoter comme si nous étions des vieux potes. Ce que nous sommes pour la plupart.



Son rappel avec ‘Il Ne Dira Pas’, drapé dans une veste dorée, laissait déjà un goût de bonheur à tous, mais après un long hurlement de son prénom, il revient, ému et surpris, que le public en redemande encore et encore…

Il s’accroupit, tend sa main et demande quelle chanson il doit chanter. Il n’y a pas de discussion possible ‘Weekend à Rome’. Il la chante alors en appui du public à cappella avec cette grâce et cette émotion qui chavire tout.

Une partie de notre adolescence était là, tapie, dans le concert et, personnellement, cela fait du bien de perdre quelques années le temps d’un concert et de retrouver cette innocence perdue.

Ah, oui, la première partie… J’allais oublier. J’ai beaucoup apprécié l’introduction du groupe faite par Daho en coulisses. La Féline arrive en trio sur scène (une fille, deux garçons… plusieurs possibilités donc !), très pop, électro, cold wave et qui sent le bon temps de la scène rennaise des années 80. L’album sort en fin de mois et s’appelle ‘Adieu l’Enfance’. C’est un savant mélange de sonorités, pas prise de tête mais plutôt fantomatique et mystérieusement intelligente… Pas étonnant que Daho est craqué… La chanteuse est une personnalité à explorer.

Elle tient un blog fascinant qui s’appelle ‘Moderne c’est déjà vieux’… tout un programme !






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