Friday, December 05, 2014

Adieu


Après l’article « tourner la page », j’ai été interpellée par une lectrice qui m’a demandé si cela pouvait être aussi le cas dans un contexte amoureux.

Me voilà jetée dans le rôle de conseiller conjugal…  Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire et voir, quand même ?!

Elle m’explique que se séparer (dans son cas, se faire plaquer) est aussi difficile à vivre « que d’être seule depuis longtemps ».

Pas tout à fait. Enfin, en ce qui me concerne (vous voulez mon avis… vous l’aurez !).

L’adage qui dit qu’il vaut mieux être seul(e) que mal accompagné(e) est fondamentalement vrai.

Personnellement, j’ai toujours été une solitaire. Je peux rester seule avec moi-même sans aucun problème psychologique. Je n’ai aucun souci avec moi-même.
Je m’aime bien, en fait. Surtout seule.

Quand je suis accompagnée, j’en suis ravie. J’aime avoir de la compagnie, écouter, échanger, parler et même rire. Je suis de « bonne compagnie » et plutôt sociable. Je m’adapte -presque- à tout.

J’ai vécu des moments estivaux où le brouhaha et le nombre de personnes au mètre carré étaient impressionnants ; J’aimais ces moments conviviaux, drôles, un peu bordéliques. Comme ceux passés, cachée dans les combles à lire, tranquille, SEULE !

En ce qui concerne les ruptures, j’ai eu ma dose.

Larguée ou initiatrice, j’ai toujours vécu cela de manière quasi positive.

Bon, je vous l’accorde, quand on est dans la peau de celui qui est abandonné, ce n’est guère joyeux. On s’imagine forcément comme étant la plus nulle du monde (moche, idiote, etc. ça marche aussi, voire cela se cumule selon le type de rupture).

Certaines arrivent à détester la personne aimée, à espérer le voir disparaître sous un amas de béton.

Dans mon cas, cela ne relève pas de cet état-là. Je serais plutôt du style à me faire toute petite, jusqu’à ce que tout se tasse et que l’on m’oublie.

Car l’oubli est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour m’effacer de la vie de quelqu’un.

Quand je quitte, je commence en préambule, de manière soigneuse, à disparaître physiquement et moralement de la vie de la personne. Je prends moins la main sur les décisions, je dis oui à tout, je reste évasive, j’évite de me montrer trop présente et soudain, la personne d’en face ne fait plus attention si je suis là ou non, et je romps.

De ce fait, je ne lui manque jamais.

A moi, cette personne manque. Souvent un peu trop et j’ai du mal à voir le côté bénéfique d’une rupture que j’ai initiée (qui a dit « le boulet » ?).

Comme je ne supporte pas la façon de certains d’ignorer les autres ou de leur accorder un quelconque intérêt par besoin, je retourne souvent cette manière d’agir contre le principe intéressé. Au risque que cela me heurte profondément.

Une rupture est aussi une question de confiance. Si la personne d’en face n’a plus votre amour, elle a, encore, souvent, votre confiance (relative, je sais). Alors, autant jouer sur ce registre.

Après, l’ignorance est à la fois la pire et la meilleure arme.

Quelle que soit la rupture, on n’en sort jamais ni guéri, ni entier. Il reste souvent ce petit goût amer (amour ?) dans la bouche qui vous rend un brin :

Parano
Triste
Idiot
Plaintif
Inconscient

Mais libéré

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