Tuesday, August 26, 2014

L'amour n'est pas dans un pré mais à côté (de l'autre côté ?)


Il y a quelques semaines, ma collègue At The Office et moi nous sommes engagées pendant la pause déjeuner express (oui, on ne lambine pas des masses, comme dirait l’autre) dans une discussion sur l’amour. Bon, pour ne rien vous cacher, on parlait de gagner à l’Euromillion, partir vers d’autres cieux, puis on a bifurqué sur le programme TV du soir (« L’amour est dans le pré » pour elle, la rediffusion du reportage sur Kurt Cobain pour moi) et on en est venu à parler d’amour, d’évidence dans les rencontres, et autres joyeusetés.

On nous sommes rendus à l’évidence que nous n’avions jamais connu cette impression de coup de foudre mais, parmi nos proches, certains avaient eu cette expérience. 

A partir de là, nous avons développé une « théorie » et avons comparé nos parcours amoureux. 

J’ai évoqué mes grands-parents aussi disparates que possible et pourtant unis jusqu’à la fin avec cette tendresse dans le regard. 

Un de mes grand-pères avait pour habitude de dire que ma grand-mère était, à ses yeux, « toujours aussi belle que lorsque je l’ai rencontrée.» 

Coup de foudre ou non, l’évidence entre deux personnes est souvent assez surprenante. 

Pour ma part, sans dévoiler quoique ce soit, il m’est arrivé de rencontrer quelqu’un avec qui, sans avoir un coup de foudre, l’évidence et la complicité se sont faites instantanément et, de toute évidence, de façon assez naturelle. 

Etant pris chacun de notre côté, nous en sommes restés à un rapport amical plus intime que les autres (je parle d’une intimité intellectuelle, du calme !). On devait ressembler à un duo fraternel avec cette ambigüité amicalement amoureuse de ceux qui se sont enfin trouvés ; Quelques années plus tard, nous en avons reparlé et, malgré nos vies bien rangées désormais, la connivence était toujours là. Notre relation avait repris là où nous l’avions laissée et nos amis communs en étaient ébahis. 

Notre théorie a donc été basée sur nos expériences et il nous a paru naturel que certaines personnes nous étaient destiné pour des raisons diverses. 

Certains ne restant que quelques mois, années à nos côtés et s’éclipsant doucement ; d’autres se faisant discrets pendant des mois avant de reprendre le cours de la discussion comme si cela s’était passé la veille ; d’autres enfin devant restés stoïques envers et contre tout pendant des années, voire jusqu’à la fin. 

On rencontre des gens que l’on aime tout au long de notre vie. Ils sont là, pour une heure, un jour, une semaine, un mois, un an, ou plus. Ils nous apportent sûrement autant que nous leur apportons. 

J’ai souvent en tête cette phrase « Parce que c’était lui/elle, parce que c’était moi ». 

Parce que, quelque fois, l’entente est telle que, malgré les obstacles, la vie, la distance, tout converge pour nous rapprocher. 

Ma collègue évoquait aussi ce côté rassurant. Cette sensation que peut procurer une personne qui vous apaise, vous protège, vous fait rire et sait comment vous pousser, vous retenir, vous guider, sans vous obliger ou vous menacer. 

Un coup de foudre peut être aussi amical. On rencontre quelqu’un que l’on ne désire pas, mais que l’on aime tout simplement parce qu’il est notre pendant à ce moment précis de votre vie. 

Cela aussi s’appelle l’amour. 

Allez, sur ce, toujours prêt ?





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