Monday, November 11, 2013

En ce 11 novembre .... je vous présente "Mes Hommes"...


En ce 11 novembre, et dans la perspective du centenaire de la commémoration de 1914 pour laquelle un appel à contributions a été lancé par, notamment, la BnF, j'avais envie de vous faire partager "mes hommes".

Ces poilus qui sont tombés sur le front et dont le nom est inscrit sur le monument aux morts de mon village ;

Sans compter sur le poilu, enterré, tout seul, et inscrit sur un autre monument aux morts : Louis Gendreau.

Voici le chapitre que je leur ai consacré dans la monographie écrite en 2008 en l'honneur de mon village d'enfance et berceau d'une infime partie de ma famille.






La Grande Guerre a, comme dans tous les villages et villes de France, causé de nombreuses victimes parmi la population. Saint-Martial Viveyrols a perdu 21 hommes entre 1914 et 1918. J’ai toujours été intriguée par ces hommes, qui sont devenus, par mes recherches, « mes hommes ». J’ai vécu avec eux pendant quelques mois et je suis heureuse qu’ils soient reconnus dans ce chapitre.
Voici, donc, « mes » hommes qui sont morts pour la France[1], selon l’ordre du monument aux morts :

ü  François Champarnaud
ü  Marcel Cazenave
ü  Paul Blois
ü  Fernand Audigay
ü  Jean-Louis Mastrenchard
ü  Roger Blois
ü  Albert Rougier
ü  Louis Forgeron
ü  Émile Mesnard
ü  Pierre Gouin
ü  Jean Bregeat
ü  François Etourneau
ü  Ulysse Elie
ü  Louis Monceyron
ü  Georges Elie
ü  Roger de Gandillac
ü  Émile Moreau
ü  Henri Roby
ü  Etienne Trijassou
ü  Adolphe Trijassou
ü  Élie Moreau
ü  Albert Bertrand

Afin de leur rendre hommage, 
voici quelques informations sur leurs parcours et leurs vies.

a.  François, André Champarnaud, né le 14 juillet 1892 à Goûts Rossignol, fils de André et Marguerite Lalaye, résidant dans la commune. Soldat de 2e classe du 60e régiment d’infanterie, 8e compagnie, il faisait partie de la classe 1912 recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 7555. Il est mort des suites de blessures reçues lors des combats de Harbonnières (Somme) le 20 août 1914 vers 15 heures.  Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 22 janvier 1915, et au monument aux morts le 4 mai 1915.

b.  Marcel Cazenave, né le 25 février 1892 à Bordeaux. Soldat de 2e classe du 31e bataillon de chasseurs à pied, il faisait partie de la classe 1912 recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 1285. Il est mort à l’ennemi le 31 août 1914 au Col de la Chipotte (Vosges). Inscrit au monument aux morts le 20 février 1916.

c.  Paul Blois, né le 31 janvier 1888 à Saint-Martial Viveyrols, fils d’Antoine et Marie Duclat. Caporal du 108e régiment d’infanterie, il faisait partie de la classe 1908 recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 10239. Il est mort à l’ennemi le 8 septembre 1914 à Vitry-le-François (Marne) lors des combats de Courdemanges, pendant la bataille de la Marne. Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 7 juin 1917 et au monument aux morts le 18 juin 1917, suite à la décision du jugement du tribunal de Ribérac du 7 juin 1917.



d. Fernand Audigay,  né le 16 mars 1882 à Bordeaux de père inconnu et de Marie Audigay, époux de Françoise Giraud, et père de Emilie (Yvonne) et Roger (Camille). Soldat de 2e classe du 50e régiment d’infanterie, il faisait partie de la classe de 1902 recrutée à Périgueux.  Son numéro matricule était le 018746. Il est mort à l’ennemi le 26 septembre 1914 sur le champ de bataille de Champagne, dans le secteur d’Auberive (Marne) à midi. Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 30 janvier 1915 et au monument aux morts le 15 juillet 1915.

e.  Jean-Louis Mastrenchard, né le 10 juillet 1876 à Saint-Aquilin (canton de Neuvic), fils de Pierre et de Anne Guillot, domicilié à Coutures. Soldat de 2e classe du 93e régiment territorial d’infanterie, il faisait partie de la classe de 1896 recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 3258. Il est mort à l’ennemi à Saint-Julien en Belgique le 22 janvier 1915 à 11 heures du matin. Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 22 avril 1915 et au monument aux morts ce même jour.

f.    Gaston, Louis Roger Blois, né le 1er juillet 1894 à Saint-Martial Viveyrols, fils de Antoine et Marie Duclat.  Soldat de 2e classe du 63e régiment d’infanterie, il faisait partie de la classe de 1914, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 6064. Il est mort des suites de blessures de guerre le 8 juillet 1915 au Bois des Frières (dans la Woëvre[2]), inhumé au cimetière militaire de la route de Régnieville ledit jour à 3 heures. Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 9 juillet 1915 et au monument aux morts le 20 août 1915.



g.  Albert Rougier, né le 10 mars 1892 à La Chapelle-Grésignac, fils de Julien et Marie Ducher. Soldat de 2e classe du 108e régiment d’infanterie, 9e compagnie, il faisait partie de la classe de 1912, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 4433. Il est mort à Habarcq (Pas-de-Calais) des suites de blessures de guerre le 15 août 1915 à 11 heures 35. Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 1er octobre 1915 et au monument aux morts ce même jour.

h.  Louis, Maurice Forgeron, né le 14 janvier 1893 à Saint-Martial Viveyrols, fils de Auguste et Marguerite Panazol. Soldat de 2e classe du 54e régiment d’infanterie, 3e compagnie, il faisait partie de la classe de 1913, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 11980. Il est mort à l’ennemi, suite à des blessures par éclats d’obus, le 26 septembre 1915 à Souain (Marne) vers 14 heures. Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 30 mai 1916 et au monument aux morts de Saint-Martial Viveyrols ce même jour.

i.    Jean, Emile Mesnard, né le 1er juillet 1895 à Saint-Martial Viveyrols, fils de Pierre et Marie Boutout. Soldat de 2e classe du 52e régiment d’infanterie coloniale, 2e compagnie, il faisait partie de la classe de 1915, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 9663. Il est mort des suites de blessures de guerre reçues à Suippes (Marne) à 22 heures 30, le 4 octobre 1915. Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 6 juin 1918 et au monument aux morts ce même jour. Sa plaque d’identité indiquait « Mesnard Jean 1915. Périgueux 1268 ».




j.    Pierre  Gouin, né le 25 juin 1885 à Gurat (Charente), domicilié en dernier lieu à Saint-Martial Viveyrols, fils de François et Marie Clouzeau, domiciliés à Bouteilles Saint-Sébastien. Soldat de 2e classe, réserviste au sein du 108e régiment d’infanterie (régiment actif), 6e compagnie, il faisait partie de la classe de 1905, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 5785. Il est mort à l’ennemi le 26 janvier 1916 à Neuville Saint-Vaast (Pas-de-Calais) à 6 heures 45. Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 20 avril 1916 et au monument aux morts ce même jour.

k.  Jean Bregeat, né 1er mai 1886 à Verteillac. Adjudant du 43e régiment d’infanterie, il faisait partie de la classe de 1906, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 015072. Il est mort le 23 septembre 1916 à Frégicourt (Somme). Inscrit au monument aux morts d’Angoulême le 19 juillet 1917, et sur celui de Saint-Martial Viveyrols.





l.    François Etourneau, né le 16 juillet 1880 à Saint-Martial Viveyrols, fils de feu Jacques et de Marie Lacour. Soldat de 2e classe du 201e régiment d’infanterie, 21e compagnie, il faisait partie de la classe de 1900, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 010137. Il est mort, des suites de blessures de guerre, à l’hôpital temporaire n° 5 d’Amiens  le 17 septembre 1916 vers 16 heures. Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 2 octobre 1916 et au monument aux morts de Saint-Martial Viveyrols le 26 septembre 1916.

m. Pierre Ulice Elie, né le 10 septembre 1889 à Saint-Martial Viveyrols, fils de Pierre et Marie Lanterne, épouse de Marie Bellanger le 27 décembre 1913 en Charente. Soldat du 78e régiment d’infanterie, il faisait partie de la classe de 1909, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 06532. Il est mort le 6 septembre 1914 à Raucourt (Ardennes). Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 22 avril 1921 et au monument aux morts de Saint-Martial Viveyrols le 22 août 1921 suite au jugement du tribunal de Ribérac du 12 août 1921.




n.   Louis, Jean Monceyron, né le 29 avril 1882 à Bertric Burée. Soldat de 2e classe du 50e régiment d’infanterie, il faisait partie de la classe 1901, recrutée à Périgueux. Il est mort, suite aux blessures de guerre, dans l’ambulance du XIIe corps, le 27 septembre 1915 à Agnez-les-Duisans (Pas-de-Calais). Transcrit le 28 janvier 1916 à Caudéran en Gironde.



o.  Pierre Georges Elie, né le 16 octobre 1892 à Saint-Martial Viveyrols, fils de Pierre et Marie Lanterne. Soldat de 2e classe du 7e régiment d’infanterie coloniale, il faisait partie de la classe de 1912, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 777422. Il est mort à l’ennemi le 25 septembre 1915 à Ville-sur-Tourbe (Marne). Inscrit sur le registre d’état civil à Saint-Martial Viveyrols le 3 septembre 1917 et inscrit au monument aux morts ce même jour suite au procès-verbal de déclaration de décès du 5 octobre 1915.




p.  Roger de Gandillac, né le 4 août 1886 à Saint-Martial Viveyrols, fils de Adrien Patronnier de Gandillac et Madeleine Vallade. Travailleur à l’Usine Renault, attaché à la fabrication des obus, il décède le 12 août 1917 à l’âge de 32 ans de la tuberculose. Sera inscrit au monument aux morts.



q.  Emile Moreau, né le 9 janvier 1881 à Saint-Martial Viveyrols, fils de Martin et Josephine Christine Meunier, domiciliés à Saint-Martial Viveyrols. Caporal au 43e régiment d’infanterie, 7e compagnie, il faisait partie de la classe de 1911, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 13208. Il est mort, suite aux blessures reçues, à Ressons-le-Long (Aisne) le 24 juin 1918, à 6 heures. Inscrit sur le registre d’état civil à Saint-Martial Viveyrols le 16 mars 1920 et au monument aux morts le 15 mars 1920 à Saint-Christophe (Creuse). Suite à une erreur de transcription, le soldat Emile Moreau, né à Saint-Sulpice dans la Creuse, le 29 avril 1898, mort le 20 août 1918 au sein du 43e, sera inscrit sur les registres de Saint-Martial Viveyrols le 16 mars 1920. Emile Moreau, celui de Saint-Martial, sera inscrit sur celui de Saint-Christophe.

r.   Henri Gabriel Roby, né le 15 mars 1884 à Grand-Brassac, domicilié à l’Epine à Saint-Martial Viveyrols, fils de Elie et Louise Dupuy. Canonnier servant du 315e régiment d’artillerie lourde, 2e batterie, il faisait partie de la classe de 1904, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 02354. Il est mort le 5 septembre 1918 à 16 heures 30, des suites de maladie contractée en service, à l’hôpital complémentaire n°42, à Beauvais (Oise), 11, rue Nully d’Hécourt. Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 2 mars 1919 et au monument aux morts ce même jour.

s.   Etienne Trijassou, né le 22 décembre 1881 à Verteillac, domicilié à Saint-Martial Viveyrols, fils de Pierre et Marie Beaudout, époux de Berthe Giraud, et père de Etiennette (Irène) et Alice. Sergent du 7e régiment d’infanterie, 3e compagnie de mitrailleuses, il faisait partie de la classe de 1901, recrutée à Périgueux.  Son numéro matricule était le 1012. Il est mort lors d’un accident de chemin de fer à Lothier/Châteauroux dans l’Indre le 6 décembre 1918. Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 1er février 1919 et inscrit au monument aux morts le 6 décembre 1918 à Verteillac. Croix de  Guerre.




t.   Adolphe Trijassou, né le 25 mars 1897 à Saint-Martial Viveyrols, fils de Pierre et Marie Beaudout. Soldat de 2e classe du 89e régiment d’infanterie, il faisait partie de la classe de 1917, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 14428. Il est mort, suite aux blessures reçues, à l’hôpital complémentaire n° 49 à Orléans (Loiret) le 29 novembre 1918 à 2 heures. Il fut décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre. Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 10 février 1919 et au monument aux morts ce même jour.



u.  Elie, Henri Moreau, né le 2 septembre 1879 à Saint-Martial Viveyrols, fils de feus Blaise
et Marie Coulombeix. Il est mort à Saint-Martial Viveyrols le 24 septembre 1918 à cinq
heures du matin à son domicile. Il était mobilisé en permission.

v. Albert Bertrand est, quant à lui, mort en captivité lors de la Deuxième Guerre mondiale. Il était soldat du 27e régiment d’infanterie, numéro matricule 602. Il fut recruté à Périgueux. Il était né le 4 juin 1918 à Saint-Martial Viveyrols, fils de feu Louis et Anna Engerbeaud. Il est mort à Herrlich (Allemagne) le 14 décembre 1944.





Des drames familiaux

Deux hommes sont liés à ma famille.

Etienne et Adolphe Trijassou étaient frères. Adolphe étant mort à l’hôpital militaire d’Orléans, son frère s’est rendu à son chevet. Il devait mourir à son retour vers Saint- Martial Viveyrols lors d’un accident de train.

Etienne Trijassou et Fernand Audigay avaient épousé deux sœurs, respectivement Françoise et Marie Giraud, le 21 septembre 1907 à Saint-Martial Viveyrols. Elles devaient se trouver veuves toutes les deux à quatre ans d’intervalle.  Elles ne se sont jamais remariées. Chacune avait deux enfants.

En marge du monument aux morts, 
trois autres hommes sont liés à Saint-Martial Viveyrols :

I.       Firmin Reynaud, né le 7 septembre 1882 à Goûts-Rossignols. Soldat du 50e régiment d’infanterie, il faisait partie de la classe de 1902, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 1082. Il est mort à l’ennemi le 20 septembre 1914 à Auberive. Il est inscrit sur les registres d’état civil de Cherval suite au jugement rendu le 29 avril 1921 par le tribunal de Ribérac. Il est enterré à Saint-Martial Viveyrols.




II.    Raymond-Théodore Szarvas, né le 25 mars 1894 à Paris, fils de Théodore et Eugénie Remburger, époux Clémence Brousse. Sergent interprète au 100e régiment d’infanterie, il faisait partie de la section basée à Saint-Martial Viveyrols au dépôt de prisonniers de guerre de ladite commune. Son numéro matricule était le 416. Il est mort d’une maladie contractée le 23 octobre 1918 à 8 heures du matin à Saint-Martial Viveyrols. Inscrit sur le registre d’état civil de Saint-Martial Viveyrols le 23 octobre 1918.

III. Jules Lechelle, né le 7 mars 1888 à Cherval. Soldat de 2e classe du 108e régiment d’infanterie, il faisait partie de la classe de 1908, recrutée à Périgueux. Son numéro matricule était le 010937. Il est mort à l’ennemi à Neuville Saint-Vaast (Pas-de-Calais) le 9 février 1916. Inscrit sur les registres d’état civil de Cherval. Une plaque à sa mémoire figure dans le cimetière de Saint-Martial Viveyrols.




Quelques renseignements supplémentaires :

Fernand Audigay, le 26 septembre 1914 : le 50e s’est distingué dans tous les combats livrés depuis le début de la campagne. Le régiment est depuis le 13 septembre devant Aubérive, dans les tranchées. Il s’y est maintenu malgré le tir violent et précis de l’artillerie allemande. Chaque jour, il a progressé fortifiant le soir le terrain conquis. Jamais un pouce de terrain n’a été abandonné. Le régiment a arrêté net le 26 septembre les attaques de l’ennemi.

Paul Blois, le 15 septembre 1914 : dès le 14 septembre en arrivant à Wargemoulin (Marne), le 108e se heurte à la ligne des hauteurs qui passe au nord de la Chaussée Romaine et qui, ensuite, par Auberive, vient se relier à la ligne des Monts. C’est devant cette position puissante que le régiment va s’organiser, s’installer, s’incruster au terrain du 16 septembre 1914 au 26 mars 1915, c’est-à-dire pendant le premier hiver de la campagne[3].

Pierre Gouin, le 26 janvier 1916 : dès le 6 octobre 1915 le 108e remonte dans le secteur de Neuville Saint-Vaast qu’il ne quittera que le 15 mars 1916.

Jules Lechelle, le 9 février 1916 : idem.

Albert Rougier, le 15 août 1915 : rattaché à la 10e armée, le régiment arrive à Habarcq le 23 juillet. Sous bombardement continu jusqu’à l’offensive du 27 septembre (campagne d’Artois).


Le 60e RI était basé à Besançon et portait une fourragère[4] jaune, comme le 52e RIC (Epernay), le 7e RIC (Bordeaux).
Les 108e (Bergerac), 50e (Périgueux), 93e (La Roche-sur-Yon), le 63e (Limoges et Saint-Yrieix), le 54e (Compiègne), le 43e (Lille), le 78e (Guéret, Limoges), le 7e (Cahors) et le 89e (Sens et Paris) portaient une fourragère verte. Le 31e BCP, basé à Langres et Saint-Dié portait une fourragère rouge.
Le 60e avait pour surnom « as de coeur » et on retrouvait dans ses rangs un homme politique, Jacques Duclos.
Dans le 50e, on notait la présence du lieutenant Alain de Fayolle, de Tocane Saint-Apre, connu pour avoir fait le serment de charger en « casoar et gants blancs ». il fut tué dès son premier combat.
Le futur maréchal de Lattre de Tassigny a combattu avec le 93e RI.
Pour l’anecdote, le colonel du 89e, le 22 août 1914, se croyant encerclé, fit enterrer le drapeau dans un trou d’obus. Il fut retrouvé près de Tellancourt le 30 novembre 1918.


Trois batailles ont été particulièrement meurtrières pour la commune :


- La Marne (septembre 1914)

La bataille de la Marne (du 5 au 12 septembre) marque le début de la guerre de position et l’échec du plan Schlieffen (offensive allemande modifiée par Helmuth Von Moltke).
Les armées françaises (notamment la VIe) sont battues aux frontières et se replient au sud. La 1ère armée allemande avance vite en refoulant les Français entre Paris et Verdun. La VIe résiste jusqu’au 9 septembre grâce à l’envoi en urgence de 10 000 hommes de la garnison de Paris, transportés par 700 taxis de la capitale réquisitionnés par le général Gallieni (commandant des troupes françaises chargées de la défense de Paris).
L’armée de Von Kluck poursuit le repli, ce qui ouvre une brèche d’environ 50 kilomètres avec la 2e armée de Von Bülow. La Ve armée française et un corps expéditionnaire britannique s’engouffrent et attaquent les deux armées allemandes sur leurs flancs. Ces dernières se replient jusqu’au 13 septembre. Les pertes humaines sont énormes des deux côtés, notamment 80 000 Français.

- La deuxième bataille de Champagne (septembre - octobre 1915)

Joffre décide de lancer des offensives importantes en Artois et Champagne en 1915 pour provoquer la rupture du front. L’offensive du 25 septembre 1915 en Champagne regroupe d’énormes effectifs (plus de 35 divisions).
Les soldats français, après un bombardement de plus de 75 heures, pensent que la victoire est proche. Cependant la deuxième ligne allemande résiste. Le 29, une percée est faussement évoquée et la cavalerie est lancée. L’artillerie allemande ouvre le feu et malgré le désastre, Joffre ordonne de reprendre l’offensive le 6 octobre. Devant la résistance allemande, l’offensive s’arrête sans vainqueur, causant à nouveau d’énormes pertes humaines (plus de 48 000 Français).

- La deuxième bataille de l’Artois (septembre - octobre 1915)

Faisant suite à la première bataille de l’Artois (1-26 octobre 1914) entre Arras et Lens, la deuxième bataille est relancée par Joffre le 12 septembre 1915 par l’envoi de la Xe armée, soutenue par la 1ère armée anglaise du général Haig, après une préparation d’artillerie de cinq jours. L’offensive est stoppée le 12 octobre. Malgré la prise de Souchez et du Labyrinthe, le nettoyage de Neuville Saint-Vaast et la crête de Vimy, cette offensive ne permet pas de percer le front allemand.



[1]      La mention « mort pour la France » est accordée en vertu des articles L488 à L 492 bis du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre. La mention MPF pour les militaires a été instaurée par la loi du 2 juillet 1915 avec effet rétroactif pour le début de la guerre. Pour sa part, la mention MPF pour les victimes civiles a été instituée par la loi du 28 février 1922 avec effet rétroactif pour le début de la guerre.
 [2]       Région du nord est de la France, située en Lorraine principalement en Meurthe-et-Moselle.
[3]       Historique du 108e régiment d’infanterie 1914-1918, Bergerac, Imprimerie générale du Sud Ouest (J. Castanet 1919).
[4]       La fourragère est une distinction collective, attribuée à l’ensemble des hommes d’un même corps de troupe. Elle est formée d'un cordon tressé agrafé à l'épaule et entourant le bras gauche, que portent les unités distinguées pour leur conduite au feu



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