Friday, July 12, 2013

BAC : Petites anecdotes


Premièrement, je demande instamment à ma sœur, mon frère, mon père, ma mère et les chats de la maison de ne pas tenir compte de cet article : Ce sont des conneries ! (je suis un auteur... l'excuse pourrie par excellence !)

En gros, il faut toujours rester « parfait » dans l’esprit de ceux qu’on aime.

Même s’ils n’ont pas, forcément, oublié, mes parents ne se rappellent, peut-être, plus que j’ai largement révisé le Bac (Français et puis le général) sur les bancs ….de sable de la plage la plus privée et emblématique de ma ville natale.

Oui, parce que j’avais assez bien travaillé en première (bon, j’avais la moyenne, et moins nettement l’envie de me forcer à être tête de classe, pas le style de la maison… enfin de ma propre maison), et je savais que le français serait un « moment agréable ».

Alors sont-ce mes pires souvenirs du bac ? Sûrement pas ! Les pires seraient vraisemblablement pour ceux qui ont subi les attaques et autres joyeusetés pendant leurs scolarités et qui ont stressé comme des fous avant les épreuves. 

Ma scolarité (sans être exceptionnelle... Je n'ai jamais eu vocation à être la première de la classe et encore moins faire l'ENA car j'ai su assez tôt que ma vie était ailleurs, dans les arts et dans le CARPE DIEM qui me pousse tous les jours...) a été, somme toute, assez sympa et je n’en garde que de bons (et quelques hilarants) souvenirs ; Mes parents pensent encore que je suis une merveille (je n’en suis pas sûre, mais je me rassure comme je peux, merci !).





Du coup, j’ai décidé de vous conter quelques petites anecdotes sur mon passage du bac !

  1. L’oral du bac français  version « Sable, Monoï et Arthur Rimbaud » : il me semble que j’étais convoquée à 14h30 et que j’étais encore à 13h sur la plage avec mes copains à jouer au Beach Volley. Prise de remords (de trouille de voir mon père m’expédier dans un pensionnat ?), j’ai couru jusqu’au bus le plus proche, enchaîné deux autres bus, pour finir par arriver, en sueur, sur le lieu de l’examen, où tout le monde était patiemment et sagement en train d’attendre dans le stress le plus total. Arrivée sur place : 15h. Heureux hasard, mon nom n’était pas « convié » à se présenter avant 16h30. J’ai patienté au soleil en laissant le soin à l’élève sortant de me signaler son départ. Je suis finalement passée dans la salle d’examen à 18h, écarlate (coup de soleil), sentant le monoï à plein nez, avec mes cheveux version Candy brune, et une envie torride de rentrer à la maison. Quand j’ai pénétré dans la classe, le prof baillait et m’a demandé immédiatement de choisir un texte « n’importe lequel sauf le rouge et le noir, j’en ai ras le bol ! ». J’ai souri et j’ai choisi Rimbaud (le dormeur du val pour la petite histoire). En déballant mon sac (pour récupérer mon stylo), le drap de bain a fourni quelques grains de sable sur la feuille de notation du prof en question et il a souri à nouveau. Je passe sur les quinze minutes d’entretien et je ne souligne que la phrase dite en introduction « Je suis amoureuse d’Arthur Rimbaud depuis mes six ans ». Je ne sais pas si c’est cette phrase, les effluves du monoï ou mon côté chien fou capillaire, mais la note a été nettement au-dessus de ce qu'elle devait valoir en définitive.
  2. Epreuve de philosophie début juin ambiance « C’est la fête au village ! » : Outre le fait que nous étions tous, plus ou moins, à la limite de la mort clinique tant par la chaleur dans la salle, que par notre non révision philosophique (le bac à sable était toujours vivace), les sujets proposés étaient hors de nos ligues de pensées. C’était sans compter sur le clou du spectacle, un prof qui tombe de sa chaise en entraînant son voisin et qui se retrouvent nez-à-nez, bouche-à-bouche devant une trentaine d’adolescents hystériques et avec des hormones en surchauffe… Le fou-rire a duré environ dix minutes pendant lesquelles le proviseur de l’établissement hurlait des grands « MAIS CHUUUUUUUT » avec moult moulinets des bras et un regard du Rantanplan du pauvre. Du coup, ma note est sûrement dû à cet instant de délire total… enfin, c’est l’explication que j’ai donnée à mes parents : « J’ai été déconcentrée »… (des cons centrés, oui !).
  3. Oral d’espagnol ou comment commenter le match du Barça et avoir une note du tonnerre : bon, j’étais bonne en espagnol et l’oral ne m’angoissait pas du tout. Pourtant, tous les élèves qui passaient, ressortaient avec une gueule d’enterrement et la note qui va avec (entre 3 et 7 sur 20…). Du coup, quand je suis entrée dans la salle, j’ai compris. On avait droit à un vieux révolutionnaire et, peut-être, compagnon du Che, peu enclin à sourire et à goûter aux boutades de mes camarades du jour ! Quand je suis arrivée pour le tirage au sort, j’avais une envie folle de repartir immédiatement lorsque j’ai entendu « Bon, vous êtes la dernière, alors, tiens, je vous donne le seul texte qui n’a pas été traité »… « Super, le seul texte pourri ! » ai-je pensé ! Que nenni ! Je suis tombée sur un article sportif expliquant la technique de Johann Cruyff, alors entraîneur du Barça (dois-je vraiment préciser ce qu'est le Barça ?)… Je l’aurais embrassé ce divin prof et je crois que lui aussi, en fin de l'entretien, il m’aurait bien embrassée compte tenu de ma « culture footballistique d’enfer ». Obtenir une note à la limite du 20 pour quinze minutes sur du foot, ça s’appelle un hold-up, non ?
Et vous ? Le Bac ? Bon ou mauvais souvenir(s) ?



Crédit photo pour Carpe Diem : Stephen Rees (thanks !) 

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