Tuesday, May 07, 2013

Comment faire votre cinéma à Big Boss #2 : Seven


Ndlr : dédicace à mon vénéré chef qui, lui, est une perle.... 

:) Happy Bday ! Si vous me lisez.... 

Lors de l'article précédent, je vous avais parlé de la meilleure façon de faire son cinéma à Big Boss en se faisant un remake d’Usual Suspects. Aujourd’hui, il s’agit carrément de celui de Seven (accrochez vos ceintures, c’est quelque chose !).

Big Boss arrive un après-midi sans vouloir vraiment travailler. Il s’assoit à votre bureau et vous regarde vous débattre avec votre (lourde) charge de travail pendant une heure. Ça vous gonfle un peu, mais bon il fait cela de temps en temps. Le voilà pour sa période « J’en ai marre de cette vie-là ! J’en ai marre de me faire prendre pour un con ! Je n’ai plus de vie ! ». Vous l’écoutez se plaindre de ses week-end uniquement consacrés au travail de 8 heures à 23 heures, du manque de rentrée d’argent malgré le travail fourni, de son stress (et le vôtre, il y pense de temps en temps ? Ah oui ? Il comprend que vous soyez stressée ! Ah mais pas autant que lui ? Il fournit un travail intellectuel ! C’est vrai, vous n’êtes qu’une secrétaire débile, seulement capable de se rappeler ses rendez-vous, ses dates anniversaires, ses dates de grande urgence, les numéros de téléphone importants, etc… une machine, donc ! Abruti !), son manque de temps libre, etc. Le voilà encore une fois dans sa période « Je suis au bout du rouleau ». Il dit qu’il va se calmer sur le boulot, prendre des après-midi entiers pour lui tout seul, etc.
Le téléphone sonne, vous répondez. Vous le voyez qui trépigne. Qui c’est ? Pourquoi appelle-t-il ? Quel dossier ? « PASSEZ-LE MOI ! » Vous mime-t-il ! Il recommence à sourire. Il parle. Il recommence à stresser, vous pouvez le voir à son regard. Il raccroche et se jette sur le dictaphone. Il dicte pendant vingt minutes sans s’arrêter. Il vous balance la cassette en vous disant que c’est Urgent ! Le revoilà hystérique ! Sa mère téléphone, il l’écourte froidement d’un « Je travaille, là ! ».

Alors que vous partez normalement à 18 heures, vous êtes encore au bureau à 19 heures 14 à taper des lettres dans son dossier pris cet après-midi. Big Boss est complètement à l’aise dans le travail. Il pourrait continuer pendant toute la nuit, alors que manifestement vous êtes plus que fatiguée. Big Boss n’a toujours pas compris que malgré votre travail « peu intellectuel » vous étiez, aussi, débordée. Mais seule sa petite personne compte. Il travaille, il passe ses week-ends à étudier ses dossiers, il n’arrête jamais, il ne peut pas car il doit trouver des nouveaux clients pour la société, etc.

Vous partez enfin (20 heures). Sans un merci, sans un « vous sortirez plus tôt vendredi », ou « vous les comptez et vous prendrez un matin ou une après-midi ». Ne parlons même pas de les faire rémunérer, il s’évanouit au mot « salaire ».

Le lendemain, rebelote. Et le surlendemain. Et aussi la majeure partie de l’année. Les heures supplémentaires, vous ne les comptez même plus. Elles ne vous sont jamais payées (« Vous comprenez, Camille, le budget de la société est plus que juste ! »), et ne comptez pas les récupérer. La dernière fois que vous vous êtes absentée – une fois en un an – (vous avez viré bleue et blanche un après-midi et vous êtes rentrée chez vous après que Big Boss ait demandé au coursier de vous ramener « parce que vous n’êtes pas bien, et que je n’ai pas envie de choper ce que vous avez » ; Quelle compassion !), il a renvoyé sa ligne et la vôtre chez vous, parce qu’il n’y avait personne pour prendre le relai au bureau. Moralité : vous avez passé votre après-midi et la matinée suivante à répondre au téléphone chez vous, assise dans votre lit, à la limite de la syncope. Lorsque vous êtes revenue le lendemain après-midi (« parce que, Camille, le dossier DECHIENCHIEN est urgent et que je ne pourrais pas tout faire. Il y a les photocopies, le rapport à taper ». Il n’a pas deux mains, Big Boss ?!), malgré votre visage pâle et votre mal au cœur chronique (la grippe !), il ne vous a lâché qu’à 20 heures, encore sans un merci.

Bilan :

Vous êtes une poire, et lui un tyran. Big Boss aime se plaindre pour mieux enfoncer les autres. Si vous l’écoutiez mieux, vous entendriez « mais ma pauvre fille, je suis le plus beau (tout le monde lui fait du rentre dedans, à l’écouter, mais ses rendez-vous galants restent à l’état de l’imagination !), le plus intelligent (tous des nuls !), le plus important (il pourrait tout faire), le plus Plus (il doit se demander pourquoi il n’est pas encore prix Nobel !). Mais vous, qui êtes-vous ? Rien ». Il aime qu’on le plaigne. D’ailleurs, dès que vous lui exposez un problème, il a forcément plus gros. Vous êtes fatiguée, mais, ma pauvre fille, il est EXTENUE. Vous venez de perdre un ami proche. Oh, c’est la vie, vous devez vraiment prendre ces deux jours ? Parce qu’il n’y aura personne au bureau pendant ce temps… Il est sans cœur pour les autres. De plus, il n’a aucun ami proche (juste des relations ou des demeurés-parasites qui profitent de ses connaissances, mais qui le confortent dans sa pensée « je suis le meilleur »), donc, perdre un ami, ça ne lui est jamais arrivé !

Il vous prend pour une poire, un porteur d’eau, son esclave et j’en passe. Ce type est odieux. Il n’y a que sa petite personne qui compte. Il raconte à tout le monde son enfance malheureuse, son mariage raté (pourquoi il ne divorce pas alors ?), l’absence de vrais amis, juste pour qu’on le plaigne. Big Boss est un complexé, un attardé des sentiments, un débile en matière de relations humaines. Bref, il ne vous arrive pas à la cheville. Il croit que parce que vous travaillez comme secrétaire, vous êtes un peu limitée comme fille. Mais il ne connaît que votre côté « gentille fille, prête à travailler à tout moment ». Voyons, si votre côté obscur serait de son goût.

Solution :

Vous avez vu « Seven ». Quel personnage vous a plu ? Non, pas celui de Brad Pitt, ni celui de Morgan Freeman. Prenez le rôle du divin Kevin Spacey. Mais oui, le personnage de John Doe, le serial Killer, et inspirez-vous de ses agissements.

Sélectionnez les péchés capitaux de Big Boss : l’orgueil, l’avarice. Inventez-en ! Voyons : la méchanceté, l’indifférence aux autres et la tyrannie.

Maintenant, imaginez un peu les choses que vous pourriez lui infliger à cause de ses pêchés :

L’orgueil : le discréditer auprès des clients en le plantant pendant deux jours sans prévenir (avec certificat médical dans les 24 heures au cas où, Big Boss est un vicieux). Brancher le répondeur, ne pas répondre, faire le mort. Et balancer les infos à vos connaissances dans son milieu. Big Boss est tyrannique, prétend que les autres sont nuls. Son dossier GLANDU n’est pas encore signé, il paraît que GLANDU réfléchit !

L’avarice : Il vous paie avec un lance pierre. Eh bien à partir de maintenant, travaillez avec une montre en tête. Vous finissez à 18 heures et pas à 18 heures 10. Vous allez à la poste ou à la Boîte Postale sur votre temps de travail, et pas sur votre temps personnel comme vous le faites d’habitude. Il vous demande de rester un peu plus. NON. Vous avez besoin d’une lettre perso urgente ? Tapez-là et utilisez le beau papier du bureau. Votre amie Stéphanie a besoin d’une photocopie, faites-là. Tout ce que vous pourrez lui prendre ne paiera jamais ce qu’il vous doit depuis que vous travaillez chez lui. Sans compter que les primes sont riquiqui voire inexistantes !

La méchanceté : La prochaine fois qu’il se plaint, regardez-le et levez-vous. Partez dans l’autre sens comme si vous n’aviez rien entendu. Il vous suit, vous lui indiquez qu’il n’a pas rappelé Madame CHANANANA. Il continue à se plaindre de ses week-ends de travail, parlez-lui de votre week-end à Perpignan Plage. De votre grasse matinée dans les draps moelleux avec Chouchou. Ça l’agace. Il arrête de parler et retourne travailler. Bien fait ! Soyez encore plus méchant que lui. Il ricane sur un concurrent débile. Ricanez sur sa tête de débile lorsqu’il s’excite tout seul dans son coin. Imaginez-le, seul dans sa grande maison, sans coup de téléphone, sans lettre tendre, sans amis qui passent à l’improviste, sans mot doux, sans bisous ! Pathétique !

L’indifférence aux autres : Un matin, il arrive avec sa tête de chien battu (il a travaillé tout le week-end, et personne ne lui a téléphoné. Sa mère est partie quinze jours et son père l’évite depuis sa sortie de l’université). Il dit qu’il n’est pas heureux et vous sentez bien qu’il serait prêt à pleurer, s’il n’était pas Big Boss. Grande joie intérieure ! Il s’apitoie sur lui, il est malheureux. Vous ne comprenez pas, car vous êtes très heureuse ; la vie est belle, Chouchou vous adore. Vos amis sont encore passés à l’improviste (même si vous ne les avez pas vus). Vous devez d’ailleurs rentrer chez vous entre midi et deux, car vous avez le lave-vaisselle à mettre en route. Il vous regarde et vous lance « vous ne pouvez pas comprendre, Camille ». Bien sûr que vous ne comprenez pas car vous trouvez sa manière de vivre idiote. Vous lui rappelez qu’il n’a qu’une vie et qu’il la gâche. Il vous répond qu’il est bien obligé de travailler pour faire tourner la société et vous payer vous et les autres. Vous le regardez et lui racontez que dans le village de votre grand-tante, personne n’a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard. Que de toute façon, tout le monde doit mourir un jour, mais il faut d’abord profiter de la vie. Donc, vous voulez bien travailler mais ne pas discuter sans cesse sur la méchanceté de la vie, car vous n’avez pas à vous plaindre côté amour. Merci ! Il reste sans voix, car c’est la première fois que vous ne le plaignez pas. Tiens, il vient peut-être de réaliser qu’il a aussi perdu la confiance de sa secrétaire, la seule personne qui lui parle encore, hormis les réunions de travail avec les autres. Tant pis pour lui. Après tout, c’est votre patron, pas votre ami. Vous êtes là pour travailler, pas pour faire ami-ami. Il n’est pas content, Big Boss ? Mais il vous a engagé pour travailler, pas pour lui servir de copine !

La tyrannie : Il vous terrorise par ses crises subites, ses coups de gueule sans raison, ses hurlements pour des broutilles. Il vous angoisse pour un courrier pas rangé dans la bonne chemise, il vous stresse pour trois fois rien. N’attendez plus. Devenez le tyran que vous êtes dans votre vie privée. Pourquoi ne pas faire comme avec vos relations ? Il vous terrorise en vous hurlant dessus. Au lieu de vous renfermer et de dire « Je suis désolée, Monsieur », regardez-le sans baisser les yeux, relevez le menton et dites-lui calmement « je ne suis pas sourde » ou « le hurlement, c’est nécessaire ? ». Il va vous répondre que vous êtes son employée, soit, mais pas son chien. Que même votre père ne vous a jamais hurlé dessus comme ça, et que vous ne supportez pas ses crises d’hystéries. Que s’il veut vraiment que vous soyez plus performante, il a tout intérêt à ne pas vous stresser car vous, le stress, vous le combattez de la manière suivante : « je m’arrête de faire quoi que ce soit, et j’attends le calme ! ». Imposez-lui vos horaires. N’arrivez plus à 8 heures mais à 8 heures 27 pour prendre votre poste à 8 heures 30. Partez à 12 heures 30 et pas à 13 heures. Revenez à 13 heures 57 pour 14 heures. Et sortez-vous de là à 18 heures 01. Point. Il râle ? Eh bien quoi ? Vous êtes payée pour ces horaires ? Mais ne pourriez-vous pas rester un peu plus ? Non, j’ai autre chose à faire de plus important, à demain. Il râle de nouveau en disant que c’est urgent ? Mais vous aussi, votre vie est urgente et importante. Il souffle ? Ça lui passera.

Et puis, si tout ceci ne suffit pas : supprimez-le (je plaisante !).




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