Thursday, February 07, 2013

Il y a des soirées....


Il y a des soirs comme cela où tout s’enchaîne à la vitesse de la lumière, sans que personne ne s’y oppose et votre soirée devient soudain grandement hilarante.

C’est ce qui s’est passé vendredi 1er février pour moi…. Enfin, nous !

Réunis autour de notre photographe ès nature pour son vernissage dans un restaurant connu dans le quartier du Panier (à Marseille, je précise), nous étions tous heureux d’être là, ensemble, et largement épanouis par la température printanière.

Le vernissage fut excellemment bien organisé et les discussions furent à la fois pointues et drôles.

Vint alors le moment convivial qui clôture, pour nous, le cercle restreint, les vernissages de notre Anaïs : le dîner.

Jusqu’à présent, ayant  précédemment déjà envahi le lieu, les repas avaient été bons, sans prétention, mais de bonne tenue, et le service irréprochable.

Pourquoi cette fois-ci tout est parti « en live » (comme dirait mon petit cousin) ? Mystère… mais cela a eu, au moins, un point positif : un fou-rire de deux heures fini sur le trottoir aux alentours de minuit !

Imaginez bien, une tablée de dix personnes, sachant pertinemment ce qu’elles veulent manger comme plat, pas de vin, pas de fioritures, et encore moins d’entrée, et d’apéritif. « On réfléchit pour les desserts ! » a-t-on lancé d’une seule voix.

On aurait dû se douter que cela allait déraper quand le serveur vous a annoncé un « Je vous apporte les cartes tout de suite ! ». Un « tout de suite » qui a duré vingt minutes ! Bon, vous me direz, les vingt minutes, nous ne les avons pas vues passer compte tenu de notre discussion passionnante…

Au bout du compte, quelqu’un a eu « un peu faim » (il était 21h30) et nous avons réclamé nos cartes. Dix minutes, et hop, on y était. Enfin !

La commande fut épique, dix plats, autant de répétition et de « non, non, moi, c’est plutôt cela ». La récapitulation fut grandiose et désopilante. Le fou-rire collectif a commencé à ce moment-là.

Je vous passe sur les trente minutes d’attente, sur l’arrivée au compte-gouttes de nos plats, des erreurs dans l’attribution et autre « Ah, oui, j’ai confondu les tables ! » pour arriver jusqu’au clou du spectacle : l’attente d’une salade. Notre star du soir a dû attendre environ quarante minutes sa « fameuse » salade, alimentée par quelques morceaux prélevés dans nos assiettes, histoire qu’elle ne tourne pas de l’œil.

Quand on a cru le dénouement arrivé (une assiette arrive, une assiette arrive !), le plat n’était pas pour elle : « erreur dans la commande, oh, je suis désolé, je confonds tout ce soir » (si, ce n’était que ce soir, visiblement, pas !).

Du coup, elle a mangé sous nos regards énamourés par tant de patience, et nous avons opté pour la solution la plus brillante de la soirée « pas de dessert, ni café, sinon, nous sommes encore à table à cinq heures du matin ! ».

Evidemment, comme nous avions le fou-rire, cela n’aidait pas pour être sérieux au moment de sortir de la salle. Visiblement, les convives des tablées voisines avaient eu le même problème et cela chahutait pour le serveur et son aide du soir (pas d’espoir sur celui-là, non plus !).

Car en sus d’être un aide peu efficace, il avait un faux air d’Ugo Tognazzi dans la Cage aux Folles et nous étions hilares à chaque intervention de la bestiole.

Comme un seul homme, nous avons accédé au comptoir pour la note et le délire a continué de plus belle. Rien n’allait. Ni le nombre de couverts, ni les plats commandés, et encore moins l’addition, la soustraction et les explications.

Après un paiement (résigné) express et un fou-rire en sortant, nous nous sommes retrouvés sur le trottoir ébahis par tant d’incompétence dans le service. Toujours rieurs, nous nous sommes quittés…

Je pense que l’on en glousse tous encore quand on y repense chacun de notre côté !


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