Wednesday, September 12, 2012

La prochaine fois, je m'en vais !



Le prochain qui organise un repas et qui me sort en introduction « Mais tu n’es pas encore mariée, toi ? », je vous préviens tout de suite, je pars dans la seconde.

Je vous dis cela, mais hier soir, j’y ai eu droit (encore). J’étais invitée à un dîner très pince-fesses, le type même de soirée qui m’insupporte réellement. Le type d’endroit où tout le monde fait son intéressant et où toutes les filles semblaient sortir d’un magazine de mode hype (sauf moi).
Bon, j’avais sorti ma tenue la plus adaptée à la situation (pantalon cigarette noir, robe triangle et châle léger, avec des ballerines – oui, oui, des BALLERINES, pas des Converses® !-) et j’étais aussi souriante que possible.

Mon copain de lycée m’avait dit « tu verras, ils sont sympas ». J’ai vu. Merci.

Première question d’une grande blonde(asse) : « Ah, t’es venue seule ? Quel courage ! »

Deuxième question d’une sublime brunette : « Et t’es mariée ? »

Troisième question d’une fille dite « refaite du sol au plafond » : « Et t’as des enfants, bien sûr, à ton âge ! »

Quatrième question collégiale : « Tu n’es pas mariée ? Jamais ? T’es sûre ? »

Mon pote était mortifié, mais ne m’a pas sauvée la mise pour autant. Il devait savoir que j’allais me défendre…. Seulement, voilà, hier soir, il faisait encore trop chaud pour moi, j’en étais à deux whisky/ananas et je n’avais aucune envie de répliquer à ces donzelles trop belles pour moi… et je n’avais qu’une seule idée : Retourner à la maison fissa !

J’ai enduré ce dîner pendant trois heures puis j’ai prétexté une réunion matinale (quand mon Chef vénéré me sert d’alibi, je l’aime encore plus !) et j’ai fui.

Dans la voiture qui me ramenait, mon pote m’a demandé si « j’allais bien, vu que » je n’avais « rien répliqué de sanglant ». Je lui ai demandé si j’avais l’habitude d’être odieuse en soirée et il m’a dit « non, odieuse, non jamais ! Mais tu sais comment répondre à ce genre de questions d’ordinaire, chérie ! ».

Quand il m’a déposée à la maison, j’ai cru dormir comme un loir ! Erreur de communication entre mon cerveau et mes yeux ! C’est mon cerveau qui a gagné (encore ! Celui-ci, il faut que j’arrive à trouver le bouton OFF !).

J’ai branché "Graham" (heu, mon ordi) et voici les réponses qu’en temps ordinaire (température inférieure à 15°/Thé à gogo et Converses aux pieds), les gravures de mode auraient eues :

1)      Quel courage d’être venue seule ? Mais je t’en prie ! Je préfère être seule qu’avec le crétin que tu te trimballes qui mate depuis dix minutes la brunette à jupe courte et n’arrive pas à dire deux mots sans faute d’orthographe.  En sus, en cas de dispute avec moi-même, je ne serai pas obligée de minauder pour rentrer en voiture, je prendrai un taxi !

2)   Mariée ? C’est quoi l’obsession, les filles. Vous rêvez toutes d’une cérémonie avec fleurs blanches, bouquet fleuri, robe immaculée, témoins hilares, familles émues et plan de table à faire frémir le chef de cabinet du Président de la République ? Honnêtement, le mariage n’est pas la seule issue possible et je ne n’envisage pas de m’y coller uniquement pour ne pas « finir seule » ou pour tout simplement « faire comme tout le monde ». En sus, sans être féministe, pourquoi devrais-je prendre un autre nom que le mien (sans compter sur la crise de nerfs du Papounet !)

3)      « Et t’as des enfants, bien sûr, à ton âge ! » : non, et j’ai passé l’âge d’en avoir. En sus, je n’arrive pas à me décider sur les prénoms… qui, une fois trouvés, devront coller avec le nom de papa/maman… Et là, ce n’est pas gagné !

4)    « Tu n’es pas mariée ? Jamais ? T’es sûre ? » : Non, je crois que j’ai épousé le premier crétin rencontré sur la plage à Tataouine les oies, mais comme on avait bu, on n’avait pas signé le registre et du coup, le lendemain, je suis repartie avec le barman (oops, j’avais vraiment trop bu !)… Evidemment, je suis sûre, stupid girls !

Donc, je résume une énième fois :

Non, je ne suis pas mariée ; non, je ne veux pas de marier ; non, cela n’a rien à voir avec l’homme de ma vie non rencontrée (il a essuyé un refus quand même !) ; oui j’aime les enfants, ceux des autres ; non, je n’en veux pas ; et NON, je n’ai pas peur de finir vieille, seule avec des chats !

C’est compréhensible, cette fois…

8 comments:

  1. Ou sinon :
    1) le courage c'est de rester calme devant la bêtise.
    2) mariée : j'aime les planter au pied de l'église. C'est mon sport hebdomadaire.
    3) j'en ai eu un une fois, c'était un cadeau de mon père. Tu appuyais sur le bouton pour arrêter les pleurs et vice versa.
    4) un plan foireux comme ça, on s'en souvient toute sa vie. C'est comme sa première soirée échangiste !

    Je réintègre : j'adoOOre !

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    1. Merci pour ces autres options de réponse ! J'aime particulièrement la numéro 3 qui pourrait s'appliquer à mon papounet ;)

      Le numéro 2 serait plus proche de ma réaction de base ;)

      J'adooooooOOre !

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  2. En général je coupe court à toutes ces questions à la con en répondant que "Non, de toute façon chuis encore chez mes parents !" en affichant un grand sourire ravi.

    Je ne rentre dans aucun schéma classique et j'emmerde le monde !

    (PS : j'aime pas les enfants.)

    (PS bis : j'aurais pu plus développer mais vendredi soir, je suis trop claquée, en plus d'après un médecin vu hier, il parait que je suis malade... o_O)

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    1. C'est ma philosophie depuis déjà pas mal d'années, ça permet de relativiser beaucoup de choses et du coup de se sentir bien mieux ! :)

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  3. Deux mots juste Lisa : tu déchires ! :D

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