Monday, August 27, 2012

Déjeuner en Paix ?


Ce matin, en me réveillant, j’ai entendu une chanson qui m’a inspiré ce papier : « Déjeuner en Paix » de Stephan Eicher.

Il faut dire que ces derniers temps j’évite soigneusement toutes sources auditives d’information. J’ai déjà suffisamment à faire avec les journaux et autres magazines qui s’incrustent dans ma boîte aux lettres.

A chaque journal, je me retiens d’en faire une boule et de la balancer directement à poubelle. Le monde est devenu fou et tout le monde semble d’en contenter.

De manière utopique, j’ai toujours imaginé qu’un jour, un Homme, un mouvement ou un groupe (n’importe quoi, y compris les extraterrestres, bien que je doute fortement sur leurs envies de nous aider, tellement nous devons leur apparaître pathétiques !) arriverait et lancerait un slogan mondial pour arriver à unir le plus grand nombre. Hélas !

« Les nouvelles sont mauvaises ce matin » dit la chanson. Tu parles ! Et pas que ce matin, d’ailleurs. Autant que je me souvienne, les nouvelles sont largement exécrables depuis plus de trente ans. Et personne ne semble s’en soucier. Les habitants de cette petite planète ont l’air d’en avoir pris leur parti. 

Personne ne se soulève réellement, et ceux qui le font sont régulièrement massacrés sur l’autel public avec l’ONU au premier rang du balcon mondial.
Cela s’agite, crie, déclame des mots à la tribune, vote des motions, menace et envoie des émissaires. Mais rien n’avance. Et dès qu’une ouverture semble possible, on passe à autre chose, laissant la situation pourrie d’elle-même.

Les plus pessimistes (ou réalistes ?) vous diront que cela sent la guerre mondiale et la révolution à plein nez. La vue de ces situations me cause les pires tourments. Je ne suis décidément pas faite pour ce monde. Je me suis trompée de décennies (voire de siècle !). Soit je suis arrivée trop tard, soit trop tôt.

Je lisais un quotidien hier soir et je n’ai noté aucun papier positif sur cinq pages recto-verso ! A la fin de ma lecture, j’aurais donné n’importe quoi pour me téléporter sur Mars pour tenir compagnie à mon robot préféré (Curiosity pour les intimes !). Nous aurions œuvré, ma main sur son bras articulé,  pour trouver des traces de vie, des preuves que nous ne sommes pas seuls dans cette immensité.

Remarquez bien, si ceux qui habitent quelque part loin d’ici en sont arrivés au même point, il vaut mieux ne pas les croiser. Nous, humains, serions encore capables de nous unir pour leur faire la guerre.

Cette manie de guerroyer partout !

Pourtant, quelquefois, les êtres humains arrivent à se rassembler et à passer au moins deux heures à s’aimer, s’accepter comme ils sont, à comprendre, à écouter et à respecter l’opinion de l’autre. J’en ai fait l’expérience récemment pendant un concert : quatre-vingt mille personnes tournés vers une scène, chantant à l’unisson, sans se demander si son voisin était blanc, bleu, vert, jaune, chrétien, juif, bouddhiste, musulman, riche, pauvre, gros, maigre, etc.
Lors des Jeux Olympiques aussi, j’ai ressenti cela. Tous derrière sa bannière (en l’occurrence, l’Union Jack pour moi), à hurler à pleins poumons célébrant la victoire d’un athlète, cela donne un côté humanité universelle. Ce petit sentiment fait chaud au cœur.

Etant d’un naturel réaliste (à tendance pessimiste), j’ai, cependant, encore (mais pour combien de temps !) un soupçon d’humanité et de foi dans le futur. J’espère toujours que l’individualisme va s’effondrer au profit d’une certaine bonté.

Mais les paroles d’une chanson me reviennent toujours à l’esprit…. Et me plonge dans un réalisme inévitable…. « Everybody Knows » du Grand Leonard Cohen.

Everybody knows that the war is over 
Everybody knows the good guys lost 
Everybody knows the fight was fixed 
The poor stay poor, the rich get rich 
That's how it goes 
Everybody knows 


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